Directive relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution

directive européenne
(Redirigé depuis Directive IPPC)

La directive 96/61/CE relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution, dite directive IPPC[1] (de l'anglais « Integrated pollution prevention and control ») est une directive européenne adoptée le [2]. Elle vise à prévenir et réduire toutes les pollutions chroniques et risques de pollution chronique émises par 50 000 installations européennes estimées les plus polluantes (chimie, métallurgie, papeterie, verrerie, mais aussi élevages industriels).

Directive relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution
Présentation
Titre Directives 96/61/CE et 2008/1/CE relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution
Organisation internationale Drapeau de l’Union européenne Union européenne
Type Directive de l'Union européenne
Adoption et entrée en vigueur
Adoption
Publication (JOUE)
Abrogation

Lire en ligne

Directive 96/61/CE et 2008/1/CE sur EUR-Lex

Les dispositions de la directive font ensuite l’objet d’une recodification en 2008, et sont ensuite intégrées dans un nouveau texte en 2010, la directive relative aux émissions industrielles.

Contenu

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Ces entreprises polluantes et "à risque" doivent se faire délivrer par les autorités nationales un « permis de fonctionner », accordé si l'entreprise utilise les MTD meilleures technologies disponibles (ou BATR ; Best available techniques reference» pour les anglophones).
Les MTD sont décrites dans les « BREF » (32 documents techniques, de plusieurs centaines de pages, en anglais) élaborés à Séville (Espagne), au sein du bureau européen IPPC, en concertation avec les secteurs industriels concernés.

La directive n’impose pas comme d’autres un strict référentiel normé fixé, mais une démarche dynamique de performance écologique globale, et donc une prévention et réduction des impacts négatifs, « intégrées » pour l’eau, l’air, le sol, la production de déchets, l’utilisation de matières premières, l’efficacité énergétique, etc.… La directive encourage une approche collaborative de valorisation des retours d’expérience et pour cela organise l’échange d’informations entre le industriels sur les MTD, à l’échelle européenne.

Application

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La directive s'est appliquée d’abord aux installations créées après le , date de transposition initiale, puis aux installations antérieures, qui devaient s’y conformer avant le , dernière limite.

Début 2008, le Bureau européen de l'environnement (BEE) a estimé que l’Espagne, le Portugal et la France étaient les mauvais élèves pour l'application de ce texte. Le fait que les documents n’aient que tardivement été traduits dans la langue du pays par certains États membres est une des explications selon les industriels en cause[3].

Le , la Commission européenne met en demeure neuf états : la Belgique, la Bulgarie, l'Estonie, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, et l'Espagne [4]

Évolution de la directive

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Possible révision et débats

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En 2007, la Commission pouvait réviser la directive, en y intégrant par exemple:

  • une clause d’auto-définition - sous condition - des MTD par «l’autorité compétente d’un État»
  • un « bilan de fonctionnement » (sur le modèle de celui déjà utilisé en France pour réactualiser les autorisations d’exploitation)

La fédération européenne des organisations patronales (Business Europe) s’oppose alors à ces modifications qu’elle ne juge pas conformes à l’esprit de la directive (Cette fédération estime qu’un État pourrait favoriser un dumping environnemental en profitant de cette clause d’auto-définition, alors que la directive de 1996 prône l’harmonisation européenne de la performance environnementale des installations. La fédération craint aussi un contrôle plus centralisé et permanent des seuils (valeurs limites) d’émission, estimant que des pollutions ponctuelles et localisées devraient être tolérées pour des installations caractérisées par des pics de production (centrale électrique par exemple).

Recodification et évolution des dispositions

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La directive 2008/1/CE (ayant le même objet), adoptée le , abroge le la directive 96/61/CE et la codifie[5]. Cette directive abroge également le la directive 84/360/CEE relative à la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations industrielles[6].

Les dispositions sont ensuite à nouveau révisées et intégrées dans la directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (refonte), adoptée le , qui abroge la directive 2008/1/CE[7].

En France

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La directive est transposée dans la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (articles L.511-1 et suivants du Code de l'environnement en vigueur depuis le ).

L’autorisation d’exploitation y est accordée par arrêté préfectoral, revu tous les 10 ans, après que l’installation a remis son « bilan de fonctionnement ». Si le site n’intègre pas les meilleures techniques disponibles, il doit le justifier dans son bilan.

Notes et références

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  1. Sigle à ne pas confondre avec IPCC.
  2. Texte de la directive européenne 96/61/CE sur le site EUR-Lex.
  3. Nicolas Incarnato, secrétaire général du Syndicat national des ingénieurs des industries et des mines (Sniim) , Jean Pelin, directeur général de l’Union des industries chimiques (UIC) [(ex : Journal de l’environnement de 2007 10 30 « A peine arrivée à échéance, la directive IPPC est révisée 30/10/2007 »
  4. 9 000 sites industriels européens jugés en infraction par Bruxelles sur enviro2b.
  5. Texte de la directive européenne 2008/1/CE sur le site EUR-Lex.
  6. Texte de la directive européenne 84/360/CEE sur le site EUR-Lex.
  7. Texte de la directive européenne 2010/75/UE sur le site EUR-Lex.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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