Étienne II de Sancerre (comte de Sancerre)

comte de Sancerre
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Étienne II de Sancerre (1252-) est un membre de la noblesse berrichonne, comte de Sancerre du début des années 1280 jusqu'à sa mort.

Étienne II de Sancerre
Titres de noblesse
Seigneur de Charenton et de Meillant
Comte de Sancerre
Biographie
Naissance
Décès
Époque
XIIIe – XIVe siècles
Période d'activité
-
Famille
Père
Mère
Marie de Vierzon
Fratrie
Conjoint
Enfants
Sans postérité
Autres informations
Grands-Parents

Louis Ier de Sancerre
Blanche de Courtenay

Guillaume II de Vierzon
Blanche de Joigny
Conflit
Faits d'armes
Héritier
Armoiries d'Étienne II de Sancerre

En 1302, Etienne participe à la guerre de Flandre au sein de l'armée française. À la suite de la défaite de Courtrai, il défend la ville de Lille, assiégée par les forces flamandes, mais en acte la reddition.

Tournoyeur, Etienne est cité comme participant à des joutes en 1269 au tournoi de Cambrai et en 1285 au tournoi de Chauvency.

Biographie

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Famille

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Étienne est le fils aîné du comte Jean Ier de Sancerre (v. 1235-1280/84) et de Marie, issue des seigneurs de Vierzon. Elle apporte en dot les seigneuries de Menetou-Salon et de Souesmes[1],[2].

Étienne a trois frères cadets : Jean II de Sancerre (v. 1260-1327), qui lui succèdera comme chef de famille, Thibaud de Sancerre (v. 1280-v. 1334), évêque de Tournay, et Louis de Sancerre (♰ av. 1344), seigneur de Sagonne[3],[4].

Homonyme

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Étienne II de Sancerre ne doit être confondu avec son arrière-grand-oncle : un autre Étienne II de Sancerre (1180 ou 1190-1252), grand bouteiller de France, fils d'Étienne (1133-1190/91), 1er comte de Sancerre.

Héritage

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Étienne hérite du comté de Sancerre en 1280 au plus tôt[5] mais plus surement en 1284.

Joutes et tournois

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Tournoi de Cambrai

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Le , lors du Tournoi de Cambrai qui célèbre le mariage de Jean Ier, duc de Brabant, avec Marguerite de France, fille du roi Louis IX[6],[7], Étienne de Sancerre est le sixième chevalier à s'élancer[8],[9].

Tournoi de Chauvency

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En 1285, lors du Tournoi de Chauvency pendant les fêtes de Chauvency-le-Château[10], le trouvère, Jacques Bretel raconte que le comte de Sancerre est le héros de la 11e joute contre Geoffroy III, seigneur d'Apremont[11].

La guerre de Flandre

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La bataille de Courtrai (1302)[12]

En 1297, Étienne de Sancerre participe à la guerre menée par le roi de France contre la Flandre[13],[14]. Son beau-frère, Hugues XIII le Brun, est également présent dans l'armée royale[15].

Le , l'armée française, commandée par Robert II d'Artois, subit une écrasante défaite à Courtrai : la chevalerie française est massacrée par les milices flamandes[16],[17],[18],[19],[20]. Hugues XIII le Brun, comte de la Marche, fait partie des quatre commandants de l'arrière-garde lors de la bataille[21].

Étienne de Sancerre s'enferme dans Lille avec les restes de l'armée française et défend la ville avec Gauthier d'Autreches[22]. Le , Philippe IV le Bel l'exhorte de tenir la place lilloise[23],[24],[25]. Sans secours, la reddition de la ville est décidée. C'est le comte de Sancerre qui est chargé de la négocier avec Jean de Namur, fils du comte de Flandre. Le , la reddition de la place est actée par convention[22],[26].

Décès et succession

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Étienne II de Sancerre décède le , sans laisser de postérité[27]. Son frère cadet, Jean II hérite du comté de Sancerre et des fiefs attenants[28],[29].

Mariage et descendance

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Marie de la Marche

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Marie de Lusignan dite de la Marche (v. 1265-ap.) est une fille cadette d'Hugues XII de Lusignan (av. 1241-), comte de la Marche, d'Angoulême, et de Jeanne de Fougères (av. 1242-ap. 1273), dame de Fougères et de Porhoët (1256-ap. 1273)[30].

Le Étienne de Sancerre épouse Marie de la Marche[31], séparée de Jean de Vescy[32]. Le contrat de mariage est établi entre Hugues XIII le Brun, comte de la Marche, frère aîné de Marie, et Étienne comte de Sancerre en [33],[34].

On attribue à Étienne II de Sancerre la reconstruction château de Meillant à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle[35]. Au décès d'Étienne, en 1306, Meillant et Charenton constituent le douaire de Marie de la Marche[23],[36].

En 1308, à la suite de la mort successive de ses deux frères, les comtes Hugues XIII le Brun et Guy Ier de Lusignan sans postérité, Marie de la Marche devient l'une des héritières des seigneurs de Lusignan[37],[38]. Cependant, elle est contrainte de céder ses droits sur le comté de la Marche au roi de France, Philippe IV le Bel, en , contre une rente de 1 000 livres tournois transmissible à ses héritiers, une autre rente viagère du même montant, le versement d'une somme de 10 000 livres tournois et l'hôtel parisien d'Hugues XIII le Brun[39],[40],[41],[42].

Les 1 000 livres de rente promises lui sont assignées en 1312 sur des domaines appartenant à Enguerrand de Marigny, notamment à Provins et à Saint-Leu. Marie les donne finalement à ses beaux-frères, Thibaut et Louis de Sancerre[43],[41].

Postérité

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L'union avec Marie de la Marche reste sans postérité[27],[44].

Monnaie

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Vers 1288 devant l'official de Bourges, Étienne passe un accord avec Bernard de la Porte, seigneur de Rauches, au sujet du droit de monnayage que ce dernier avait sur les pièces fabriquées à Sancerre[45].

Au début du XIVe siècle, le comte de Sancerre émet quelques esterlins du type anglais[46]. Une intervention royale met sans doute fin à cette fabrication de pièces plus fortes que l'unité denariale[47]. Étienne II de Sancerre est le dernier comte à émettre monnaie[48].

Sceau et armoiries

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Les armes des comtes de Sancerre sont une résurgence de celles des comtes de Blois[49].

Sceau [1288]

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Sceau appendu au contrat de mariage d'Etienne, comte de Sancerre, avec Marie, sœur de Hugues XIII le Brun, comte de la Marche ()[50].

Avers : Rond, 65 mm[51],[52],[53].

Description : Sceau équestre à droite, aux armes : une bande cotoyée de deux cotices potencées contre-potencées.

Légende : ✠ S' [______________] IS ⠅SAC [_____________] LITIS

Légende transcrite : Sigillum Stephani comitis Sacri Cesaris militis

Sceau du secret : Rond, 34 mm[54],[55],[56].

Description : Ecu à la bande cotoyées de deux doubles cotices potencées et contre-potencées.

Légende : ✠ SECRETVM STEPHANI

Légende transcrite : Secretum Stepliani

Armoiries [1269]

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Lors du tournoi de Cambrai en 1269, Étienne porte d'azur, à une bande d'argent, accompagnée de deux doubles cotices potencées et contre potencées d'or, et pour cimier deux pieds de cheval au naturel, au sabot de sinople mis en haut[8].

Blason Blasonnement :
Écu d'azur, à une bande d'argent, accompagnée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or
Commentaires : Blason d'Étienne de Sancerre, d'après le Tournoi de Cambrai (1269).

Références[57],[8],[9].

Armoiries [1285]

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Les armoires du comte de Sancerre, portées lors du tournoi de Chauvency en 1285, sont représentées dans une miniature du manuscrit d'Oxford, au folio 116, peinte au début du XIVe siècle par Jacques Bretel[58].

Onzième joute opposant Geoffroy d'Apremont et Étienne de Sancerre[58].

Cette mise en scène montre deux chevaliers qui évoluent sur un fond d'or, limité dans la bordure bleue supérieure, qui lui sert d'horizon et de ciel, par une scène de chasse où un lièvre tente d'échapper aux crocs d'un lévrier qui va le happer... et que surveille son maitre, couronné de fleurs, prêt à lâcher l'émerillon ou le faucon dont il vient d'ôter le chaperon aveuglant.

Sous cette scène, s'élancent, lances baissées, les deux jouteurs. À gauche, tout en soie rouge, lui et sa monture, Geoffroy d'Apremont, reconnaissable à sa croix d'argent[59]. Il porte deux ailes éployées qui le font prendre pour un ange tout droit sorti du paradis (comme le remarquera Bretel lors du défilé du tournoi, le jeudi après-midi). À droite, le comte de Sancerre[60], reconnaissable à ses armoiries (et répétées sur la housse du cheval) malgré la maladresse du peintre-enlumineur : celui-ci porte effectivement un écu d'azur à bande d'argent, côtoyée de deux cotices d'or (où seules manquent les minuscules potences et contre-potences).

Cavaliers et montures arborent des cimiers, et sont flanqués d'écuyers (?) montés sur des chevaux pommelés. Au centre, sur le gazon, un héraut arbitre la rencontre, que suivent des yeux, à l'extrême gauche, deux spectateurs attentifs.

Blason Blasonnement :
Écu d'azur à une bande d'argent accompagnée de deux cotices d'or
Commentaires : Blason d'Étienne de Sancerre, comte de Sancerre, d'après le Tournoi de Chauvency (1285).

Le blason porté par Étienne de Sancerre peint par Jacques Bretel[58] diffère dans les détails[61].

Armoiries [1288]

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Blason Blasonnement :
Écu
Commentaires : Blason d'Étienne de Sancerre, comte de Sancerre, d'après l'empreinte d'un contre-sceau de 1288.

Références[54],[55],[56].

Armoiries [v. 1292]

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Blason Blasonnement :
D'azur à la bande d'argent, cotoyée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or
Commentaires : Blason d'Étienne de Sancerre, d'après l'Armorial Le Breton (v. 1292).

Références[62],[63]

Notes et références

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  1. Vincent Poupard, Histoire de la ville de Sancerre, Bourges, Bernard Just, , 2e éd. (1re éd. 1777) (lire en ligne), § IV, p. 42.
  2. Gaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, vol. 2 : Livres IV-VII, Bourges, Revue du Berry, (lire en ligne), IV : Jean I du nom, Comte de Sancerre, Seigneur de Châtillon, de Meillant, Menetou-Salon, et Soêsmes, chap. XXII, p. 256-258.
  3. Gaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, vol. 2 : Livres IV-VII, Bourges, Revue du Berry, (lire en ligne), IV : Jean I du nom, Comte de Sancerre, Seigneur de Châtillon, de Meillant, Menetou-Salon, et Soêsmes, chap. XXII, p. 257-258.
  4. Jean Mesqui, « Le château de Sagonne, palais fortifié du connétable de Sancerre », dans Cher : Gothique flamboyant et Renaissance en Berry, vol. 176 : Congrès Archéologique de France, Société Française d’Archéologie, (lire en ligne), Annexe 2, p. 86 ; 113, fig. La dévolution de Sagonne dans la famille de Sancerre.
  5. Jacques Faugeras, Etienne De Blois-Champagne : Premier Comte De Sancerre, Bourges, Tardy-Quercy, , p. 209.
  6. Félix-Victor Goethals, « Les chevaliers français au tournoi de Cambrai (1269) », dans Louis Sandret, Revue nobiliaire, héraldique et biographique, t. 2, Paris, J. B. Dumoulin, (lire en ligne), p. 385-394.
  7. Pierre Chaffard-Luçon, L'interdiction des tournois : L'échec d'une norme canonique aux XIIe et XIIIe siècles (Thèse de doctorat en droit comparé, sous la direction de Nicolas Warembourg), Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, , p. 291.
  8. 1 2 3 Félix-Victor Goethals, « Les chevaliers français au tournoi de Cambrai (1269) », dans Louis Sandret, Revue nobiliaire, héraldique et biographique, t. 2, Paris, J. B. Dumoulin, (lire en ligne), VI : Etienne, comte de Sancerre, p. 386.
  9. 1 2 Armorial du tournoi de Cambrai (27 mai 1269) : d'après l'article original de M. Félix-Victor Goethals et l'étude de l'Armorial Godefroy (éd. Dominique Biendiné), , 2e éd. (1re éd. 2012) (lire en ligne [PDF]), Les chevaliers français, « Étienne, comte de Sancerre no 6-VI », p. 26.
  10. Pierre Chaffard-Luçon, L'interdiction des tournois : L'échec d'une norme canonique aux XIIe et XIIIe siècles (Thèse de doctorat en droit comparé, sous la direction de Nicolas Warembourg), Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, , p. 42 ; 147-148.
  11. (en) Steen Clemmensen, « Le Tournoi de Chauvency (31.09 – 6.10.1285), Poëme de Jacques Bretel : An armorial of the knights, ladies, and heralds mentioned from the edition by Maurice Delbouille, 1932 », www.armorial.dk, Faum, , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  12. « Bataille de Courtrai », dans Grandes Chroniques de France (manuscrit français), Paris, BnF, Département des manuscrits, coll. « Français / 2608 », xive siècle (lire en ligne), fo 377 vo.
  13. « Chronique anonyme de la guerre entre Philippe le Bel et Gui de Dampierre (1294-1304) : d'après un manuscrit de la bibliothèque royale », dans Recueil des Chroniques de Flandre (éd. Joseph Jean De Smet), t. IV, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), Chi après sont nommé li duc et li prinche. li visconte, qui furent en I'ost avoec le roy de Franche en l'an et el moys devant dit, p. 459.
    « Li quens de Sausoirre »
  14. Xavier Hélary, Courtrai : , Paris, Tallandier, , p. 52-70.
  15. « Chronique anonyme de la guerre entre Philippe le Bel et Gui de Dampierre (1294-1304) : d'après un manuscrit de la bibliothèque royale », dans Recueil des Chroniques de Flandre (éd. Joseph Jean De Smet), t. IV, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), Chi après sont nommé li duc et li prinche. li visconte, qui furent en I'ost avoec le roy de Franche en l'an et el moys devant dit, p. 459.
    « Li quens de le Marche »
    « Mesires Guys de Lizignan »
  16. « Chronique anonyme de la guerre entre Philippe le Bel et Gui de Dampierre (1294-1304) : d'après un manuscrit de la bibliothèque royale », dans Recueil des Chroniques de Flandre (éd. Joseph Jean De Smet), t. IV, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), Chi après sont li noms des dus et les contes el des prinches el des chevaliers banerés qui furent mort à chele mésaventure, p. 473.
  17. Henri Pirenne, « La version flamande et la version française de la bataille de Courtrai », Bulletin de la Commission royale d'Histoire, vol. 17, , p. 11-50 (lire en ligne).
  18. Chronographia regum Francorum (éd. Henri Moranvillé), t. I, Paris, Renouard, (lire en ligne), p. 112.
    Neuf comtes, six fils aînés de comtes, cinquante-deux chevaliers bannerets seraient tombés à la bataille de Courtrai.
  19. Sergio Boffa, « L'importance de la bataille de Courtrai dans l'histoire militaire médiévale », Cahiers marxistes, no 226, , p. 24-34 (lire en ligne [PDF]).
  20. Xavier Hélary, Courtrai : , Paris, Tallandier, , p. 93-128.
  21. Istore et croniques de Flandres : d'après les textes de divers manuscrits (éd. Joseph Kervyn de Lettenhove), t. Ier, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), De la bataille devant Courtray, l'an mil CCC et II, où le bon conte Robert d'Artois et moult d'autres jusques à LII banières furent mort, p. 235.
    « Et l'arriere garde fu baillie au conte Guy de Saint Pol et au conte Regnault de Boulongne, a Loys de Clermont et au conte de le Marche »
  22. 1 2 Gilles Blieck, « Le château dit de Courtrai à Lille de 1298 à 1339 : une citadelle avant l'heure », Bulletin Monumental, vol. 155, no 3, , p. 186 (lire en ligne).
  23. 1 2 Notice sur Meillant, Saint-Amand, Destenay, (lire en ligne), p. 3-4.
  24. « Chronique anonyme de la guerre entre Philippe le Bel et Gui de Dampierre (1294-1304) : d'après un manuscrit de la bibliothèque royale », dans Recueil des Chroniques de Flandre (éd. Joseph Jean De Smet), t. IV, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), Chest chiou qui est avenu puis que chele doloreuse desconfiture fu devant Courtray, p. 476-477.
  25. Jules Vannérus, « Deux documents relatifs à la guerre de Philippe le Bel avec la Flandre (1303-1304) », Bulletin de la Commission royale d'histoire, Bruxelles, Kiessling, vol. 72, , article no 4 (lire en ligne).
  26. Archives municipales de Lille, « 1302 : le siège de Lille par le Comte de Flandre », sur archives.lille.fr.
  27. 1 2 Vincent Poupard, Histoire de la ville de Sancerre, Bourges, Bernard Just, , 2e éd. (1re éd. 1777) (lire en ligne), § V, p. 44.
  28. Vincent Poupard, Histoire de la ville de Sancerre, Bourges, Bernard Just, , 2e éd. (1re éd. 1777) (lire en ligne), § VI, p. 44.
  29. Gaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, vol. 2 : Livres IV-VII, Bourges, Revue du Berry, (lire en ligne), IV : Jean I du nom, Comte de Sancerre, Seigneur de Châtillon, de Meillant, Menetou-Salon, et Soêsmes, chap. XXII, p. 259-260.
  30. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 32 (« La succession d'Hugues XIII (1283-1308) »), p. 191.
  31. Bélisaire Ledain, Histoire d'Alphonse, frère de Saint Louis et du comté de Poitiers sous son administration (1241-1271), Poitiers, Henri Oudin, (lire en ligne), no 5, p. 107-110.
    1289, 20 avril : Marie de la Marche, épouse d’Étienne, comte de Sancerre, reconnaît avoir reçu de son frère, Hugues [XIII] le Brun, comte de la Marche et d'Angoulême, à l'occasion de son contrat de mariage, trois chartes d'Alphonse, comte de Poitiers, comprenant : une convention de 1249 passée entre Alphonse et Hugues [XI] le Brun, relative au service militaire qu'il doit faire pendant la croisade, un engagement d'Alphonse à lui servir une rente de 600 livres et une quittance donnée en 1250 par Alphonse à Guy de Lusignan. Elle promet de faire restituer les pièces originales si elle décède sans enfants et envoie à son frère cette lettre avec la copie des trois documents vidimée par le doyen d'Angoulême.
  32. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 877 :
    « Jean de Vescy contracte en 1279 un mariage "per verba de presenti" avec Marie de Lusignan, sœur d'Hugues XIII, sous la houlette de Guy de Cognac. Neuf ans plus tard, en décembre 1288, Hugues XIII négocie un nouveau contrat de mariage entre Marie et Étienne II de Sancerre. Par ailleurs, son testament de 1283 demande qu'elle reçoive le revenu qui lui avait été attribué dans celui de leur père. Cette clause, qui ne concerne que Marie, laisse penser qu'elle est alors célibataire. Or, quand Jean de Vescy meurt le 10 février 1289, il est marié à Isabelle de Beaumont. L'absence d'informations supplémentaires nous amène à supposer une séparation intervenue très tôt entre les deux époux. »
  33. La Marche : 1199-1321 (parchemin français, original), Paris, AnF, coll. « Trésor des Chartes / J//270/B » (no 22), (présentation en ligne) :
    « Nous Hugues li Bruns, cuens de la Marche et nous Estienes, cuens de Sanceurre fesons savoir a touz ceus qui ces lettres verront que nous on traitie du mariage de nous Estiene desus dit et de noble damoisele Marie de la Marche sereur de nous Hugue devant dit avons eu et convenancie sollempnelment les convenances qui sensuivent. C'est a savoir que nous li diz Hugues, cuens de la Marche avons donne et ottroions en mariage au dit Estiene conte de Sancerre la dite Marie nostre sereur, et en non de mariage et pour le dit mariage avons donne aveques la dite Marie sis cenz livres tournois de rente perpetuel en deniers quites et deliveres de touz fais, charges liens et obligacions et deuz a nous conte de la Marche et a noz hoirs perpetuelement de nostre seigneur le roy de France pour reson dun don que li cuens de Poitiers Anfons fist a nostre ayeul monseur Hugue le Brun a prendre a avoir et apartenoir dudit Estiene conte de Sancerre de la dite Marie et des hoirs qui istront daus chascun an paisiblement aus termes qui sensuivent : c'est a savoir a chascune feste de la nativite saint Jehan baptistre trois cenz livres et a la feste de Nativite nostre seigneur trois cenz livres aussit en deniers nombrez, les quels sis cenz livres, nous, Hugues de la Marche teniens en fie de nostre seigneur le roy de France. Et avons promis a faire et procurer a recevoir paisiblement le dit conte de Sancerre en la foy le dit nostre seigneur le roy des dites sis cenz livres de rente. Derechief, nous Hugues desus diz avons volu, ottroie et donne avecques les dites sis cenz livres de rente au diz Estiene, Marie et leur hoirs pour reson du dit mariage deus cenz livres de rente en heritage perpetuel en deniers a prendre chascun an le jour de feste saint Andrieu lapostre au Temple a Paris tantoust empres nostre deces a avoir et a parcevoir chascun an paisiblement des diz Estiene, Marie et leur hoirs et a paier de celui qui sera tenanz nostre contee de la Marche empres nostre deces sus poinne de vint solz tournois chascun jour que li diz nostre successeur tenant la contee defaudroit de paie des dites deus cenz livres pour touz pour mises et pour despenz a parer au diz Estienne, Marie et leur hoirs ensamble le principal avet la poinne. Des quels deus cenz livres de rente li diz cuens de Sancerre, la dite Marie et li hoir daus feront homage a noz hoirs tenanz la contee de la Marche. Et nous Estienes desus diz pour les dites huit cenz livres avons quite au dit Hugues conte de la Marche et aus siens pour nous, pour noz hoirs et pour noz successeurs tout le partage et le droit et la succession que nous porions avoir par reson de la dite Marie envers le dit Hugues, conte de la Marche et ses hoirs en toute la terre, leritage et les biens de par pere et de par mere ou dautre partie, sauve et retenu a nous et a la dite Marie et aus hoirs qui steront de nous le droit et la reson que la dite Marie devroit avoir en la terre et es biens dudit Hugues, conte de la Marche se li diz cuens moroit sanz hoirs descendant de son cors, en tele maniere que non contreestanz les convenances de ceste lettre li diz cuens pourra ordener de ses biens et de son heritage en vie et a mort a sa volente. Et avons promis a faire ferme et estable de la dite Marie ceste quitance le mariage acompli et a donner au dit conte de la Marche pour nous e a faire et a curer que la dite Marie donra a la requeste du dit conte de la Marche souffisant lettre seellee du seel nostre seigneur le roy de la quittance del heritage de par pere et de par mere en la maniere desus dite. Et avons donne et ottroie en doayre a la dite Marie nostre meson du Baile dessous Sancerre, et deus cenz livrees de terre a tournois a parfaire et a asseoir au plus pres de la dite meson et avec ces deus cenz, cinc cenz livres de rente a tournois a prendre, a recevoir et a avoir en nostre terre de la Ferte de la Lopiere, et se la terre de la Ferte ne pooit souffire a parfaire et a acomplir les dites cinc cenz livrees nostre hoir seroient tenu a parfaire au plus pres des lieuz dessus nommez. Et avons octroie que se il avenoit que noble dame Marie contesse de Sancerre nostre mere moroit avant que la dite Marie de la Marche, la dite Marie de la Marche seroit doee et la prometons a doer deu chastiau de Meillant et de la moitie de toute la terre que nous tandron et auron ou tans avenir par succession de pere et de mere et par autre reson excepte le chastiau de Sancerre et li premiers doyre dessus diz soroit nus. Et nous li dit Hugues avons promis et prometons a garantir parmenablement les dites huit cenz livres de rente aus diz conte de Sancerre, Marie et leur hoirs contre touz, a noz couz et de noz hoirs. Et nous Estienes desus diz, le dit doayre a la dite Marie, contre touz aus touz de nos hoirs. Et quant a toutes les choses dessus dites et chascune par soi fermement tenir et garder et de non venir encontre, nous, diz Hugues, cuens de la Marche, et Estienes, cuens de Sancerre, avons obligie li uns a lautre, nous, noz hoirs, et noz biens et les biens de noz hoirs presenz et avenir a painne de deus mile mars dargent. Les convenances demoranz fermes et estables soit que la dite painne fust commise et paiee de luns partie a lautre. Et renoncons a toutes barres et excepcions de fet et de droit qui pourroient estre obiviees encontre ce present instrument. Et soupplions a nostre chier seigneur le roy de France que il toutes ces convenances desus dites vueille confermer souz la teneur de son seel en la fourme et en la maniere dite. Et pour ce que ces choses soient fermes et establies, nous Hugues et Estienes desus diz avons seellees ces presentes lettres de noz seaus. Donnees lan de grace mil deus cenz quatre vinz et huit ou mois de decembre. »
    1288, décembre : Hugues [XIII] le Brun, comte de la Marche, traite du mariage de sa sœur, Marie de Lusignan, avec Étienne, comte de Sancerre. Elle reçoit en dot 600 livres de rente dues à lui et à ses successeurs par le roi de France en raison d'un don que le comte de Poitiers, Alphonse avait fait à leur grand-père, Hugues [XI] le Brun, lesquelles sont tenues en fief du roi de France. Le comte de la Marche s'engage à faire recevoir le comte de Sancerre dans la foi du roi. Elle reçoit également 200 livres de rente à prendre chaque année, à la Saint-André, au Temple de Paris, et payables après la mort du comte de la Marche, par ses successeurs à ce comté. Le comte de Sancerre et ses héritiers devront l'hommage des 200 livres au comte de la Marche. De son côté, le comte de Sancerre, au nom de sa future épouse, donne quittance au comte de la Marche de tous les droits que sa femme pouvait avoir aux successions de ses père et mère, et s'engage, une fois le mariage accompli, à procurer pareille quittance de sa femme. Il se réserve seulement les droits de sa femme à la succession de son frère, le comte de la Marche, si celui-ci venait à décéder sans enfants. Enfin, il assigne le douaire de sa future femme de la manière suivante : il lui donne sa maison de Baile-sous-Sancerre, avec 200 livres de terre au plus près de cette maison. Il assigne une rente de 500 livres sur sa terre de la Ferté de Lopière, et, au cas où cette terre ne serait pas d'un produit suffisant pour fournir cette rente, ses héritiers devraient y ajouter le surplus nécessaire. Enfin, sa mère, Marie, comtesse de Sancerre, venait à décéder avant sa femme, il ajouterait au douaire de celle-ci le château de Meillant et la moitié de tous ses domaines à l'exception du château de Sancerre.
  34. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 867.
  35. Maurice Dumolin, Société française d'archéologie, « Le château de Meillant », dans Congrès archéologique de France, Paris, Picard, (lire en ligne), p. 155.
  36. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 885.
  37. (en) George W. Watson, « The families of Lacy, Geneva, Joinville and La Marche », The Genealogist, New Series, vol. 21, , p. 234-236 (lire en ligne [PDF]).
    1309, 1er janvier, Paris : Le roi de France, Philippe le Bel, a reçu une demande de Marie de Lusignan, comtesse de Sancerre, qui revendiquait d'être admise comme héritière de son frère, Guy de Lusignan, pour les comtés de la Marche et d'Angoulême et la terre de Fougères. Elle lui a offert de faire hommage, de payer le rachat et de rendre le service. Toutefois, le roi a refusé ses propositions car les terres en questions ont été confisquées parce que Guy aurait dissimulé puis brûlé un codicille du testament de son frère, Hugues [XIII] le Brun par lequel il léguait certains de ses biens au roi de France, au temps de sa vie, il avait traîtreusement formé une conspiration contre le roi, l'honneur du royaume et la majesté royale et avait mis son projet criminel à exécution autant qu'il lui avait été possible, et parce qu'il devait payer des grandes amendes et des rachats dont le montant s'élevait à 120 000 livres tournois. Marie de Lusignan a donc envoyé au roi maître Thibaut de Sancerre, archidiacre de Bourges pour demander une composition amiable. Les négociations aboutissent à l'accord suivant : Marie abandonne tous ses droits sur les comtés de la Marche et d'Angoulême, sur les seigneuries de Fougères et de Lusignan et tous les autres châteaux ainsi que sur les 600 livres annuelles qu'elle percevait sur le trésor royal et les revenus de la sénéchaussée de Poitou et les 200 livres qu'elle recevait sur les revenus des comtés en échange de quoi le roi lui assigne 1000 livres de revenu en terres avec un château et une maison-forte qui ne seraient pas comptés dans l'évaluation du revenu, avec droits de haute et basse justice, que Marie et ses successeurs tiendraient en fief du roi et qui seraient exemptes de tout rachat et de toute obligation à l'exception de l'hommage et dont les bois et forêts auraient été évalués. Le roi lui fera également un paiement de 10000 livres et lui abandonne la maison de Saint-Marcel qui avait été à son frère, Hugues [XIII], tout en lui promettant une compensation s'il est prouvé que ses sœurs ont également des droits sur la maison. Il accorde également à Marie une rente, viagère, de 1000 livres.
  38. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 52 (« La succession de Guy de Lusignan, comte de la Marche (1308-1316) »), p. 211.
  39. La Marche : 1199-1321 (parchemin, original), Paris, AnF, coll. « Trésor des Chartes / J//270/B » (no 27), (présentation en ligne).
    1309, 18 janvier, Meillant : Marie de Lusignan, veuve, comtesse de Sancerre, en présence de l'official de la cour de Bourges, du gardien du sceau de la prévôté de Bourges, de Jean Permiclerc, clerc de la prévôté, entend le rapport de Thibaut de Sancerre, archidiacre de Bourges, son procureur et beau-frère, et de Guillaume de Dun, professeur de droit, chanoine de Bourges et procureur du roi [Philippe IV le Bel] a entendu lecture de la procuration du roi en faveur de Guillaume de Dun datée du 9 janvier 1309 et de la lettre du roi datée du 1er janvier 1309 en réponse à sa demande d'être admise comme héritière de son frère, Guy de Lusignan, pour les comtés de la Marche et d'Angoulême et la terre de Fougères par laquelle le roi refuse ses propositions car les terres en questions avaient été confisquées parce que Guy aurait dissimulé puis brûlé un codicille du testament de son frère, Hugues [XIII] par lequel il léguait certains de ses biens au roi de France, qu'il avait traîtreusement formé une conspiration contre le roi, l'honneur du royaume et la majesté royale et avait mis son projet criminel à exécution autant qu'il lui avait été possible et parce qu'il devait payer des grandes amendes et des rachats dont le montant s'élevait à 120 000 livres tournois. Il disait accepter une composition amiable selon laquelle Marie abandonnait tous ses droits sur les comtés de la Marche et d'Angoulême, sur les seigneuries de Fougères et de Lusignan et tous les autres châteaux ainsi que sur les 600 livres annuelles qu'elle percevait sur le trésor royal et les revenus de la sénéchaussée de Poitou et les 200 livres qu'elle recevait sur les revenus des comtés en échange de quoi le roi lui assignait 1000 livres de revenu en terres avec un château et une maison-forte qui ne seraient pas comptés dans l'évaluation du revenu, avec droits de haute et basse justice, que Marie et ses successeurs tiendraient en fief du roi et qui seraient exemptes de tout rachat et de toute obligation à l'exception de l'hommage et dont les bois et forêts auraient été évalués et le roi lui ferait également un paiement de 10000 livres et lui abandonnerait la maison de Saint-Marcel qui avait été à son frère, Hugues [XIII], tout en lui promettant une compensation s'il était prouvé que ses sœurs ont également des droits sur la maison. Il accordait également à Marie une rente, viagère, de 1000 livres. Ces lettres exhibées et lues, une traduction en a été faite dans la langue maternelle de Marie pour qu'elle puisse mieux comprendre leur contenu, après quoi, elle a ratifié l'accord.
  40. Frédéric Morvan, « Les seigneurs de Fougères du milieu du XIIe au milieu du XIVe siècle », Bulletin et Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie du Pays de Fougères, vol. XLI, , p. 33 (lire en ligne [PDF]).
  41. 1 2 Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 940.
  42. Clément de Vasselot de Régné, « Un succès méconnu des derniers Capétiens : l’annexion des domaines des Lusignan et l’usage du concept de lèse-majesté (1308-1327) », Revue historique, no 692, , p. 833-858 (lire en ligne).
  43. Comtes de la Marche et d’Angoulême : 1224-1400 (parchemin, original), Paris, AnF, coll. « Trésor des Chartes / J//374 » (no 12), (présentation en ligne).
    « A touz ceus qui ces presentes lettres verront, Marie de la Marche, contesse de Sancerre, salut. Sachent tuit que comme pour certaine composicion ou transaction faite aveques les genz le roy nostre seigneur de nostre procureur en non de nous et pour nous, la quele composicion ou transaccion nous eusmes et avons agre ferme et estable de tout le droit que nous avoyens et pouyens avoir per quelque cause et per quelque meniere que ce fust ne a nous peust appertenir an contez de la Marche et de Engolesme ou chastel de Lezignen en la terre de Fougieres et en chateaus et en chatelenies et aus appertenances des contez et des terres dessus dites, li roys nostres sires fust tenuz a nous assoir mil livres de rante aveques jutise et seignorie et avec un chastel cor la maison de saint Marteau qui jadis fut nostre cher seigneur et frere le conte de la Marche a perpetuel heritage ou une maison fort si comme il est plus pleinement contenu en unes lettres seelees dou seel le roy nostre seigneur en cire vert. Et nous les dites mil livres de rante avec le chastel ou maison fort et avec la dite maison de saint Marteau ayens donne a perpetual heritage a nos chiers et amis freres monseigneur Thibaut et monseigneur Loys de Sancerre freres et en ayens requis le roy nostre seigneur que il les en receust en foy si comme il apert plus pleinement en unes lettres seelees dou seel le roy nostre seigneur de la prevoste de Bourges et li roys nostres sires ala requeste de nos diz freres leur hait ballie et assis en payement et enli acquittant des dites mil livres de rante et dou chastel ou maison fort les terres qui estoient de noble homme monseigneur Enguerrant, sire de Marigny, chevalier et chambellent dou dit le roy nostre seigneur c'est asavoir le Plessie au Braba, coffrains les maisons que il havoit a Provins le Codray Genenray, Maines, Cours, Bourdoysel, Saint-Lou, Cone, avons le dit bailli et assise faites a nos diz freres des terres et des lieus dessus diz et per la cause et raison dessus dites en tant comme a nous toyche et peut appertenir, avons agre ferme et estable et en quittons le roy nostre seigneur et ses hoirs et ses successors et prometons en bonne foy pro nous ou per autre non venir encontre ou temps avenir. Et pour ce que ce soit ferme et estable nous obligons nous, nos hoirs et nos successors et nos biens meubles et non meubles presens et avenir ou que il soient ou tesmoing de la quele chose nous avons seele ces lettres de nostre seel. Donne a Mellant, lan de grace mil trois cenz et douze ou mois de Juignet. »
    1312, juillet, Meillant : Marie de Lusignan, comtesse de Sancerre, donne à ses beaux-frères, Thibaut, archevêque de Bourges et Louis de Sancerre, la rente de mille livres, le château et la maison forte que devait lui attribuer le roi de France, Philippe [IV] le Bel, en compensation pour ses droits à l'héritage de son frère, Hugues [XIII], comte de la Marche et d'Angoulême.
  44. Gaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, vol. 2 : Livres IV-VII, Bourges, Revue du Berry, (lire en ligne), V : Etienne II du nom, Comte de Sancerre, chap. XXIII, p. 259.
  45. Armand de La Porte, Études archéologiques sur les familles du nom de La Porte : La famille de La Porte d'Issertieux, avec les branches de Riants et de Pierry (en Berry, Marche et Bourbonnais), Paris, Dumoulin, (lire en ligne), Noms isolés : Porte (Bernard de la), p. 4.
    Acte d'échange fait sous le scel de l'official de Bourges entre Bernard de la Porte, ancien chevalier, et le comte de Sancerre, de certains droits, entre autres celui d'un denier que ledit chevalier avait sur chaque livre de monnaie fabriquée dans le château de Sancerre.
  46. Monnaies du Berry, « Monnaies féodales du comté de Sancerre : Deniers et oboles anonymes attribuables à Louis Ier (1218-1268), Jean Ier (1268-1284) et Etienne II de Sancerre (1284-1306) », sur monnaiesduberry.com.
  47. Arthur Engel et Raymond Serrure, Traité de numismatique du moyen âge, t. 2, Bologne, Arnaldo Forni, (lire en ligne), § XIX : Comté de Sancerre, p. 404.
    « C'est par la Flandre et non par l'Aquitaine, observe judicieusement M. Caron, que les imitations des esterlins pénétrèrent dans le centre de la France. Étienne II de Sancerre échappa à la défaite de Courtrai et, de retour dans son comté, il fit frapper ses monnaies au type dont il avait pu constater la faveur. »
  48. Arthur Engel et Raymond Serrure, Traité de numismatique du moyen âge, t. 2, Bologne, Arnaldo Forni, (lire en ligne), § XXVII : Seigneurie de Charenton / Étienne de Sancerre (1280-1306), p. 411.
  49. Laurent Hablot, « Représentation héraldique et mémoire généalogique des comtes de Blois », dans Le retable d'Orchaise : Héraldique et pouvoir en val de Loire, t. 72 : Mémoires de la Société des Sciences et Lettres du Loir et Cher, (lire en ligne), L’héritage des Blois-Champagne, p. 11-13.
  50. Contrat de mariage d'Etienne, comte de Sancerre, avec Marie, soeur de Hugues le Brun, comte de la Marche (parchemin, original), Paris, Archives nationales, coll. « J / 270/B » (no 22), , larg. 346 mm x haut. 529 mm, dont, 24 mm de repli, scellé du sceau d’Étienne, comte de Sancerre, en cire verte, sur double queue de parchemin, autrefois scellé du sceau d'Hugues XIII de Lusignan.
  51. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), no 439 : Etienne II, Fils de Jean Ier (1288), p. 332.
  52. Inventaire des sceaux du Berry antérieurs à 1515, précédé d’une Étude de sigillographie et de diplomatique (éd. René Gandilhon), Bourges, (présentation en ligne), no 258.
  53. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Etienne II de Sancerre - sceau - 1288 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
  54. 1 2 Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), no 439 bis : Etienne II, Fils de Jean Ier (1288) / contre-sceau, p. 332.
  55. 1 2 Inventaire des sceaux du Berry antérieurs à 1515, précédé d’une Étude de sigillographie et de diplomatique (éd. René Gandilhon), Bourges, (présentation en ligne), no 258 bis.
  56. 1 2 SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Etienne II de Sancerre - sceau du secret - 1288 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
  57. Volumes reliés du Cabinet des titres : recherches de noblesse, armoriaux, preuves, histoires généalogiques (manuscrit français), Paris, Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, coll. « Français / 31854 », xviie siècle (lire en ligne), Estiène Comte de Sancherre, fo 117 vo, fig. 2.
  58. 1 2 3 Jacques Bretel, Le Tournoi de Chauvency (manuscrit français), Oxford, Bodleian Library, coll. « MS / Douce 308 », 1309-1325 (lire en ligne), fo 116 ro.
  59. Jques Bretex ou Bretiaus (éd. Gaëtan Hecq), Le Tournoi de Chauvency, Mons, Dequesne-Masquillier & fils, (lire en ligne), no 3227, p. 108.
    « A une crois dargent desus »
  60. Jaques Bretex ou Bretiaus (éd. Gaëtan Hecq), Le Tournoi de Chauvency, Mons, Dequesne-Masquillier & fils, (lire en ligne), no 358, p. 12.
    « Le conte de sansuerre a destre »
  61. Max Prinet, « Jacques Bretel, Le Tournoi de Chauvency, éd. complète par Maurice Delbouille », Romania, Paris, Édouard Champion, vol. 59, no 233, , p. 138 (lire en ligne).
  62. Armorial Le Breton (parchemin, original), Paris, Archives nationales, coll. « Musée des Archives nationales / AE/I/25/6 », xiiie – xve siècle (lire en ligne), fo 44, fig. 1.
  63. L'armorial le Breton (éd. Emmanuel de Boos), Paris, Centre historique des archives nationales, , no 656 : Le conte de Sansoire, p. 205-206.

Sources et bibliographie

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Sources manuscrites

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Sources héraldiques

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Sources numismatiques

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  • Arthur Engel et Raymond Serrure, Traité de numismatique du moyen âge, t. 2, Bologne, Arnaldo Forni, 1891. [lire en ligne]
  • Daniel Mater, « Études sur la numismatique du Berry : Sancerre », Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, t. XV, 1887, p. 225-292. [lire en ligne]

Sources sigillographiques

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Bibliographie

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Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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