L'Encyclopédie des planètes extrasolaires
L'Encyclopédie des planètes extrasolaires ou EPE[N 1],[1],[2],[3],[4],[5] est un site web consacré à l'astronomie, fondé en 1995 par Jean Schneider à l'observatoire de Paris. Il maintient une base de données sur les exoplanètes confirmées et hypothétiques.
| Adresse | exoplanet.eu |
|---|---|
| Description | Catalogue d'exoplanètes |
| Commercial | Non |
| Écrit en | ? |
| Publicité | Non |
| Type de site | Catalogue d'exoplanètes |
| Langue | Anglais |
| Inscription | Non |
| Nombre d'inscrits | s. o. |
| Siège social | Paris |
| Propriétaire | Observatoire de Paris |
| Rédacteur en chef | Jean Schneider |
| Directeur éditorial | Quentin Kral |
| Lancement | |
| État actuel | En activité |
| modifier |
|
L'équipe
modifierL'équipe de l'encyclopédie des planètes extrasolaires se compose principalement d'un conseil scientifique et d'une équipe de développement[6].
Membres du conseil scientifique
modifier- Quentin Kral (Observatoire de Paris - LIRA) : chef
- Françoise Roques (Observatoire de Paris - LIRA)
- Jean Schneider (Observatoire de Paris - LUTH) : fondateur
- Philippe Thébault (Observatoire de Paris - LIRA)
Membres de l'équipe de développement
modifier- Pierre-Yves Martin (Observatoire de Paris - LIRA) : coordinateur et développeur principal
- Ulysse Chosson (Observatoire de Paris - LIRA)
Critères d'inclusion dans le catalogue
modifierCritère physique
modifierL'encyclopédie inclut les objets célestes jusqu'à 60 masses joviennes.
Les anciennes limites standard étaient de 13 masses joviennes, basée sur la limite de combustion du deutérium, et 30 masses joviennes, selon le scénario de formation. Cependant, les relations masse-densité-rayon (Hatzes & Rauer, 2015) montre une différence claire entre les planètes géantes et les étoiles à 60 masses joviennes[7].
Une difficulté supplémentaire provient de l'incertitude dans la valeur de masse. L'encyclopédie tient donc compte d'une incertitude de 1 sigma et choisit 60 Mjup + 1 sigma comme limite de masse supérieure [8].
Critère de confiance
modifierSont inclus les détections de planètes publiées ou soumises à des revues professionnelles ou annoncées par des astronomes professionnels lors de conférences professionnelles.
Catégories
modifierIl y a 4 catégories de planètes : Confirmée, Candidate, Rétractée (révoquée) et Controversée. Une planète est considérée comme Confirmée si cette affirmation est effectuée sans ambiguïté dans une publication scientifique acceptée ou une conférence professionnelle.
Distinction entre planète et naine brune (controverse historique)
modifierLa séparation traditionnelle entre planète et naine brune à 13 masses joviennes n'a aucune signification physique précise. La fusion du deutérium peut se produire dans des objets de masse inférieure à cette limite. La quantité de deutérium fusionné dépend également de la composition de l'objet[9]. L'Encyclopédie des planètes extrasolaires inclut les objets jusqu'à 25 fois la masse de Jupiter, considérant que « le fait qu'il n'y ait aucune particularité (special feature) autour de 13 MJup dans le spectre de masse observé renforce le choix d'oublier cette limite de masse »[10], et l'Exoplanet Data Explorer inclut les objets allant jusqu'à 24 masses joviennes en précisant que « La distinction à 13 masses de Jupiter du Groupe de travail de l'UAI n'est pas physiquement motivée pour des planètes avec un cœur rocheux et observationnellement problématique à cause de l'ambiguïté du sin(i)[11]. »
Classification des exoplanètes
modifierLe portail pédagogique de l'encyclopédie des planètes extrasolaires présente une classification des exoplanètes découvertes selon leur masse, leur rayon et leur densité[12].
Nombre total d'objets extrasolaires confirmés (incluant les naines brunes) au 14 juin 2026 : 8 220, dont nombre d'exoplanètes non classables : 1 599.
| Type d'exoplanètes
(Nomenclature de l'EPE) |
Nombre
d'exoplanètes découvertes |
Autre appellation usitée |
|---|---|---|
| Mercuriennes | 12 | Idem. |
| Mini-terres | 78 | Sous-Terre. |
| Terriennes | 416 | Planète de dimensions terrestres. |
| Super-terriennes | 977 | Super-Terre. |
| Transition
super-terriennes/mini-neptunes |
406 | Idem. |
| Mini neptunes | 1 710 | Appelées communément dans |
| Neptunienes | 356 | Planètes de type Neptune. |
| Joviennes | 1 365 | Planètes Joviennes ou de type Jupiter. |
| Naines brunes | 1 290 | Idem. |
| Géantes inclassables | 11 | Sans objet. |
Voir aussi
modifierNote
modifier- ↑ Nom dans les différentes langues du site :
- anglais : The Extrasolar Planet Encyclopaedia (EPE)
- français : L'Encyclopédie des planètes extrasolaires (EPE)
- espagnol : La Enciclopedia de los planetas extrasolares (EPE)
- portugais : Enciclopédia dos planetas extra-solares (EPE)
- allemand : Die Enzykopädie der extrasolaren Planeten (EEP)
- polonais : Encyklopedia Pozasłonecznych Układów Planetarnych (EPUP)
- italien : Enciclopedia dei pianeti extrasolari (EPE)
- persan : دانشنامه سیارههای فراخورشیدی (?)
- arabe : موسوعة الكواكب خارج المجموعة الشمسية (mawsueat alkawakib kharij almajmueat alshamsia)
- russe : Энциклопедия внесолнечных планет (Entsiklopedia vnesolnietchnykh planet)
- japonais : 太陽系外惑星エンサイクロペディア(Taiyō kengai wakusei ensaikuropedia).
Références
modifier- ↑ (en) M. Pätzold et H. Rauer, « Where Are the Massive Close-in Extrasolar Planets? », The Astrophysical Journal Letters, vol. 568, no 2, , p. L117 (DOI 10.1086/339794, Bibcode 2002ApJ...568L.117P).
- ↑ (en) S. Ida et D. N. C. Lin, « Toward a Deterministic Model of Planetary Formation. I. A Desert in the Mass and Semimajor Axis Distributions of Extrasolar Planets », The Astrophysical Journal, vol. 604, no 1, , p. 388–413 (DOI 10.1086/381724, Bibcode 2004ApJ...604..388I, arXiv astro-ph/0312144).
- ↑ (en) Sean N. Raymond, Avi M. Mandell et Steinn Sigurdsson, « Exotic Earths: Forming Habitable Worlds with Giant Planet Migration », Science, vol. 313, no 5792, , p. 1413–6 (PMID 16960000, DOI 10.1126/science.1130461, Bibcode 2006Sci...313.1413R, arXiv astro-ph/0609253).
- ↑ (en) John C. Armstrong, Shane L. Larson et Rhett R. Zollinger, « Specific Angular Momenta of Extrasolar Planetary Systems » (210th American Astronomical Society Meeting, Honolulu, -), Bulletin of the American Astronomical Society, vol. 39, , p. 105 (Bibcode 2007AAS...210.0904A, arXiv 0708.1771).
- ↑ (en) D. J. Stevenson, « A planetary perspective on the deep Earth », Nature, vol. 451, no 7176, , p. 261–5 (PMID 18202637, DOI 10.1038/nature06582, Bibcode 2008Natur.451..261S).
- ↑ (en) Encyclopédie des planètes extrasolaires, « Exoplanet team »
, sur exoplanet.eu (consulté le ) - ↑ (en) Artie P. Hatzes1 et Heike Rauer, « A DEFINITION FOR GIANT PLANETS BASED ON THE MASS–DENSITY RELATIONSHIP », The Astrophysical Journal Letters, vol. 810, (lire en ligne
) - ↑ (en) The Exoplanet Encyclopedia, « About the use of this catalogue »
, sur exoplanet.eu, (consulté le ) - ↑ (en) David S. Spiegel, Adam Burrows et John A. Milsom, « The Deuterium-Burning Mass Limit for Brown Dwarfs and Giant Planets », The Astrophysical Journal, vol. 727, no 1, , article no 57 (DOI 10.1088/0004-637X/727/1/57, Bibcode 2011ApJ...727...57S, arXiv 1008.5150).
- ↑ (en) Jean Schneider, Cyrill Dedieu, Pierre Le Sidaner, Renaud Savalle et Ivan Zolotukhin, « Defining and cataloging exoplanets: The exoplanet.eu database », Astronomy & Astrophysics, vol. 532, , article no A79 (DOI 10.1051/0004-6361/201116713, Bibcode 2011A&A...532A..79S, arXiv 1106.0586).
- ↑ (en) Jason T. Wright, Onsi Fakhouri, Geoffrey W. Marcy, Eunkyu Han, Ying Feng, John Asher Johnson, Andrew W. Howard, Debra A. Fischer, Jeff A. Valenti, Jay Anderson et Nikolai Piskunov, « The Exoplanet Orbit Database », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 123, no 902, , p. 412–422 (DOI 10.1086/659427, Bibcode 2011PASP..123..412W, arXiv 1012.5676).
- ↑ Encyclopédie des planètes extrasolaires, « Portail pédagogique des exoplanètes »
, sur scholar.exoplanet.eu, (consulté le )