Maison de Charroux

famille noble française

La maison de Charroux est une famille comtale française, dont les membres sont comtes de la Marche du Xe siècle au début du XIIe siècle et comtes de Périgord du Xe au XIVe siècle.

Maison de Charroux
Période Xe – XVe siècle
Fiefs tenus Comté de la Marche
Comté de Périgord

Histoire

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La maison de Charroux est issue du marquis Boson Ier qui, dans la seconde moitié du Xe siècle impose son pouvoir autour de l'abbaye de Charroux, sur tout le nord du Limousin, fondant une entité administrative nouvelle, qui deviendra le comté de la Marche. Il épouse Emma de Périgueux, héritière du comté de Périgord, ce qui permet à leurs fils de porter le titre de comte et de contrôler les deux territoires[1]. Vers l'an mil, le duc d'Aquitaine Guillaume V, suzerain des deux comtés de la Marche et de Périgord, les donne à deux titulaires différents, entérinant officiellement l'existence du comté de la Marche mais imposant ainsi la séparation du lignage en deux branches[2].

Au tournant des XIe et XIIe siècles, la branche de la Marche se termine par le mariage d'Almodis Ire de la Marche avec Roger de Montgommery, dit le Poitevin, qui fait passer le comté de la Marche dans la famille de Montgommery[2].

En Périgord aux XIe et XIIe siècles, le lignage forme une dynastie héréditaire[3]qui a des liens distendus avec le seigneur immédiat  le duc d'Aquitaine devenu roi d'Angleterre  et encore plus lointains avec le roi de France[3]. Au XIIIe siècle, la famille joue des rivalités entre les rois de France et les rois d'Angleterre en ayant des liens vassaliques avec les deux souverains. Elle gouverne le comté jusqu'à sa confiscation par le roi de France en 1399[4]. Le dernier comte de Périgord de cette branche  qui a pris le nom de Talleyrand  est ainsi Archambaud VI, banni et dépossédé en 1399 et mort en 1430[5].

La maison de Talleyrand-Périgord affirme descendre de la maison de Charroux[6].

Filiation simplifiée

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Notes et références

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  1. Barrière 1999, p. 28.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Barrière 1999, p. 29.
  3. 1 2 Laharie 1979, p. 246.
  4. Laharie 1979, p. 251-252.
  5. 1 2 3 4 Avezou 1925, p. 93.
  6. de Jaurgain 1891, p. 2.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 de Jaurgain 1891, p. 3.
  8. Thomas 1925-1927, p. 568-570.
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Laharie 1979, arbre généalogique.
  10. 1 2 Thomas 1925-1927, p. 579.
  11. 1 2 Thomas 1925-1927, p. 592.
  12. Thomas 1925-1927, p. 587.
  13. 1 2 3 Thomas 1925-1927, p. 597.
  14. Thomas 1925-1927, p. 593.
  15. 1 2 3 4 5 Barrière 1999, p. 30.
  16. Thomas 1925-1927, p. 600-603.
  17. Thomas 1925-1927, p. 599-600.
  18. (en) Sidney Painter, « The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries », Speculum, vol. 32, no 1, , p. 27–47 (DOI 10.2307/2849244, JSTOR 2849244, S2CID 161153870, lire en ligne).
  19. Hélène Débax, « Les comtesses de Toulouse : notices biographiques », Annales du Midi, vol. 100, no 182, , p. 215-234 (lire en ligne).
  20. Philippe Wolff, « Deux maîtresses femmes dans la Marche d’Espagne au XIe siècle : Ermessende et Almodis », dans Media in Francia : recueil de mélanges offerts à Karl Ferdinand Werner, Maulévrier, Hérault-Editions, (ISBN 2903851573), p. 525-537.
  21. (en) Donald J. Kagay, « Countess Almodis of Barcelona : 'Illustrious and Distinguished Queen' or 'Woman of Sad, Unbridled Lewdness' », dans Theresa M. Vann, Queens, Regents and Potentates, Dallas, Boydell & Brewer, (ISBN 9780851156491), p. 37-47.
  22. Martin Aurell, « Almodis et Lucia de la Marche ou la force d'être sœurs », dans Les Noces du comte : Mariage et pouvoir en Catalogne (785-1213), Paris, Publications de la Sorbonne, (présentation en ligne), p. 257-296.
  23. Thomas 1925-1927, p. 586.
  24. Thomas 1925-1927, p. 583.
  25. 1 2 3 Avezou 1925, p. 92.
  26. Christiane Deluz, « Croisade et paix en Europe au XIVe siècle. Le rôle du cardinal Hélie de Talleyrand », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, vol. 1, , p. 53-64 (lire en ligne).
  27. Arlette Higounet-Nadal, « Une opération des Bardi : un versement de la dot d'Agnès de Périgord, princesse d'Achaïe », Annales du Midi, vol. 78, no 77, , p. 235–241 (DOI 10.3406/anami.1966.5038, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Robert Avezou, « Les comtes de Périgord et leur domaine au XIVe siècle », Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, vol. 53 et 54, 1925 et 1926, p. 90-102, 134-152, 197-206, 230-246, 276-289 et 88-104, 152-167, 188-198, 228-250, 282-285 (lire en ligne).
  • Bernadette Barrière, « Le comté de la Marche, une pièce originale de l'héritage Lusignan », dans Isabelle d’Angoulême, comtesse-reine et son temps (1186-1246) : Actes du colloque tenu à Lusignan, 8 au 10 novembre 1996, Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, coll. « Civilisation Médiévale » (no 5), , 193 p. (lire en ligne), p. 27–35.
  • Jean de Jaurgain, Notice sur la maison de Talleyrand-Périgord, Paris, Typographie Gaston Née, , 10 p. (lire en ligne).
  • Robert-Henri Bautier, « Les origines du comté de la Marche », dans Mélanges d'archéologie et d'histoire offerts à M. Henri Hemmer par ses collègues et ses amis, Guéret, Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, (présentation en ligne), p. 10-19.
  • Muriel Laharie, « Le pouvoir comtal en Périgord de la fin du IXe siècle à la fin du XIVe siècle : traits généraux », Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, vol. 106, no 3, , p. 244-253 (lire en ligne).
  • Georges Thomas, « Les comtes de la Marche de la maison de Charroux (Xe siècle- 1177) », Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, vol. 23, 1925-1927, p. 561-700 (lire en ligne).

Articles connexes

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