Famille de Poulpiquet

La famille de Poulpiquet est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Plouzané, dans le Finistère, en Bretagne. Sa filiation est suivie depuis 1395. Elle a donné un président à la chambre des comptes de Bretagne, quatre chevaliers de l'ordre du Roi, quatre conseillers au parlement de Bretagne, deux chevaliers de Malte, deux pages des écuries du Roi, un membre reçu aux honneurs à la cour, un évêque de Quimper (docteur en Sorbonne), une quantité d'officiers et plusieurs chevaliers de l'Ordre de Saint-Louis.

Famille de Poulpiquet
Image illustrative de l’article Famille de Poulpiquet
Armes de la famille.
Blasonnement D'azur à trois pallerons (pies de mer) d'argent, becqués et membrés de gueules.[1]
Devise De peu, assez[1]
Branches du Halgouët
de Brescanvel
de Coatlez
de Lanveguen
Période XIVe siècle - aujourd'hui
Origine Bretagne
Pays de Léon
Demeures Château de Trégranteur
Château des Corbinières
Château de la Motte-Olivet
Château de Juzet
Charges Président à la Chambre des comptes de Bretagne
Conseillers au parlement de Bretagne
Sénateur
Députés
Conseillers généraux
Maires
Fonctions militaires Officiers
Fonctions ecclésiastiques Évêque de Quimper et Léon
Récompenses militaires Ordre de Saint-Michel
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Preuves de noblesse
Montres 1427, 1447, 1503, et 1534
Réformation de la noblesse 1668 à Rennes
Admis aux honneurs de la Cour 1788

Histoire

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La filiation suivie des Poulpiquet remonte à 1395[2]. Elle a pour auteur Guyomarch de Poulpiquet, seigneur dudit lieu qui épousa vers 1381 Marie de Halgoët. Elle était l'héritière de la branche aînée de sa famille[3].

Elle a été maintenue noble en 1668 à Rennes. Elle a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française, en 1938[4].

Branches

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La famille de Poulpiquet a formé quatre branches, dont deux sont subsistantes, les branches du Halgouët et de Brescanvel :

  • du Halgouët
  • de Brescanvel
  • Coatlez (prononcé Coatlès)
  • Lanveguen

Branche du Halgouët (1395)

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Guyomarc'h Poulpiquet, qui épouse Marie du Halgouët en 1380, est le premier auteur connu de cette famille. La famille du Halgouët est originaire de Plouzané, dans le Finistère. Le château médiéval du Halgouët est tombé en ruines.

Des membres de cette branche ont possédé le château des Hayes en Maxent aux XIXe siècle et XXe siècle.

Branche de Brescanvel (1668)

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La branche de Brescanvel descend de Jacques de Poulpiquet qui épouse Françoise Le Roux de Brescanvel en 1668. La famille Le Roux de Brescanvel est originaire de Brélès, dans le Finistère, à 20 km de Plouzané.

Branche de Coatlez

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La branche de Coatlez descend de Guillaume de Poulpiquet. Il épousa par contrat le Aliénor de Touronce. Il recueillit Keranroux en Plouzané et plusieurs héritages à la place du manoir du Poulpiquet. Il mourut le , laissant de son mariage son fils Mahé.

Personnalités

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  • Guyomarc'h Poulpiquet épouse en 1380 Marie du Halgouët, héritière de la seigneurie du Halgouët[a].
  • Hervé de Poulpiquet, seigneur du Halgouët, de La Roche-Durand, en Plougonvelin, de Lanvaon en Plouguerneau. Il est nommé chevalier de l'ordre de Saint-Michel le [5].

Branche du Halgouët

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Branche de Brescanvel

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Branche de Coatlez

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  • René de Poulpiquet de Kerbudan, né en 1643, comparut à la réformation de la noblesse du . Il fut déclaré noble, issu d'ancienne extraction noble, et de qualité d'écuyer au rôle des nobles de la juridiction de Lesneven, par arrêt du , justifiant de sa noblesse depuis 1395.
  • Jean Claude de Poulpiquet, seigneur de Coatlez, de Kermen, de la Villeneuve, né le . Il fut capitaine d'une compagnie de cavalerie.
  • François Joseph de Poulpiquet, seigneur de Kermen, Coatlez, Kerliviry, né le , fut nommé lieutenant des maréchaux de France le au département de Lamballe. Il siégea aux États de Bretagne en 1736.
  • Joseph Guillaume de Poulpiquet, seigneur de Coatlez, né le 30 aout 1711 à la Villeneuve. Il fut page de la Petite Ecurie du Roi le . Officier aux gardes françaises, chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Il siégea aux États de Bretagne en 1736, 1738, 1740, 1746.
  • Louis Marie de Poulpiquet de Coatlez, né le , fut reçu page de la chambre du roi le , puis lieutenant au Royal-Marine. Pendant la Révolution, il n'émigra pas, il cacha à Kernevez Monseigneur de La Marche, évêque de Quimper.

Branche de Lanveguen

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  • Charles René de Poulpiquet, né le , capitaine au Régiment de la Martinique, aide-major au gouvernement général de la Grenade.
  • Alexandre Marie de Poulpiquet de Lanveguen, baptisé le à Gouézec, lieutenant au régiment Royal-Comtois, émigré dans l'armée royaliste, officier au régiment du Dresnay, puis de Léon, participe à l'expédition de Quiberon. Dit "Sans-Quartier", il lance des actions punitives contre les "patriotes" (partisans de la Révolution), par exemple le soir du 24 fructidor an III à Moëlan[6]. Il est fusillé par les troupes révolutionnaires le 12 brumaire an IV () sur la place Saint-Michel à Quimperlé, contre l'avis du général Lazare Hoche qui avait accordé la vie sauve aux royalistes faits prisonniers à Quiberon. Plus de 700 royalistes furent ainsi massacrés. Une chapelle du souvenir est dressée sur les lieux[7].

Seigneuries

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La famille de Poulpiquet a possédé les seigneuries suivantes :

  • Poulpiquet, Le Halgouët, Kermen, Coatlez, Lauvergez (Lanvequen), Kerahor, Kernec'h, Brescanvel[8], Tréméidic, Coëtedern, Locmaria (Plouzané); de Keranglaz, Lannovan, La Villeroche, de la Roche-Durand, d'Hugères, de la Chevronniere, de La Varenne et de Juzet, d'Anguignac, de Montnoël, d'Estiviry, de Kerambartz, Kerismel et de Kernevez, de Keriven-Mao, Kerduban, du Francis et de Kersanvec.

Possessions

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Armes et devises

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  • Armes : D'azur à 3 pallerons (pies de mer) d'argent, becqués et membrés de gueules[9].
  • Devises :

Odonymie

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D'après Pol Potier de Courcy, Poulpiquet viendrait de deux mots bretons : « POULL » qui signifie « mare » et « PIGED » qui signifie "pies".[réf. nécessaire]

Les armoiries montrent des pies huitrières (pattes et bec rouges), "Mor-big" ou "Poull-pig" (pie de mer ou de mare), pluriel Poullpiged.

Alliances

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Les principales alliances de la famille de Poulpiquet sont[8] : du Halgouet, de La Mazière, Tourouce, Derrien, Le Vayer, de Keranrais, Goupillon du Mennec, Mol, de Penmarch de Coatenuz (Coatmez), de Keroulas, d'Aiguillon, Bonnier de La Coquerie, de Lescu, de Coeuvres de La Berrière, Picaud de Quéhéon, de Bédée du Moulin-Tizon, de Gibon de Kerisouet, de La Tousche de Limouzinière, Bonin de La Villebouquays, de Kaerbout, Richard de La Pervenchère, de L'Espée, de Boutray, Colin de La Biochaye, Barbier de Lescoet, Le Roux de Brescanvel, Le Mercier de Trédern, de Kernez, Denis de Lesmel, de Kermel, de Blois, Fautras de La Guérinière, Delaroque de Trémaria, Bigot d'Engente, du Chemin d'Especeaux, Le Borgne de Kermovan, de Penfentenyo de Kervéréguen, Chesnel, de Goesbriand, Saget de La Jonchère, de Beauchef de Servigny, Audren de Kerdrel, de Witte, de Kerouartz, Budes de Guébriant (1804), de Farcy de Saint-Laurent (1809), de Carheil (1817), du Breil de Pontbriand de La Caunelaye (1905), de Charette de La Contrie (1909), Henrys d'Aubigny d'Esmyards (1919), de Lorgeril (1929), de Villoutreys de Brignac (1929), du Boisbaudry, de La Cropte de Chantérac, de La Bourdonnaye-Blossac, Achard de Leluardière (1945), de Gaulle (1957), de Lentaigne de Logivière (1960), d’Orsetti, de Rochecouste, de Samuzewicz, Levesque du Rostu, du Merle, Le Père de Graveron, de La Lande de Calan, de Drouâs, Taittinger (2005), Rioult de Neuville, de Vuillefroy de Silly (2010), d'Alteroche (2016), Chevallier-Chantepie, Pastré.

Notes et références

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  1. La famille du Halgouët est également originaire de la trève de Plouzané : Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, ibid, p. 108 : « DU HALGOUËT : anciennement audit lieu en Plouzané, évêché de Léon, d'azur au lion morné d'or. Il y a longtemps que cette maison a fourny des conseillers en ce Parlement, outre plusieurs autres officiers et encore à présent il y a un Maitre des Requestes ordinaire de l'Hôtel de sa Majesté & Conseiller en ses conseils »

Références

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  1. 1 2 Potier de Courcy[réf. incomplète]
  2. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, 2007, p.158
  3. Philippe Dayre de Mailhol, Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française, Paris, Direction et Rédaction, , p. 1928
  4. Annuaire de l'ANF, Albédia, Aurillac, 2017, p. 61
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 Henri Frotier de La Messelière, Filiations bretonnes, Prudhomme, Saint-Brieuc, 1922, tome IV, p. 477-491
  6. (en) « Mémoires et Photos », sur memoiresetphotos.free.fr (consulté le ).
  7. Eugène de La Gournerie, "Les débris de Quiberon, souvenirs du désastre de 1795 : suivis de la liste des victimes...", 1875, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55866203/f73.image.r=Pont-Aven
  8. 1 2 Raoul de Warren, Le Grand Armorial de France, t. 5, p. 364
  9. Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, Rennes, 1681, p. 237

Voir aussi

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