Emilio Silva Faba

commerçant espagnol, militant de la Gauche républicaine (1892-1936)

Emilio Silva Faba, né en 1892 à Pereje et mort en 1936 à Priaranza del Bierzo, est un commerçant espagnol, exportateur entre l'Europe et l'Amérique.

Emilio Silva Faba
Plaque commémorative de la fosse de Priaranza del Bierzo, avec son petit-fils Emilio Silva.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Allégeance
Domiciles
Activités
Conjoint
Modesta Santín Iglesias (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Emilio Silva Barrera (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Idéologie
Conflit

Membre de la Gauche Républicaine du président Manuel Azaña, il est assassiné par les nationalistes durant la guerre d'Espagne et enterré avec treize autres républicains ("Los Trece de Priaranza") dans la fosse de Priaranza del Bierzo.

Famille

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Il est le grand-père[1] du sociologue, écrivain et universitaire espagnol Emilio Silva Barrera[2].

Biographie

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Emilio Silva Faba naît en 1892 dans la localité de Pereje, dans la province de León[3].

Il émigre en 1915 en Argentine, où il réside dans la province de Buenos Aires. Il travaille alors dans une usine de soda.

Cinq ans plus tard, il rejoint les États-Unis, où il débarque le 28 août 1920 sur l'île d'Ellis Island, à New York[4].

Il emménage à Bridgeport, dans le Connecticut, et travaille dans une industrie métallurgique où se retrouve son beau-frère, Manuel Núñez[5].

En 1925, il revient au Bierzo, dans l'objectif d'encourager le commerce entre New York et l'Espagne, promouvant une boutique de produits espagnols.

Il épouse Modesta Santín le 10 janvier 1926. Le couple a six enfants[6].

Seconde République et guerre d'Espagne

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Lors de la proclamation de la Deuxième République, le 14 avril 1931, il est membre du parti de l'Action Républicaine, le parti politique du futur président Manuel Azaña.

Après le putsch fasciste de juillet 1936, l'Espagne entre en guerre civile. Les phalangistes arrêtent Emilio Silva le 16 octobre 1936. Il est assassiné par les nationalistes, avec douze camarades ("Los Trece de Priaranza") et enterré[7] dans une fosse commune dans la localité de Priaranza del Bierzo[8].

Postérité

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En 2000, grâce au travail mémoriel mené à terme par son petit-fils, le sociologue et journaliste Emilio Silva Barrière, président de l'Association pour la Récupération de la Mémoire Historique (ARMH), l'exhumation officielle de la fosse de Priaranza[9] dans laquelle demeuraient ses restes aux côtés de douze autres républicains, est mise en oeuvre[10],[11].

Le 21 octobre 2000[12] s'achève l'exhumation de la Fosse de Priaranza du Bierzo, ouverte selon le souhait de la famille d'Emilio Silva Faba[13]. Les archéologues y travaillent[14], et trois ans après, en 2003, Emilio Silva Faba est considéré comme le premier disparu de la répression franquiste identifié grâce à une analyse génétique[15].

Les restes de sa dépouilles sont inhumés aux côtés de son épouse, Modesta Santín[16].

Voir aussi

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Références

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  1. « Algo Mas:Mi Abuelo También Fue Un Desaparecido », www.derechos.net (consulté le )
  2. « Prof. Emilio Silva Publishes Novel That Led to Historical Memory Activism », sur wp.nyu.edu (consulté le )
  3. (en-US) James D. Fernández, « Combing the Present », sur The Volunteer, (consulté le )
  4. (en) whitestoneridge, « The Exhumation of Emilio Silva Faba », sur Spanish Immigrants in the United States, (consulté le )
  5. (es) « Emilio Silva Faba, la historia de los primeros desaparecidos en las cunetas », Leonoticias, (consulté le )
  6. (en) espanyu, « El cajón de los billetes abiertos », Spanish Immigrants in the United States, (consulté le )
  7. (en) whitestoneridge, « The Exhumation of Emilio Silva Faba », Spanish Immigrants in the United States, (consulté le )
  8. (es) EMILIO SILVA BARRERA, « Emilio Silva, hijo del fusilado que despertó la memoria », El País, (lire en ligne, consulté le )
  9. (es) « Los 13 de Priaranza: 20 años de la primera exhumación », RTVE.es, (consulté le )
  10. (es) « Así fue la historia del primer desaparecido del franquismo identificado con ADN », Radiocable.com - Radio por Internet - La Cafetera, (consulté le )
  11. (es) RAFAEL BERMEJO / JAVIER MONTERDE (RNE), « La memoria de la tierra: 20 años de la primera exhumación de "víctimas del franquismo" », RTVE.es, (consulté le )
  12. « Diez años del hallazgo de 'los 13 de Priaranza' | Castilla y León | elmundo.es », www.elmundo.es (consulté le )
  13. « La fosa de las fosas », www.publico.es (consulté le )
  14. (es) « Donde nació la memoria », El Norte de Castilla, (consulté le )
  15. (es) Carlos E. Cué, « La prueba de ADN confirma la identidad de un desaparecido de la Guerra Civil », El País, (lire en ligne, consulté le )
  16. (es) Emilio Silva, « Memoria antifranquista para la salvación de España », elDiario.es, (consulté le )

Liens externes

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