Eygue (cheval)
L'Eygue est une race de petits chevaux sobres et endurants, comparables au Camargue.
| Région d’origine | |
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| Région | |
| Caractéristiques | |
| Morphologie | Bidet |
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Histoire
modifierIls seraient issus de chevaux arabes importés lors de l'occupation du Fraxinet[1]. Ils sont également appelés les « chevaux du Golfe »[2],[3],[4] ou chevaux de Grimaud[5].
Au début du XIXe siècle, ils sont considérés comme une curiosité touristique, visibles notamment à l'hippodrome du quartier de Carrefour de La Foux entre Cogolin et Gassin[6].
La race est considérée comme presque disparue au début du XXe siècle. Les poulinières des Maures sont alors mises en croisement entre Eygue et Anglo-arabe. S'affaiblissant, l'élevage perdure alors grâce aux aides, par groupe de dix à vingt[7].
Description
modifierUtilisations
modifierCes chevaux étaient utilisés pour la selle et pour certains travaux agricoles, comme le dépiquage des céréales[7].
Dans la culture populaire
modifierLes eygues sont évoqués dans un passage de L'Illustre Maurin du poète provençal Jean Aicard.
« — Voilà donc les Espagnols à la porte de Saint-Tropez ! à la Foux ! à Cogolin ! le jour même de cette bravade qui nous renouvelle à tous comment, il y a des siècles, nous avons mis en fuite, après trois heures de combat, vingt et une galères espagnoles ! Voilà donc maintenant que les barbiers espagnols viennent nous faire la barbe, le jour même de la bravade ! Des Espagnols faire leur fête à côté de la nôtre ! Ils versent sous nos yeux le sang des bêtes innocentes, pendant que nos tromblons ne tirent qu’à poudre et font les vantards !… Les Espagnols, je pense, se foutent de nous ! [...]
— Je crois, dit Pastouré gravement, que nous n’avons rien à craindre, présentement, de ces Espagnols !
— Et qui te l’a dit ? riposta vivement le mousquetaire. Tu sais bien, Parlo-Soulet, que j’ai mené plusieurs fois des étalons du Golfe jusqu’en Camargue, chez un grand propriétaire de là-bas qui voulait essayer de faire des croisements de nos chevaux de Grimaud avec les camarguais, qui descendent, comme les nôtres, des chevaux sarrazinois ou mauresques… Je connais donc les Espagnols ! »[8]
Notes et références
modifier- ↑ Francis Miltoun, Rambles on the Riviera, illustré par Blanche McManus, L. C. Page & Company, 1906. (lire en ligne)
- ↑ Étienne Juillard, "La côte des Maures. Son évolution économique et sociale depuis cent ans, étudiée dans la région de Saint-Tropez", Revue de géographie alpine, 1957, Volume 45, Numéro 2, p. 289-350 (lire en ligne)
- ↑ Var Conseil général Auteur du texte, « Rapports et délibérations / Département du Var, Conseil général », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Figaro 29 mars 1884 », sur Retronews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
- ↑ Jean Aicard, « Où l'on verra l'illustre bravadeur Maurin des Maures reconnaître l'Espagne comme l'ennemie héréditaire de ses aïeux maures et tropéziens », dans L'Illustre Maurin, E. Flammarion, , html (lire en ligne
), p. 259–266. - ↑ Paul Joanne, Les stations d'hiver de la Méditerranée, Paris, Hachette, , 132 p. (lire en ligne
[PDF]), p. 54. - 1 2 3 Léon-Paul-Louis Vassillière, Notice sur le commerce des produits agricoles. Production animale, T. II, Paris, Imprimerie nationale, Ministère de l'Agriculture, Office de renseignements agricoles, 1908, VII-554 p. (lire en ligne)
- ↑ Jean Aicard, « Où l’on verra l’illustre bravadeur Maurin des Maures reconnaître l’Espagne comme l’ennemie héréditaire de ses aïeux maures et tropéziens. », dans L’Illustre Maurin, E. Flammarion, (lire en ligne), p. 259–266