Emile Godding
Emile Godding, né à Bruges le et mort à Anvers le , est un artiste peintre belge.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Académie des Beaux-arts de Bruges (d) Académie royale des beaux-arts d'Anvers |
| Activité |
| Maître |
|---|
Biographie
modifierFamille
modifierNé à Bruges le , Emile Henri Charles Pascal Godding est le fils d'Henri Michel Hubert Godding (1808-1875), natif de Maastricht, intendant militaire, et d'Isabelle Catherine Jonnaert (1814-1865). Le , il épouse à Léau Angéline Cox (1843)[1].
Formation
modifier


Initialement destiné à devenir docteur en médecine et également musicien, à l'instar des vœux de son père, Emille Godding est élève à l'Athénée royal de Bruges et à l'Institut musical de la même ville. Il manifeste des dispositions précoces pour le dessin des cours du soir à l'Académie des beaux-arts de Bruges. En 1862, il devient étudiant à l'Université de Louvain, où les cours de dissection le rebutent. En 1865, la mort de sa mère lui permet de revenir à Bruges et d'intégrer l'atelier du peintre Bruno Van Hollebeke et de suivre les cours de l'Académie. Bientôt admis à seconder son maître, ce dernier doit exécuter des chemins de croix auxquels Emile Godding travaille assidûment. Lorsque devenu progressivement aveugle, Bruno Van Hollebeke, dont la vue s'était déjà dégradée reçoit la commande d'un portrait du roi Guillaume Ier des Pays-Bas pour le palais ducal, il en confie l'achèvement à Emile Godding et Émile Verbrugge, deux de ses élèves[2].
Carrière
modifierEmile Godding, établi à Anvers en 1874, réalise plusieurs portraits de notabilités et se fait connaître du public en exposant aux salons triennaux belges de 1878 à 1894. Il envoie aussi ses œuvres aux expositions internationales et universelles comme à Melbourne en 1880 ou à Paris en 1889. Il est également professeur à l'École moyenne pour jeunes filles de la rue d'Argile à Anvers et remplit les fonctions de secrétaire de la section des arts plastiques de la Société des Sciences et Lettres de la ville[3].
Le , tandis qu'il lit son journal chez lui, il meurt subitement d'une crise cardiaque, à l'âge de 57 ans, rue de l'Harmonie no 78 à Anvers. Il est inhumé au Schoonselhof[4],[5].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierEmile Godding peint des portraits, des scènes historiques et des scènes de genre, souvent à caractère historique. Il s'inspire parfois d'Henri Leys[6]. Selon Théo Van Haesendonck, ses toiles portent un cachet original, un coloris particulier et présentent une correction du dessin. Il s'adonne également à l'aquarelle[7].
Expositions
modifierBelgique
modifier- Salon de Bruxelles de 1878 ; Un poète de la chambre de rhétorique[8].
- Salon de Bruxelles de 1881 : deux portraits = Le docteur Desguin et M. E. Osterrieth[9].
- Salon d'Anvers de 1882 : Portrait de Mme Osterrieth et Les Derniers moments[10].
- Salon de Gand de 1883 (XXXIIe) : Préparatifs de fête'[11].
- Salon de Bruxelles de 1884 : Beethoven et Léonine[12].
- Exposition universelle de 1885 à Anvers : un portrait[13].
- Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe) : Portrait de M. Jacques Cuylits, président de la Société royale pour l'encouragement des beaux-arts à Anvers et La Jeunesse de Haydn[14].
- Salon de Bruxelles de 1887 : Cabaret anversois sous Marie-Thérèse[15].
- Salon d'Anvers de 1888 : Conscrit réfractaire lors de la Guerre des paysans belges de 1799 et Un atelier de peintres céramistes[16].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : Fête dans une guilde d'archers en Flandre[17].
- Salon d'Anvers de 1891 : Van Straelen, bourgmestre d'Anvers, porté au supplice[18].
- Cercle artistique de Liège en : En pays conquis.
- Salon de Bruxelles de 1893 : Accomplissement d'un vœu[19].
- Exposition des beaux-arts de 1893 à Mons : Vieille chanson.
- Exposition universelle de 1894 à Anvers : Accomplissement d'un vœu[20].
- Exposition du Cercle artistique de Bruxelles en : Heureux ménage et Le Coupé de la diligence.
Étranger
modifier- Exposition universelle de 1880 à Melbourne[21].
- Exposition des beaux-arts belges à Philadelphie en 1882 : Les Poissonnières[21].
- Adelaide Jubilee International Exhibition de 1887 : Les Infidèles[21].
- Exposition d'art belge à Budapest de 1889 : Fête dans une guilde d'archers en Flandre[17].
- Exposition universelle de 1889 à Paris : La Guilde d'archers en Flandre[6]..
- Exposition universelle de 1893 à Chicago : One florin Five cents, Four deniers[22].
Références
modifier- ↑ « État-civil de Bruges », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ de Graef 1898, p. 50-51.
- ↑ de Graef 1898, p. 51-52.
- ↑ Rédaction, « Droeve tijding », Het Laatste Nieuws, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 C.L. Huard, Livre d'or de l'Exposition universelle de Paris de 1889, Paris, Boulanger, , 796 p. (lire en ligne), p. 742.
- ↑ Th. Van Haesendonck, Exposition d'aquarelles, de pastels, de sépias, de gouaches et de dessins, Anvers, J.E. Buschmann, , 48 p. (lire en ligne), p. 18.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 73.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1881, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 171 p. (lire en ligne), p. 61.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 206 p. (lire en ligne), p. 100.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1883 (XXXIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 214 p. (lire en ligne), p. 94.
- ↑ Rédaction, « Notre salon de Bruxelles avant la lettre », Le Patriote, no 246, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle de 1885, Anvers, Buschmann, , 201 p. (lire en ligne), p. 25.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 150 p. (lire en ligne), p. 132.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1887, catalogue explicatif, Bruxelles, Ad. Mertens, , 117 p. (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 134 p. (lire en ligne), p. 49.
- 1 2 Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1889 (XXXIVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 144 p. (lire en ligne), p. 77.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 142 p. (lire en ligne).
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1893, catalogue explicatif, Bruxelles, E. Lyon-Claesen, , 174 p. (lire en ligne), p. 58.
- ↑ Société royale d'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle des beaux-arts catalogue général illustré, Anvers, Bellemans frères, , 312 p. (lire en ligne), p. 25.
- 1 2 3 de Graef 1898, p. 51.
- ↑ (en) Igleheart, William, The World's Columbian exposition, Chicago, 1893, Philadelphia, P.W. Ziegler & co, , 640 p. (lire en ligne), p. 356.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Gustave de Graef, Nos artistes anversois, Anvers, J. Theunis, , 268 p. (lire en ligne).