El-Lahoun
El-Lahoun (en arabe اللاهون al-Lāhūn, souvent écrit Illahoun) est un village d'Égypte dans le Fayoum, à mi-chemin du Bahr Yusuf (canal Joseph) et de la ville de Médinet el-Fayoum, à environ 90 km au sud du Caire.
| El-Lahoun Ville d'Égypte antique | |
Plan de la ville de la pyramide de Sésostris II,par William Matthew Flinders Petrie | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom arabe | اللاهون |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | Haute-Égypte |
| Nome | 21e : Nome inférieur du Laurier rose |
| Géographie | |
| Coordonnées | 29° 14′ 00″ nord, 30° 58′ 00″ est |
| Localisation | |
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Durant le Moyen Empire, il y aurait peut-être eu un culte dédié au dieu chacal Anubis[1].
La nécropole antique
modifierEnviron trois kilomètres au nord d'el-Lahoun se trouve une ancienne nécropole du Moyen Empire, avec les restes de la pyramide de Sésostris II. Dans le complexe pyramidal, il a été retrouvé la tombe de la princesse Sathathoriounet dont les bijoux en or sont aujourd'hui exposés dans les musées du Caire et de New York.
La ville de Sésostris
modifierLa ville antique de Sésostris est un peu au nord d'el-Lahoun. Lors de sa découverte, Flinders Petrie a appelé ce lieu Kahun (Kahoun), mais ce terme repose sur une erreur d'audition de Petrie.
La ville a été fondée durant le règne de Sésostris II, dans l'objectif d'héberger le personnel ouvrier chargé de la construction du site, puis du culte funéraire royal. Elle est située à 1,1km de la pyramide. Elle prenait une forme rectangulaire, de 392m de long et 246m de large, entourée par un mur de 3,25m d'épaisseur[2].
La ville était divisée en deux quartiers : le premier, nommé Ḥtp-sn-wsrt-mȝ‘-ḫrw (Sésostris, juste de voix, est en paix), mesurait 290m de long et 246m de large. Et le deuxième, nommé Sḫm-sn-wsrt-mȝ‘-ḫrw (Sésostris, juste de voix, est puissant) mesurait 246m de long et 102m de large. Ces deux quartiers sont séparés par un mur, peut être car le second quartier a été rajouté plus tardivement à la ville[2].
Il est possible que la ville ait compté entre 5 000 et 9 000 habitants, ce que l'on estime grâce aux nombreux silos utilisés pour stocker des graines qui semblent avoir été redistribués aux travailleurs habitant dans la ville, ne possédant pas d'espaces de stockage dédiés dans leurs domiciles personnels[3].
Près du temple de Sésostris II, sa pyramide située à l'est de la ville a servi de modèle, par exemple pour la construction de la pyramide de Hawara. Dans les ruines ont été découverts des papyri mathématiques, des textes littéraires et médicaux, ainsi que des actes de police, des lettres et des factures.
Notes et références
modifier- ↑ (en) Terence DuQuesne, The Jackal Divinities of Egypt I : From the Archaic Period to Dynasty X, Londres, Darengo Publications, coll. « Oxfordshire Communications in Egyptology (n° VI) », , 566 p. (ISBN 1-871266-24-6)
- 1 2 Hernando Folch 2023, p. 40-41.
- ↑ Kemp 2018, p. 216.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- William Matthew Flinders Petrie, Illahun, Kahun and Gurob. 1889-90, Londres, année = 1891 ;
- Stephen Quirke, Lahun : A Town in Egypt 1800 BC, and the History of Its Landscape, Londres, Golden House Publications, , 140 p. (ISBN 0-9550256-1-3) ;
- K. Szpakowska, Daily Life in Ancient Egypt : Recreating Lahun, Oxford, Malden, (ISBN 978-1-4051-1856-9).
- (en) Barry Kemp, Ancient Egypt: Anatomy of a Civilization, Routledge, , 3e éd. (ISBN 978-0-415-82726-3).
- (en) Laura Hernando Folch, « Archaeological and spatial analysis of the Egyptian city of Lahun (Middle Kingdom, Fayum) », dans Arnau Lario Devesa, Arnau Lario Devesa, Joan Campmany Jiménez, Marc Marzo Pallàs, Oriol Morillas Samaniego, (Not) All Roads Lead to Rome, Oxford, Archaeopress Publishing, (ISBN 9781803275178), p. 38-53