Echive d'Ibelin (reine de Chypre)
Echive ou Eschive d'Ibelin, née vers 1150 et morte en 1196 ou 1197, est membre d'une famille influente au sein des différents États latins d'Orient. Par son union avec Aimery de Lusignan, Échive est à l'origine d'une dynastie qui a régné sur Chypre pendant près de trois siècles.
| Reine de Chypre |
|---|
| Naissance |
V. 1160 |
|---|---|
| Décès | |
| Autres noms |
Eschive d'Ibelin |
| Époque |
XIIe siècle |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Stéphanie d'Ibelin Thomas d'Ibelin |
| Conjoint | |
| Enfants |
Guy de Lusignan Jean de Lusignan Alix de Lusignan Bourgogne de Lusignan Héloïse de Lusignan Hugues Ier de Lusignan |
| Grands-parents |
|---|
Biographie
modifierFamille
modifierÉchive est la fille de Baudouin d'Ibelin (♰ 1187), seigneur de Ramla et de Mirabel, et de Richilde de Bethsan (♰ ap. 1174)[1],[2]. Elle a une sœur, Stéphanie (♰ 1196/97), qui épouse Amaury, vicomte de Naplouse et un demi-frère Thomas (v. 1176-v. 1188), seigneur de Rama et de Mirabel, issu d'une seconde union de son père[3],[4],[5].
Décès
modifierÉchive d'Ibelin décède, en 1197, de maladie[6].
Mariage et descendance
modifierAimery de Lusignan
modifierÉchive épouse, avant 1176, Aimery II de Lusignan (av. 1152-), chambellan du royaume de Jérusalem (1175-1178), puis connétable (1181-1194), comte de Jaffa et d'Ascalon (1193-1198), seigneur de Chypre (1194-1197), puis roi de Chypre (1197-1205)[7],[3],[8]. Aimery est le fils d'Hugues VIII, seigneur de Lusignan et de Bourgogne de Rancon[9].
Postérité
modifierLe couple a six enfants connus[10],[11],[12],[13],[14] :
- Guy de Lusignan (ap. 1175-av. 1205), sénéchal de Chypre, fiancé à Agnès de Courtenay (v. 1175-ap. 1200), fille de Joscelin III de Courtenay (1135-1200), comte titulaire d'Edesse et sénéchal du royaume de Jérusalem (1176-1190) ; puis à Marie de Champagne-Jérusalem, fille d'Henri II de Champagne et d'Isabelle de Jérusalem ;
- Jean de Lusignan (ap. 1175-av. 1205), fiancé à Alix de Champagne-Jérusalem, sœur de Marie ;
- Bourgogne de Lusignan (av. 1180-1210), mariée à Raymond VI (1156-1222), comte de Melgueil et de Toulouse, puis à Gautier de Montbéliard (♰ 1212), régent du royaume de Chypre (1205-1210)[15] ;
- Alix de Lusignan (ap. 1175-av. 1205), atteinte de la lèpre ;
- Hugues Ier de Lusignan (1182-), roi de Chypre (1205-1218). Il est fiancé à Philippa de Champagne (sœur des précédentes), puis marié à Alix de Champagne-Jérusalem (v. 1195-1274), régente de Jérusalem (1243-1274) ; d'où :
- Marie de Lusignan (av. 1215-1251/53), mariée à Gautier IV de Brienne (1205-1246), comte de Brienne (1205-1246) et de Jaffa et d'Ascalon (1221-1246) ;
- Henri Ier de Lusignan dit le Gros (-), roi de Chypre (1218-1253).
- Isabelle de Lusignan (1218-ap. 1264), régente de Chypre et de Jérusalem (1261-1264), mariée à Henri de Poitiers-Antioche (♰ 1276) ; dont :
- Hugues III de Lusignan (1235-1284), régent de Chypre et de Jérusalem (1261-1267), roi de Chypre (1267-1284), prétendant au trône de Jérusalem en 1268.
- Héloïse de Lusignan (av. 1193-v.1219), mariée à Eudes de Dampierre, puis en 1210 à Raymond-Roupen (1198-1222), prince d'Antioche (1216-1219)[15] ; postérité.
Notes et références
modifier- ↑ Weypertus-Hugo Rüdt de Collenberg, « Les premiers Ibelin », dans Le Moyen âge, t. LXXI, Bruxelles, la Renaissance du Livre (no 3-4), (lire en ligne), p. 470.
- ↑ Florian Besson, Les barons de la chrétienté orientale : Pratiques du pouvoir et cultures politiques en Orient latin (1097-1229), vol. 2 : Annexes (Thèse de doctorat en histoire médiévale sous la direction d’Élisabeth Crouzet-Pavan), Université Paris-Sorbonne, (lire en ligne [PDF]), Arbre généalogique 4 : La famille des seigneurs de Bethsan 1130- c. 1260, p. 14.
- 1 2 Regesta Regni Hierosolymitani (1097-1291) (éd. Reinhold Röhricht), Oeniponti, Libraria Academica Wageriana, (lire en ligne), no 539, p. 143-144.
- ↑ Joshua Prawer (trad. Gérard Nahon), Histoire du royaume latin de Jérusalem, t. I : Les croisades et le premier royaume latin, Paris, CNRS Éditions, (lire en ligne), chap. II (« Les faiblesses du royaume latin »), § 19, fig. La maison des Ibelins au XIIe siècle (généalogie abrégée).
- ↑ Florian Besson, Les barons de la chrétienté orientale : Pratiques du pouvoir et cultures politiques en Orient latin (1097-1229), vol. 2 : Annexes (Thèse de doctorat de l'université Paris-Sorbonne sous la direction d’Élisabeth Crouzet-Pavan), (lire en ligne [PDF]), « Arbres généalogiques / Arbre généalogique 3 – La famille des Ibelins, 1130-c. 1240 », p. 13.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. I : Histoire, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), p. 141.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. I : Histoire, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), p. 136.
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d'un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 845 :
« Aimery de Lusignan, libéré des geôles sarrasines par Amaury Ier de Jérusalem en 1173-1174, épouse Échive d'Ibelin avant 1176, devenant ainsi beau-frère des seigneurs de Mirabel, de Ramla et d'Ibelin. »
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 9 (« Le réseau familial aquitain des Lusignan à la fin du XIIe siècle »), p. 168.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. II : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), p. 10.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), Amaury de Lusignan, p. 54.
« Almerico haveva per moglie Ecciva, figliuola de Baduin de Iblin, signor de Rames, con la quale hebbe tre figliuoli : Guido, Joane et Ugo ; et tre figlie : Borgonda, che fu moglie de Galtier de Mombelliart ; Alis, che fu lazarina, e Chieluis, chefu moglie de Rupin, nepote de Livion, signor dell' Armenia. »
- ↑ (en) Peter W. Edbury, The Kingdom of Cyprus and the Crusades, 1191–1374, Cambridge University Press, (lire en ligne [PDF]), chap. 3 (« The Lusignan dynasty »), p. 30.
- ↑ Benjamin Bourgeois, La royauté : dynamiques et représentations. Royaumes de Jérusalem, Chypre et Arménie cilicienne. XIIe – XIVe siècle, t. 2 (Thèse de doctorat en histoire, sous la direction d'Isabelle Augé), Université Paul Valéry - Montpellier III, (lire en ligne [PDF]), Section 1 : Généalogies, chap. 5 (« Famille Lusignan : descendance d’Amaury de Lusignan »), p. 6-7.
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 15 (« L'insertion des Lusignan dans le réseau aristocratique de l'Orient latin (années 1170-1180) »), p. 174.
- 1 2 Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. I : Histoire, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), chap. VII (« Suite du règne d'Amaury de Lusignan : 1198-1205 »), p. 167.
Sources et bibliographie
modifierBibliographie
modifier- Florian Besson, Les barons de la chrétienté orientale : Pratiques du pouvoir et cultures politiques en Orient latin (1097-1229), Thèse de doctorat en histoire médiévale sous la direction d’Élisabeth Crouzet-Pavan, Université Paris-Sorbonne, 2 vol., 2017. [lire en ligne]
- Benjamin Bourgeois, La royauté : dynamiques et représentations. Royaumes de Jérusalem, Chypre et Arménie cilicienne. XIIe – XIVe siècle, Thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Isabelle Augé, Université de Montpellier Paul-Valéry, 2 vol., 935 p., . [lire en ligne]
- Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. I : Histoire, Paris, Imprimerie impériale, 1861. [lire en ligne]
- Wipertus Hugo Rudt de Collenberg, « Les premiers Ibelin », Le Moyen Âge, t. LXXI, Bruxelles, la Renaissance du Livre, no 3-4, 1965, p. 433-474. [lire en ligne]
- Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., . [lire en ligne]