Enveloppe de Gaza

région d'Israël en bordure de la bande de Gaza

L'enveloppe de Gaza (hébreu : עוטף עזה, Otef Aza) correspond aux zones peuplées du district sud d'Israël situées dans une bande de sept kilomètres de large le long de la frontière avec la bande de Gaza. Elles sont donc à portée des obus de mortier et des roquettes Qassam lancées depuis la bande de Gaza[1]. La région est peuplée de 55 000 citoyens israéliens[2].

Un char Merkava Mark IV patrouille à la frontière de Gaza (février 2012).
La portée des roquettes depuis Gaza

Histoire

modifier

L'enveloppe de Gaza est une région officieuse d'Israël qui s'est développée à partir de 2005, après la fin de 38 années de gouvernance Israélienne de la bande de Gaza[2]. Elle correspond à une zone de 190 km² qui faisait partie de la bande de Gaza selon l’accord d’armistice israélo-égyptien (24 février 1949) ; la bande de Gaza fait alors 555 km². Israël ayant du mal à contrer les retours de réfugiés palestiniens, un accord de février 1950 entre Israël et l’Égypte crée une nouvelle ligne, dite de modus vivendi, quelques kilomètres à l‘intérieur de la bande de Gaza. Au final, cette zone de 190 km² est annexée à Israël, réduisant la bande de Gaza à 365 km²[3],[4]. L’accord d’armistice autorisait Israël à implanter six avant-postes militaires le long de la bande de Gaza. Au lieu de cela, il construisit six villages agricoles habitées par des Fils d'Israël armés pour se protéger dans ce qui était prévu pour être une zone-tampon, un no man's land[5] ; les localités palestiniennes de cette zone avaient été expulsées en 1948, comme le village d’al-Ma'in.

Depuis l'enclave palestinienne, le Hamas a commencé à lancer des roquettes artisanales sur Israël, à la suite de la construction d'une barrière israélienne et du blocus de Gaza (après 2007)[6].

En , lors de l'attaque dirigée par le Hamas, des terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont tiré plusieurs milliers de roquettes Qassam sur Israël, puis enfoncé la barrière entre la bande de Gaza et Israël et envahi plus de vingt villes et kibboutz de l'enveloppe de Gaza. 1 200 Israéliens et étrangers sont tués et plus de 240 pris en otage[7]. À la suite de l'incursion, la guerre de Gaza depuis 2023, fait de 70 000 morts terroristes (selon le gouvernement gazaoui)[8] à 680 000 morts terroristes (selon l‘ONU)[9] côté palestinien.

Communautés

modifier

Références

modifier
  1. (en) Drory, Lewin et Ben-Ari, « Kibbutz under fire: Back to the days of sickle and bayonet », Israel Studies, Indiana University Press, vol. 22, , p. 121–144 (DOI 10.2979/israelstudies.22.2.06, S2CID 152266326).
  2. 1 2 (en) « Understanding the Gaza Envelope: A region shaped by history and clashes », sur LBCIV7 (consulté le ).
  3. Salman Abu Sitta, « I could have been one of those who broke through the siege on October 7 », Mondoweiss, 4 janvier 2024.
  4. « Beer Sheba Tribal Lands », Palestine Land society, consultée le 10 mai 2026.
  5. Eyal Weizman, Ungrounding. The Architecture of Genocide, Fern Press, 2026, (ISBN 978-1-91171733-1), p. p. 1957.
  6. (en) Al Mayadeen English, « West Bank improvised rocket artillery not to be underestimated: Media », sur Al Mayadeen English, (consulté le )
  7. (en) Rachel Wilson, Rosa deAcostaNoya, Alex Leeds Matthews, Alexandra Newman, « One month’s death toll in the Israel-Hamas war, in charts », sur CNN, (consulté le )
  8. V. G. avec AFP, « Le ministère de la Santé du Hamas annonce que le bilan dépasse les 70.000 morts dans la bande de Gaza », BFM TV, 29 novembre 2025.
  9. « Gaza: “This is the Shame of Our Time”  », Organisation des Nations unies, 15 septembre 2025.
  10. « Section A: A list of settlements whose residents are entitled to a tax break in the tax year 2012 », Israel Tax Authority (consulté le )

Liens externes

modifier