EncroChat

entreprise de service de télécommunications chiffrées néerlandaise

EncroChat est une entreprise de service de télécommunications chiffrées néerlandaise. Utilisée notamment pour des activités criminelles, elle fait l'objet d'une enquête des autorités judiciaires et policières anglaises, françaises et néerlandaises en 2020. À la suite de la découverte de l'infiltration des autorités dans leur système qui permet la lecture des échanges de certains de leurs utilisateurs, l'entreprise cesse ses activités en .

EncroChat
logo de EncroChat
Logo d'EncroChat.

Création Vers [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition juin 2020
Siège social Amsterdam
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Activité télécommunication
Produits EncroPhone
Site web encrochat.network et encrophone.com

Chiffre d'affaires 70 Millions

Solutions et fonctionnalités

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Lors de son activité, EncroChat propose des téléphones android enrichis d'une surcouche logicielle de chiffrement basée sur les technologies OTR, PGP et ZRTP[2]. L'entreprise rend physiquement inopérant le GPS, le port USB, la webcam ou le micro des téléphones qu'elle commercialise afin de limiter les risques de « pistage »[3]. Les messages chiffrés ne transitent pas par le réseau téléphonique mais par des serveurs hébergés en France[3] à Roubaix chez OVH[4],[5],[6]. Le mot de passe fait plus de quinze caractères[7] et un téléphone EncroChat ne peut dialoguer de façon chiffrée qu'avec un autre appareil de même marque, permettant ainsi la multiplication des ventes[5]. Aucun lien ne permet de rattacher une carte SIM ou un téléphone à la clientèle[8]. Les messages et les données utilisateur sont enregistrées dans des tables Realm[9].

Les EncroPhones sont livrés avec cinq modules[2] : le téléphone est d'apparence anodine, présentant un OS Android classique. L'astuce est que cet OS "normal" cohabite avec « EncroChat OS ». Ce double système d'exploitation permet de rendre plus discrètes les fonctionnalités de chiffrement en simulant un téléphone normal. De plus, une fonctionnalité de « wipe out » permet la suppression des messages EncroChat via un code PIN dédié si le téléphone doit être "blanchi" en urgence[10], la même fonction est accessible à distance au revendeur[8]. Le service de mise à jour automatique du téléphone se nomme « EncroChat Over-the-Air » (OTA). « EncroChat » est l'application de messagerie chiffrée ; « EncroTalk », l'application de VOIP chiffrée ; et « EncroNote », l'application de notes chiffrées. Le service après-vente est assuré 24h/24[10].

L'entreprise commercialise des téléphones de la marque espagnole BQ[11] modèle Aquaris X, Aquaris X2[5] et Aquaris X3[9], sous le nom de Carbon Units[5]. Chaque téléphone transformé par l'entreprise ressemble au premier abord à un appareil standard et peut également être utilisé comme tel[5]. Ce Carbon Units est commercialisé plus de 1 000  auxquels il faut ajouter un abonnement de plus de 3 000  par an[2] (300 à 800 euros par mois[7]). L'accès à la partition chiffrée du téléphone est protégé par une puce crypotgraphique et un mot de passe, le déchiffrement est imposible une fois la puce déssoudée ou sans le mot de passe, et le contenu est supprimé après 20 échecs[9].

Pour rester dans la légalité et justifier son business model, l'entreprise affirme alors vendre des téléphones pour les journalistes et les activistes craignant de se faire espionner[7]. Cependant, une estimation de la justice française avance que la quasi-totalité des usagers sont des criminels[12],[10]. Le principal revendeur pour l'Amérique du sud et centrale est l'entreprise RodTele qui se dit installée à Vancouver, d'autres revendeurs sont installés en Europe[8].

D'après la police anglaise, lorsque l'entreprise tombe en , elle compte 60 000 clients dont 10 000 en Grande-Bretagne[13],[8].

Histoire

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En , une rencontre a lieu à Calgary entre Paul Krusky et Geoff Green. Geof Green a créé Mynt, un système de paiement a money devenu Myntex Inc, qui vend des téléphones BlackBerry avec un système PGP intégré. Paul Krusky présente l'application alors nommée Esocrypt qu'il a développé pour son entreprise Esoteric Communications Inc, basée au Panama, et nommée dans android com.esocrypt.chat.app.im. Elle est basée sur Off-the-Record et une version d'Android développée par Guardian qui permet de charger un système fantoche et, dans un espace chiffré, le système d'exploitation réel après la saisie d'un code de démarrage. Il explique que son application peut être installée sur n'importe quel téléphone à faible coût[9]. Les téléphones peuvent envoyer des messages et des images, saisir des notes et effectuer des appels occasionnellement, mais pas utiliser Google, Netflix, ou écouter de la musique[9] Ces messages sont supprimés automatiquement au bout d'un délai choisi par l'utilisateur[9]. La messagerie des téléphone est utilisée par les criminels en ne faisant jamais référence à des identités réelles, les remplaçant par des pseudosnymes, et les messages sont automatiquement supprimés au bout de 14 jours. Paul Krusky a alors 50 clients, il offre alors un Raspberry Pi qu'il utilise pour convertir les téléphone Android en téléphones EncroChat[9].

Le , EncroChat annonce la publication de la version 115 de son système d'exploitation. Parmi les nouvelles fonctionnalités annoncées, le double système d'exploitation, des mises à jour automatiques et le support en sept langues[14].

En 2016, Green a une clientèle EncroChat de plusieurs centaines de personnes, qui paye annuellement 5 millions de dollars. Il profite de l'arrêt d'Ennetcom par les autorités néerlandaises pour proposer EncroChat comme solution de remplacement pour une communication chiffrée. Krusky annule alors leur accord en annonçant que EncroChat a été vendu, le téléphone de Green est effacé à distance et son portail de vente est bloqué[9].

Entre 2016 et 2018, plusieurs vidéos anonymes apparaissent sur YouTube, probablement initiées par des concurrents d'EncroChat. Elles pointent notamment des dysfonctionnements des téléphones (non suppression de messages après plusieurs erreurs de mot de passe, accès à des éléments non chiffrés du téléphone par exemple)[15]. Pourtant, les trafiquants ont une confiance aveugle en ce système[12].

En 2019, les téléphones EncroChat utilisent des modèles X et X2 de la marque BQ Aquaris, vendus par l'entreprise espagnole Mundo Reader S.L., avec le système Android 8 nommé Oreo, que Mundo appelle « Zangya ». Les téléphones Google sont régulièrement mis à jour mais les téléphones EncroChat utilisent toujours la version « Zangya » datant du [9].

En , certains utilisateurs se plaignent à EncroChat de la perte de la fonction d'urgence d’effacement total du téléphone. L'entreprise découvre un malware puis diffuse une mise à jour en peu de temps, mais ce malware ne disparaît pas[5].

Dans la nuit du 12 au , les utilisateurs de téléphone EncroChat sont informés que leur téléphone a potentiellement été compromis, incitant les utilisateurs à détruire leur terminal[16] : « Nous ne pouvons plus garantir la sécurité. Nous vous conseillons de les éteindre et de vous en débarrasser immédiatement »[7],[n 1]. À la suite de ce message, le magazine Vice annonce le « la fin d'EncroChat »[17]. L'entreprise cesse son activité et les responsables, inconnus, sont en fuite[7],[5].

Le , l'entreprise connaît une médiatisation posthume lors de la conférence de presse organisée conjointement par Eurojust, Europol, la Gendarmerie française et la police néerlandaise[18].

En 2022, Paul Krusky est arrêté en République dominicaine où il vit avec son épouse avant d'être extradé vers la France où il est emprisonné. Il est accusé d'être l'un des dirigeants d'EncroChat et son développeur principal, ainsi que de trafic drogue, blanchiment d'argent aggravé, complicité de crime organisé, possession illégale d'armes et commerce illégal de dispositifs cryptographiques. Son procès se tient à Lille où il est défendu par Antoine Vey, l'avocat qui a défendu le dirigeant de WikiLeaks Julian Assange dans de son procès d'extradition vers les États-Unis[8].

Utilisation par des organisations criminelles

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Les premiers exemplaires de ce type de téléphone sont retrouvés aux Pays-Bas lors d'une perquisition en 2017, à l'encontre des organisations criminelles de la Mocro Maffia[19]. Dès l'année suivante, les autorités néerlandaises et françaises coopèrent et trouvent une première faille[7]. En 2018, un téléphone EncroChat est saisi lors d'une perquisition chez Mark Fellows, dans le cadre des enquêtes du meurtre de John Kinsella. La localisation du téléphone est l'un des éléments qui permet aux autorités anglaises de le condamner[20],[21].

En Espagne, ces téléphones sont utilisés par des personnalités du trafic de drogue comme Sito Miñanco ou Jorge Palma[22]. EncroChat est d'ailleurs surnommé « le WhatsApp des trafiquants de drogue »[23].

En , la police néerlandaise indique avoir identifié 19 laboratoires de drogues synthétiques, saisi 8 tonnes de cocaïne et près de 20 millions d’euros grâce aux informations collectées lors de l'infiltration de l'opérateur[24]. À la même époque, la police anglaise indique avoir arrêté 746 personnes et saisi 54 millions de livres en cash, 77 armes et plusieurs tonnes de drogue à la suite de l'infiltration de l'opérateur par les autorités françaises[25]. En tout, une vingtaine de polices européennes profitent des informations récupérées[12].

Le magazine Vice.com révèle que le cartel de Sinaloa était équipé en téléphone EncroChat d'après des documents du Federal Bureau of Investigation (FBI)[26]. Les enquêteurs découvrent également qu'Encrochat est utilisé par l'italien Raffaele Imperiale (dont le pseudonyme était opentiger) pour échanger avec son comptable (nommé sur l'application mightywood). Près de 7 millions de revenus annuels illégaux sont mis à jour ce qui conduit à leur arrestation[27].

La police hollandaise publie un communiqué le indiquant qu'EncroChat est utilisé pour des « fuites d'informations policières vers des organisations criminelles », actes qualifiés de « corruption »[28].

Le , le procureur de Thionville communique sur l'arrestation d'une personne vivant à Hayange et la saisie de plusieurs kilos d'héroïne et de cocaïne. Le procureur a indiqué que cette opération a été rendue possible par l'exploitation de données provenant d'EncroChat[29].

Les mois suivant l'arrêt du service chiffré, les interpellations ayant pour source l'intrusion dans EncroChat continuent en Europe avec la saisie de quantité de drogue, véhicules, armes ou argent[23]. De par le volume d'informations à traiter, certaines enquêtes sont toujours en cours plusieurs mois après[7]. Mais de nouveaux réseaux chiffrés apparaissent entre temps[7].

En 2020, les 6 558 arrestations ont donné lieu à la réquisition de 7 134 années d'emprisonnement, 154 millions d'euros de gel d'avoirs, 739,7 millions d'euros en liquide, plus de 30 millions de pilules de drogues, 103,5 tonnes de cocaïne, 3 tonnes d'héroïne, 923 armes, 68 explosifes, 271 maisons, 971 véhicules, 83 bateaux et 40 avions[8].

Infiltration par la Gendarmerie française

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En 2019, après l'annonce de la faille de sécurité Bad Binder par Maddie Stone, le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) français demande à la justice de faire une copie des serveurs opérés par OVH à Roubaix. 71 machines virtuelles concernant 33 sous-domaines 66 134 cartes SIM. L'exploitation de la faille Bad Binder nécessite la compromission du téléphone par un malware ou par la navigation sur un site compromis, ce qui est impossible sur EncroChat puisqu'aucun navigateur web n'existe et que seule l'installation d'application EncroChat est permise. La mise-à-jour des téléphones se fait de manière invisible et à chaque connexion par le serveur update.encrochat.ch sous juridication française[9].

Le , la gendarmerie nationale annonce à EuroJust à La Hague qu'elle a découvert une vulnérabilité qui lui permet de télécharger des données des téléphones vers leurs serveurs en temps réel. Une attaque est planifiée par le Service Technique National de Captation Judiciaire (STNCJ) le sans détailler son fonctionnement à leurs partenaires européens. Elle prévoit une réplique du serveur de mise à jour basée sur la copie effectuée par la justice et un équilibreur de charge pour basculer temporairement le trafic du serveur officiel vers la réplique. Finalement, après plusieurs erreurs, l'attaque se déroule le et inclut le gel du serveur par OVH l'après-midi. Dès le lendemain, les téléphones infectés envoient leurs fichiers à un serveur sur une adresse IP attribuée à EncroChat, pour un total de 32 014 téléphones sur les deux mois suivants, permettant de suivre en temps réel les déplacement des téléphone EncroChat. La plupart des implantations échouent et recommencent les jours qui suivent. Le , une attaque exploitant une nouvelle vulnérabilité est organisée pour infecter les nouveaux téléphones X3 ou « carbone » et échoue en se révélant à EncroChat[9].

Un message diffusé par EncroChat en indique que les autorités françaises ont pris le contrôle, pendant au moins 30 minutes, de serveurs hébergés en France gérant au moins les noms de domaine utilisés par EncroChat. Elles diffusent ainsi, via le service « Over-the-Air », une mise à jour du système d'exploitation de l'opérateur contenant un « logiciel de captation ». Au moins la moitié des terminaux EncroChat européens peuvent ainsi être infiltrés[16]. Ce « malware légal » permet à la Gendarmerie de collecter non seulement les informations liées à la géolocalisation des appareils lorsqu'elle est active, mais également accès aux messages échangés et aux mots de passe, ainsi qu'aux informations liées aux points d'accès Wi-Fi avoisinants les téléphones[30].

Les autorités françaises indiquent qu'au moins quatre services de la Gendarmerie française participent à cette infiltration : le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), le Service central de renseignement criminel (SCRC), le bureau des systèmes d'information et d'investigation (BSII), le laboratoire Informatique électronique de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN)[18],[31]. La DGSI aurait également participé à l'opération[24]. À partir de , une cellule nationale d'enquête est créée. L'opération, centralisée à Pontoise, est nommée « Emma 95 »[32]. Les données, issues de la captation, sont exploitées par une soixantaine de gendarmes analystes[18]. « Nous avons eu le sentiment d'entrer, tel l'homme invisible, dans un salon international de trafiquants de stupéfiants », précise la Gendarmerie[7], « c’est comme si nous étions à la table des criminels » expliquent de leur côté les Néerlandais[12]. 60 000 utilisateurs sont ainsi espionnés durant plusieurs mois et une centaine de millions de messages collectés ; les usagers se sentant largement en sécurité, tous les détails du trafic sont là : lieux, noms, clients, dates, ainsi que la localisation de personnes recherchées[7],[5]. En parallèle, la Gendarmerie met à disposition des usagers d'EncroChat une boîte mail permettant de demander l'effacement de données personnelles, mais aucun utilisateur ne se manifeste[7],[5].

Cette opération est qualifiée par le magazine Vice comme étant « l'une des plus importantes, sinon la plus importante, opérations massives de piratage institutionnel »[30].

Si cette infiltration a permis aux polices européennes de collecter beaucoup d'informations sur des organisations criminelles, en Angleterre, la judiciarisation de certains cas semble compliquée : la police londonienne a ainsi vu ses accusations rejetées par la justice faute de liens matériels entre les messages EncroChat interceptés et les accusés[33]. Par la suite, plusieurs recours sont faits contre l'enquête française, ils se basent notamment sur le fait que tous les utilisateurs de la plateforme ont été visés par la collecte de données alors que les écoutes sont censées viser des individus dans des contextes particuliers[34]. En , le Conseil constitutionnel valide le secret défense qui protège ces outils de captation[35]. En , la justice brittanique ordonne une analyse d'un téléphone EncroChat infecté[9].

En , des journalistes d'investigations expliquent qu'une entreprise tchèque Invasys a analysé le logiciel utilisé par la gendarmerie nationale à la demande d'un tribunal de Londres, malgré les réticences de la France à révéler son fonctionnement. Celui-ci est basé sur un logiciel libre souffrant de plusieurs failles et mal écrit, selon l'analyse tchèque, et l'exploitation d'une vulnérabilité zero-day Bad Binder apparue en 2017 et qui est restée non corrigée sur 2,5 milliards jusqu'à ce qu'elle soit dévoilée par Maddie Stone le , et a aussi été exploitée par le logiciel Pegasus de NSO[36],[9]. L'entreprise Invasys a indiqué que la copie des 71 serveurs faits par la gendarmerie nationale et qui lui a été livrée a été manipulée, détruite et corrompue à des endroits critiques pour comprendre le système, apparemment volontairement. Au début de l'année 2025, elle a récupéré 70 % des logiciels envoyés par les autorités françaises qu'elle considère comme « extrêmement peu sophistiqués » et aisément détectable, mais il donne un accès total au téléphone, permettant d'en modifier le contenu bien que le seul moyen de savoir si ce droit à a été exploité est la transparence des forces de police selon l'entreprise. Ces programmes pouvaient aussi être supprimés à distance, sans qu'il soit possible de savoir si cette fonction a été exploitée. Un expert indique qu'EncroChat a été la première à réussir à retirer les logiciels implantés avant la fermeture du réseau. Le trafic réseau et la charge engendrée par ces logiciels étaient par ailleurs importants et détectables[9]. Si les messages ont été obtenus par l'interception sur un serveur, alors cela invaliderait les procédures en cours en Grande-Bretagne, mais aucun indice d'une telle collecte n'a été mentionné dans le rapport d'Invasys[9].

Conséquences de la fermeture du service

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À la suite de la fermeture du service de messagerie (en ), puis (en ) du service de messagerie cryptée Sky ECC[37], les utilisateurs se sont « massivement » orientés vers une messagerie concurrente, AN0M.
En , la police australienne et le FBI ont révélé que cette messagerie était un « pot de miel pour criminels », en réalité créé et piloté par ces deux polices pour écouter des criminels (sur la base d'une messagerie démantelée en 2018 : Phantom Secure (en))[38],[39]. Selon Interpol, le FBI a pu intercepter sur cette plate-forme Anom 27 millions de messages, qui ont notamment montré que l'Union européenne était concernée par le blanchiment d'argent de groupes criminels, via l'achat de biens immobiliers dans certaines villes européennes au détriment de la société, de l'économie et de l'État de droit, qui pâtissent de ces connexions entre grandes sociétés légales et pègre criminelle[37].

Notes et références

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  1. Message original : « Today we had our domains seized illegally by governement entities. They repurposed our domain to launch an attack to compromise carbon units. With control of our domain they managed to launch a malware campaign against the carbon to weaken its security. Due to the level of sophistication of the attack and the malware code, we can no longer guarantee the security of your device. We took immediate action on our network by disabling connectivity to combat the attack. You are advised to power off and physically dispose of your device immediately. Period of compromise was about 30 minutes and the best we can ascertain was about 50% of the carbon devices in Europe (due to the Updater schedule). »[6]

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Violette Lazard, « Hackers contre dealers », L'Obs, no 2924, , p. 56-57 (ISSN 0029-4713, lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Matthieu Audibert, « La pénétration du droit pénal dans l’espace privé. La captation de données informatiques », Archives de politique criminelle, vol. 43, no. 1, 2021, pp. 91-103. (lire en ligne)

Articles connexes

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