Albert Dubout

dessinateur, cinéaste et peintre français
(Redirigé depuis Dubout)

Albert Dubout né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le et mort à Saint-Aunès (Hérault) le est un dessinateur humoristique, affichiste, cinéaste et peintre français.

Albert Dubout
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Saint-Aunès
Sépulture
Nom de naissance
Charles Albert DuboutVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Site web
signature d'Albert Dubout
Signature.

Son dessin se caractérise par son trait contourné et ses personnages caricaturaux, petits messieurs à chapeaux, très grosses dames en robe et scènes de foule mouvementées.

Biographie

modifier

Albert Dubout est né le à Marseille. Après des études au lycée de Nîmes[1], puis à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, où il rencontre sa première épouse, Renée Altier, il s'installe à Paris en 1922. Ses premiers dessins paraissent dans L'Écho des étudiants de Montpellier en 1923.

En 1929, Philippe Soupault, directeur littéraire aux éditions Kra, lui fait illustrer son premier livre : Les Embarras de Paris de Boileau. Il expose aussi cette année-là au Salon des humoristes une série de tableaux dont L'Isolé, L'Oubli, Le Réveillon à la Chambre des députés et En attendant la gloire[2].

Il effectue son service militaire à Saint-Cloud au 6e groupe autonome d'artillerie.

Il illustre près de 80 ouvrages, dont 18 recueils de dessins, dont des livres de Boileau, Beaumarchais, Mérimée, Rabelais, Villon, édités par Gibert Jeune, Cervantes, Balzac (Les Cent Contes drolatiques), Racine, Voltaire, Rostand, Poe, Courteline et simultanément des textes officiels (code des impôts) et de nombreux romans (dont la série des San Antonio en 1965 à la demande de Frédéric Dard)[3]. Il donne des dessins pour Clochemerle de Gabriel Chevallier.

Il collabore à divers journaux et revues dont Le Rire, Marianne, Éclats de Rire, L'os libre, Paris-Soir, Ici Paris, etc.

Il réalise aussi des affiches de cinéma et de théâtre, en particulier pour Marcel Pagnol, ainsi que des décors. Il travaille dans la publicité, dessine de nombreuses couvertures de livres et des pochettes de disques, ainsi que de très nombreux dessins mêlant humour et pornographie. Sa production de peintures à l'huile (70 tableaux) est plus confidentielle[3].

Au cinéma, il réalise d'abord deux courts métrages d'animation avec notamment la collaboration de Lucienne Berthon et Marcel Bouret en 1947, Anatole fait du camping et Anatole à la tour de Nesle, qui mettent en scène le malingre Anatole et son adversaire, le brutal Sparadra. Il scénarise ensuite La Rue sans loi en 1950 et Anatole chéri en 1954 : ces deux longs métrages, qui transposent son univers graphique en prise de vues réelle, sont des échecs commerciaux.

En 1953, son nom apparaît dans le Petit Larousse en même temps que Picasso[4]. La même année le président Vincent Auriol le décore de la Légion d'honneur[5].

En 1967, il s'installe avec sa seconde épouse, Suzanne Ballivet, également artiste peintre et illustratrice, à Mézy-sur-Seine. Jusqu'à sa mort en 1976, il partagera son temps entre cette localité et Palavas-les-Flots. Dans ses caricatures, il s'est d'ailleurs souvent moqué du petit train de Palavas et des touristes se rendant dans la petite station balnéaire. Ironiquement, le petit train de tourisme qui circule dans Palavas-les-Flots l'été est décoré dans un style qui lui rend hommage[6].

Il est inhumé au cimetière Saint-Fulcrand de Saint-Aunès, au côté de Suzanne Ballivet.

Publications

modifier
En tant qu'illustrateur
  • Gabriel Chevalier, Clochemerle, Ernest Flammarion Éditeur, Paris, 1945.
  • Georges Courteline, Le train de 8 H 47 - La vie de caserne, Éditions du Livre, Monte-Carlo, 1951.
  • Marcel Pagnol, Topaze, pièce en quatre actes, Éditions du Livre, Monte-Carlo, 1952.
  • F. Huger, Les fadas de la pétanque, illustré de 37 dessins, Monte-Carlo, Éditions Pastorelly, 1963.
  • Dubout, Carton, les cahiers du dessin d'humour, 1975.

Postérité

modifier
Entrée du musée Dubout à Palavas-les-Flots.

Depuis 1992, un musée lui est consacré dans la redoute de Ballestras à Palavas-les-Flots (Hérault)[7].

La ville de Montpellier a nommée une avenue à son nom après sa mort.

En 2018, l'Académie Alphonse-Allais lui a décerné le prix Alphonse-Allais à titre posthume pour l'ensemble de son œuvre.

En 2023 sort l'album « Albert Dubout illustre Marcel Pagnol » (Éditions Bamboo/Grand angle), hommage aux deux artistes complices et aux cinquante ans de la disparition de Marcel Pagnol[8].

Notes et références

modifier
  1. « Potaches et labadens ou la classe intemporelle - Le Lycée de Nîmes (1re diffusion : 13 février 1955 Chaîne Nationale) », sur franceculture.fr, (consulté le ).
  2. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 430.
  3. 1 2 « Le brillant esprit satirique d'Albert Dubout se répand à Bruxelles », sur Le Figaro, (consulté le ).
  4. « Palavas-les-Flots : Albert Dubout vu par Didier son petit-fils », sur Midi libre (consulté le ).
  5. Louise Delépine, « Wolinksi et Dubout ont chacun dessiné leurs époques », Ouest-France, (lire en ligne).
  6. « Le petit train de Palavas », sur Tourisme Hérault (consulté le ).
  7. Musée Dubout sur le site de la ville de Palavas-les-Flots.
  8. Frédéric Bosser, « Albert Dubout, le fou dessinant », Les arts dessinés, no 25, , p. 87-93.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • La mythologie de Dubout, Paris, Maurice Gonon, 1954.

Documentaire

modifier

Articles connexes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

modifier