Edward Hale

homme politique canadien

Edward Hale, né le à Québec et mort le 26 avril 1875 dans cette même ville, est un homme d'affaires, homme politique et conseiller législatif canadien. Figure notable des Cantons-de-l'Est au XIXe siècle, il participe à la structuration économique, foncière et institutionnelle de la région, en particulier autour de Sherbrooke[1],[2]. Il est aussi chancellier de l'Université Bishop's.

Edward Hale
Illustration.
Fonctions
Membre du Conseil spécial du Bas-Canada

(1 an, 4 mois et 22 jours)
Prédécesseur Position supprimée
Successeur Position supprimée
Préfet du district de Sherbrooke

(186 ans)
Député à l’Assemblée législative de la province du Canada (Sherbrooke)

(7 ans)
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Bartholomew Gugy
Conseiller législatif du Québec (division de Wellington)

(8 ans)
Prédécesseur Nouvelle fonction
Successeur William Hoste Webb
Biographie
Nom de naissance Edward Hale
Date de naissance
Lieu de naissance Québec (Bas-Canada)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Québec (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti conservateur du Québec (historique)
Père John Hale
Mère Elizabeth Amherst Hale
Fratrie Jeffery Hale
Conjoint Eliza Cecilia Bowen
Enfants 7
Profession Homme d’affaires, fermier et propriétaire terrien

Biographie

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Né en 1800 à Québec et issu d'une famille liée à l'administration coloniale, Edward Hale est formé en Angleterre avant d'entrer, dès 1820, dans les circuits administratifs du Bas-Canada. Il agit ensuite comme secrétaire privé du gouverneur général des Indes, lord William Pitt Amherst (1823-1828), période au cours de laquelle il acquiert une expérience des réseaux impériaux et transatlantiques[1].

Installé définitivement dans la colonie dans les années 1830, il épouse Eliza Cecilia Bowen en 1831 et s'établit à Sherbrooke en 1833. Il y s'inscrit dans le mouvement de colonisation des Cantons-de-l'Est, en combinant exploitation agricole, spéculation foncière et participation à la British American Land Company, ce qui en fait un acteur important de la consolidation du régime foncier britannique dans la région[1],[2]. À Sherbrooke, il est le propriétaire du domaine du Val Dormant.

Sur le plan politique, Hale occupe plusieurs fonctions au sein des structures coloniales de transition : membre du Conseil spécial du Bas-Canada (1839-1841), président du conseil de district de Sherbrooke (1840), puis député de Sherbrooke (1841-1844), où il s'inscrit dans les courants unionistes et conservateurs qui accompagnent la réorganisation politique du Bas-Canada après la rébellion des Patriotes[2].

Son influence se prolonge sous le régime de la Confédération, lorsqu'il est nommé conseiller législatif de la division de Wellington en 1867, poste qu'il conserve jusqu'à sa mort. Parallèlement, il participe au développement des infrastructures ferroviaires et s'implique dans plusieurs institutions financières et religieuses, notamment la Banque des Townships de l'Est, la Stanstead and Sherbrooke Mutual Fire Insurance Company et le Bishop's College School[1],[2].

L'historiographie souligne son appartenance à un groupe de notables britanniques locaux qui structurent, au XIXe siècle, un espace socioéconomique cohérent dans les Cantons-de-l'Est, articulé autour de la propriété foncière, des institutions et des réseaux d'influence régionaux[3].

Hale meurt à Québec en 1875 et est inhumé à Sherbrooke, où se concentre l'essentiel de son action publique et économique[2].

Références

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  1. 1 2 3 4 « Hale, Edward », sur Dictionnaire biographique du Canada
  2. 1 2 3 4 5 « Edward Hale (Sherbrooke) », sur Assemblée nationale du Québec
  3. Monique Choquette-Habel, Mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, 1985.

Liens externes

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