Encephalartos altensteinii

espèce de plantes

Encephalartos altensteinii est une espèce de Cycas de la famille des Zamiaceae. Son aire de répartition naturelle est la province du Cap-Oriental en Afrique du Sud où elle est endémique. C'est un arbre qui pousse principalement dans le biome subtropical[1].

Encephalartos altensteinii
Description de cette image, également commentée ci-après
Encephalartos altensteinii au jardin botanique d'Amsterdam
Classification GBIF
Règne Plantae
Embranchement Tracheophyta
Classe Cycadopsida
Ordre Cycadales
Famille Zamiaceae
Genre Encephalartos

Espèce

Encephalartos altensteinii
Lehm., 1834

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 04/02/1977

Cet arbre est classé comme vulnérable en raison de la destruction de son habitat, de son utilisation pour la médecine traditionnelle et de son prélèvement par les cueilleurs[2]

Description

modifier
Male cones (above) and female cones (below)

Ce Cycadaceae peut atteindre m de haut et peut être ramifié ou non. Ses feuilles sont droites ou recourbées vers l'arrière et peuvent atteindre m de longueur. Les folioles sont rigides et assez larges, avec une ou les deux marges dentées. L'absence d'aiguillons à la base de la feuille le distingue d’Encephalartos natalensis. Il comporte généralement deux à cinq cônes jaune verdâtre atteignant 50 cm de long, les écailles femelles étant couvertes de protubérances. Les cônes sont toxiques pour l'homme[3]. Les graines sont écarlates et mesurent jusqu'à cm de long[4].

Répartition et habitat

modifier

Cette espèce est répandue dans les provinces du Cap-Oriental et du Sud-Ouest du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Elle privilégie les sites côtiers, notamment les broussailles ouvertes, les pentes rocheuses abruptes et les forêts sempervirentes des vallées[5] et les rives des rivières. On le trouve également à l'intérieur des terres, à plus haute altitude, dans des sites isolés des monts Amatola[2].

L'individu poussant dans la serre aux Royal Botanic Gardens de Kew, au Royaume-Uni, est considéré comme la plus ancienne plante en pot au monde, y étant arrivée en 1775[6]. D'autres individus ont également atteint un âge avancé, celui de la serre de Lednice, en République tchèque, étant estimé entre 300 et 600 ans[7],[8].

Statut de conservation

modifier

Encephalartos altensteinii a été évalué en 2020 pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN et est classé comme vulnérable selon les critères A2acd[2].

Dénominations

modifier

Il est communément connu sous le nom de breadtree, broodboom, Cycad géant du Cap oriental ou uJobane en langue zoulou[4].

Systématique

modifier

Le nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Encephalartos altensteinii Lehm.[9].

Encephalartos altensteinii a pour synonymes[9] :

  • Bombax encephalartos J.Schust.
  • Encephalartos altensteinii var. altensteinii
  • Encephalartos altensteinii var. angustifolius Miq.
  • Encephalartos altensteinii var. distans Regel
  • Encephalartos altensteinii var. grandis Regel
  • Encephalartos altensteinii var. macrophyllus Regel
  • Encephalartos altensteinii var. parvifolius Regel
  • Encephalartos altensteinii var. semidentatus Miq.
  • Encephalartos altensteinii var. spinosior Regel
  • Encephalartos longifolius var. hookeri DC.
  • Encephalartos longifolius var. hookeri Miq.
  • Encephalartos marumii De Vreise
  • Encephalartos marumii DeVriese
  • Encephalartos marumii de Vriese
  • Encephalartos regalis W.Bull
  • Encephalartos vroomii Mast.
  • Zamia altensteinii (Lehm.) Heynh.
  • Zamia glabra J.Schust.
  • Zamia katzeri Regel
  • Zamia katzeri Regel ex J.Schust.
  • Zamia spinosa Lodd. ex Miq.
  • Zamia vernicosa Anon.
  • Zamia vernicosa Mast.
  • Zamia vroomanii Gentil

Étymologie

modifier

Le nom de genre Encephalartos vient du grec enkephalos « qui est dans la tête, coeur de palmier » de képhalé « tête » et artos « pain ». L'amidon extrait de la tige est consommé en Afrique[10].

Son épithète spécifique « altensteinii » commémore Altenstein, chancelier allemand du XIXe siècle et mécène de la science[11].

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Références

modifier
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Encephalartos altensteinii » (voir la liste des auteurs).
  1. POWO. Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le .
  2. 1 2 3 (en) « Eastern Cape Cycad, Encephalartos altensteinii », sur IUCN Red List, (consulté le )
  3. .Deneys Reitz. Commando: A Boer Journal Of The Boer War, chapter 22, "Moss-Troopers", first published by Faber and Faber in Great Britain in 1929, (ISBN 0-571-08778-7)
  4. 1 2 (en) E. Palmer et N. Pitman, Trees of Southern Africa, Cape Town, 1972.
  5. « Encephalartos altensteinii » [archive du ], sur plantnet.rbgsyd.nsw.gov.au (consulté le )
  6. Katy Avis-Riordan, « Meet the oldest pot plant in the world », sur Royal Botanic Gardens Kew (consulté le )
  7. « Encephalartos Altensteinii in Lednice Chateau Greenhouse », sur Cykasy - Czech cycads (consulté le )
  8. R. J. Hodgkiss, « The Cycad page – Cycadaceae, Stangeriaceae, Zamiaceae », sur The Succulent Plant page
  9. 1 2 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
  10. Michel Chauvet, Etymologia botanica, Mèze, Biotope, , 794 p. (ISBN 978-2-3666-2-319-2), p. 275
  11. « Encephalartos altensteinii () description », sur www.conifers.org (consulté le )