Eugênia Ana dos Santos
Eugênia Ana dos Santos, aussi connue sous le nom de Mãe Aninha, est née à Salvador le à Salvador, et décédée le . Son nom religieux est Oba Biyi. Elle est une Ialorixá, et est la fondatrice de l'Ilê Axé Opô Afonjá (pt), un temple Candomblé, situé à Salvador, dans l'État de Bahia, au Brésil[1].
| Naissance | Salvador, Bahia, Brésil |
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| Décès |
(à 68 ans) Salvador, Bahia, Brésil |
| Nationalité | |
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Elle consolide une lignée religieuse et politique marquée par la sagesse et la résistance. Elle agit avec fermeté pour garantir le libre exercice des religions afro-brésiliennes, influençant directement la promulgation d'un décret en 1934. Elle était respectée en tant que leader populaire et spirituelle dans tout l’État de Bahia[2].
Histoire
modifierEugênia Ana dos Santos naît le 13 juillet 1869, à dix heures du matin, à Rua dos Mares 76, à Salvador, Bahia. Elle est née de parents afro-Brésiliens de la nation Gourounsi: Sérgio José dos Santos (ou Aniió en Gourounsi) et Leonídia Maria da Conceição Santos (ou Azambrió en Gourounsi)[3],[4].
En 1895, elle fonde l'Ilê Axé Opô Afonjá à Rio de Janeiro. Elle fait de même en 1910 à Salvador. Ces lieux sont intégrés au patrimoine historique national[5].
En 1934, Mãe Aninha discute avec le président du Brésil de l'époque, Getúlio Vargas. Et de cette conversation résulte la liberté de culte des religions afro-brésiliennes et/ou d'origine africaine au Brésil[1].
En 1937, elle participe au IIe Congrès afro-brésilien à Salvador, à l’invitation de l’écrivain et ethnologue Edison Carneiro.
Elle commence à présenter des signes de maladie en juin 1936. Le 3 janvier 1938, elle décède d'une artériosclérose à son domicile d'Ilê Axé Opô Afonjá[6].
Son corps est transporté à l'église de Nossa Senhora do Rosário dos Pretos, dans le centre historique de Salvador, Pelourinho, où elle reste exposée jusqu'au lendemain. Le 4 janvier 1938, elle est inhumée au cimetière de Quinta dos Lázaros selon les rites de la religion catholique. Ensuite, commence son Axexê, la cérémonie funéraire candomblé[1].
Héritage
modifierEn hommage à son importance spirituelle et culturelle, un projet de loi municipal est proposé pour renommer la Estrada São Gonçalo do Retiro en son nom. Cette initiative souligne l'impact durable de Mãe Aninha dans la valorisation et la reconnaissance des racines afro-brésiliennes dans la société locale, consolidant ainsi son héritage comme symbole de résistance et de transmission culturelle[7].
Références
modifier- 1 2 3 (pt-BR) « Mãe Aninha », sur as mina na história, (consulté le )
- ↑ (pt) « Mãe Aninha », sur Ministério da Cultura
- ↑ (pt) Schuma Schumaher et Erico Vital Brazil, Dicion‡rio mulheres do Brasil: de 1500 até a atualidade : com 270 ilustrações, J. Zahar Editor, (lire en ligne)
- ↑ Stefania Capone, « Le pur et le dégénéré : le candomblé de Rio de Janeiro ou les oppositions revisitées », Journal de la société des américanistes, vol. 82, no 1, , p. 259–292 (DOI 10.3406/jsa.1996.1638, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Casa de Iemanjá no Ilê Axé Opô Afonjá. Evento registrado no livro de Jorge Amado 'Bahia de Todos os Santos: guia de ruas e mistérios', 1945.
- ↑ « Morte na História: MORTE DE MÃE ANINHA », sur Morte na História (consulté le )
- ↑ (pt) « Projeto de lei de Carballal homenageia Mãe Aninha », sur Camara municipal de salvador (consulté le )