Domenico Montagnana

luthier italien de la république de Venise

Domenico Montagnana, né le  à Lendinara et mort le à Venise, est un luthier italien qui fabriquait des violons, violoncelles, contrebasses et altos. Il est connu pour la qualité de ses violoncelles, comparables à ceux des luthiers de Crémone.

Domenico Montagnana
Biographie
Naissance
Décès
Domicile
Venise
Activité
Période d'activité
1712-1750
Autres informations
Instrument
Maître

Biographie

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Domenico Montagnana naît à Lendinara en 1686. Son père Paolo était cordonnier[1]. Montagnana arrive à Venise à ses quinze ans, en 1701, mais au lieu d'apprendre chez Matteo Goffriller, maître de l'école vénitienne de lutherie, il étudie à l'atelier de Matteo Sella[1],[2]. Il ouvre par la suite son propre magasin en 1712, rue degli Stagneri (en vénitien : Calle degli Stagneri) à Venise. Le magasin portait l'enseigne Alla Cremona[1].

Il rencontre Caterina Berti, une femme vivant dans le quartier San Bartolomeo, où se situe son atelier, et l'épouse peu après. Le couple a six enfants. À la suite de la naissance de leur dernier enfant, Caterina a commencé à souffrir de paralysie, ce qui engendré sa mort en 1748. Sa mort a éprouvé Montagnana, qui lors de la maladie de sa femme passait déjà beaucoup de temps enfermé dans son atelier. L'état de santé du luthier se dégrade rapidement, et rendu en , il était déjà forcé de rester au lit. Son certificat de décès spécifie qu'il est mort un mois après avoir été confiné au lit, des suites d'une hypocondrie[1].

Après sa mort, son atelier passe aux mains de Giorgio Serafin, fils du luthier Sanctus Seraphin (en)[1]. Un festival de musique en son honneur a été organisé à Lendinara entre 2005 et 2013. La place devant le théâtre municipal de Lendinara porte son nom (Piazzetta Domenico Montagnana)[3].

Instruments

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Montagnana a aussi fabriqué des contrebasses[4].

Beaucoup de ses instruments sont encore utilisés au XXIe siècle, et plusieurs musiciens de renom en ont joué. On peut compter entre autres Lionel Tertis[5], Lynn Harrell, Mischa Maisky, Truls Mørk, Alfred Wallenstein, Steven Isserlis, Raphael Wallfisch, Yo-Yo Ma, Paul Watkins (en), Maurice Eisenberg, Emanuel Feuermann, Olivia Gay,Orlando Cole (en), Nathaniel Rosen (en), Virgil Boutellis-Taft, Sylvia Lent (en)[6], Ralph Kirshbaum (en), Heinrich Schiff, Stephen Kates (ru)[7], Daniel Saidenberg (ru), Boris Andrianov (ru), Jean-Guihen Queyras[8], Gregor Piatigorsky[7] et István Várdai (hu).

Le record de vente d'un de ses instruments est de 903 924 $ (USD), pour un violon vendu en 2010[2].

Instruments célèbres

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Croquis d'un violon de Domenico Montagnana.

Violoncelles

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  • Domagnana (1710) : Ayant appartenu à Guilhermina Suggia ;
  • Esquire (1723) : En prêt à Harriet Krijgh (en) ;
  • Petunia (1733) : Appartient à Yo-Yo Ma ;
  • Ex-Romberg (1733) : En prêt à Raphael wallfisch ;
  • Feuermann (1735) : Appartient à un collectionneur suisse, mais a appartenu à Emmanuel Feuermann ;
  • Ex-Servais (1738) : Appartient à Nathaniel Rosen, mais a appartenu à Adrien-François Servais ;
  • Kates-Hancock (1739) : Ayant appartenu à Stephen Kates jusqu'en 2003[7] ;
  • Sleeping Beauty (1739) : Appartient à Heinrich Schiff ;
  • Baron Steinheil (1740) : Statut inconnu ;
  • Duchess of Cleaveland (1740) : Statut inconnu.

Violons

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  • Mackenzie (1721) : Statut inconnu ;
  • Ex-Bloomfield (1731) : Statut inconnu ;
  • Ex-Régis Pasquier (1742) : Joué par Virgil Boutellis-Taft.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Pio 2004, p. 383.
  2. 1 2 (en) « Domenico Montagnana », sur Tarisio, (consulté le ).
  3. « Wayback Machine », sur Internet Archive (consulté le ).
  4. (en) « From the archive: double basses by Montagnana, Rocca, Guadagnini and Panormo », sur The Strad, (consulté le ).
  5. (en) « From the archive: the 1717 Montagnana viola once belonging to Lionel Tertis », sur The Strad, (consulté le ).
  6. (en) « Sylvia Lent Possesses Rare Old Montagnana », Washington Post, , F1 (lire en ligne).
  7. 1 2 3 (en) « From the Archive: a 1739 cello by Domenico Montagnana », sur The Strad (en), (consulté le ).
  8. (en) Pauline Harding, « I gave up a Montagnana for my c.1696 Cappa cello, says Jean-Guihen Queyras », sur The Strad, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) Stefano Pio, Violin and Lute Makers of Venice 1640 - 1760, Venise, Venice research, (ISBN 978-88-907252-2-7), p. 383.

Liens externes

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