Exposition universelle de 1861
L’Exposition universelle de Metz (Exposition universelle de l’agriculture, de l’industrie, de l’horticulture et des beaux-arts) s’est déroulée de mai à .

Histoire
modifierLe [1], le ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics annonce au préfet de la Moselle que Metz a été choisie pour être le lieu en 1861 du Concours régional agricole annuel décidé par Napoléon III[2]. La ville, envisageant les retombées économiques qu’entrainerait cette manifestation, demande de faire coïncider l’Exposition de l’industrie et des beaux-arts, de l’horticulture et un concours d’orphéon. Les différentes manifestations formèrent l’Exposition universelle, quatrième du nom après Londres (1851), New York (1853) et Paris (1855).
Infrastructures
modifierDes locaux furent construits et des espaces, alloués pour accueillir les différentes partie de l’Exposition : « Au Concours régional sont attribuées les allées de marronniers pour les chevaux et les bêtes à cornes, l’extrémité de l’allée des tilleuls, dite d’Armentières. Pour la race ovine, les boulingrins du jardin Boufflers pour les gallinacés, les lapins et l’allée des tilleuls pour la race porcine. » Les serres du jardin botanique ont été construites pour l'occasion.
« L’Industrie se verra élever une galerie en bois […] sur la place Royale. Parallèlement à cette galerie, le long de l’avenue de l’Esplanade, seront élevés deux pavillons […] l’un destiné aux machines […] l’autre consacré aux fêtes musicales, à l’entrée de la rue des Clercs. »
Ces locaux couvraient une superficie de 15 000 mètres carrés[3] et ont nécessité un budget de 280 000 francs.

Cette exposition est inaugurée le et close le [4]. Elle accueille 1 425 exposants et 200 000 visiteurs. Un journal bihebdomadaire est imprimé sur place[2] les jeudis et dimanches, L'Exposition universelle de Metz[5].

Divisions :
- agriculture : tous les producteurs et agriculteurs français et étrangers pouvait proposer leur participation ;
- industrie : composée de « manufactures, forges, hauts-fourneaux, cristalleries, salines, papeteries, verreries, filatures, moulins, distilleries, brosseries, sucreries, tanneries, faïenceries » ;
- horticulture : une exposition permanente sur l’Esplanade ; l’impératrice Eugénie de Montijo a bien voulu accepter le patronage[2] et accorder une médaille spéciale pour les exposants ;
- concours hippique de la région Est.
L’entrée des bâtiments coutait 1 franc la semaine, 50 centimes le dimanche et 25 centimes les jardins.
Récompenses
modifier- Pierre Puvis de Chavannes : 2e médaille pour La Guerre et La Paix
- Claude Jacquemin : médaille d'argent section des beaux-arts[6]
- Adolphe Bellevoye : médaille d'argent de 2e classe et une mention honorable dans la section des beaux-arts
- Mélanie Paigné : médaille de première classe
- Jean François Racine : médaille d'argent de première classe pour une exposition de dessins d'architecture
Notes et références
modifier- ↑ « LA FOIRE INTERNATIONALE DE METZ ET SES ORIGINES » (consulté le )
- 1 2 3 L’Exposition universelle de Metz sur Limedia, 2021.
- ↑ Savez-vous quel événement planétaire Metz a accueilli en 1861 ? sur Le Républicain lorrain le .
- ↑ Médaille de bronze de l’Exposition universelle de 1861 à Metz sur Le familistère de guise, le .
- ↑ L'Exposition universelle de Metz sur Gallica, du au .
- ↑ https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9808854j/f53.item
Bibliographie
modifier- Albert Collignon, Exposition universelle (1861), Metz, impr. de F. Blanc, 1862 (BNF 30257938).
- Exposition Universelle de Metz en 1861, sur BLELorraine, le .
- Alexandre Bertrand, Course sur les bords du Rhin, 1861, manuscrit conservé à la BM de Besancon, en ligne sur Mémoirevive Besancon
- Steve Rosa, L'assassin de l'Exposition universelle, Paraige Littérature, , 261 p. (ISBN 978-2-37535-109-3).