Doui-Menia

tribu arabe du Maroc et d'Algérie

Les Doui-Menia ou Dhawi Mani’ (en arabe : ذوي منيع) sont une tribu de bédouins arabes, d'origine arabes Banu Hilal vivant dans le Sud-Est marocain et à la frontière avec le Maroc du côté algérien.

Doui Menia
ذوي منيع
Campement des Doui Menia à Colomb-Béchar
Informations générales
Échelon
Tribu
Géographie
Région principale
Histoire et anthropologie
Mode de vie
Nomade (Historiquement)
Sédentaire (Actuellement)
Fait partie du groupe tribal
Nombre de fractions
5 Grands groupes

Culture
Langue principale

Ils auraient accompagné[Quand ?] les Alaouites (dynastie actuelle du Maroc) depuis le Moyen-Orient jusqu'au Tafilalet et habitaient autrefois[Quand ?] le Sahel au sud-ouest du Souss sur les bords de l'Atlantique.

Origines

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Les Doui Menia sont une tribu arabe bedouine issues des Zoghba, une des grandes fractions des Banu Hilal. Les Doui Menia ont pour ancêtre un certain "Mani’" (ou Menia), dont la lignée est : Menia ben Maghith ben Mohamed ben Gharib ben Harith ben Amer ben Malik ben Zoghba ben Abi Rabi'ah ben Nahik ben Hilal[1].

Histoire

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À la suite de l'invasion des Hilaliens, les Doui-Menia vinrent s'implanter avec leurs troupeaux dans la vallée de l'Oued Guir. Ils trouvèrent cette contrée occupée depuis environ 1285 par des Arabes « Zoghba », les Hamianes qui y avait amené Yghomracen Ibn Zyan, le fondateur de la dynastie de Béni Ziane à Tlemcen. Ils les refoulèrent et s'établirent à leur place.

Sous la colonisation française, la confédération des Doui Menia se retrouve répartie entre deux zones administratives distinctes : une partie intégrée à l’Algérie française et une autre rattachée au Protectorat du Maroc. Ainsi au début du XXe siècle, on voit apparaitre parmi les Doui Menia deux groupes, les uns appelés par les Français, les soumis (500 tentes environ) possédant des labours dans la vallée du Guir et des palmeraies dans la Zousfana, sont rattaches à l'Algérie, tandis que les autres, dis ralliés (1 500 tentes) et qui détiennent des terres dans la vallée du Guir et des palmeraies au Tafilalet, rejoignent le Maroc.

Avant cette période, comme de nombreuses tribus nomades sahariennes, les Doui Menia ne relevaient d’aucune souveraineté étatique fixe ; leurs parcours saisonniers s’étendaient sur des espaces aujourd’hui séparés par des frontières internationales. Les chercheurs soulignent (...) qu’avant la colonisation, les groupes nomades sahariens ne relevaient pas d’une souveraineté étatique fixe : leurs espaces de déplacement traversaient de vastes régions sans frontières politiques stables.<ref>Antoine Bernard, ''Nomades et frontières au Sahara'', CNRS Éditions / EHESS, 1998, p. 42.</ref>

Divisions tribales

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La division tribal des Doui Menia est faite d'une façon codifié par les "khoms" (en arabe : خمس), littéralement "cinq", cela consiste en la constitution en 5 grandes fractions de la tribu qui contient par la suite tous les clans présents. Voici la liste de ces khoms et clans[2] :

  • Ouled Jelloul
    • Msaada
    • Ouled Arzag
    • Rehamna
  • Ouled Yousef
    • Ouled Ayad
    • Ouled Amour
    • Ouled Sa’idan
    • Maargabiyin
    • Houshiyin
    • Mrabitin
  • Idrassa
    • Ouled Ali
    • Ouled Razoug
    • Ouled Nasaîr
    • Ghiyout
    • Ouled Taleb
  • Ouled Bou Anan
    • Al-’Abādala
    • Soualem
    • Ouled Ibech
    • Ouled Bagra
    • Diyabat
    • Ouled Abd Al-Wahed
    • Khouissiyin
  • Ouled Belguiz
    • Ouled Jaber
      • Ouled Ayad
      • Ouled Yacoub
      • Merazga
    • Al-Ā’shash
      • Ouled Bouzian
      • Ouled al-’Ouafi
      • Mtraf
    • Mdafra
      • Ouled Hamou
      • Ouled Aissa
      • Ouled Ali

Personnalités

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Sources et références

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Pour approfondir

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