Discussion:Banque Transatlantique

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Section « Sous l'Occupation » : vérification des sources et proposition de reformulation

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Bonjour,

Je suis salarié de la Banque Transatlantique et contributeur rémunéré déclaré sur ma page utilisateur. Pour cette raison, je ne modifie pas moi-même cette section et soumets ici une proposition à la communauté.

J'ai relu la section avec l'ouvrage qu'elle cite, Histoire du Crédit industriel et commercial (1859-2009) de Nicolas Stoskopf (La Branche, 2009), désormais en accès libre sur HAL. Les faits rapportés sont pour l'essentiel confirmés (p. 91 à 93), mais trois points posent problème :

  1. Reprise littérale : plusieurs phrases reproduisent presque mot pour mot le texte de l'ouvrage (notamment sur les actions rachetées à Léon Cotnareanu et Raymond Weill, le total de 35 350 titres, les titres de la Banque de Tunisie et de la Banque commerciale du Maroc, la succession de Georges Despret par Charles Dangelzer). Une reformulation paraît nécessaire au regard du droit d'auteur.
  2. Deux formulations absentes de la source citée :
    • « pour le prix dérisoire de 24,5 millions de francs » : l'ouvrage écrit « pour un prix total de 24,5 millions de francs » (p. 92). Le qualificatif figure peut-être chez Jean-Marc Dreyfus (Pillages sur ordonnances, Fayard, 2003, p. 238-252), que je n'ai pas pu consulter. Si un contributeur dispose de cette source ou d'une autre qui l'emploie, il doit être conservé avec sa référence.
    • « "aryanisation brutale" dans les termes mêmes du CIC » : l'expression est celle de Jean-Marc Dreyfus (op. cit., p. 241), reprise par Stoskopf, qui écrit que le CIC « participa incontestablement à une "aryanisation brutale" » (p. 93). Je propose de conserver l'expression en l'attribuant correctement.
  3. Une erreur factuelle : le dernier paragraphe indique que la Banque Transatlantique « échappa de peu à la nationalisation » le 2 décembre 1945. Selon la même source (p. 96-98), c'est le CIC qui y échappe ; la banque ne figure pas parmi les établissements dont la nationalisation était discutée, et le contexte est celui des nationalisations de la Libération, non de l'épuration.

La proposition ci-dessous conserve tous les faits de la section actuelle, corrige le point 3, reformule l'ensemble et donne une référence à chaque phrase (numéros de page). Elle ajoute quelques éléments de la même source : la révocation des administrateurs juifs par Georges Despret en septembre 1940, la nomination d'un administrateur provisoire, l'interdiction faite au CIC de liquider la banque, le protocole conclu avec Raymond Weill en 1945.

Sans objection d'ici le 5 octobre, je propose qu'elle soit appliquée, par moi ou, de préférence, par un contributeur indépendant. Toute remarque est bienvenue.

Texte proposé :

« 

En , le président de la banque, Georges Despret, révoque les administrateurs juifs réfugiés en zone libre, une manœuvre que l'historien Jean-Marc Dreyfus qualifie de « putsch bancaire »[1]. Elle n'empêche pas l'établissement d'être classé comme juif en application de l'ordonnance allemande du , qui vise notamment les sociétés dont le président ou plus du tiers des administrateurs étaient juifs au 23 mai 1940 et prévoit la nomination d'administrateurs provisoires chargés de « supprimer définitivement l'influence juive dans l'économie française » ; François de Flers, directeur de la Banque de l'Indochine, est désigné à ce titre[1].

Huit groupes financiers s'intéressent au rachat de la banque, tandis qu'un consortium germano-néerlandais proche de la Dresdner Bank recueille des informations[1]. Le CIC vise surtout ses deux filiales nord-africaines, la Banque de Tunisie et la Banque commerciale du Maroc[1]. Dans une note interne du , il se déclare prêt, pour que la banque puisse être classée comme aryenne, à racheter les 25 000 actions détenues par sa filiale UFICO, et envisage de liquider la Banque Transatlantique[1].

Le CIC commence à acheter des actions en Bourse le [2]. Le , l'Office allemand de surveillance des banques l'autorise à acquérir les titres de l'UFICO, mais lui interdit de liquider la banque[2]. La cession de ces titres est conclue le  : le CIC réunit alors 35 350 actions, soit 27 % du capital, pour un montant total de 24,5 millions de francs[2]. Il acquiert notamment 4 650 actions de l'épouse « aryenne », séparée de biens, de Léon Cotnareanu, désigné comme « Juif roumain », et 1 600 actions de Raymond Weill, « Juif, résidant en zone libre », cédées pour solder son compte débiteur envers la banque Weill, filiale de la Transatlantique alors en liquidation[2]. Il y ajoute, pour 7,8 millions de francs, les 5 332 titres de la Banque de Tunisie (13 % de son capital) et les 10 010 titres de la Banque commerciale du Maroc (12,5 %) détenus par l'UFICO[2]. Devenu le premier actionnaire, le CIC prend le contrôle de la banque : son directeur général, Charles Dangelzer, succède à Georges Despret à la présidence[2].

Dans son histoire du CIC, Nicolas Stoskopf écrit que celui-ci « participa incontestablement à une "aryanisation brutale" », selon l'expression de Jean-Marc Dreyfus[3].

Le , le CIC conclut avec Raymond Weill un protocole destiné à régler les difficultés nées de l'éviction des dirigeants juifs de la banque et de ses filiales[3]. Le , le CIC échappe de justesse à la nationalisation des grandes banques de dépôt, après l'intervention en séance du général de Gaulle pour défendre le projet initial du gouvernement[4]. En 1946, comme les autres banques de son groupe, la Banque Transatlantique abandonne son statut de banque d'affaires pour celui de banque de dépôts[4],[5]. En , devant le Comité national interprofessionnel d'épuration, Charles Dangelzer affirme que le CIC voulait « écarter toute ingérence possible de l'ennemi » dans les deux filiales nord-africaines[3].

 »

Références

  1. 1 2 3 4 5 Nicolas Stoskopf, Histoire du Crédit industriel et commercial (1859-2009), La Branche, (lire en ligne), p. 91
  2. 1 2 3 4 5 6 Nicolas Stoskopf, Histoire du Crédit industriel et commercial (1859-2009), La Branche, (lire en ligne), p. 92
  3. 1 2 3 Nicolas Stoskopf, Histoire du Crédit industriel et commercial (1859-2009), La Branche, (lire en ligne), p. 93
  4. 1 2 Nicolas Stoskopf, Histoire du Crédit industriel et commercial (1859-2009), La Branche, (lire en ligne), p. 96-98
  5. ↑ Nicolas Stoskopf, Dictionnaire historique des banques du groupe CIC, (lire en ligne), p. 127

MarcAntoineHaffreingue (discuter) 20 septembre 2026 à 09:44 (CEST)Répondre

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