Famille de Saint-Chamans
La famille de Saint-Chamans est une famille de la noblesse française originaire du Bas-Limousin, également rencontrée sous les formes Saint-Chamant, Saint-Chamand, Saint-Amans ou Saint-Amand.
| Famille de Saint-Chamans | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | De sinople à trois fasces d'argent ; une engrelure de même en chef | |
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| Branches | Branche de Saint-Chamans Branche du Peschier Branche de Méry |
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| Période | XIIe siècle – 1918 | |
| Origine | Bas-Limousin | |
| Pays | France | |
| Fiefs tenus | Saint-Chamans, Le Peschier, Méry | |
| Charges | Député Conseiller d'État Préfet |
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| Fonctions militaires | Général de brigade Officiers |
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| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis Ordre national de la Légion d'honneur |
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Elle est associée aux terres de Saint-Chamans, du Peschier et de Méry. Elle compte notamment parmi ses membres des officiers, un général de brigade, un député de la Marne sous la Seconde Restauration et des administrateurs préfectoraux.
Histoire
modifierOrigines
modifierLa famille de Saint-Chamans tire son nom d'un lieu situé entre Tulle et Argentat, dans le Bas-Limousin[1]. Les sources héraldiques et nobiliaires emploient plusieurs graphies, notamment Saint-Chamans, Saint-Chamant, Saint-Chamand, Saint-Amans et Saint-Amand[2],[3].
Des mentions anciennes de porteurs du nom apparaissent dans les nobiliaires sous des formes latinisées, notamment Sancto Amantio ou des formes voisines, aux XIe et XIIe siècles[1]. Ces mentions doivent toutefois être distinguées des filiations suivies par actes.
Terre de Saint-Chamans
modifierLa terre de Saint-Chamans donne son nom à la famille. Elle passe en 1549 dans la maison de Hautefort par le mariage de Jeanne de Saint-Chamans, héritière de la branche aînée, avec Alain-Frédéric de Hautefort, chargé de porter le nom et les armes de Saint-Chamans[1].
Les notices généalogiques distinguent ensuite plusieurs rameaux, notamment autour du Peschier et de Méry[1].
Branche du Peschier
modifierLa branche du Peschier est issue d'Edme de Saint-Chamans, seigneur du Peschier, de Branceilhes et de Pazayac[1]. Le Peschier constitue l'une des principales terres associées à cette maison dans les sources généalogiques anciennes.
Branche de Méry
modifierUne branche de la famille est associée à la terre de Méry-sur-Oise, dans l'actuel Val-d'Oise. Antoine de Saint-Chamans acquiert cette terre après son retour à l'obéissance d'Henri IV, dans le contexte des troubles de la Ligue[1].
La terre de Méry est érigée en marquisat en faveur de François de Saint-Chamans en 1695[4]. Cette érection est également mentionnée dans les Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe siècle[5]. L'histoire seigneuriale, civile et paroissiale de Méry-sur-Oise a fait l'objet d'une étude publiée en 1892 par Edgar de Ségur-Lamoignon et Joseph Depoin[6].
Époque contemporaine
modifierÀ la fin de l'Ancien Régime, Antoine-Marie-Hippolyte de Saint-Chamans rédige des mémoires couvrant la période 1730-1793, publiés à Tulle en 1899 avec des annotations d'Eusèbe Bombal[7].
Sous l'Empire et la Restauration, plusieurs membres de la famille exercent des fonctions militaires, administratives ou politiques. Alfred Armand Robert Saint-Chamans sert dans les armées impériales puis sous la Restauration[8]. Auguste Louis Philippe de Saint-Chamans est député de la Marne de 1824 à 1827, conseiller d'État et auteur d'écrits politiques et économiques[9]. Louis Marie Joseph de Saint-Chamans est préfet de Vaucluse, puis préfet de la Haute-Garonne sous la Restauration[10].
La famille est donnée comme éteinte en 1918, à la mort d'Henri de Saint-Chamans, époux d'Edme Cornudet[11].
Liens de filiation entre les branches et les personnalités
modifier- Bertrand de Saint-Chamans, seigneur de Saint-Chamans, d'Escorailles et de Montmège, épouse en 1460 Marguerite d'Apchier[1].
- Jean de Saint-Chamans, comptour d'Escorailles, époux de Marguerite de Saint-Aulaire[1].
- François de Saint-Chamans, comptour d'Escorailles, co-seigneur de Saint-Chamans et du Peschier[1].
- Léonard de Saint-Chamans, co-seigneur de Saint-Chamans, du Peschier et de Montmège, auteur d'une branche cadette[1].
- Hugues de Saint-Chamans, co-seigneur de Saint-Chamans, du Peschier et de Montmège, acquéreur de la terre de Pazayac[1].
- Élie de Saint-Chamans, comte du Peschier, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Thérouanne et de Marienbourg[1].
- Jean de Saint-Chamans, comte du Peschier, seigneur de Pazayac et de Branceilhes[1].
- Pierre de Saint-Chamans, dont la descendance est liée au marquisat de Méry[1].
- Edme de Saint-Chamans, auteur de la branche des seigneurs du Peschier, de Branceilhes et de Pazayac[1].
- Jean-Antoine de Saint-Chamans, seigneur de Pazayac, du Peschier et de Branceilhes[1].
- Charles de Saint-Chamans, comte de Saint-Chamans, seigneur du Peschier et de Pazayac[1].
- Louis de Saint-Chamans, marquis de Saint-Chamans, seigneur du Peschier, de Pazayac et de Saint-Marc, chevalier de Saint-Louis[1].
- Joseph-Louis de Saint-Chamans, vicomte de Saint-Chamans, né en 1747, colonel du régiment de La Fère-infanterie, époux de Céleste-Augustine-Françoise Pinel du Manoir[1].
- Auguste Louis Philippe de Saint-Chamans (1777-1860), député de la Marne, maître des requêtes puis conseiller d'État[9].
- Louis Marie Joseph de Saint-Chamans, préfet de Vaucluse puis de la Haute-Garonne sous la Restauration[10].
- Alfred Armand Robert Saint-Chamans (1781-1848), général de brigade, ancien aide de camp du maréchal Soult[8].
- Joseph-Louis de Saint-Chamans, vicomte de Saint-Chamans, né en 1747, colonel du régiment de La Fère-infanterie, époux de Céleste-Augustine-Françoise Pinel du Manoir[1].
- Louis de Saint-Chamans, marquis de Saint-Chamans, seigneur du Peschier, de Pazayac et de Saint-Marc, chevalier de Saint-Louis[1].
- Charles de Saint-Chamans, comte de Saint-Chamans, seigneur du Peschier et de Pazayac[1].
- Jean-Antoine de Saint-Chamans, seigneur de Pazayac, du Peschier et de Branceilhes[1].
- Jean de Saint-Chamans, comte du Peschier, seigneur de Pazayac et de Branceilhes[1].
- Élie de Saint-Chamans, comte du Peschier, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Thérouanne et de Marienbourg[1].
- Hugues de Saint-Chamans, co-seigneur de Saint-Chamans, du Peschier et de Montmège, acquéreur de la terre de Pazayac[1].
- Jean de Saint-Chamans, comptour d'Escorailles, époux de Marguerite de Saint-Aulaire[1].
Armes
modifierAlliances
modifierLes principales alliances de la famille de Saint-Chamans sont notamment[12],[1] : Noailles, de Bruchard, de Vassal, Hautefort, Scorailles, Chastellux et Rougé.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 18, Paris, Schlesinger frères, (lire en ligne), article « Saint-Chamans »
- 1 2 Joseph de Bergues-La-Garde, Nobiliaire du Bas-Limousin, Tulle, Impr. E. Crauffon, (lire en ligne), p. 165
- 1 2 Ambroise Tardieu, Dictionnaire des anciennes familles de l'Auvergne, Moulins, C. Desrosiers, (lire en ligne), p. 345
- 1 2 « SAINT-CHAMANS, François de : érection de la terre de Méry en marquisat », sur FranceArchives (consulté le )
- 1 2 Ferdinand de Guilhermy et Robert de Lasteyrie, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe siècle, t. 2, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 376
- ↑ Edgar de Ségur-Lamoignon et Joseph Depoin, Histoire seigneuriale, civile et paroissiale de Méry-sur-Oise, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise,
- ↑ « Mémoires du marquis de Saint-Chamans (Antoine-Marie-Hippolyte) : 1730-1793 / annotés par Eusèbe Bombal », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le )
- 1 2 Alfred Armand Robert de Saint-Chamans, Mémoires du général Cte de Saint-Chamans, ancien aide de camp du maréchal Soult, 1802-1832, Paris, Plon-Nourrit, (lire en ligne)
- 1 2 « Auguste, Louis, Philippe de Saint-Chamans », sur Base Sycomore — Assemblée nationale (consulté le ).
- 1 2 « SAINT-CHAMANS, Louis Marie Joseph de », sur FranceArchives (consulté le )
- ↑ Jacques Jalouneix, L'Héraldique du Limousin du XIIe au XXIe siècle, vol. 2 : Armorial général du Limousin, (lire en ligne), p. 638, notice « De Saint-Chamans, Ornhac de Saint-Chamans, olim de Saint-Amans »
- ↑ Eusèbe Bombal, Notes et documents pour servir à l'histoire de la maison de Saint-Chamans ; Récit généalogique à ses enfants, Tulle, Impr. Crauffon, (lire en ligne)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Eusèbe Bombal, Notes et documents pour servir à l'histoire de la maison de Saint-Chamans ; Récit généalogique à ses enfants, Tulle, Impr. Crauffon, (lire en ligne).
- François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 18, Paris, Schlesinger frères, (lire en ligne).
- Edgar de Ségur-Lamoignon et Joseph Depoin, Histoire seigneuriale, civile et paroissiale de Méry-sur-Oise, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise, .
- Alfred Armand Robert de Saint-Chamans, Mémoires du général Cte de Saint-Chamans, ancien aide de camp du maréchal Soult, 1802-1832, Paris, Plon-Nourrit, (lire en ligne).
Fonds d'archives
modifier- « SAINT-CHAMANS, famille de », sur FranceArchives