Famille Reinach

famille allemande puis française

La famille Reinach est une famille juive française originaire d'Allemagne, dont sont issues plusieurs personnalités éminentes dans les domaines culturel, politique et financier.

Famille Reinach
Image illustrative de l’article Famille Reinach
Armes de la famille.
Image illustrative de l’article Famille Reinach

Blasonnement D'argent à une mer au naturel ; au chef parti: au 1) de sable à trois abeilles mal ordonnées d'or ; au 2) tiercé en pal de sinople, d'argent et de gueules.[1]
Devise Perseverando[2]
Fondateur Herz Mayer
Branches Reinach
Reinach (von)
Reinach (de)
Reinach-Cessac (de)
Origine Drapeau de l'Électorat de Mayence Électorat de Mayence
Allégeance Drapeau de la France France
Pays Allemagne et France
Titres obtenus Baron de Reinach (1866)
Comte romain de Reinach-Cessac (1885)
Demeures Château du Val
Château de Nivillers
Villa Kerylos
Château Reinach
Charges Conseiller d'Etat
Député
Avocat
Banquier
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur

Il ne faut pas la confondre avec la famille noble alsacienne de Reinach, de confession catholique.

Principaux membres

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L'ancêtre de la famille serait un certain Herz Mayer[3], qui aurait pris le nom toponymique de «Reinach» avant 1741, date à laquelle la présence de Jekel Reinach est attestée au sein de la communauté juive de Mayence[4].

Parmi les descendants des Reinach de Mayence, on compte le philosophe Adolf Reinach (1883-1917)[4].

Petit-fils d'Herz Mayer, le marchand Joseph-Jacob Reinach (1781-1856) s'installe à Francfort-sur-le-Main, où il épouse Thérèse May (1785-1859), fille d'un riche banquier de cette ville[3]. En 1814, Thérèse Reinach a donné naissance à deux garçons jumeaux, Adolf et Hermann, auteurs des deux branches ci-dessous. Le second puis deux des fils du premier se sont fixés en France au milieu du XIXe siècle[4].

Branche d'Adolf von Reinach

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  • Adolf von Reinach (1814-1879), banquier et consul de Belgique à Francfort, anobli et créé baron en Italie en 1866, titre confirmé en 1867 par le roi de Prusse.
    • Jacob Adolphe Reinach (1840-1892), 2e baron de Reinach, banquier impliqué dans le scandale de Panama, beau-père de son cousin Joseph Reinach
      • Lucien de Reinach (1864-1909), administrateur colonial en Indochine.
    • Albert von Reinach (1842-1905), banquier et géologue.
    • Oscar de Reinach-Cessac (1845-1922), 4e baron de Reinach, créé comte romain de Reinach [de] Cessac par le pape Léon XIII en 1885. Converti au catholicisme, il épouse à Paris, le 2 juillet 1879, Jeanne Félicie Marie Alice Lacuée de Cessac (1846-1920), dont la mère est née Montesquiou-Fezensac.
      • Pierre Adolphe Paul Marie, comte de Reinach-Cessac (1883-1969), époux d’Antoinette Costa de Beauregard (1899-1991), dont postérité.
      • Gérard Jacques Paul Marie de Reinach-Cessac (1884-1915), mort au champ d’honneur en 1915, sans postérité.
      • Gaston Arthur Antoine de Reinach-Cessac (1887-1971), sans postérité.

Branche d'Hermann Reinach

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Hermann-Joseph Reinach (1814-1899), frère jumeau d'Adolf, établi à Paris en 1845, a épousé Julie Büding, fille d'un banquier de Cassel[3]. Ils ont eu trois fils :

Illustration Blasonnement

Reinach (von), Reinach (de):

Créé baron en Italie en 1866[12], titre confirmé en 1867 par le roi de Prusse[13]. Armoiries: D'argent à une mer au naturel ; au chef parti: au 1) de sable à trois abeilles mal ordonnées d'or ; au 2) tiercé en pal de sinople, d'argent et de gueules[13]

Reinach-Cessac (de):

Comte romain de Reinach-Cessac[12] par bref du pape Léon XIII en 1885[12]. Armoiries: D'argent à une mer au naturel ; au chef parti: au 1) de sable à trois abeilles mal ordonnées d'or ; au 2) tiercé en pal de sinople, d'argent et de gueules[12]

Notes et références

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  1. Blasonnement corrigé par rapport à celui donné par Rietstap, à savoir : D'argent à une mer agitée au naturel, en pointe ; au chef parti : a. de sable à trois abeilles mal ordonnées d'or ; b. tiercé en pal de sinople, d'argent et de gueules. (Rietstap, p. 544).
  2. Rietstap, p. 544.
  3. 1 2 3 Corrine Casset, « Joseph Reinach avant l'affaire Dreyfus : un exemple de l'assimilation politique des juifs de France au début de la Troisième République », Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1982 pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, Paris, École des Chartes, 1982, p. 51 et seq.
  4. 1 2 3 Schumann et Smith, p. 1.
  5. 1 2 3 4 Anatole Stébouraka, « Livres et archives des Reinach spoliés sous l’occupation et retrouvés à Minsk (Belarus) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 159, no 3, , p. 1089–1115 (DOI 10.3406/crai.2015.94842, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 4 « Généalogie de Olivier REINACH », sur Geneanet (consulté le )
  7. François Boulet, Leçon d'histoire de France : Saint-Germain-en-Laye, des antiquités nationales à une ville internationale, Presses Franciliennes, 2006.
  8. Pierre Albertini, « Les juifs du lycée Condorcet dans la tourmente », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, n°92, 2006/4, p. 81-100.
  9. (en) Gilbert Michlin, Of No Interest to the Nation: A Jewish Family in France, 1925-1945 : a Memoir, Wayne State University Press, (ISBN 978-0-8143-3227-6, lire en ligne), p. 122
  10. « Olivier Reinach - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  11. France-Illustration, 25 juin 1949, p. VII (consultable en ligne sur Gallica).
  12. 1 2 3 4 Bonnefon, Jean de (1866-1928), La Ménagerie du Vatican ou le livre de la Noblesse pontificale, Paris, Société d'éditions des Paroles françaises et romaines, (lire en ligne), Page 70
  13. 1 2 J.B Riestap, Armorial général

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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