Essoyes
Essoyes est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.
| Essoyes | |
Essoyes et son pont sur l'Ource. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | CC du Barséquanais en Champagne |
| Maire Mandat |
Thierry Mercuzot 2026-2032 |
| Code postal | 10360 |
| Code commune | 10141 |
| Démographie | |
| Gentilé | Essoyens |
| Population municipale |
708 hab. (2023 |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 03′ 30″ nord, 4° 32′ 07″ est |
| Altitude | Min. 175 m Max. 337 m |
| Superficie | 35,57 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bar-sur-Seine |
| Législatives | 1re circonscription de l'Aube |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.essoyes.fr/ |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifier| Noé-les-Mallets | Fontette | |||
| Loches-sur-Ource | N | Verpillières-sur-Ource | ||
| O Essoyes E | ||||
| S | ||||
| Courteron, Plaines-Saint-Lange |
Mussy-sur-Seine | Grancey-sur-Ource (Côte-d'Or) |
Essoyes est un village de Champagne à 50 km au sud de Troyes. Il se blottit au bord d'un affluent de la Seine, l'Ource.
Ancien chef-lieu de canton, Essoyes est située au centre de la côte des Bar à la limite de la Champagne et de la Bourgogne.
Hydrographie
modifierLa commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ource, le ru de Noë, un bras de l'Ource, le Fossé 01 du Bas Servigny, le Fossé 03 de la Lande, l'Ource et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
L'Ource, d'une longueur de 100 km, prend sa source dans la commune de Poinson-lès-Grancey et se jette dans la Seine à Bar-sur-Seine, après avoir traversé 25 communes[2].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 839 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cunfin à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 900,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58 %), cultures permanentes (21,1 %), terres arables (14 %), zones urbanisées (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), prairies (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierIl semble que le nom du village signifie « Chez les oies ». Thème que l'on retrouve d'ailleurs dans le blason[réf. nécessaire].
Histoire
modifierL'abbé Petel, né à Essoyes, a retracé l'histoire du village dans deux volumes écrits en 1895.
Assis sur la rivière « Ource », Essoye (l'adjonction d’un « s » superflu mais « faisant plus riche » est récente) est habitée depuis l'époque celtique pour le moins. Au XIe siècle seulement, on trouve des traces écrites sur le village. L'abbaye de Molesme était solidement implantée à Essoyes. La seigneurie d’Essoyes, bien située entre Molesme et Clairvaux a été la propriété de la famille Sommièvre jusqu’à la Révolution.
Au centre du bourg se dressait l'ancienne église romane Saint-Rémi qui comptait parmi les édifices romans les plus remarquables de l'Aube. Elle fut détruite en 1855. Une souscription permit de la remplacer par l'église actuelle consacrée en 1865. On peut y remarquer des vitraux et l’orgue (classé monument historique), dons de la famille Hériot.
Plusieurs moulins étaient installés sur l'Ource. Au milieu du XVIIe siècle, la fabrication du papier constituait une activité relativement importante qui cessa à la fin du XVIIIe siècle.
Un incendie ravagea Essoyes le . Seules les quelques maisons construites en pierre furent épargnées. À cette époque, les constructions dans leur majorité, étaient faites de bois et de torchis et couvertes de chaume. Essoyes ne comporte qu'un seul écart : Servigny à 2 km du. Ancienne seigneurie et grosse propriété d'environ 60 hectares, Servigny devint la propriété de la ville de Troyes en 1894. (Troyes manquait d'eau et a alors capté les généreuses sources qui jaillissaient à cet endroit). Aujourd’hui encore, la ville de Troyes est alimentée en grande partie par ces captages. En 1941, Troyes installa une colonie de vacances à Servigny. Sur le territoire de Servigny a été édifié au XIIe siècle une chapelle dédiée à saint Bernard. Elle est aujourd'hui classée monument historique. Bernard, fondateur de l'abbaye de Clairvaux, aimait s'y reposer et s’y ressourcer au cours de ses déplacements entre les abbayes de Molesme et de Clairvaux.
La Révolution française fit d'Essoyes un chef-lieu de canton du district de Bar-sur-Seine. De l'an VIII à 1926, la commune a fait partie de l’ancien arrondissement de Bar-sur-Seine. En 1926, le canton d'Essoyes a été réuni à l'arrondissement de Troyes.
L'ancien château, acheté et agrandi par Olympe Hériot à la fin du XIXe siècle, a été racheté par la commune en 1936. Dans la partie gauche a été installée l’école ; dans la partie droite la perception.
L'ancienne école Darras devenue établissement privé au début du XXe siècle sera transformée en presbytère dans les années 1920. Elle abrite depuis la bibliothèque - médiathèque intercommunale et la Maison pour Tous (MPT).
Le peintre Auguste Renoir y a été enterré en 1919[18].
Politique et administration
modifierListe des maires
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].
En 2023, la commune comptait 708 habitants[Note 3], en évolution de −0,98 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
modifierÉconomie
modifierEssoyes fait partie du réseau des Petites Cités de Caractère.
Culture locale et patrimoine
modifier
Lieux et monuments
modifier- L'église Saint-Rémi, reconstruite et consacrée en 1865.
- Le musée Maison de Renoir ouvert au public en 2017, L'atelier Renoir de Pierre-Auguste Renoir, construit en 1905 au fond du jardin de la maison familiale (rue de l'Extra).
- Au cimetière : tombeaux du peintre Pierre-Auguste Renoir, de son épouse Aline Charigot, et de leurs fils, le cinéaste Jean Renoir, l'acteur Pierre Renoir et le céramiste Claude Renoir. S'y trouve également la tombe d'Auguste Hériot.
- La chapelle Saint-Bernard de Servigny.
Personnalités liées à la commune
modifier- Edme Marie Joseph Lemoine (1751-1816), enseignant, y est né ;
- Alexandre Collin (1808-1890), ingénieur, est né dans la commune.
- Casimir Michou (1823-1901) , député de l'Aube, est décédé dans la commune.
- Auguste Hériot (1826-1879), cofondateur des Grands Magasins du Louvre, est né dans la commune.
- Olympe Hériot (1833-1899), frère du précédent, directeur des Grands Magasins du Louvre et fondateur de l'orphelinat-école Hériot à La Boissière-École, dans les Yvelines, est né dans la commune.
- Alexandre-Hippolyte Charles (1845-1918), peintre français, est né dans la commune.
- Yann Gaillard, (1936-2022) sénateur, maire d'Essoyes de 1977 à 2001.
- Le peintre Auguste Renoir dont l'épouse Aline Charigot est née dans la commune, y possédait une maison et l'atelier Renoir. Beaucoup de ses œuvres représentent le village d'où étaient originaires son épouse Aline et sa gouvernante et modèle Gabrielle Renard.
Héraldique
modifierLes armes de la ville se blasonnent ainsi : Tiercé en fasce : au 1er d'azur à l'oie d’argent becquée de gueules sur un mont de sinople, au 2e losangé d'or et de sable, au 3e d'or aux trois pals de sable. |
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Site de la municipalité », sur essoyes.fr
- Site de l'office de Tourisme
- Essoyes sur le site des Petites Cités de Caractère
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique d'Essoyes » sur cartes.gouv.fr (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Fiche communale d'Essoyes », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Ource »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Essoyes et Cunfin », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Cunfin_sapc », sur la commune de Cunfin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Cunfin_sapc », sur la commune de Cunfin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Photo de la tombe de Renoir », sur pref.gouv.fr via Internet Archive
- ↑ « Maires et adjoints. NOMINATIONS. - Décrets du 21 janvier au 18 juin 1878 », Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, no 5, , p. 128 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La famille Hériot », Histoire & Patrimoine, sur https://www.essoyes.fr (consulté le ).
- ↑ Benoît Soilly, « Hommage : Yann Gaillard, l’érudit », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de l'Aube », Préfecture de l'Aube, (consulté le ).
- ↑ Sylvie Virey, « Alain Cintrat, maire honoraire d’Essoyes », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ) « Ce titre et le diplôme correspondant lui ont été remis à l’issue de l’officialisation de la marque Petites Cités de caractère à Essoyes, samedi dernier. ». - ↑ Stéphanie Munier, « Municipales 2026 : Thierry Mercuzot repart pour un nouveau mandat à Essoyes », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ) « Ce n’est pas vraiment une surprise mais l’actuel maire d’Essoyes, viticulteur en activité, a décidé de repartir pour un second mandat en tant que premier magistrat et un quatrième en tant qu’élu. ». - ↑ Réélu pour le mandat 2026-2032 : Catherine Perzinsky, « Thierry Mercuzot élu pour un deuxième mandat de maire à Essoyes », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ) « Si le maire a fait le plein des voix, la liste des adjoints a été élue de justesse à la majorité ». - ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
