Emporté (1916)
L'Emporté est une canonnière[1] de lutte anti-sous-marine de la Marine nationale française, l’un des 23 navires de classe Ardent construits. Le navire est lancé en 1916 aux Ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire et mis en service dans la Marine nationale la même année. Il sert durant la Première Guerre mondiale et l’entre-deux-guerres. Le navire a été rayé de la liste de la flotte en 1927.
| Emporté | |
| Type | canonnière anti-sous-marine / aviso |
|---|---|
| Classe | classe Ardent |
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | |
| Chantier naval | Ateliers et chantiers de la Loire, Saint-Nazaire |
| Fabrication | acier |
| Commandé | 1916 |
| Quille posée | 1916 |
| Lancement | 1916 |
| Commission | 1916 |
| Statut | désarmé le 17 mai 1927 |
| Équipage | |
| Équipage | 55 hommes |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 60,20 m |
| Maître-bau | 7,20 m |
| Tirant d'eau | 2,90 m |
| Déplacement | 266 tonnes |
| À pleine charge | 400 tonnes |
| Propulsion |
|
| Puissance | 1200 à 1500 ch |
| Vitesse | 14 à 17 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | |
| Rayon d'action | 2000 milles marins à 10 nœuds |
| modifier |
|
Conception
modifierLes canonnières de classe Ardent ont été commandées dans le cadre du programme d’expansion de la flotte française de 1916 et 1917[2],[3]. En 1916, l’état-major de la marine française[4] commanda 23 canonnières anti-sous-marines (ASM)[5],[6] de 266 tonnes, à machines à vapeur à triple expansion[4], qui furent nommés « classe Ardent[5] ». Les navires étaient fondamentalement identiques aux canonnières de classe Friponne. Ils s’en distinguaient principalement par le type de propulsion : les canonnières de classe Friponne utilisaient des moteurs Diesel, mais les navires de type Ardent étaient équipés de machines à vapeur, dans de nombreux cas récupérées sur de vieux torpilleurs mis hors service[3],[7]. Ils différaient donc sensiblement les uns des autres en ce qui concerne la puissance et la vitesse[8]. Ils avaient tous des étraves en forme d’arc, mais ils différaient par la forme des superstructures et leur équipement[2].
L'Emporté était conçu pour la lutte anti-sous-marine[2],[9]. Sa coque avait une longueur hors tout de 60,2 mètres, une largeur de 7,2 mètres et un tirant d'eau de 2,9 mètres[2],[10],[11],[12]. Son déplacement était de 266 tonnes à charge normale et de 400 tonnes à pleine charge[2],[9].
Le navire était propulsé par une machine à vapeur alternative verticale à triple expansion d’une puissance de 1200 à 1500 ch, entraînant une hélice unique[2],[10]. La vapeur était fournie par deux chaudières à charbon système du Temple ou Normand[2],[9]. La vitesse maximale du navire était comprise entre 14 et 17 nœuds[2],[10],[11],[12].
Le navire transportait 85 tonnes de combustible, ce qui lui permettait d’atteindre une autonomie de 2000 milles marins à une vitesse de 10 nœuds[2],[9].
L’armement de la canonnière se composait de deux canons de 100 mm modèle 1897 et de deux rampes pour larguer des grenades anti-sous-marines[2],[9],[11],[12].
L’équipage du navire était composé de 55 officiers, officiers mariniers et matelots[2],[10],[11],[12].
Historique
modifierL'Emporté a été construit aux Ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire[2],[9],[12]. Il a été mis en chantier en 1916 et lancé la même année[13],[9].
Première Guerre mondiale
modifierL'Emporté est mis en service dans la Marine nationale en 1916[13],[9] (ou le selon d’autres sources[11]. La canonnière a servi dans le golfe de Gascogne[2],[3]. Elle est affectée à la division de Gascogne, et effectue en 1917-1918 des escortes et des patrouilles dans le secteur de la baie de Biscarrosse[11],[12]. Cette période n’est marquée que par un évènement notable : le , le quartier-maître mécanicien Joseph Marie Courtete, né le à Berné (Morbihan), tombe dans un bassin à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et se noie accidentellement[12],[14].
Entre-deux-guerres
modifierTous les navires de classe Ardent ont survécu à la guerre. La majorité sont convertis dans les années 1920 en dragueurs de mines, avec l’ajout d’un équipement mécanique de dragage[8]. Le navire a été ainsi converti entre 1918 et 1920[3],[9]. Il remplit cette fonction dans l’entre-deux-guerres jusqu’à la fin de son service, qui eut lieu en 1927[2],[15].
L'Emporté est reclassé en 1924 comme aviso de 2e classe, mais l'année suivante, en 1925, il redevient une canonnière. Le navire est désarmé le [11],[12].
Articles connexes
modifierNotes et références
modifier- (pl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en polonais intitulé « Emporté (1916) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « EMPORTE – Canonnière », sur Service historique de la Défense (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Gardiner et Gray 1985, p. 215.
- 1 2 3 4 Labayle-Couhat 1974, p. 184.
- 1 2 « Navires de Seconde classe français », sur Seconde Guerre (consulté le ).
- 1 2 « Canonnière Dédaigneuse », sur La Marcophilie Navale Envelopmer, (consulté le ).
- ↑ Memgam, « DEDAIGNEUSE - Dragueur-canonnière », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
- ↑ Gardiner et Gray 1985, p. 215-216.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Gogin 2022.
- 1 2 3 4 Labayle-Couhat 1974, p. 180.
- 1 2 3 4 5 6 7 Capitaine Patrick, « * EMPORTÉ (1917/1927) », sur Marines de Guerre et Poste Navale (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Ar Brav, « EMPORTE - DRAGUEUR CANONNIERE », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
- 1 2 Labayle-Couhat 1974, p. 183.
- ↑ « Joseph Marie COURTETE- Mort pour la France le 22-07-1917 - Né(e) le/en 25-12-1891 à Berné (56 - Morbihan, France) », sur Mémoire des hommes (consulté le ).
- ↑ Gardiner et Chesneau 1980, p. 259.
Bibliographie
modifier- (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway’s All the World’s Fighting Ships 1906-1921, London, Conway Maritime Press, (ISBN 0-85177-245-5).
- (en) Robert Gardiner et Roger Chesneau, Conway’s All the World’s Fighting Ships 1922-1946, London, Conway Maritime Press, (ISBN 0-85177-146-7).
- (en) Jean Labayle-Couhat, French Warships of World War I, London, Ian Allan Ltd, .
Liens externes
modifier- (en) Ivan Gogin, « ARDENT 2nd class avisos (ASW gunboats) (1916 - 1917) », sur navypedia.org (consulté le ).