Eudes Ier de la Marche
Eudes Ier de la Marche est comte de la Marche de 1091 à avant 1098.
| Comte de la Marche | |
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| depuis | |
| Famille | |
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| Père | |
| Mère |
Amélie (d) |
| Fratrie |
Almodis de la Marche Rangarde de La Marche (d) Lucia de La Marche (d) Aldebert II de la Marche |
Biographie
modifierFamille
modifierEudes Ier de la Marche est le fils de Bernard Ier de la Marche et de son épouse Amélie ou Émilie[1],[2], de Montignac[2]. Il a cinq frères et sœurs [1] :
- Aldebert II de la Marche, comte de la Marche après son père Bernard Ier de la Marche[3],[2] ;
- Almodis de la Marche, épouse de Hugues V de Lusignan puis du comte Pons de Toulouse et enfin de Raimond-Bérenger Ier de Barcelone, comte de Barcelone[1],[4],[5],[6],[7],[8],[2] ;
- Rangarde, épouse de Pierre Raymond de Carcassonne, comte de Carcassonne et vicomte de Béziers[3],[9];
- Lucie, épouse d'Artaud Ier de Pallars Sobirà, comte de Pallars Sobirà[3],[10],[8] ;
- Agnès, épouse de Ramnulfe de Montmorillon[3].
Comte de la Marche
modifierEudes de la Marche est cité bien avant de devenir lui-même comte. En 1048 au plus tard, avec son frère le comte Aldebert II, il donne des biens situés à Mairé à l'abbaye de Nouaillé. Il est présent au concile de Bordeaux de 1080 et à une transaction entre les abbés de Saint-Florent de Saumur et de Saint-Martial de Limoges en 1081[11]. Il porte alors le titre de comte, ce qui signifie pas qu'il exerce le pouvoir[12]. En 1087, il souscrit à une acquisition fait par l'abbaye de Charroux. Il est aux côtés de son neveu le comte Boson III de la Marche dans deux actes des ducs d'Aquitaine[13].
Eudes de la Marche devient comte de la Marche en succédant, à son neveu, Boson III de la Marche, mort en 1091[14],[11],[4] sans enfant[12],[4]. Eudes devient comte de la Marche malgré la concurrence de sa nièce, sœur de Boson, Almodis Ire de la Marche, et de son mari Roger de Montgommery d'une part et de son neveu Hugues VI de Lusignan — qui, par sa mère Almodis de la Marche, sœur d'Eudes, est cousin germain de Boson III et d'Almodis — d'autre part[14],[11],[4].
La Chronique de Saint-Maixent mentionne qu'Almodis succède directement à Boson III, mais cette assertion est infirmée par une charte de donation d'Eudes, non datée, qui précise qu'il a succédé à Boson III. Eudes est encore vivant le , mais les actes qui le citent ne semblent pas être postérieurs à 1095. Il n'est plus comte de la Marche à la date du , puisque qu'un acte montre que sa nièce Almodis Ire de la Marche lui a alors succédé[13].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Thomas 1925-1927, p. 592.
- 1 2 3 4 Barrière 1999, p. 30.
- 1 2 3 4 Thomas 1925-1927, p. 593.
- 1 2 3 4 (en) Sidney Painter, « The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries », Speculum, vol. 32, no 1, , p. 27–47 (DOI 10.2307/2849244, JSTOR 2849244, S2CID 161153870, lire en ligne).
- ↑ Hélène Débax, « Les comtesses de Toulouse : notices biographiques », Annales du Midi, vol. 100, no 182, , p. 215-234 (lire en ligne).
- ↑ Philippe Wolff, « Deux maîtresses femmes dans la Marche d’Espagne au XIe siècle : Ermessende et Almodis », dans Media in Francia : recueil de mélanges offerts à Karl Ferdinand Werner, Maulévrier, Hérault-Editions, (ISBN 2903851573), p. 525-537.
- ↑ (en) Donald J. Kagay, « Countess Almodis of Barcelona : 'Illustrious and Distinguished Queen' or 'Woman of Sad, Unbridled Lewdness' », dans Theresa M. Vann, Queens, Regents and Potentates, Dallas, Boydell & Brewer, (ISBN 9780851156491), p. 37-47.
- 1 2 Martin Aurell, « Almodis et Lucia de la Marche ou la force d'être sœurs », dans Les Noces du comte : Mariage et pouvoir en Catalogne (785-1213), Paris, Publications de la Sorbonne, (présentation en ligne), p. 257-296.
- ↑ Hélène Débax, La féodalité languedocienne XIe – XIIe siècles : Serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, coll. « Tempus », , 407 p. (ISBN 2-85816-651-X, lire en ligne), p. 31.
- ↑ Martin Aurell, « Mariage et pouvoir en Catalogne : Lucia de la Marche (ca. 1030-1090), comtesse de Pallars Sobirà », dans Charles-Marie de La Roncière, Le couple, l’ami et le prochain : mélanges offerts à Georges Duby, vol. I, Aix-en-Provence, Université de Provence, coll. « Histoire et société », (lire en ligne), p. 53-67.
- 1 2 3 Thomas 1925-1927, p. 599.
- 1 2 Thomas 1925-1927, p. 597.
- 1 2 Thomas 1925-1927, p. 600.
- 1 2 Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou, 778-1204, t. I : 778-1126, Paris, Picard et fils, (lire en ligne), p. 396-397.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Bernadette Barrière, « Le comté de la Marche, une pièce originale de l'héritage Lusignan », dans Isabelle d’Angoulême, comtesse-reine et son temps (1186-1246) : Actes du colloque tenu à Lusignan, 8 au 10 novembre 1996, Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, coll. « Civilisation Médiévale » (no 5), , 193 p. (lire en ligne), p. 27–35.
- Georges Thomas, « Les comtes de la Marche de la maison de Charroux (Xe siècle- 1177) », Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, vol. 23, 1925-1927, p. 561-700 (lire en ligne).