Emmanuel Taché

homme politique français

Emmanuel Taché, né le à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français.

Emmanuel Taché
Illustration.
Emmanuel Taché en 2026.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(4 ans, 2 mois et 24 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 16e des Bouches-du-Rhône
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RN
Prédécesseur Monica Michel
Conseiller municipal de Tarascon
En fonction depuis le
(5 mois et 24 jours)
Élection 22 mars 2026
Maire Alexandre Ducouret
Conseiller municipal de Palaiseau

(5 ans et 9 mois)
Élection 18 juin 1995
Maire Jacques Allain
Biographie
Nom de naissance Emmanuel Jean Gérard Taché[1]
Date de naissance [2] (51 ans)
Lieu de naissance Montreuil (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (-)[2]
UMP (-)
FN/RN (depuis )[1]
Conjoint Sébastien Chenu
Profession Agent contractuel de la fonction publique territoriale[3]
Distinctions Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres

Membre du Rassemblement national depuis , il est élu député dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône lors des élections législatives de . Il siège au sein du groupe RN et est membre de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Il a été conseiller municipal de Palaiseau de à .

Biographie

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Vie privée

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Emmanuel Taché est né le à Montreuil[2].

Il est pacsé avec Sébastien Chenu[4], député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, devenu par ailleurs vice-président de l'Assemblée nationale à la suite des élections législatives de . Aux côtés de ce dernier, Emmanuel Taché est également l'un des fondateurs de l'association de défense des droits LGBT GayLib[5]. Selon Sébastien Chenu en , ils forment un couple depuis longtemps ; ils se sont rencontrés il y a 31 ans, à 18 et 20 ans[6].

Il est chroniqueur sur le site web « Particule Deluxe », qu'il a créé, et assure quelques pages « consommation » dans le magazine Télé Star[1].

Parcours politique

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Adhérent du Rassemblement pour la République (RPR) dès l'âge de 20 ans[2], puis de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est assistant parlementaire de la députée UMP du Calvados, Brigitte Le Brethon[2]. Il est conseiller municipal de Palaiseau de à [2].

Il participe aux deux campagnes présidentielles de Nicolas Sarkozy[7].

En , il rejoint le Front national[2], devenu Rassemblement national en .

Il est de à collaborateur du groupe des eurodéputés RN au Parlement européen, en tant que chargé de la communication. En et , il est agent contractuel au conseil régional des Hauts-de-France[8].

Le , au second tour des élections législatives, il est élu député dans la seizième circonscription des Bouches-du-Rhône avec 54,94 % des voix, face au candidat de la coalition de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), Christophe Caillault, issu du Parti socialiste[1],[9].

Il est réélu député lors des élections législatives de [réf. nécessaire].

Prises de position

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À l'occasion d'un épisode de l'émission Circo diffusé sur La Chaîne parlementaire le , intitulé Emmanuel Taché de La Pagerie, un député dans l'arène et consacré à la tauromachie et au débat autour de l'interdiction des corridas en France[10], le député explique sa position en faveur du maintien d'une pratique qu'il qualifie de « réalité économique, sociale, culturelle et rurale ».

Condamnation par les prud’hommes pour travail dissimulé

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En 2026, il doit verser 135 000  à un ancien assistant parlementaire[11] qui contestait son licenciement, dénonçait ses conditions de travail et exigeait une compensation pour des heures de travail non payées[12].

Condamnation civile pour usurpation de nom et de particule

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En , il fait l'objet d'une plainte de trois descendantes de la famille de Tascher de La Pagerie, les dernières personnes à porter ce nom[13], qui lui reprochent de se faire appeler « Emmanuel Taché de La Pagerie » sans droit ni titre, par homophonie à son nom « Taché », et d'utiliser la particule, ce qui porte préjudice aux vrais descendants de cette famille noble, par le risque d'amalgame ainsi induit[1],[14]. Le tribunal judiciaire de Lille lui enjoint en de ne plus utiliser le nom « Taché de la Pagerie » à partir du , sous peine de 200  d'astreinte à chaque infraction, et le condamne à verser 5 000  de dommages-intérêts aux plaignantes, avec exécution provisoire, et à publier la condamnation sur son compte Facebook[4],[15],[16].

Polémiques

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Référent égalité Homme Femme du groupe Rassemblement national[17], il est candidat à la présidence puis à la vice-présidence de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes[18], mais s'énerve d'avoir raté le poste et lance l'invective « Bonne partouze ! »[19]. En réaction, plusieurs députées dont Marie-Charlotte Garin, ainsi que la présidente élue Véronique Riotton annoncent saisir le Bureau de l'Assemblée en vue d'une sanction[17]. Sandra Regol « indique qu'il y a sous-texte dont on ne sait pas s'il est lesbophobe ou misogyne ou les deux »[19].

Distinctions

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 Gilles Rof, « À Arles, le nouveau député RN accusé d'usurper sa particule », Le Monde, .
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Sidonie Canetto, « Législatives  : Emmanuel Taché de la Pagerie à Arles, de la haute couture à l'Assemblée », sur franceinfo.fr, France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, .
  3. Quentin Perez de Tudela, « Législatives : 16 candidats Rassemblement national dans les Bouches-du-Rhône », ici Provence, .
  4. 1 2 Gilles Rof, « Le député RN Emmanuel Taché condamné à retirer « de la Pagerie » de son patronyme », Le Monde, (consulté le ).
  5. « Sébastien Chenu : compagnon, âge, parents… Que sait-on sur le député RN ? », Gala, .
  6. « Sébastien Chenu en couple : son compagnon n'est pas un inconnu ! », Gala, .
  7. Iris Derœux, Théo Guimier, Romain Geoffroy, Léa Sanchez et Marie Maison, « Explorez le profil des 89 députés du Rassemblement national : métiers, mandats précédents et trajectoires idéologiques », Le Monde, .
  8. Laurent Fargues, « À 75 ans, la mère de Sébastien Chenu est assistante parlementaire d'un député RN », Challenges, .
  9. « Législatives  : Emmanuel Tache de la Pagerie (RN) élu dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône », La Provence, (consulté le ).
  10. « Circo - Emmanuel Taché de la Pagerie, un député dans l'arène » Accès libre, La Chaîne parlementaire, (consulté le ).
  11. « Le député RN Emmanuel Taché condamné à verser près de 135 000 euros à son ex-salarié », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  12. Marine Turchi, « Un ex-assistant parlementaire RN saisit la justice pour dénoncer ses conditions de travail », sur Mediapart, (consulté le )
  13. « Le député du RN Emmanuel Taché condamné à retirer la particule ajoutée à son nom », Ouest-France, (lire en ligne)
  14. Benoît Gilles, « Le nouveau député RN d'Arles accusé d'usurper sa particule », sur Marsactu, (consulté le ).
  15. A. V., Agence France-Presse, « Le député RN Emmanuel Taché condamné et sommé par la justice d'abandonner le nom « de la Pagerie » », BFM TV, .
  16. Agence France-Presse, « Il adopte une particule pour « se démarquer », mais la justice oblige le député RN Emmanuel Taché à changer son nom », 20 Minutes,  : « Le député Emmanuel Taché, qui se faisait appeler Taché de la Pagerie, a été condamné par la justice à revenir à son « vrai » nom. »
  17. 1 2 Mathieu B., « "Bonne partouze", le dérapage d'un député du Rassemblement national à l'Assemblée, suivez notre direct », sur Yahoo! Actualités, (consulté le ).
  18. « Compte rendu no 1 de la séance du portant nomination du bureau de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes » [PDF], Assemblée nationale, (consulté le ).
  19. 1 2 Lucie Alexandre et Nicolas Massol, « «Bonne partouze  : quand le RN s'énerve d'avoir raté un poste dans la délégation aux droits des femmes », Chez Pol, Libération, (consulté le ).
  20. « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres  », Ministère de la Culture, (consulté le ).

Liens externes

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