L'Eisa (エイサー, Eisā?) est une danse folklorique traditionnelle originaire de l'île d'Okinawa au Japon. Elle est traditionnellement exécutée durant la fête d'O bon, à la mi-août[1]. Aujourd'hui, l'Eisa est considéré comme l'un des symboles culturels les plus représentatifs d'Okinawa.

Représentation d'Eisa dans le village d'Onna.

Description

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L'Eisa moderne est généralement interprété par des groupes de vingt à trente danseurs et danseuses[2]. La danse est accompagnée de chants, de récitations rythmiques et de musique jouée notamment sur des sanshin, instrument traditionnel okinawaïen à trois cordes.

Plusieurs types de tambours (taiko) sont utilisés : l'ōdaiko (大太鼓?), grand tambour porté, le shimedaiko (締太鼓?), tambour de taille moyenne, et le paarankuu (パーランクー?), petit tambour tenu à la main.

Les danseurs peuvent également utiliser des gongs portatifs et des castagnettes appelées yotsutake. Les costumes varient selon les traditions locales mais comportent souvent des vêtements colorés et un turban noué caractéristique.

Histoire

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Origines

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L'origine exacte de l'Eisa demeure incertaine. Les chercheurs considèrent généralement que cette tradition est issue des chants bouddhiques de type nembutsu, introduits à Okinawa entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle[3].

L'étymologie du terme Eisa reste également débattue. L'hypothèse aujourd'hui la plus répandue fait dériver le nom d'une exclamation rythmique (« Eisa Eisa Hiyargaesa ») présente dans certains chants traditionnels accompagnant la danse[1].

Développement avant la Seconde Guerre mondiale

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À l'origine, l'Eisa était exclusivement exécuté pendant les célébrations d'O bon. À partir de l'ère Meiji (1868-1912), la pratique se répand progressivement dans différentes localités d'Okinawa et commence à être présentée lors d'expositions et d'événements publics.

Transformations après 1945

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Après la Seconde Guerre mondiale et durant l'occupation américaine d'Okinawa, l'Eisa connaît une profonde transformation. La création du concours Zentō Eisa à Koza (aujourd'hui ville d'Okinawa) en 1956 contribue à standardiser les performances et à encourager l'innovation chorégraphique[4].

L'introduction de critères de compétition favorise les formations spectaculaires, l'augmentation du nombre de tambours et l'adoption de costumes élaborés. À partir des années 1970, les principaux festivals abandonnent progressivement le système compétitif au profit de manifestations culturelles non compétitives.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eisa (dance) » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 (ja) « エイサーとは » [« Histoire de l'Eisa »], sur eisa-museum.jp (consulté le )
  2. ↑ « Eisa ou la dance d'Okinawa », sur paperblog.fr (consulté le )
  3. ↑ « L'art traditionnel du Eisa d'Okinawa », sur japan-experience.com.jp (consulté le )
  4. ↑ (en) « Okinawa Zento Eisa Festival », sur travel.gaijinpot.com (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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