Edith Kiss
Edith Bán Kiss, ou Edit, née Rott en 1905 et morte en 1966, est une sculptrice et peintre hongroise.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 60 ans) 17e arrondissement de Paris |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Rott Edit Ida Erzsébet |
| Nationalités | |
| Formation |
Université hongroise des beaux-arts (- Académie des beaux-arts de Düsseldorf (à partir de ) |
| Activités |
| Lieu de détention |
Ravensbrück (à partir de ) |
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Biographie
modifierNée dans une famille juive à Budapest le , Edith Kiss est la plus jeune des quatre filles de Friges et Melitta Rott. Ayant étudié aux académies d'art de Budapest et de Düsseldorf, elle se consacre à la sculpture dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, elle épouse Tivadar Bán[1],[2].
En , avec des milliers d'autres femmes juives en Hongrie, elle est soumise aux travaux forcés puis déportée vers le camp de concentration de Ravensbrück dans le nord de l'Allemagne. Le , elle est transférée à l'usine Daimler-Benz de Ludwigsfelde où 1 100 femmes sont contraintes de travailler sur des moteurs d'avion pour la Luftwaffe[2].
À l'approche de la fin de la guerre, elle est renvoyée à Ravensbrück d'où elle part pour une marche de la mort[1]. Avec son amie Agnes Rezsone Bartha, elle s'évade à Strasen près de Wesenberg le . Elles retournent à Budapest via Berlin, Prague et Bratislava, y arrivant le [2].
De retour à Budapest, elle illustre sa vie dans les camps de concentration dans une série de 30 croquis à la gouache intitulée Deportation qu'elle expose le . Après avoir divorcé de son premier mari, elle épouse Sándor Kiss et émigre avec lui en Occident. Peu de temps après leur départ, en , les quatre grands bas-reliefs en pierre qu'elle a créés sur le thème de la déportation, sont installés sur le mur extérieur de la synagogue d'Újpest de Budapest[2]. Un bas-relief montre un policier hongrois menant des Juifs vers des camions à bestiaux, un second montre un garde du Parti des Croix fléchées surveillant des hommes dans un kommando de travail, un troisième montre un garde nazi qui emmène des Juifs dans les chambres à gaz, et le quatrième montre des soldats de l'Armée rouge accueillis par des Juifs de Budapest[3].
Malgré d'autres œuvres sur le thème de la déportation, il y eut peu de reconnaissance publique de son travail artistique. Après une période en Suisse, à Casablanca et à Londres, et la mort de son mari, elle se suicide dans un hôtel parisien dans la nuit du 23 au [4]. Son album de gouaches est redécouvert par Helmuth Bauer à Londres en 1992, et ses gouaches ont été depuis exposées dans divers endroits en Allemagne et à Paris et Budapest[5], ainsi qu'à l'exposition We were Nobody au Mémorial de Ravensbrück[2].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Edith Kiss » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 (de) « Edith Kiss », Arbeitskreis Konfrontationen (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (de) « Edit Bán Kiss », Gesichter der KZ-Zwangsarbeit (consulté le )
- ↑ Tim Cole, Traces of the Holocaust: Journeying in and out of the Ghettos, Bloomsbury Publishing, , 152– (ISBN 978-1-4411-3897-2, lire en ligne)
- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 17e, n° 1548, vue 17/31.
- ↑ (de) « Das "Album Déportation" », Gesichter der KZ-Zwangsarbeit (consulté le )
Liens externes
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