Engebaud de Preuilly
Engebaud de Preuilly ou Engebaud de Vendôme, mort en , est un ecclésiastique français, archevêque de Tours de 1147 à sa mort.
Biographie
modifierFamille
modifierEngebaud de Preuilly ou plutôt de Vendôme appartient à un lignage important du Vendômois[1],[2],[3], la famille de Vendôme[1]. Il est apparenté à l'évêque du Mans Vulgrin de Vendôme[1].
Selon Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Engebaud est le fils du comte de Vendôme Geoffroy II de Vendôme[4]. Raoul de Saint-Venant puis Dominique Barthélemy soulignent que c'est une erreur[5],[6],[7] : Engebaud est en fait le fils de Geoffroy Payen de Vendôme et le frère de Barthélemy de Vendôme, de Vulgrin II et de Marie, épouse de Haimeri Gaimard, seigneur de Lavardin[6],[8].
Carrière
modifierEngebaud est d'abord chanoine du chapitre cathédral de Tours[7],[2],[3] vers 1130, puis prévôt[7],[2] (vers 1116/1132), préchantre (en 1141)[7] et trésorier de ce chapitre[6],[7],[3].
Il est élu archevêque de Tours en 1147[7],[9],[3]. ou 1148[6], succédant à Hugues d'Étampes[4],[9]. L'élection d'Engebaud est une victoire de l'influence du roi de France Louis VII le Jeune[3].
En 1149, Engebaud règle définitivement le litige entre l'évêché d'Angers et l'abbesse de Fontevraud Pétronille de Chemillé, conflit que le prédécesseur d'Engebaud, Hugues d'Étampes, avait déjà apaisé en 1145 par un accord[10]. Il approuve en 1153 la fondation de l'abbaye de Beaugerais[11].
Engebaud est archevêque de Tours jusqu'à sa mort en 1156[8],[9], au mois de septembre[9]. Josse ou Joscion lui succède[4].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Barthélemy 1993, p. 714.
- 1 2 3 Foulon 2008, p. 159.
- 1 2 3 4 5 Jean-Hervé Foulon, « De la difficulté à discerner le vrai du faux : enquête sur les premiers privilèges pontificaux d’exemption de l’abbaye de Marmoutier (1087-1145) », Journal des savants, vol. 2, no 1, , p. 197–253 (DOI 10.3406/jds.2022.6464, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Carré de Busserolle 1880, p. 10.
- ↑ Raoul de Saint-Venant, « Étude sur les comtes de Vendôme de la maison de Preuilly », Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, vol. 49, , p. 144-172, 183-208 (lire en ligne).
- 1 2 3 4 de Saint-Venant 1913, p. 464.
- 1 2 3 4 5 6 Barthélemy 1993, p. 771.
- 1 2 Barthélemy 1993, p. 772.
- 1 2 3 4 Foulon 2008, p. 606.
- ↑ Jean-Marc Bienvenu, « Le conflit entre Ulger, évêque d'Angers, et Pétronille de Chemillé, abbesse de Fontevrault (vers 1140-1149) », Revue Mabillon, t. LVIII, no 248, , p. 113-132 (lire en ligne).
- ↑ Michel Bourderioux, « L'abbaye de Baugerais (Loché-sur-Indrois) », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, vol. 40, , p. 961-1002 (lire en ligne).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Dominique Barthélemy, La société dans le comté de Vendôme de l'an mil au XIVe siècle, Paris, Fayard, , 1118 p. (ISBN 978-2-213-03071-5).
- Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Engebaud de Preuilly », dans Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. III, Tours, Société archéologique de Touraine, coll. « Mémoires de la société archéologique de Touraine » (no 29), (lire en ligne), p. 10.
- Jean-Hervé Foulon, Église et réforme au Moyen âge : Papauté, milieux réformateurs et ecclésiologie dans les Pays de la Loire au tournant des XIe – XIIe siècles, Bruxelles, De Boeck, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge » (no 27), , 698 p. (ISBN 9782804159641, lire en ligne).
- Raoul de Saint-Venant, « Engebaud », dans Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois, vol. 1 : A-E, Blois, Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, (lire en ligne), p. 464.