Liste des abbesses de Fontevraud
La liste des abbesses de l'abbaye de Fontevraud comporte les noms des 36 abbesses en titre qui ont dirigé cette abbaye double de 1115 à 1792.
L'abbaye de Fontevraud, maison-mère de l'ordre de Fontevraud fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, est d’abord dirigée par lui-même, assisté d’une grande-prieure — la première étant Hersende de Champagne, la seconde Pétronille de Chemillé. Robert d'Arbrissel décide qu’après sa mort hommes et femmes de l'abbaye obéiront à une abbesse. "Si le mode de nomination des Abbesses de Fontevraud n’a pas suivi la règle originale de l’élection, les faits montrent que le choix royal a été normalement heureux, du moins pour l’Ordre de Fontevraud car il y eut quelques nominations scandaleuses dans d’autres abbayes"[1].
Tout comme la première grande-prieure, Hersende de Champagne, les abbesses ont toutes appartenu au milieu aristocratique. Parmi elles, on trouve quatorze princesses, dont cinq de la famille des Bourbons.Il est sans doute possible de dire de toutes ces Abbesses Elles vécurent pieusement, gouvernèrent paisiblement, et moururent saintement[2].
Liste des abbesses
modifierListe dressée grâce aux ouvrages :
- L’Abbaye de Fontevrault de 1868[3] ;
- Recherches historiques sur la ville d’Angers, ses monuments et ceux du Bas-Poitou. Tome 22 de 1846[4].
- 1115- : Pétronille de Chemillé († 1149). Nièce du donateur du site de la Roë, première fondation de Robert d'Arbrissel. (Veuve du baron de Chemillé ?). Grande-prieure à la suite d'Hersende de Montsoreau ou de Champagne décédée en 1212 du vivant de Robert d’Arbrissel, elle devint abbesse à la mort de celui-ci dont elle veilla qu'il fut inhumé dans le chœur de l'église abbatiale, à droite du maître-Autel, emplacement fort honorable, mais peu propice à l'accomplissement de miracles publics puisque situé à l'intérieur de la clôture[5].
- 1149-1155 : Mathilde d'Anjou († 1155). Fille de Foulques V d'Anjou et d'Erembourg du Maine. Tante paternelle du futur roi d'Angleterre Henri II, elle épousa à l’âge de 10 ans Guillaume Adelin, fils du roi d'Angleterre Henri Ier et oncle maternel d'Henri II[5]. Devenue veuve avant d’avoir atteint l’âge de 15 ans, elle se retira dans l'abbaye de Fontevraud, dont elle fut d'abord Grande-Prieure avant d'en être élue abbesse âgée de 43 ans.
- 1155- : Audeburge de Hautes-Bruyères (1140-1180). Elle fonde, en 1177, le prieuré d'Ambresburg (Amesbury), près de Stonehenge[5] et fut choisie par Mathilde pour être Grande-Prieure.
- 1180- : Gilles ou Gillette[5]. Elle accueillit en l'abbaye le corps du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt, décédé dans la forteresse royale de Chinon
- 1189- : Mathilde II de Flandre. Fille de Thierry d'Alsace et de Sibylle d'Anjou (qui était la sœur de l'abbesse Mathilde d'Anjou). Elle accueillit un morceau de la vraie Croix offert par Richard Cœur de Lion (fils d'Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine).C'est sous son abbatiat également qu'Henri II fut inhumé en l'abbaye royale. Mathilde II de Flandres était la nièce de la seconde Abbesse Mathilde d'Anjou[5].
- 1194- : Mathilde III dite de Bohême. [Fille de Mathilde de Bohême et de Hubert le Grand[5] ?] [Certains l'assimilent à Mathilde de Carinthie, comtesse de Blois - l'abbesse Marie de Blois qui suit serait alors sa fille - mais les dates sont en discordance : cf. Dictionnaire de l'Ordre de Fontevraud ; Michel Melot : Les abbesses bâtisseuses 2007, p. 285, en ligne sur Persée]. Fut d'abord prieure du prieuré de Wariville.C’est sous son abbatiat que Richard Cœur de Lion, Jeanne d'Angleterre (plutôt qu'Isabelle) et Aliénor d'Aquitaine furent inhumés dans la nécropole dynastique des Plantagenêts qu'était devenue l'abbaye royale.
- 1207- : Marie de Blois (1128-1190) dite aussi Marie de Champagne. Fille de Thibaut IV de Blois dit le Grand, comte de Champagne et de Blois, et de Mathilde de Carinthie. Sœur d'Ala, mère de Philippe-Auguste. Après la mort de son mari Eudes II de Bourgogne, Marie prit le voile en l'Abbaye royale, la gouverna pendant treize mois et y mourut (selon la liste exposée dans l’abbaye)[6].
- 1208- : Alix de Bourgogne (1146-1209). Fille d'Eudes II de Bourgogne et de la précédente abbesse, Marie de Blois. Veuve d'Archambaud de Bourbon, puis d'Eudes de Déols, seigneur de Châteauroux. Après ce second veuvage, elle trouva refuge à Fontevraud où elle succéda pour un court abbatiat à sa mère l’abbesse Marie de Champagne[7].
- 1207-1218 : Alix de Bretagne, fille de Berthe de Bretagne et d'Eudon II de Porhoët[8], première des trois princesses de Bretagne qui ont gouverné l'Ordre, élevée à la cour d'Angleterre. Morte deux ans après avoir quitté son abbatiat.
- 1218-1228 : Berthe, qui fut au préalable Grande Prieure de l'Ordre. Le bourg lui doit l'édification de la chapelle funéraire Sainte Catherine, initialement lanterne des morts du cimetière.
- 1228-1244 : Alix (Adélaïde, Adèle) de Blois, fille de Thibaut V de Blois dit le Bon et d'Alix de France, elle-même fille du roi Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine ; cousine germaine de Blanche de Castille (la mère de saint Louis étant, par sa mère Aliénor d'Angleterre, une petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II d'Angleterre : ainsi, tous les rois de France ultérieurs descendent d'Henri II d'Angleterre et Aliénor), elle fut résidente à la Cour d'Angleterre jusqu'à l'âge de vingt ans, et prit le voile à Fontevraud avant d'en devenir Grande Prieure puis Abbesse[9].
- 1244-1265 : Mabile de la Ferté (ou de Blois). Événement peu fréquent dans l'histoire de l'Ordre, au début de son abbatiat, le nombre de religieuses ne dépassait pas 500.
- 1265-1276 : Jeanne de Dreux (ou de Braine). Fille de Robert II, comte de Dreux et de Braine, elle dut, face aux critiques des Moniales - qui la trouvaient trop rigide - et des Moines - désireux de plus d'indépendance -, quitter l'abbaye royale pour se retirer dans le prieuré anglais d'Amesbury.
- 1276-1284 : Isabeau d'Avoir se heurta, elle aussi aux velléités d'indépendance des moines qui goutaient peu d'être placés sous les ordres d'une femme.
- 1284-1304 : Marguerite de Pocey (de Pocé en Anjou, plutôt que de Pocé en Touraine/de Brenne), fait déposer le cœur du roi d'Angleterre Henri III (fils de Jean sans Terre, lui-même fils d'Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, et frère de Richard Cœur de Lion) dans le cimetière des Rois.
- 1304-1342 : Aliénor de Bretagne, fille de Jean II et de Béatrice d'Angleterre (fille d'Henri III). Abbesse de Fontevraud, elle prit le voile à l’âge de six ans, gouverna l’Ordre pendant 38 ans, et mourut âgée de 68 ans. Elle lègue à l'abbaye le Graduel d'Aliénor de Bretagne, graduel qui est actuellement conservé à la bibliothèque Francophone municipale de Limoges (B.F.M.)[10],[11].
- 1342- : Isabelle (Isabeau) de Valois. Fille de Charles de Valois et de Catherine de Courtenay, donc demi-sœur du roi Philippe VI. D’abord religieuse à Poissy avant d’être abbesse de Fontevraud pendant sept ans.
- 1349- : Théopheine (Théopheigne) de Chambon (des princes de la Combraille), maison alliée aux comtes d'Auvergne et de Boulogne.
- 1353-1372 : Jeanne de Maugey connut des débuts d’abbatiat qui la virent contestée par le « petit troupeau » dont elle avait la charge et qui en appela à la Cour de Rome. Le pape Innocent VI l’ayant confirmée dans ses fonctions, elle reprit le sceptre abbatial pendant 19 ans.
- 1372- : Alix ou Adélaix de Ventadour.
- 1373-1393 : Éléonore ou Aliénor de Parthenay.
- 1393- : Blanche d'Harcourt, fille de Jean VI d'Harcourt et de Catherine de Bourbon, et cousine germaine du roi de France Charles VI (dont la mère est Jeanne de Bourbon). Elle fut d'abord religieuse à l'abbaye Notre-Dame de Soissons lorsqu'elle fut demandée pour succéder à Aliénor de Parthenay.
- - : Marie d'Harcourt[12], cousine germaine de la précédente. Après son décès, Blanche de Craon, Grande-Prieure, administra l’Ordre jusqu’à l’élection de Marguerite de Montmorency. | [1431-1434 : Marguerite de Montmorency-Beaussault, sœur d'Hugues et tante de l'abbesse Marie de Montmorency qui suit ; abbesse non reconnue par le pape Eugène IV, elle mourut peu après son élection (schisme abbatial), mais cela suffit pour que des désordres se produisent dans l’Abbaye[13],[14]].
- 1451- : Marie de Montmorency, fille d'Hugues de Montmorency-Beaussault (cf. Père Anselme, t. III, p. 623). Elle gouverna l'Ordre pendant cinq ans.
- 1457- : Marie de Bretagne[15], fille de Richard d'Étampes, seigneur de Clisson, et de Marguerite d'Orléans-Vertus ; cousine germaine du futur roi de France Louis XII et tante d'Anne de Bretagne.
- 1477- : Anne d'Orléans (1464-1491), sœur du roi de France Louis XII. Fit ses vœux de profession solennelle en 1483. L’église des moniales du prieuré de Guesnes lui doit une chapelle latérale décorée d’une clef de voûte à ses armes (écartelé d’Orléans, de Clèves, de Milan et de La Marck : Orléans pour son père le poète, Clèves et La Marck pour sa mère, Visconti de Milan pour sa grand-mère paternelle)[16].
- 1491- : Renée de Bourbon (1468-1534)[17]. Fille de Jean VIII de Bourbon-Vendôme et d'Isabelle de Beauvau (cf. descendance de Saint-Louis.). Prit l’habit à Saintes dès qu’elle eut 8 ans. L’Abbesse Anne d’Orléans, qui la fit venir en l’Abbaye, lui fit faire sa profession. Élue abbesses à Trinité de Caen en 1490. Âgée de 22 ans, elle revint en l’abbaye royale en 1523 pour y être élue Abbesse[18], dont elle fut une des grandes, dite la perle de Fontevraud[19] et la première des cinq Abbesses de Bourbon qui se succédèrent de tante à nièce de 1491 à 1679. Ce fut une abbesse bâtisseuse (mur de clôture, reconstruction partielle du cloître du Grand Moutier).
- 1534- : Louise de Bourbon (1495-1575). Fille de François de Bourbon-Vendôme (fils du comte Jean VIII) et de Marie de Luxembourg.
- 1575-1611 : Éléonore de Bourbon (1532-1611). Tante du roi Henri IV, fille de Charles IV de Bourbon (fils du comte François) et de Françoise d'Alençon, et sœur d'Antoine de Bourbon — duc de Vendôme et roi de Navarre, père d'Henri IV. Erection de la chapelle Notre-Dame de Pitié à Fontevraud sous son règne en 1579 (cf. Patrimoine Pays de la Loire)
- 1611- : Louise de Bourbon-Lavedan (1548-1637), dite Louise II, descendante de Charles de Bourbon-Lavedan, lui-même fils naturel du duc Jean II de Bourbon.
- 1637- : Jeanne-Baptiste de Bourbon (1608-1670). Fille légitimée d'Henri IV et de Charlotte des Essarts, comtesse de Romorantin. Demi-sœur de Louis XIII, elle fut la dernière abbesse des Bourbon (cf. descendance de Henri IV). Ce fut une femme d'autorité s’octroyant le titre de "Chef et Générale de l'abbaye et de l'Ordre de Fontevraud" et de haute spiritualité. Elle fut aussi une bâtisseuse décidant de la rénovation du chœur de l'église abbatiale. La grande grille enveloppée de draperies greffées sur un arc triomphal sépare la nef du chœur, le monde profane du monde sacré. Elle ne s'embarrasse pas de principes lorsqu'elle décide d'envoyer deux de ses religieux vers l'abbaye de la Trinité de Vendôme avec mission d'y détruire tout document concernant Robert d'Arbrissel jugé dérangeant pour l'image de Fontevraud.
- 1670- : Marie-Madeleine de Rochechouart (1645-1704), dite la reine des abbesses, sœur de Madame de Montespan.
- 1704-1742 : Louise-Françoise de Rochechouart de Mortemart (1664-1742). Nièce de la précédente et fille de Louis Victor de Rochechouart de Mortemart, maréchal de France, et d'Antoinette Louise de Mesmes, fille du président au Parlement de Paris Henri II de Mesmes.
- 1742-1753 : Louise-Claire de Montmorin de Saint-Hérem, fille de l'évêque d'Aire Joseph-Gaspard de Montmorin de Saint-Hérem, abbesse de l’abbaye de Mercoire (1728), de l’abbaye de Montreuil (1739) et de l'abbaye de Port-Royal de Paris (1741). Elle fut nommée gouvernante des quatre filles de Louis XV que le roi fit élever à Fontevraud[20]. Elle participa aux débats sur le jansénisme et fit brûler tous les livres saisis dans l'abbaye[21].
- 1753-1765 : Marie-Louise de Thimbrune ou de Timbronne de Valence[22], issue d'une des plus nobles et illustres familles de la Guyenne. Religieuse du prieuré du Paravis.
- 1765-1792 : Julie-Sophie-Gillette ou Gilonne de Pardaillan de Gondrin de Montespan d'Antin (1725-1797)[23]. Arrière-arrière-petite-fille de Madame de Montespan via son seul fils légitime (cf. Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d'Antin), et arrière-arrière-petite-nièce de la reine des abbesses Marie-Madeleine de Rochechouart. Née en 1725, Julie-Sophie-Gillette de Gondrin de Pardaillan d’Antin, est l’héritière d’une grande famille aristocratique. Destinée à devenir abbesse comme deux de ses tantes, elle est éduquée à l’abbaye Royale dès l’âge de 3 ans. Excepté trois années passées à la Cour, elle a ainsi toujours vécu à Fontevraud. Elle y fut maîtresse des novices, institutrice d’une princesse royale et grande prieure associée à l’ avant-dernière abbesse Marie-Louise de Valence. Madame d'Antin quitta l'abbaye la dernière, le , chassée par les révolutionnaires[24], déguisée en paysanne. Après s'être retirée à Angers, en compagnie de quelques religieuses, où elle a prêté serment, elle mourut à l'Hôtel-Dieu de Paris assistée de l'ex-Sous-prieur de saint Jean de l’Habit (à Fontevraud) Joly-Louis-Claude Hénin, qui fut ainsi fidèle à la demande du fondateur de l’ordre Robert d’Arbrisel « Mére voilà ton fils, fils voilà ta mère » le .
Anne de Grossoles de Flamarens, ancienne religieuse du prieuré du Paravis, se trouve en 1792, en qualité de Grande Prieure à l’abbaye de Fontevraud[25]. Elle aurait dû ainsi succéder à Mme d’Antin, mais quitte l'abbaye peu avant celle-ci[26].
Armoiries des abbesses de Fontevraud
modifierUne ressource irremplaçable pour l’étude de cette question est l’ouvrage de l’abbé Édouard « Fontevraud et ses monuments » publié en 1873 par la « Grande Imprimerie Catholique de France. L’on y trouve, à compter de la page 591 jusqu’à la fin de l’ouvrage le dessin des armoiries de ses Abbesses – mais non leur blasonnement que l’on s’efforcera de compléter ci-dessous - hors celles de rang 3 et 4[27].
Les armoiries de l’Ordre de Fontevraud : « Une croix accostée d’un M et d’un J qui signifient Maria (Marie) et Johannes (Jean) devenues un sainte devant deux clefs croisées[28]
- 1re Abbesse. Mathilde d’Anjou. + 1155. D’azur à l’escarboucle d’or, au chef cousu de gueules. Armoiries de la ville de Fontevraud l'Abbaye
- 28e Abbesse. Anne d’Orléans. + 1491 Écartelé d’Orléans, de Clèves de Milan et de La Marck.
- 31e Abbesse. Éléonore de Bourbon. + 1610 ou 1611 : D’azur à trois fleurs de lys d’or au bâton péri de gueules en bande ou de France à la bande brochante de gueules.
- 34e Abbesse. Marie-Madeleine de Rochechouart. † 1704) Marie-Madeleine-Gabrielle-Adélaïde de Rochechouart de Mortemart de Vivosne, Fascé-ondé d’argent et de gueules de six pièces abaissé sous les armes de l’Ordre.
- 35e Abbesse. Louise Françoise de Rochechouart Elle porte des armes identiques à celles de Marie- Madeleine -Gabrielle (34e Abbesse) à ceci prés que la Vierge d’or des armoiries de l'Ordre sous laquelle étaient abaissées les armes de sa famille était remplacée par un clou de la passion[29].
Lieux d’inhumation des abbesses de Fontevraud
modifierPremières inhumations
modifierRobert d'Arbrissel avait défendu d’élever aucun monument et de graver aucune inscription sur la tombe des religieuses dont la sépulture devait être inconnue des sœurs. Mais ces dernières prescriptions ne furent point observées à l’égard des Abbesses. On leur éleva donc de beaux mausolées placés dans le chœur, en avant des stalles, rappelaient leur personne au physique et au moral par les inscriptions et les figures qui en faisaient l'ornement Mémorial des abbesses de Fontevraud issues de la maison royale de France, accompagné de notes historiques et archéologiques par Armand Parrot" p. 53[30].
Crypte des Abbesses (vers 1638)
modifierLa crypte des abbesses construite au milieu du chœur subsiste encore. On y descend par seize marches en pierre.Voilà ce que l’on pouvait encore écrire en 1880. Armand Parrot op. cit. p. 95. On y voyait des cercueils de plomb, sous de modestes dalles, hormis la dernière abbesse, Julie-Sophie-Gillette de Gondrin de Pardaillan d'Anlin, qui décéda à Paris le , et dont on ignore le lieu de la sépulture. Hélas, de cette crypte, il ne subsiste plus rien. Sa démolition commencée lors de la Révolution française fut reprise et achevée au début du XXe siècle par Lucien Magne pourtant Architecte en chef des monuments historiques, responsable de l’Abbaye royale de Fontevraud, en plus de ses fonctions d’ architecte du Sacré-Cœur de Montmartre, à partir de 1904. La raison de cette étonnante attitude : L’Architecte L. Magne, voulant retrouver le niveau du sol au XIIe siècle, fit effondrer la voûte de la crypte[31]. La suite des travaux n’est pas moins étrange : Ce qui restait de la crypte des Abbesses fut alors comblée par divers matériaux dont de nombreux fragments lapidaires, provenant, pour certains, du mausolée des Plantagenêts édifié lui aussi par Jeanne-Baptiste de Bourbon. Sans doute s’agit-il de ce que l’histoire connaît sous le nom de cimetière des rois[32].
Crypte archéologique (1993)
modifierCette crypte des Abbesses – dont rien ne subsiste - ne doit pas être confondue avec la crypte archéologique unique espace du XIIe siècle présentée dans son intégrité aménagée en 1993 et que l’on peut visiter.
- Renée de Bourbon, la perle des Abbesses.
- Louise de Bourbon.
- Éléonore de Bourbon.
- Louise de Bourbon de Lavedan.
- Jeanne-Baptiste de Bourbon.
- Marie-Madeleine de Rochechouart, reine des abbesses.
- Louise-Françoise de Rochechouart.
- Louise-Claire de Montmorin de Saint-Hérem
- Marie-Louise de Timbrone de Valence
- Julie-Gillette de Pardaillan d'Antin.
Notes et références
modifier- ↑ Suzanne Tunc, « De l'élection des abbesses de Fontevraud à leur nomination par le Roi », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 99, no 3, , p. 205-213 (DOI 10.3406/abpo.1992.3428, lire en ligne).
- ↑ Citation attribuée au Père Honoré Nique, Revue du monde catholique, vol. 35, p. 483.
- ↑ G. Auteur du texte Malifaud, L'abbaye de Fontevrault : notice historique et archéologique (2e éd.) / par M. G. Malifaud,... ; orné de photogr. par M. Maurice Dollé,..., (lire en ligne)
- ↑ Recherches historiques sur l'Anjou et ses monuments. Angers et le Bas-Anjou. I, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 Liste des abbesses figurant à l’intérieur de l’abbaye (voir photo).
- ↑ (« LINE B2 », geneajourney ; Comtes de Blois & de Champagne). Certains la donnent abbesse de Fontevraud en 1174 (« De quelques abbesses de Fontevraud, tour à tour », Dictionnaire raisonné de l’ordre monastique de Fontevraud fondé en 1101 par le bienheureux Robert d’Arbrissel). Certains lui donnent une sœur, Marguerite, « religieuse à Fontevraud » (« Thibault IV le Grand (1093-1151) », Les comtes de Blois, francebalade).
- ↑ « Les rois de France », sur www.roi-france.com (consulté le )
- ↑ Léopold Delisle, Mémoire sur une lettre inédite adressée à la reine Blanche par un habitant de La Rochelle (1856), p. 11.
- ↑ Il y eut confusion chez des auteurs entre Alix de Bretagne et Alix de Blois, favorisée par le fait qu'Alix, Adélaïde et Adèle sont en fait trois formes du même prénom. L'historien espagnol Martín Alvira Cabrer (IdRef), dans Fernando III : The Sword and the Cross, chap. 5, p. 110-119, fait le point.
- ↑ « 59 Graduel de Fontevrault idées limoges à enregistrer aujourd’hui | blason, enluminure et bien plus encore », sur Pinterest (consulté le )
- ↑ « Le Graduel de Fontevrault · Bibliothèque numérique du Limousin · Limoges », sur bnl-bfm.limoges.fr (consulté le )
- ↑ Fille de Jacques d'Harcour t--Montgomery (frère cadet de Jean VI) et de Jeanne d'Enghien-Havré
- ↑ S. Tunc De l’élection des abbesses de Fontevraud à leur nomination par le Roi. Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest Année 1992 99-3 p. 208.
- ↑ Suzanne Tunc, « De l'élection des abbesses de Fontevraud à leur nomination par le Roi », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 99, no 3, , p. 205–213 (DOI 10.3406/abpo.1992.3428, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean de l'Habit, « -M- Marie de BRETAGNE. Abbesse de Fontevrault (Thése) », sur DICTIONNAIRE DE L'ORDRE MONASTIQUE DE FONTEVRAUD, (consulté le )
- ↑ « En levant les yeux », sur Prieurés fontevristes, (consulté le ).
- ↑ « Renée de Bourbon - abbesse de Fontevraud | Religieuses en images », sur cercornum.univ-st-etienne.fr (consulté le )
- ↑ « François Ier et les Bourbon-Vendôme - Le Petit Vendomois », (consulté le )
- ↑ « Abbaye de Fontevraud — Personnages célèbres », sur jcraymond.free.fr (consulté le )
- ↑ Jean de l'Habit, « -M-Mesdames , filles de Louis XV, à l’Abbaye de Fontevraud », sur DICTIONNAIRE DE L'ORDRE MONASTIQUE DE FONTEVRAUD, (consulté le )
- ↑ « tableau : Portrait de Mme de Montmorin, abbesse de Fontevrault - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Abbaye Saint-Martin de Ligugé Auteur du texte, « Revue Mabillon : archives de la France monastique », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Monique Demagny, Fontevraud : une femme et la fin d'un monde, Nantes, Siloe, , 203 p. (ISBN 978-2-842-31219-0)
- ↑ Monique Demagny, Fontevraud une femme et la fin d'un monde, Siloée, 2003.
- ↑ « Gallica - Vérification de sécurité », sur Gallica (consulté le ).
- ↑ . Paragraphe Révolution
- ↑ Édouard, Fontevrault et ses monuments, ou, Histoire de cette royale abbaye depuis sa fondation jusqu'à sa suppression (1100-1793), Grand Imprimerie Catholique de France, (lire en ligne)
- ↑ « Armoiries de l’Abbaye royale de Fontevraud – DICTIONNAIRE DE L'ORDRE MONASTIQUE DE FONTEVRAUD », sur DICTIONNAIRE DE L'ORDRE MONASTIQUE DE FONTEVRAUD (consulté le )
- ↑ « Autre blasonnement des mêmes armoiries. », sur alienor.org (consulté le ).
- ↑ Un commandement de Robert d'Arbrissel non respecté..
- ↑ Daniel Prigent, « Fontevraud (Maine-et-Loire). Abbaye », Archéologie médiévale, vol. 18, no 1, , p. 320–321 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « -o-destruction des orants du « cimetiere des rois » de fontevrault », sur Dictionnaire de l'ordre monastique de…, (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Informations sur les abbesses tirées du livre de Jean François Bodin revu et complété par Paul Godet en 1845 "Recherches historiques sur la ville de Saumur et son arrondissement (Haut Anjou)" tome 1 p. 629 Tableau chronologique et historique des abbesses de l'ordre de Fontevrault.
- « Dictionnaire de l'Ordre monastique de Fontevraud », sur Dictionnaire de l'ordre monastique de…, (consulté le )
- Alvira, Martín, “Dilecta consanguinea mea. A Donation of Fernando III to a Nun of Fontevraud”, dans Holt, Edward L. et Witcombe, Teresa (éd.), The Sword and the Cross. Castile-León in the Era of Fernando III, Leiden: Brill, p. 105-139. A propos de la confusion des abbesses Alix de Blois-Champagne et Alix ou Adèle de Bretagne (en ligne, p. 110-119).