Ernest Hulin
Ernest Paul Joseph Hulin est un sculpteur français, né le à Coutances (Manche) et mort le à Strasbourg (Bas-Rhin)[1].
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Biographie
modifierErnest Hulin grandit dans le quartier de Guerney à Coutances, dans une famille modeste. Son père meurt alors qu'il est jeune. Jeune, il travaille dans la menuiserie. Il se voit décerner le premier prix de l'école de dessin de Coutances à 15 ans. Muni d'une bourse municipale, il se rend à Paris pour étudier à l'École nationale des Arts décoratifs, où Hector Lemaire devient son professeur[2]. Ses aptitudes sont louées par le directeur de l'École qui le décrit « comme un élève, intelligent, laborieux, très assidu, montrant des dispositions spéciales pour la sculpture »[3]. Il épouse Élisabeth Hulin le dans le 6e arrondissement de Paris. Il est soldat durant la Première Guerre mondiale. Il décède du fait de la grippe à Strasbourg, le .
Œuvre
modifierL'œuvre la plus célèbre d'Ernest Hulin est sa sculpture de l'amiral de Tourville. Le legs d'un avocat et une souscription publique avaient en effet permis à la ville de Coutances d'organiser un concours pour attribuer une bourse au sculpteur qui réaliserait la meilleure maquette. Ernest Hulin remporte ledit concours et réalise une sculpture en l'honneur de l'amiral de Tourville et des morts pour la patrie en face de l'hôtel de ville. Il est assisté par un jeune architecte, Georges Dussart[4]. Elle est inaugurée le en présence d'Henry Chéron, alors sous-secrétaire d'État à la Guerre[5]. La statue en bronze de Tourville, imposante, d'une hauteur de 2,70 m, repose sur un socle en pierre de 3,5 m représentant les marins et les soldats morts pour la patrie[6]. Elle est fondue durant l'Occupation, en 1942. Elle est remplacée par une statue de Hubert Yencesse[7].
Il reçoit une mention honorable au Salon des artistes français de 1908 pour une sculpture en granit rose d'une femme intitulée « La Douleur »[1],[2]. Il est décoré d'une deuxième médaille d'or du Salon pour « Ceux qui font rire et ceux qui pleurent ». Il présente au Salon de 1914 une « Fétiche » en granit, orientaliste, que l'État acquiert[2]. Elle est envoyée en 1921 en Tunisie. Elle est désormais exposée au sein de l'école des Beaux-Arts de Tunis[8].
Postérité
modifierÀ Coutances, la rue de Guerney, dans le quartier de Guerney, est renommée « rue Ernest Hulin » en 1930[9]. Le musée Quesnel-Morinière dans sa ville natale expose une grande partie de son œuvre [10].
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
Notes et références
modifier- 1 2 (en) Hulin, Ernest, Oxford University Press, (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.b00090946, lire en ligne
) - 1 2 3 Association normande, Annuaire des cinq départements de la Normandie, Caen, (lire en ligne), p. 165 à 170
- ↑ Rapport du préfet au Conseil général du département de la Manche, Saint-Lô, (lire en ligne), p. 18
- ↑ Emmanuel Luis, « Autour du piédestal des monuments commémoratifs : le rapport entre sculpteurs et architectes à partir d'exemples bas-normands », Livraisons d'histoire de l'architecture, vol. 12, no 1, , p. 71–86 (DOI 10.3406/lha.2006.1050, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les fêtes de Tourville », La Dépêche, , p. 1 (lire en ligne)
- ↑ « Le monument de Tourville », La Justice, , p. 1 (lire en ligne)
- ↑ France Debuisson-Lagneau, « Le monument pour transmettre, la carte postale pour diffuser : de la collection à la base de données », dans La transmission des savoirs à l’ère numérique, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. « Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques », (ISBN 978-2-7355-0902-7, lire en ligne)
- ↑ Mohamed-Ali Berhouma, « Les statues renaissent aussi : un cartel pour une pierre », sur Les Carnets des imaginaires de l’atelier, Hypotheses.org, (consulté le )
- ↑ « A travers les départements », Le Petit journal, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ « Fonds Ernest Hulin, Musée Quesnel-Morinière, Coutances », sur agorha.inha.fr (consulté le )