Edmond Jean

militaire français

Edmond Jean (Bordeaux, - Bordeaux, ) est un militaire français, Compagnon de la Libération par décret du . Mécanicien de l'armée de l'air, il décide, après la défaite française de 1940, de rejoindre la France libre. Combattant au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe, il poursuit ensuite sa carrière militaire.

Edmond Jean
Naissance
Bordeaux (Gironde)
Décès (à 84 ans)
Bordeaux (Gironde)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
Grade Colonel
Années de service 19361968
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Distinctions Grand Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs

Biographie

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Jeunesse et engagement

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Fils d'un inspecteur sanitaire de la ville de Bordeaux, Edmond Jean naît dans celle-ci le [1]. Il s'engage dans l'armée de l'air le et obtient le brevet supérieur de mécanicien aéronautique[2].

Seconde Guerre mondiale

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Lorsque la guerre éclate, Edmond Jean est affecté à la 34e Escadre de bombardement[3]. Avec le grade de sergent, il sert sur le front des Ardennes[1]. Après l'armistice du 22 juin 1940, replié avec son unité à Bordeaux, il entend l'appel du général de Gaulle et décide de poursuivre la lutte[2]. S'emparant d'un Potez 540 avec son camarade Raymond Pétain, il s'échappe de la base aérienne de Cazaux et parvient à rejoindre la Grande-Bretagne le [3].

Engagé dans les Forces aériennes françaises libres, il participe à l'expédition de Dakar et à la campagne du Gabon[2]. Affecté au Groupe réservé de bombardement no 1 (GRB1), il prend part à la bataille de Koufra où il se distingue par la précision de ses bombardements sur les positions italiennes[3]. Il combat ensuite en Abyssinie où il s'illustre à nouveau quand, le , il permet le repli de son équipage en abattant un chasseur italien lancé à leur poursuite[1]. Il est ensuite engagé dans la campagne de Syrie[3]. Après la libération de celle-ci, il est affecté à Damas où il participe à la mise en place de l'école d'entraînement des mitrailleurs du GRB1 qui prend le nom de groupe de bombardement Lorraine[2].

Au sein de l'escadrille "Metz" du groupe "Lorraine", il opère dans la guerre du désert en Libye[1]. En 1943, il retrouve la Grande-Bretagne à partir de laquelle il participe à de nombreuses missions de bombardement sur le front de l'ouest[3]. Le , quelques secondes avant de larguer ses bombes, il est blessé à la main par un éclat d'obus[2]. Il maintient cependant l'attaque et réussit un bombardement précis et efficace[1]. Le , au-dessus de la poche de Falaise, il perd son frère Louis qui servait également au sein du groupe "Lorraine"[3].

Edmond Jean termine la guerre avec le grade de lieutenant[1]. Affecté aux forces françaises en Allemagne, il sert dans l'État-major du général Kœnig dont il devient chef de bord[3].

Après-guerre

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Poursuivant sa carrière militaire en tant que pilote, il participe à la guerre d'Indochine[3]. Il est ensuite engagé dans la crise du canal de Suez puis dans la guerre d'Algérie[2]. Il quitte l'armée en avec la grade de colonel, totalisant alors plus de 7 800 heures de vol et 154 missions de guerre[1]. Il devient Président-directeur général de la Société d'Expansion Technique et Économique jusqu'en 1979[3].

Edmond Jean meurt dans sa ville natale le et est inhumé à Latresne[1].

Décorations

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  2. 1 2 3 4 5 6 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Bibliographie

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Voir aussi

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