Evelyne Axell
Evelyne Axell (ou Evelyne Devaux selon l'état-civil), née le à Namur et morte le d'un accident de voiture à Zwijnaarde, est une peintre belge, et l'une des principales figures du pop art en Belgique.
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Biographie
modifierEvelyne Axell naît le au centre-ville de Namur, rue de Fer à l’actuelle galerie Saint-Joseph. Elle étudie la céramique à l’Académie des Beaux-Arts de Namur puis l’Art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles[1].
Elle se lance dans une carrière de comédienne, principalement à Paris, et est la vedette de plusieurs films. Elle est également présentatrice à la télévision.
En 1963 elle se tourne vers la peinture. Sa carrière est interrompue par un accident de voiture le . Elle a été inhumée dans le cimetière de la localité de Ronquières.
Œuvres picturales
modifierElle débute par la peinture à l’huile. Elle est une des rares élèves de René Magritte[2].
À Londres, elle découvre le pop art qu’elle adopte[3].
Puis elle expérimente différents plastiques synthétiques. Elle utilise le clartex, le plexiglas et le polymétacrylate de méthyle dans sa coloration opaline. Elle colorie ces résines plastiques à l'émail. En parallèle des sept années de production d'Axell, on voit se développer la technologie du plastique. Elle doit parfois modifier ses méthodes du fait de l'arrêt de la commercialisation d'un matériau[3].
C’est le temps des luttes pour les droits des femmes, la liberté d’expression et la révolution sexuelle. Elle embrasse ces combats à sa manière, par ses tableaux où la sensualité et la sexualité féminine sont franchement affirmées[4]. Les événements de se retrouvent également dans ses œuvres ; manifestations étudiantes, droits civiques en Amérique et mouvement hippie. Elle est influencée par les artistes new-yorkais des années 1960, Jim Dine, Andy Warhol, Marisol[1].
En 1969 elle est la première femme artiste à recevoir le Prix de la Jeune Peinture belge et multiplie les expositions tant en Belgique qu’à l’étranger.
En 1970 elle embrasse un nouveau combat ; celui de la protection de la nature et de l’environnement par des œuvres représentant des animaux dans des paysages idylliques.
Trente ans après sa mort elle est reconnue comme l’une des principales figures du pop Art. Depuis, ses œuvres sont régulièrement exposées dans le monde entier[5],[6],[7] et font partie des collections de prestigieux musées.
Le Philadelphia Museum of Art utilise une de ses peintures pour la promotion de l’exposition International Pop dédiée au pop art à travers le monde. L'image est censurée par Facebook car elle est trouvée trop suggestive[8].
Hommage
modifierEn 2017, Namur lui rend hommage par une fresque de rue la représentant à la rue du Lombard en face de l'Académie des Beaux-Arts[9].
Dans les années 2020, deux voiries ont reçu le nom d'Evelyne Axell : la Venelle Evelyne Axell à Namur (entre la rue des Carmes et la rue Godefroid) et à Braine-le-Comte, la voirie principale du nouvel éco-quartier « Les ateliers » situé derrière la gare porte le nom de Route Evelyne Axell.
Filmographie
modifier- 1961 : Il y a un train toutes les heures d'André Cavens
- 1963 : Le Crocodile en peluche de Jean Antoine.
Œuvres dans des Grandes Collections
modifier- Tate Modern[10], Londres “Valentine”, 1966
- MoMA[11], Museum of Modern Art, New York “Axell-ération”, 1965
- Centre Pompidou[12], Paris “Le retour de Tarzan”, 1972
- Pinault Collection[13], Paris, Venise “Les deux clefs”, 1964, “La Cloison”, 1967, “Le viol d’Ingres par Axell”, 1968, “La Tchèque”, 1969, “Portrait de Yaël Dayan”, 1969, “Projet pour La Cible”, 1970, “Nu sur rétroviseur II”, 1970, “Autoportrait”, 1971, “Esquisse pour Tableau à caresser”, 1970
- Mumok[14], Museum Moderner Kunst, Vienne “Le glacier”, 1972
- Museu Coleção Berardo[15], Lisbonne “L’Œil de la tigresse”, 1964
- Fondation Gandur pour l'Art[16], Genève “Le Homard amoureux II”, 1968
- FAMM[17](Femmes Artistes du Musée de Mougins), Mougins “La Machine érotique ou Conception du mec art”, 1964
- Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique[18], Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Bruxelles “L’Entretien”, 1966
- Fondation Roi Baudouin[19] “L’Egocentrique”, 1968
- Musée d’Ixelles, Bruxelles “Erotomobile”, 1966
- SMAK[20], Stedelijk Museum voor Actuele Kunst, Gent, “L’Esprit critique”, 1970 (loan)
- Le Delta, Namur[21] “Projet pour un Musée Archéologique du XXe siècle”, 1970
- MuZEE, Oostende “Le joli mois de mai”, 1970 “Sunday”, 1971 (loan)
- Design Museum Brussels[22], Bruxelles “Le peintre”, 1970
- Belfius Art Collection, Bruxelles “L’Eléphant bleu”, 1972
Publications
modifierOuvrages individuels (monographies, mémoires et thèses) de plus de 40 pages
modifier- Evelyne Axell et les années 1960. Un frisson de la vie (Het ruisen van het leven). Ghent: Snoeck-Ducaju & zoon, 1997, Jean Antoine, et al. 75 pages, 30,5 × 25 cm, (ISBN 90-5349-261-5)
- Evelyne Axell, 1935-1972/ L’amazone du Pop Art. Tournai: La Renaissance du Livre, 2000, Claude Lorent, Marcel Moreau, Jean Antoine. 104 pages, 22 × 28 cm (ISBN 2804603598)
- Evelyne Axell (1935-1972). Louvain: Katholieke Universiteit Leuven 2002, Liesbeth Decan. Evelyne Axell: 1935 - 1972,
- Erotomobiles, London: The Mayor Gallery, 2003, Sarah Wilson. 48 pages, 21 × 21 cm,
- La Diffusion du Pop Art en Belgique. L’œuvre d’Evelyne Axell (1935-1972). Une vision des faits sociopolitiques contemporains. Brussels: Université libre de Bruxelles, 2003, Karin Ozbag. 82 pages + annexe de 83 pages, 29,7 × 19,7 cm,
- Evelyne Axell: From Pop Art to Paradise = Le Pop Art Jusqu'au Paradis. Paris: Somogy, 2004, Claude Lorent, Sarah Wilson. 157 pages, 29,2 x 23,4 x 1,3 cm, (ISBN 2850567795 et 978-2850567797)
- Evelyne Axell: du viol d'Ingres au retour de Tarzan. Roche-la-Molière, France: iac éditions, 2006, Jean Antoine, Nathalie Roux. 144 pages, 23cm x 28cm. (ISBN 2916373039 et 978-2916373034)
- Evelyne Axell ; Die belgische Amazone der Pop Art, Bruxelles : Communauté Française de Belgique, 2006, Eugen Blume. 54 pages, 21 × 21 cm.
- Evelyne Axell - Méthodes Pop. Paris : Skira, 2019, Isabelle de Longrée, Flavia Frigeri, Angela Stief, Sue Tate, Philippe Axell, Claas Hulshoff. 136 pages, 23,6 x 24,1 cm, (ISBN 9782370741226)
- Axelleration, Tielt : Lannoo Publishers, 2011, Susanne Titz, Liesbeth Decan. 112 pages, 23 × 28 cm, (ISBN 9020999478 et 9789020999471)
Ouvrages collectifs
modifier- Vlaamse meesters. Zes Eeuwen Schilderkunst. Leuven: Davidsfonds, 2004, H. Dashdorj C. Stroo H. van Gelder. 303 pages, 320 x 315 x 255 mm. (ISBN 9085261023 et 9789085261025)
- Le nu de Rops à Delvaux. Arto, 1981, Marc Eemans. 368 pages, 245 (h) x 195 (l) x 25 (ép) mm. ASIN: B008YQC96K
- L'Art en Belgique depuis 1945. Bruxelles : Fonds Mercator, 1983, Karel J Geirlandt. 447 pages, 33 × 25 cm. (ISBN 9789061535126)
- Dictionnaire de poche, le Pop Art. FERNAND HAZAN, 1975, Pierre Jose. 160 pages, Petit in-8 cartonné. ASIN: B0095F7V76
- Tweede Triënnale van hedendaagse kunst, Brugge, 1971, Willy Van den Bussche, Dirk Devos.
- 50 artistes de Belgique. Bruxelles: Viva Press, 1984, Jacques Collard. 215 pages, 19 × 29 cm.
- Seductive subversion, Women Pop Artists. New York: Abeville Press Publishers, 2010, Sid Sachs, Kalliopi Minioudaki. 248 pages, 23,9 x 2,5 x 30,4 cm. (ISBN 0789210657 et 978-0789210654)
- L'art Belge, d'Ensor à Panamarenko. Bruxelles : Racine Eds., 2013, Michael Palmer. 466 pages, 29 × 22 cm. (ISBN 2873868511)
- Pop! World of Pop Art. London: Carlton Books Ltd, 2016, John Finlay. 80 pages, 10 x 1.3 x 11.4 inches. (ISBN 1847960901 et 978-1847960900)
- Marie-Louise Ekman No Is Not an Answer. Stockholm: Sternberg Press, 2013, Silvia Eiblmayr, Maria Lind, Kalliopi Minioudaki, Katharina Wadstein Macleod. 288 pages, 16,5 × 24 cm. (ISBN 978-1-934105-06-1)
- Women in Art, Volume 1. Anif : Edition Fuchs, 2013, Reinhard Fuchs. 536 pages, 30,2 x 24 x 3,8 cm. (ISBN 3950357416 et 978-3950357417)
- Pop Art: A Colourful History. London: Viking, 2015, Alastair Sooke. 160 pages, 13,7 x 2,3 x 18,5 cm. (ISBN 0241973058 et 978-0241973059)
- La résistance des images, Bruxelles: Editions de La Patinoire Royale, 2015, Jean-Jacques Aillagon. 145 pages, 25,5 x 21, 5 cm. (ISBN 978-2-87126-064-6)
- Pop Art in Belgium, Bruxelles : Fonds Mercator, 2015, Carl Jacobs. 232 pages, 21.2 x 2.2 x 28 cm. (ISBN 978-9462301016)
- International Pop. Minneapolis: Walker Art Centre, 2015, Darsie Alexander. 398 pages, 23.88 x 4.32 x 30.48 cm. (ISBN 1935963082) et 978-1935963080
- The World goes Pop. London: Tate Publishing, 2015, Jessica Morgan. 272 pages, 22.6 x 2.6 x 29.4 cm. (ISBN 1849763461) et 978-1849763462
- Pop ! The world of Pop Art, London : Carlton Books, 2016, John Finlay. 80 pages, 289 x 251mm. (ISBN 9781847960900)
- The 60s & 70s in Belgium. Bruxelles: Galerie Antoine Laurentin, 2018, Isabelle de Longrée. 80 pages, 21 × 27 cm. (ISBN 2-911191-55-2)
- Pop Art, collection Art Essentials. New York : Thames & Hudson, 2018, Flavia Frigeri. 176 pages, 14,2 × 21,6 cm. (ISBN 0500293589 et 9780500293584)
- Pop Art. Paris: Flammarion, 2018, Flavia Frigeri. 13,8 cm × 21,6 cm. (ISBN 978-2-08-142537-8)
- Unrealism: New Figurative Painting. New York: Rizzoli Electa, 2019, Jeffrey Deitch. 344 pages, 23,6 x 28,7 cm. (ISBN 0847862429) et 978-0847862429
- Créatrices, l'émancipation par l'art, Rennes: Ouest France, 2019, Marie-jo Bonnet. 168 pages, 21 x 1.5 x 28.5 cm. (ISBN 978-2737381270)
- Tate Modern Highlights. London: Tate Publishing, 2019, Simon Bolitho. 64 pages, 21.4 x 18.5 cm. (ISBN 9781849766678)
- Restless Youth. Luxembourg: Publication office of the European Union, 2019, Christine Dupont, Kieran Burns. 184 pages, 20 x 25 cm. (ISBN 978-92-846-3145-2)
Notes et références
modifier- 1 2 « Évelyne Axell », sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
- ↑ « film-documentaire.fr - Portail du film documentaire », sur www.film-documentaire.fr (consulté le )
- 1 2 « Evelyne Axell - Centre Wallonie- Bruxelles », sur www.artmag.com (consulté le )
- ↑ Wiels, « Evelyne Axell : Images contestataires | Expositions | WIELS », sur www.wiels.org (consulté le )
- ↑ (en-GB) Tate, « Evelyne Axell », sur Tate (consulté le )
- ↑ « Le peintre Evelyne Axell », sur ADAM - Brussels Design Museum, (consulté le )
- ↑ La Libre.be, « Evelyne Axell, la libératrice », sur www.lalibre.be, (consulté le )
- ↑ « Facebook supprime une œuvre de l'artiste belge Evelyne Axell », sur RTBF Info, (consulté le )
- ↑ A. Deb, « Evelyne Axell est de retour chez elle », sur www.lavenir.net (consulté le )
- ↑ (en-GB) Tate, « ‘Valentine‘, Evelyne Axell, 1966 », sur Tate (consulté le )
- ↑ « Evelyne Axell | MoMA », sur The Museum of Modern Art (consulté le )
- ↑ « Le retour de Tarzan », sur Centre Pompidou (consulté le )
- ↑ « Evelyne Axell | Pinault Collection », sur lesoeuvres.pinaultcollection.com (consulté le )
- ↑ « Le Glacier | mumok », sur www.mumok.at (consulté le )
- ↑ « The Berardo Collection », sur www.berardocollection.com (consulté le )
- ↑ « Archive oeuvres du mois », sur www.fg-art.org (consulté le )
- ↑ « FAMM Museum online collection », sur famm-collection-13c2af0e49e3.herokuapp.com (consulté le )
- ↑ « Collections - Résultats pour l’artiste « Evelyne AXELL » – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique », sur fine-arts-museum.be (consulté le )
- ↑ « L’égocentrique 2 | Erfgoed KBS », sur www.erfgoed-kbs.be (consulté le )
- ↑ « Esprit Critique », sur SMAK (consulté le )
- ↑ « Espace muséal » (consulté le )
- ↑ « Le Peintre | Design Museum », sur collection.designmuseum.brussels (consulté le )
Liens externes
modifier- (en + fr) Site officiel
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
