La famille Lentaigne (ou de Lentaigne ou Lanteigne) est une famille originaire de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont en Normandie dont la postérité nombreuse réside aujourd'hui en France, en Irlande, au Royaume-Uni et au Canada.

Famille Lentaigne
Image illustrative de l’article Famille Lentaigne
Armoiries de la famille.

Blasonnement D'or au chevron d'azur accompagné de trois merlettes de sable, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.
Devise « Dieu ayde »
branche anglaise : « Pro fide, rege et patria pugno » (Je me bats pour la foi, le roi et la patrie).
Branches de Logivière (subsistante)
of Tallaght (subsistante)
Période depuis le XVIe siècle
Origine Drapeau de la Normandie Normandie
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Pays Drapeau de la France France
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de l'Irlande Irlande
Charges maire de Caen
recteur de l'université de Caen
membre du Conseil privé d'Irlande
haut-shérif de Monaghan
inspecteur général des prisons d'Irlande
président du collège royal de chirurgie en Irlande
Fonctions militaires garde du corps du roi
au Royaume-Uni :
lieutenant général (général de corps d'armée)
commandeur de la Royal Navy (capitaine de frégate)
Fonctions ecclésiastiques curé de l'église du Vieux Saint-Sauveur de Caen
Récompenses civiles ordre de la Légion d'honneur
ordre de Pie IX
ordre du Bain
Récompenses militaires croix de guerre 1939-1945 (France)
ordre de l'Empire britannique
ordre du Service distingué
Preuves de noblesse
Autres Secrétaire du roi en 1781 (mort en charge) pour la branche française

La branche subsistante en France, les Lentaigne de Logivière, a été anoblie par une charge de secrétaire du roi en 1781 (mort en charge) et fait partie des familles subsistantes de la noblesse française.

La branche subsistante au Royaume-Uni, les Lentaigne of Tallaght, émigrée de France au moment de la Révolution française, fait partie de la gentry, la noblesse terrienne anglaise.

Histoire

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Les premiers Lentaigne connus sont propriétaires de moulins à papier et exercent la profession de maîtres papetiers dans les environs de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont en Normandie[1],[2]. L'ancêtre commun à toutes les branches, Michel Lentaigne (ca 1580-ca 1669), sieur du Fresnes (dont il habite le manoir), est marié à Françoise de Malherbe[3].

Il eut pour fils Jean de Lentaigne (1614-1689), sieur du Fresnes et de la Championnière, avocat au bailliage de Mortain, qui fut à l'origine de la branche canadienne. La branche aînée multiplie les alliances nobles, avec les familles Ferey (1651), qui lui apporte la seigneurie et le manoir de la Championnière, de Percaval (1693) et de Taillefer (1731)[réf. nécessaire]. Les petits-fils de Jean, Louis, Julien et Jean-Michel, émigrèrent tous trois au Québec en 1755. En 1784, Louis obtient du gouverneur anglais de la Nouvelle-Écosse la plus grande concession individuelle de la « Grande Grant ». La branche canadienne se développe alors dans les environs de Caraquet, où elle est toujours représentée aujourd'hui[4].

Son autre fils, également appelé Michel (1624-1695), sieur de la Mine, des Moulins et de la Croix de Tallevende, est quant à lui l'ancêtre commun aux branches subsistantes en France et au Royaume-Uni. Le petit-fils de Michel II, Pierre (1687-1734), acquiert en 1730 la charge de receveur des Tailles de l'élection de Mortain, que sa descendance tient jusqu'à la Révolution. Son fils, François-Jean Lentaigne (1711-1781), obtient la seigneurie de Logivière grâce à son mariage avec Gillette de Fleury (1712-1795), avant d'acquérir en 1781 une charge de conseiller-secrétaire du roi en la chancellerie près le Parlement de Normandie et de mourir en charge la même année, apportant ainsi la noblesse héréditaire à sa descendance[5],[6].

La branche anglaise est quant à elle issue de Benjamin Lentaigne, émigré en Irlande en 1792. Comptant deux membres faits chevalier, respectivement en 1880[7] et en 1910[8], elle s'était vue officiellement reconnaître en 1862 ses armoiries[9], signant son appartenance à la gentry. La croix Fitzgerald du cimetière de Boismoreau, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1937, a été érigée pour un membre de cette branche, Gérald Fitzgerald Lentaigne of Tallaght.

Filiation simplifiée

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  • Michel I Lentaigne (1580-1669), sieur du Fresnes, épouse Françoise de Malherbe.
    • Jean de Lentaigne (1614-1689), sieur du Fresnes et de la Championnière, épouse Anne-Louise Ferey, fille d’Henri, écuyer, d'où la branche Lanteigne du Canada.
    • Michel II Lentaigne (1624-1695), sieur de la Mine, des Moulins et de la Croix de Tallevende, bourgeois de Vire, épouse Madeleine Brenet.
      • Richard Lentaigne ( - 1720), sieur de la Croix et de la Mine, épouse Jeanne Hayes de Sorières.
        • Pierre Lentaigne (1687-1733), sieur de la Croix, receveur des tailles de l'élection de Mortain, épouse en 1710 Marie-Madeleine Le Roy de la Chapronnière, d'où la branche Lentaigne de Logivière.
        • Jean-François Lentaigne (1699-1780), négociant à Caen, capitaine de la milice bourgeoise, épouse en 1722 Marie-Anne Le Hot du Férage, d'où la branche Lentaigne of Tallaght.

Personnalités

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Branche française de Lentaigne de Logivière

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Branche irlandaise et anglaise

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Branche canadienne

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Alliances notables

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Les principales alliances de la famille de Lentaigne de Logivière sont : de Malherbe (début du XVIIe siècle), Ferey de La Championnière (1651), de Percaval (1693), de Fleury (1734), Le Clerc de Sautray de Brouains (1759), de Pracomtal (1765), de Ponthaud (1775), Payen de La Fresnaye (1780), Le Féron de Longcamp (1797), Moisson de Précorbin (1798), Le Jolis de Villiers (1822), Doynel de Montécot (1850), de Chaumontel (1827 et 1853), Ribard (1885), de Beaunay (1893), Briet de Rainvilliers (1927), de Galbert (1947), Colas des Francs (1950), de Semallé (1954), de Willecot de Rincquesen (1955), de Poulpiquet de Brescanvel (1960), de Fontanges (1982), Esquirol (1993).

Les principales alliances de la famille Lentaigne of Tallaght sont : O'Neil (1799), Bunbury (baronets) (1919), Lascelles (earl of Harewood) (1948).

Héraldique

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  • D'or au chevron d'azur accompagné de trois merlettes de sable, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent[23].
  • Alias le chevron chargé d'une fleur de lys du champ[24] (pour la branche anglaise).
  • Cimier : Une colombe à la poitrine chargée d'une étoile d'argent et au bec tenant une fleur-de-lys d'or (pour la branche anglaise)[réf. nécessaire].

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Gérard d'Arundel de Condé, Les Anoblis par charges en Haute-Normandie de 1670 à 1790, Patrice du Puy, 2006, (ISBN 2-908003-31-7).
  • (en) Bernard Burke et Arthur Charles Fox-Davies, A genealogical and heraldic history of landed gentry of Ireland, Harrison, 1912.
  • Marie-Thérèse Colas des Francs, Un maire impérial, Jacques-Guy Lentaigne de Logivière, 1982.
  • (en) Albert Perris, A Ramble about Tallaght: History, people, places, O'Brien Press, 2023.
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007
  • Bruno de Valbray, Etat de la famille Lassis - Lentaigne - Valbray, Livet-en-Saosnois, 1982, In-4 br., 15 tableaux généalogiques.

Articles connexes

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Références

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  1. « Histoire. Les Lentaigne de Logivière, une famille tallevendaise (partie 1) », La Manche libre, (lire en ligne, consulté le )
  2. « Vire Normandie. Les Lentaigne de Logivière, une famille tallevendaise, partie 2 », La Manche libre, (lire en ligne, consulté le )
  3. Bruno de Valbray, Les Lentaigne, , p. 13.
  4. Bruno de Valbray, Les Lentaigne, , p. 19-100.
  5. Gérard d'Arundel de Condé, Les Anoblis par charges en Haute-Normandie de 1670 à 1790, Paris, Patrice du Puy, , 413 p. (ISBN 2-908003-31-7), p. 194
  6. Charge de secrétaire du roi en 1781 (24 janvier au 20 juin) (Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 124).
  7. (en) Bernard Burke, A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage, Harrison, (lire en ligne), p. 1495
  8. [https://www.thegazette.co.uk/London/issue/28407/page/5945 (1910), p. 5945.
  9. (en) « Grants and confirmation of Arms » (consulté le )
  10. « Le Premier Empire à Caen avec le maire Jacques de Logivière », La Mois à Caen, , p. 9
  11. Bruno de Valbray, Les Lentaigne, , p. 134.
  12. Nathalie Lecornu-Baert, « Caen. La résistante Marie-Thérèse Colas des Francs est décédée », Ouest-France, édition de Caen,
  13. « Marie-Thérèse transportait l'argent de la Résistance », Ouest France, (lire en ligne, consulté le )
  14. « Gers : la disparition d’Edith Runel-Belliard, de Terraube », La Dépêche, (lire en ligne, consulté le )
  15. Philippe Lamare, La Vie provinciale en Normandie au XVIIIe siècle, Collection XIX, , 345 p. (lire en ligne)
  16. Thomas Moreau, Étudier, enseigner, rayonner : l'Université de Caen 1793-1944, Caen, Université de Caen, , 1059 p., p. 49
  17. Bruno de Valbray, Les Lentaigne, , p. 231-232.
  18. Henri Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le journal de ses actes, Hachette, (lire en ligne), p. 24-26.
  19. Thomas-Pascal Boulage, Les Otages de Louis XVI et de sa famille, Pillet, (lire en ligne), p. 182
  20. (en) Bernard Burke et Arthur Charles Fox-Davies, A genealogical and heraldic history of landed gentry of Ireland, Harrison, (lire en ligne), p. 397.
  21. RCSI Presidents since its foundation in 1784. Royal College of Surgeons in Ireland, 2015. Retrieved 7 April 2018.
  22. Bruno de Valbray, Les Lentaigne, , p. 331
  23. Arnaud Clément, La Noblesse française, juin 2024, p.701
  24. (en) Bernard Burke et Arthur Charles Fox-Davies, A genealogical and heraldic history of landed gentry of Ireland, Harrison, (lire en ligne), p. 397