Eaux de source de Vichy

eaux thermales à Vichy, en France
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Les eaux de source de Vichy, ou eaux de Vichy, sont des eaux thermales à Vichy (Allier) et dans les alentours issues de neuf sources toujours exploitées en 2026.

Description

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Action de la Soc. Nouvelle des Eaux minérales naturelles de Vichy en date du .

Ce sont des eaux de pluie d'infiltration qui rentrent en contact avec les roches volcaniques et se chargent en gaz carbonique, en minéraux et en oligo-éléments[1]. Elles appartiennent à la famille des eaux thermales bicarbonatées sodiques carbogazeuses[2].

Neuf sources situées dans un périmètre de protection sont exploitées par la Compagnie de Vichy[3]. La source Dubois n'est plus exploitée et la source du Parc est intermittente.

Historique

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Les eaux thermales de Vichy, ville nommée Aquis Calidis dans la Table de Peutinger, une copie du XIIIe siècle d'une carte romaine, étaient déjà connues à l'époque de la Tène (de 450 av. J.-C. à 25 av. J.-C.)[4]. Saccagées au cours des attaques barbares en Gaule entre le IIe et le VIe siècle, les eaux de Vichy sortent de l'oubli en 1679 par l'intendant et médecin Claude Fouet[5][source insuffisante]. Madame de Sévigné et plus tard les sœurs du roi Louis XV, Mesdames Adélaïde et Victoire, mettent Vichy à la mode[1][source insuffisante].

En 1790, le bien de l'ancien domaine royal est nationalisé. L'exploitation est confiée à la Compagnie fermière de Vichy[1].

Au XIXe siècle, afin de mettre fin au monopole de l'État, les frères Brosson commencent à forer des sources dès 1843. La grande majorité d'entre elles seront mises hors service, participant « à la constance et la pérennité de [la] richesse et de [la] qualité » de ces sources, selon Pascal Chambriard, auteur d'un ouvrage de référence sur les sources de Vichy en 1999[6]. Sous Napoléon III, les sources commencent à être répertoriées et protégées. Le premier périmètre du bassin de Vichy est créé en 1861[7],[8].

Le développement de l'activité d'embouteillage entraîne de nombreux forages dont les derniers sont effectués dans la commune de Saint-Yorre. Le décret de 1930 protégeant les sources déclarées d'intérêt public dont Saint-Yorre met fin à la multiplication des points de captage[1].

Sources du bassin de Vichy

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Périmètre de protection des sources

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Un premier périmètre de protection des sources a été créé en 1861 sur le territoire communal de Vichy et modifié six fois jusqu'en 1930. Il couvre une superficie de 15 600 hectares et concerne seize communes[7] :

Sources exploitées

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Parmi les neuf sources exploitées, cinq le sont pour la consommation (Célestins, Lucas, Chomel, Hôpital et Grande Grille) et quatre pour les soins externes (du Dôme et du Lys à Abrest, Boussange et Antoine à Bellerive-sur-Allier)[9].

Certaines sont abritées dans le hall des Sources, situé au nord du parc des Sources.

Sources exploitées pour la consommation

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Source des Célestins

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Bâtiment de la source des Célestins
Source des Célestins.

La source des Célestins doit son nom à un ancien couvent fondé en 1410, dont il reste quelques vestiges situés juste au-dessus de la source. Le pavillon abritant la source est inscrit aux Monuments historiques.

Température : 22 °C.

Source Chomel

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Source Chomel
Source Chomel.

La source Chomel doit son nom à Louis Chomel, « doyen de la Faculté de Paris, médecin ordinaire du roi Louis XVI et intendant des eaux ». Lors de la construction de l'ancien établissement thermal, un des ouvriers a fait jaillir une source d'eau thermale. La source, voisine du Puits Carré, débitait 2 500 litres par jour en 1820[10].

Température : 43 °C.

Source Grande Grille

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Source Grande Grille
Source Grande Grille.

La source Grande Grille doit son nom à une grille qui en interdisait autrefois l'accès au bétail. Située à l'angle nord-est du Grand établissement thermal, elle était utilisée en buvette[11] en 1734. Elle rejoint le hall des Sources en 1903.

Les expériences de MM. Berthier et Puvis donnaient, en 1820, un volume de 15 000 litres d'eau par jour à une température de 38,5 °C. En 1844, le débit chute à 6 000 à 7 000 litres par jour à 32 °C, puis en 1859 à 3 400 litres[12].

La source Grande Grille était efficace contre les maladies du foie[13].

Source de l'Hôpital

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La source de l'Hôpital est située près de l'endroit où se trouvait le premier hôpital de la ville. Elle jaillit à une température de 34 °C.

Source Lucas

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Source Lucas
Source Lucas.

Nommée en souvenir du baron Lucas, un médecin inspecteur qui acheta la source au nom de l'État, au début du XIXe siècle, elle a porté plusieurs noms, comme la source des Acacias[14] ou des Galeux[15].

Elle était située « en face de l'hôpital militaire, à 150 mètres environ, à l'est, du grand établissement thermal[14] ».

Elle jaillit à une température de 27 °C.

Sources exploitées pour les soins externes

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Les quatre sources exploitées pour les soins externes sont acheminées par plusieurs kilomètres de tuyaux. La boue thermale est préparée à partir d'un mélange de kaolin et des eaux des sources du Dôme et du Lys, stockées en étuve à 70 °C avant stérilisation. Les eaux des sources Boussange et Antoine sont acheminées sous le pont de Bellerive pour arriver dans le sous-sol des Thermes Callou, aux températures respectives de 34 et 60 °C. Afin d'« éviter les dépôts et le développement de bactéries », du gaz carbonique est ajouté après stabilisation du mélange[16].

Sources du Dôme et du Lys

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En rive gauche d'Abrest. Monument historique en 2022.

Source Antoine

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À Bellerive-sur-Allier.

Source Boussange

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Située à Bellerive-sur-Allier, la source Boussange est découverte le par Pierre Boussange, industriel d'Orléans. Elle est autorisée à l'exploitation en 1906 et a été embouteillée de 1957 à 1972. Température : 42,5 °C[17].

Sources intermittentes

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  • Source du Parc (23,8 °C) : elle jaillit dans le Parc des Sources. Elle a porté plusieurs noms. Elle apparaît en 1844 et devient intermittente en 1850.

Autres sources

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  • Source Dubois (11 °C) : située non loin de la source des Célestins, en bordure du Vieux Vichy, elle était la plus froide des sources de Vichy. Plus exploitée à ce jour, la médiathèque de la ville occupe son emplacement.

Commercialisation

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Deux eaux (Saint-Yorre et Vichy Célestins) et des sels minéraux de Vichy sont commercialisées internationalement.

L'eau de source de Vichy, en tant que source de sels minéraux, entre également dans la composition des pastilles Vichy et des produits cosmétiques Vichy.

L'eau de Vichy Saint-Yorre, nom commercial de la « Royale France », est captée dans le département de l'Allier à Saint-Yorre, Mariol et Hauterive et dans celui du Puy-de-Dôme à Saint-Sylvestre-Pragoulin et Saint-Priest-Bramefant. Celle de Vichy Célestins est captée à la source du même nom, à Vichy même, boulevard Kennedy.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Clotilde. Bertin, Daniel Rouzaire, Amélioration de la connaissance des ressources en eau souterraine des sites thermaux en Auvergne : Site du bassin de Vichy (03), Rapport final. BRGM/RP-53095-FR, mai 2004, InfoTerre
  2. ↑ Lucie Lefebvre, « Les différents types d'eaux thermales et leurs bienfaits », sur L'Officiel du Thermalisme, (consulté le ).
  3. ↑ « Les eaux thermales de Vichy : des bienfaits prouvés », sur vy-resort.com (consulté le ).
  4. ↑ Eugène-Humbert Guitard, « Tasses et gobelets thermaux des Aquis Calidis » (d'après A. Morlet, de Vichy, dans Æsculape, 1954), Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 42, no 141,‎ , p. 286 (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Claude Fouet, Le secret des bains et eaux minérales de Vichy et Bourbonnois, Paris, Veuve d'Olivier de Varennes, (lire en ligne).
  6. ↑ « Le bassin vichyssois est très riche en sources mais, finalement, peu sont visibles », La Montagne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  7. 1 2 Bertin et Rouzaire 2004, p. 17 (18).
  8. ↑ Martine Illaire, Sources d'eaux minérales, Inventaire des dossiers relatifs aux demandes de déclaration d'intérêt public, de fixation de périmètre de protection et d'autorisation d'exploitation, Vichy, F/14/8235 - 8280, Archives Nationales, Paris, 2002.
  9. ↑ Matthieu Perrinaud, « Cinq choses à savoir sur les eaux de Vichy », La Montagne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  10. ↑ Daumas 1860, p. 30.
  11. ↑ Daumas 1860, p. 17.
  12. ↑ Daumas 1860, p. 19-20.
  13. ↑ Daumas 1860, p. 25.
  14. 1 2 Daumas 1860, p. 58.
  15. ↑ Daumas 1860, p. 62.
  16. ↑ Denis Lorut, « Après leur voyage souterrain, les eaux du bassin de Vichy empruntent des kilomètres de tuyaux », La Montagne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  17. ↑ « La Source Boussange », sur ville-bellerive-sur-allier.fr, Ville de Bellerive-sur-Allier (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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