Dominique Joba

militaire français

Dominique Joba est un général français de la Révolution et de l’Empire, né le à Corny en Moselle et mort le lors du siège de Gérone.

Dominique Joba
Naissance
Corny, Moselle
Décès (à 49 ans)
Gérone, Espagne
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17771809
Conflits Guerre de Succession de Bavière
Guerre austro-turque (1787-1791)
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Siège de Belgrade (en)
2e Bataille de Saint-Fulgent
Bataille de Grasla
Bataille d'Engen
Bataille d'Ampfing
Bataille de Hohenlinden
Siège de Gérone
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Famille Grand-oncle de Joseph Ernest Joba

Biographie

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Du garde wallon au général de brigade

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Dominique Joba naît le [1], à Corny, village des Trois-Évêchés[2]. Engagé dans les gardes wallonnes au service de l'Autriche, il est promu enseigne en 1777, avant de servir en Silésie[3]. Il participe au siège de Belgrade (1789) (en)[3].

Garde national du département de la Moselle, il est promu capitaine dans la Légion du Nord en [3].

Adjudant-général chef de brigade en , il participe activement à la guerre de Vendée. En janvier 1794, il bat Charette à deux reprises, à la bataille de Saint-Fulgent et à la bataille de Grasla[4]. Le 4 mai 1794, il établit le camp militaire de Chiché avec 1 000 à 1 100 fantassins et 150 cavaliers[5]. En mai 1794, il est suspendu des ses fonctions, étant accusé d'avoir servi dans un régiment de ligne « vendu au tyran d'Autriche, d'avoir eu des liaisons avec La Fayette et Westermann, de s'être enrichi au pillage de la Vendée »[5]. Jugé, il est finalement réintégré en août[5].

Il est promu général de brigade à l’armée des côtes de Brest le , il sert dans l’armée de la Moselle, puis dans l’armée de Rhin-et-Moselle en 1795. il est fait prisonnier en 1796, il reprend du service en , comme chef d’escadrons de gendarmerie[3]. Affecté à l'armée du Rhin, il retrouve son grade de général de brigade en . Il sert à Engen en , puis à Ampfing et à Hohenlinden, en .

Tué en Espagne

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Promu au grade de commandeur de la Légion d'Honneur le , il est affecté à l'armée des Pyrénées-Orientales en . Il sert ensuite dans l’armée d’Espagne[3], durant la guerre de la péninsule Ibérique, et il est tué lors du siège de Gérone le [6],[2].

Famille

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Il est le grand-oncle du général Joseph Ernest Joba, l’intendant de Metz.

Distinctions

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Lionel Dumarcet, François Athanase Charette de La Contrie : Une histoire véritable, Les 3 Orangers, , 536 p. (ISBN 978-2912883001). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Thierry Lentz et Denis Imhoff, La Moselle et Napoléon : étude d'un département sous le Consulat et l'Empire, Metz, Serpenoise, , p. 224 à 225. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Xavier Maudet et Bernard Aumond (préf. Jean-Clément Martin), Patriotes et crimes de guerre en Vendée militaire : le district de Châtillon 1789-1799, Nueil-les-Aubiers, Claude Le Mastin, , 412 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

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  1. Liste des généraux mosellans du consulat et de l'empire sur patrimoines.lorraine.eu
  2. 1 2 3 Dossier de légionnaire (Cote LH/1367/32)] sur Base Léonore.
  3. 1 2 3 4 5 Armée de Belgique et de Hollande sur volontaires.99k.or.
  4. Dumarcet 1998, p. 315-317.
  5. 1 2 3 Maudet et Aumond 2023, p. 212-213.
  6. Galeries Historiques Du Palais De Versailles, tome 6, Imprimerie Royale, Paris, 1840 (p. 71).

Liens externes

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