Le Domkustos (en latin : summis custos) d'une cathédrale (en allemand : Dom) dans les pays germanophones est responsable de son entretien physique, de son mobilier, de sa décoration et de sa sécurité, y compris la conservation du trésor de la cathédrale, du nettoyage et de la préparation des offices et de la sonnerie des cloches.

Fonctions diverses

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Son adjoint est le Subkustos. Le mot « kustos » dérive du latin « custodia », qui signifie garde, protection, préservation, surveillance, soin, bien-être.

En raison de la tutelle du trésor de la cathédrale, le terme « Thesaurar » était utilisé à la place dans certaines cathédrales, comme à Magdebourg[1]. Ailleurs, « Thesaurar » désigne la fonction d'administrateur des revenus, généralement assurée par le prévôt de la cathédrale.

Au sein d'un chapitre de chanoines, la charge du Domkustus est parfois une charge principale indépendante : c'était le cas à Salzbourg[2] jusqu'en 1806 ; c'est quelquefois l'une des charges du doyen de la cathédrale, comme à Mayence[3] ; la charge pouvait aussi s'exercer en lien avec d'autres charges.

Le Domkustos est parfois le responsable du bureau de construction de la cathédrale et de son atelier (en allemand : Dombauhütte). Auparavant, la juridiction s'étendait généralement aussi aux autres bâtiments bénéficiant de l'immunité de la cathédrale (Domfreiheit (de)).

À la cathédrale de Cologne, après 1162, il existait la fonction de custos regum gardien des rois ») : il était chargé des pèlerins se rendant auprès des Rois mages vénérés dans la cathédrale[4].

Notes et références

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  1. (de) Gottfried Wentz et Berent Schwineköper, Das Erzbistum Magdeburg, vol. 1–2 (lire en ligne), p. 142.
  2. (de) « Erzdiözese Salzburg : Das erste Domkapitel », sur kirchen.net (version du sur archive.org).
  3. (de) « Ämter und Einrichtungen : Domkustos », sur Diocèse de Mayence.
  4. (de) Alheydis Plassmann et Martin Bock, « Köln – Domstift », dans Nordrheinisches Klosterbuch. Lexikon der Stifte und Klöster bis 1815. Teil 3 : Köln., Siegburg, Franz Schmitt, , p. 157–198, ici p. 160.