Famille Roman d'Amat

La famille Roman d'Amat, anciennement Roman, est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française, originaire de Sisteron, en Provence, et implantée par la suite dans le Dauphiné. Héritière de la famille d'Amat dont elle a relevé le nom en 1913, elle s'est illustrée depuis le XVIIIe siècle à travers plusieurs figures intellectuelles, historiens, érudits et universitaires.

Famille Roman d'Amat
Image illustrative de l’article Famille Roman d'Amat
Armes familiales

Blasonnement Parti, en 1, d'azur, au chevron échiqueté d’or et de gueules, accompagné de trois grenades d’or, deux et un, en 2, de gueules, au dextrochère armé d’argent, mouvant d’un nuage du même, et tenant une épée aussi d’argent, garnie d’or[1]
Devise « Ama qui te amat »
Branches Roman-Amat (branche aînée)
Roman d'Amat (branche cadette)
Période XVIIe siècle - XXIe siècle
Origine Drapeau de la Provence Provence et Drapeau du Dauphiné Dauphiné
Demeures Château de Picomtal
Château de Tallard
Charges Greffier du bailliage de Sisteron
Inspecteur général de l'Université
Recteur de l'Académie de Lyon
Avocats
Archiviste-paléographe
Maire des Crots
Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Membre de l'Académie d'Agriculture
Fonctions militaires Officiers supérieurs
Fonctions ecclésiastiques Supérieur des Oratoires de Lyon et de Marseille
Chanoine du diocèse de Paris
Chanoine du diocèse d'Aix-en-Provence
Récompenses civiles Ordre national du Mérite
Ordre des Palmes académiques
Ordre du Mérite agricole
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur

Historique

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La famille Roman est suivie à Sisteron depuis le XVIIe siècle, où elle est attestée au sein de la bourgeoisie locale dès le début du XVIIIe siècle, avec par exemple Jean Roman, greffier du bailliage en 1700[2].

L'abbé Jacques Roman (1744-1823) entre dans la congrégation de l'Oratoire. Professeur puis supérieur de plusieurs collèges oratoriens, il participe au mouvement pédagogique de la fin de l'Ancien Régime, mais aussi, après une période d'Émigration, à la fondation de l'Université impériale, dont il devient l'un des inspecteurs généraux, aux côté de son ami Louis de Fontanes, premier grand-maître en 1808[3].

Au XIXe siècle siècle, Joseph Roman (1851-1924), petit-neveu de l'abbé Roman, avocat de formation, acquiert le château de Picomtal. Érudit distingué, il mène de nombreuses recherches historiques sur le Dauphiné, ses monuments anciens et les familles notables de la région[4]. Auteur en 1890 une Généalogie de la famille Amat, ancienne famille de la noblesse provençale à laquelle il appartient par sa mère, Lydie Amat, il est le premier à associer à son patronyme le nom de sa famille maternelle, usage autorisé par un décret ministériel du 26 juillet 1913[5].

Dès lors, la famille se divise en deux branches principales : les Roman-Amat, branche aînée, dont les membres se distinguent dans le métier des armes, avec notamment le colonel Bernard Roman-Amat (1884-1972), qui participe aux combats de Sedan et de la Loire en 1940, et les Roman d'Amat, cadets, qui poursuivent la tradition intellectuelle des Roman. Jean-Charles Roman d'Amat (1887-1976), fils cadet de Joseph, archiviste-paléographe et conservateur à la Bibliothèque nationale, devient ainsi le directeur et rédacteur principal d'un monumental Dictionnaire de biographie française, qui reste aujourd'hui encore une référence universitaire et qui crée sa renommée[6].

François Roman d'Amat (1941-2010), dit le marquis d'Amat, fils cadet de Jean-Charles, est écrivain et collectionneur[7]. Représentant la génération contemporaine, Charles-César d'Amat (né en 1978) est de son côté un entrepreneur et investisseur, qui s'est spécialisé dans les entreprises liées à l'écologie et au développement durable.

Personnalités

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Demeures et propriétés

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Blason et devise

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La famille Roman d'Amat porte Parti, en 1, d'azur, au chevron échiqueté d’or et de gueules, accompagné de trois grenades d’or, deux et un (qui est Roman), en 2, de gueules, au dextrochère armé d’argent, mouvant d’un nuage du même, et tenant une épée aussi d’argent, garnie d’or (qui est d'Amat)[1], accompagné de la devise traditionnelle des Amat, « Ama qui te amat »[8].

Alliances

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La famille Roman d'Amat s'est alliée notamment aux familles : Gaubert (v.1680), Masse (1705), Garcin (1734), Ricard (1778), Ju des Retz (1812), Amat (1839), de Reynaud (1881), Jocteur Monrozier (1905), Thomas (1920), Vernet (1920, 1951), Oeuf (1921), Dulac (1938), Liot de Norbecourt (v.1950), Guillotou de Keréver (v.1951), du Cheyron de Beaumont (v.1970), Ollivier (1975), de Damas (1977), Marganne (v.1980), Brenot (1986), de Clédat, Thibault, Cohn, Durfort-Civrac de Lorges, Ferreira...

Notes et références

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  1. 1 2 Eysseric, N. F. Saint Marcel Eysseric, Les tribunaux de Sisteron, leur personnel de 1790 à 1900: suivi d'un essai de reconstitution de l'ancienne sénéchaussée : 1638-1790, Allemand, 1900, p.146 (lire en ligne).
  2. ↑ Ambroise Tardieu, Histoire généalogique des Tardieu, Herment,1893, p.96 (lire en ligne).
  3. ↑ Michel Manson, « Jacques Roman (1744-1823), de l’Oratoire à l’Inspection générale de l’Université », Textes rares, 2014 (lire en ligne).
  4. ↑ M. Joseph Roman. 1840-1924, Gap, Imprimerie Jean & Peyrot, 1925, 43 pp.
  5. ↑ Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols, 1994, p.585.
  6. ↑ Dictionnaire de biographie française, Letouzey et Ané, 1933-1989
  7. ↑ Pascale Nivelle, « L'essentiel est de durer », article du quotidien Libération, publié le 22 août 1999.
  8. ↑ Joseph Roman, Généalogie de la famille Amat, F.Allier père et fils, Grenoble, 1890 (lire en ligne).