Vaucluse (département)

département français numéro 84

Le Vaucluse [voklyz][Note 1] (parfois appelé la Vaucluse selon un usage traditionnel)[2] est un département français situé dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Lors de sa création en 1793, il se voit attribuer le numéro 89 dans la liste des 130 départements français de 1811[3]. Depuis 1946, l'Insee et la Poste lui attribuent le code 84. L'altitude maximum s'élève à 1 910 mètres sur le mont Ventoux. Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Vaucluse
Blason de Vaucluse
Vaucluse (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Création du département [1]
Chef-lieu
(Préfecture)
Avignon
Sous-préfectures
Présidente du
conseil départemental
Dominique Santoni (LR)
Préfet Thierry Suquet
Code Insee 84
Code ISO 3166-2 FR-84
Démographie
Gentilé Vauclusiens
Population 572 056 hab. (2023 en évolution de +2,25 % par rapport à 2017)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ nord, 5° 10′ est
Superficie 3 567 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 17
Intercommunalités 13
Communes 151
Liens
Site web vaucluse.fr

Son chef-lieu est Avignon.

Dénomination et usage

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Ce nom est la francisation du provençal Vauclusa (en norme classique) ou Vau-cluso (en norme mistralienne), du latin Vallis Clausa, « la vallée close », d'où sourd la fontaine de Vaucluse[4].

Pour désigner ce département, la forme courante est, depuis sa création, « département de Vaucluse » ; celle-ci est employée par le conseil départemental de Vaucluse[5], la préfecture de Vaucluse, l'inspection d'académie de Vaucluse[6]. En revanche, la forme adoptée par la commission nationale de toponymie, dépendant du CNIG, est « département du Vaucluse »[7].

En effet, le département tient son nom du village Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, la vallée de Vaucluse[réf. nécessaire]. Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945[réf. nécessaire].

Les Conventionnels (1793) constatent une homogénéité topographique autour de l'intense réseau des Sorgues qui s'articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse »[réf. nécessaire]. Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d'eau, montagnes)[réf. nécessaire].

L'exception issue d'une commune ayant donné son nom au département se retrouve dans l'appellation du Territoire de Belfort ; il en est de même pour Paris (collectivité à statut particulier, anciennement à la fois commune et département). Il en était de même pour les départements français d'Algérie qui portaient le nom du chef-lieu.

Le nom du département lui est attribué après le rattachement à la France du Comtat Venaissin et de l'État pontifical d'Avignon auxquels sont adjoints la viguerie d'Apt et le comté de Sault. L'Assemblée nationale, par deux fois les et , avait refusé de décréter leur annexion[8]. Les « patriotes » des deux États pontificaux élisent leurs représentants qui se rassemblent à Bédarrides, dans l'église Saint-Laurent, le , où ils votent leur rattachement à la France[9].

Le , la Constituante proclame que les États d'Avignon et du Comtat font désormais « partie intégrante du Royaume de France »[10]. Ils sont organisés en deux districts qui ne sont rattachés à aucun département. Finalement, lorsque le département de Vaucluse est créé par le décret du [11], il regroupe ces deux districts ainsi que ceux d'Orange et d'Apt, accompagnés du canton de Sault.

Géographie physique

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Le département de Vaucluse fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, région située dans le Sud-Est de la France. Il est limitrophe des départements du Gard à l'ouest, de l'Ardèche au nord-ouest, de la Drôme au nord, des Alpes-de-Haute-Provence à l'est, du Var (sur quelques centaines de mètres à peine) au sud-est et des Bouches-du-Rhône au sud[12].

Le Vaucluse possède également au nord une partie, le canton de Valréas, entièrement enclavée dans la Drôme.

Les gorges de la Nesque et le mont Ventoux.

Le relief du département de Vaucluse présente une alternance de montagnes (les dentelles de Montmirail, le massif du Luberon, les monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.

La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les monts de Vaucluse dont le point culminant est le signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.

Le mont Ventoux, le « géant de Provence », qui culmine à 1 910 mètres, domine le paysage vauclusien[12]. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.

Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

Hydrographie

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Malgré des étés secs et des plans de sècheresse qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.

Le Rhône à l'ouest et la Durance au sud délimitent le département.

Le département de Vaucluse est soumis à différents types de climats. En effet, son emplacement géographique particulier le place à un point de rencontre entre trois des quatre climats majeurs de France : le climat méditerranéen pour sa partie sud, le climat montagnard pour sa partie nord-est avec le relief élevé des monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et enfin une influence toute relative du climat semi-continental pour sa partie nord-ouest. Toutefois, cette proximité des trois grands types de climat a pour effet de les niveler avec une nette prédominance du climat méditerranéen. C'est pourquoi pour la partie au nord-ouest, l'on parle de climat « méditerranéen à influence semi-continentale ».

Mesure Vaucluse France
Ensoleillement[12] 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie[12] 700 mm/an
(sur 80 jours)
770 mm/an
Vent[12] 110 j/an

En 1967, un vent soufflant à 320 km/h a été enregistré au sommet du mont Ventoux. Il s'agit de l'un des records de grande vitesse de vent enregistré en France métropolitaine.

Faune et flore du département

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En 1990, l'UNESCO classe le massif du mont Ventoux en « réserve de biosphère »[13]. Puis en décembre 1997, le massif du Luberon a été lui aussi officiellement admis par l'UNESCO dans le réseau mondial des réserves de biosphère (MAB)[14].

Histoire

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Avant le département de Vaucluse

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Blason de Vaucluse. Écartelé : au premier de gueules aux clefs de Saint Pierre passées en sautoir, l’une d’or et l’autre d’argent, au deuxième d’azur à la fleur de lys d’or surmontée d’un lambel de gueules, au troisième d’azur à la branche d’oranger fruitée de trois pièces d’or, tigée et feuillée de sinople, au chef d’or chargé d’un huchet d’azur embouché, virolé et enguiché de gueules, au quatrième aussi de gueules aux trois clefs d’or posées en fasce et rangées en pal.
Le palais des Papes.

L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques. Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens, ainsi que de Dexsiviates, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.

Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts tel le pont Julien. Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il devient la principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (notamment le massacre des Vaudois du Luberon), de maladie (pestes et choléra) et de religion (papauté d'Avignon).

Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres). Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.

Papes d'Avignon

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La résidence pontificale ne s'est pas toujours trouvée à Rome ou au Vatican. De 1308 à 1378, les papes s'installèrent dans le Comtat Venaissin, leur propriété, puis rapidement à Avignon. Durant cette période, la papauté compte sept papes : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.

Révolution française et Premier Empire

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Le département de Vaucluse et les provinces et États qui occupaient son territoire avant la Révolution :

Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le . Le , ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha le canton de Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme[15].

Carte du département de Vaucluse en 1800.

XIXe siècle

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Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes autrichiennes de à (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Vers 1835, les magistrats, dans leurs interrogatoires, et les ministres de la religion, dans leurs sermons, étaient encore obligés de se servir du dialecte provençal. Cependant, l'usage de la langue française devint à cette époque de plus en plus général[16].

XXe siècle

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Ludovic Naudeau constatait : « L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées. »[17]

Un département de garnisons

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L'actuelle préfecture du Vaucluse, ancienne « caserne Chabran » du 58e RI et du 7e RG, construite en 1906.

À la veille de la Première Guerre mondiale, le département de Vaucluse est marqué par une forte présence militaire, en particulier autour de ses deux principales villes de garnison. À Avignon, plusieurs casernes accueillent des unités d’infanterie, du génie et des troupes de passage, réunissant jusqu’à environ 12 000 soldats et 3 000 chevaux[18]. Ces implantations, développées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, visent notamment à libérer le Palais des papes, utilisé comme caserne depuis la Révolution. Enfin à Orange, la deuxième ville de garnison accueille des unités du train, de l’artillerie et même l'un des premiers aérodromes du département[19].

La Première Guerre mondiale

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Des prisonniers allemands construisent leurs baraquements au camp de prisonniers de Serres-Carpentras, avril 1916.

Pendant la Première Guerre mondiale, le Vaucluse, situé loin à l'arrière du front, n'est pas directement affecté par les opérations militaires mais participe pleinement à l'effort de guerre national[20]. Dès la mobilisation générale d'août 1914, plusieurs dizaines de milliers de Vauclusiens sont appelés sous les drapeaux, principalement au 58e RI et 7e RG[20],[21],[22]. Le début du conflit voit les unités vauclusiennes subir de lourdes pertes en Lorraine lors de la bataille des Frontières, ce qui leur vaut d’être injustement accusées de lâcheté en raison de leurs origines provençales dans le cadre de l’« affaire du XVe corps »[23],[24]. Cette mobilisation provoque également une désorganisation de l'économie locale, particulièrement dans les secteurs agricoles essentiels comme celui de la production du « pinard »[20],[22].

Monuments aux morts 1914-1918 de Pertuis réalisé en 1924 par le sculpteur Jean-Louis L'Homme.

Les municipalités, administrations et œuvres de secours s'organisent pour venir en aide aux prisonniers français en Allemagne, accueillir les réfugiés et les soldats blessés rapatriés[20],[22]. Une poudrerie est ouverte en 1915 à Sorgues, tandis qu’un camp de prisonniers ennemis est installé à Carpentras[25],[26]. Avec l’enlisement du conflit, le département doit faire face aux pénuries, aux réquisitions, aux restrictions, à l'inflation et au manque de main-d’œuvre[20],[22]. Les femmes occupent alors une place croissante dans l'économie, tandis que des travailleurs étrangers, notamment italiens[27] et coloniaux[28], sont également utilisés[20]. À partir de 1917, la préfecture renforce sa surveillance et sa censure dans un contexte de lassitude de la guerre et de montée des tensions sociales[22].

L'armistice du 11 novembre 1918 met fin à quatre années de conflit dont le bilan humain est considérable pour le département: environ 45 000 vauclusiens ont été mobilisés et plus de 8 000 sont morts, tandis que 20 000 à 25 000 autres reviennent blessés, mutilés ou invalides[20]. La guerre laisse également entre 2 500 et 3 000 veuves ainsi que près de 5 000 à 6 000 orphelins dans le département[20]. Au cours des années 1920, les communes vauclusiennes entreprennent l'édification de nombreux monuments aux morts afin d'honorer les disparus[22]: 317 monuments et plaques commémoratives sont ainsi recensés dans le département et seul cinq communes n'en possèdent pas[20]. Ces pertes et ce mouvement commémoratif marquent durablement la société vauclusienne.

La Seconde Guerre mondiale

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Affiche éditée par le centre de propagande de la Révolution nationale d'Avignon en 1941 ou 1942.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le département de Vaucluse est d’abord intégré à la zone dite « libre » après l’armistice de 1940, avant d’être occupé par les forces italiennes à partir de novembre 1942, puis par l’armée allemande après la chute de Mussolini en septembre 1943[29],[30],[31]. Cette période est marquée par la mise en place de l’administration collaborationniste du régime de Vichy, puis les contraintes de l’Occupation, les pénuries, la répression et les rafles, ainsi que par le développement simultané de la Résistance, à la fois communiste et gaulliste[32],[33],[34]. Le relief du département (Ventoux, Luberon, Monts de Vaucluse) favorise la constitution de nombreux maquis et réseaux résistants, particulièrement à partir de l'instauration du STO en 1943[35],[36],[37],[38].

Deux maquisards de la Lance au camp FTP de La Roche-Saint-Secret, au nord de Valréas, en mai 1943.

La Résistance vauclusienne se renforce en 1944, notamment grâce aux parachutages d’armes et de matériel allié, particulièrement nombreux dans la région du plateau de Sault et d’Albion[36]. Des actions de sabotage et de guérilla s’intensifient après le débarquement de Normandie, tandis que la population subit les représailles allemandes et la poursuite des rafles, qui conduisent à la déportation de plus de 400 Juifs du département[33],[39],[40]. Le territoire est marqué par plusieurs épisodes violents liés à la répression de l’Occupation, le plus important étant le massacre de Valréas en juin 1944[41],[42],[43]. Avignon subit également d’importants bombardements alliés visant les nœuds ferroviaires, faisant 600 victimes[30],[44].

La Libération intervient en août 1944 à la suite du débarquement de Provence, entraînant le repli des forces allemandes vers le nord. Entre le 20 et le 27 août, le département est progressivement libéré par les forces américaines et françaises avec le concours des Forces françaises de l’intérieur (FFI)[45],[46],[47],[48]. Symbole de l'engagement des FFI, le maquis Ventoux connaît de lourdes pertes au cours du conflit, avec plus de 350 résistants tués ou abattus[49]. L’après-guerre est marqué par un important travail de reconstruction (ponts, viaducs, gares, usines) et de mémoire autour de la Résistance et de l’Occupation, notamment à travers des initiatives muséales et commémoratives[50].

Démographie

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En 2023, le département comptait 572 056 habitants[Note 2], en évolution de +2,25 % par rapport à 2017 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-191 421205 833224 431233 048239 113246 071251 080259 154
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
264 618268 994268 255266 091263 451255 703244 149241 787235 411
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
236 313236 949239 178238 656219 602230 549241 689245 508249 838
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
268 318303 536353 966390 446427 343467 075499 685534 291546 630
2016 2021 2023 - - - - - -
559 014564 566572 056------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[51] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[52] puis population municipale à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

En Vaucluse, les personnes venues d'Europe (d'Espagne et d'Italie) constituent 40 % des immigrés et celles nées au Maghreb près de la moitié. Il s'agit principalement de personnes originaire du Maroc[54].

Communes les plus peuplées

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Liste des quinze communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
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Avignon 84007 CA Grand Avignon 64,91 92 188 (2023) 1 420 modifier les donnéesmodifier les données
Carpentras 84031 CA Ventoux-Comtat Venaissin 37,92 31 619 (2023) 834 modifier les donnéesmodifier les données
Orange 84087 CC du Pays Réuni d'Orange 74,20 29 706 (2023) 400 modifier les donnéesmodifier les données
Cavaillon 84035 CA Luberon Monts de Vaucluse 45,96 25 636 (2023) 558 modifier les donnéesmodifier les données
L'Isle-sur-la-Sorgue 84054 CC Pays des Sorgues Monts de Vaucluse 44,57 20 244 (2023) 454 modifier les donnéesmodifier les données
Pertuis 84089 Métropole d'Aix-Marseille-Provence 66,23 19 548 (2023) 295 modifier les donnéesmodifier les données
Sorgues 84129 CA Les Sorgues du Comtat 33,40 19 006 (2023) 569 modifier les donnéesmodifier les données
Le Pontet 84092 CA Grand Avignon 10,77 18 386 (2023) 1 707 modifier les donnéesmodifier les données
Bollène 84019 CC Rhône Lez Provence 54,03 14 024 (2023) 260 modifier les donnéesmodifier les données
Monteux 84080 CA Les Sorgues du Comtat 39,02 13 301 (2023) 341 modifier les donnéesmodifier les données
Vedène 84141 CA Grand Avignon 11,18 11 974 (2023) 1 071 modifier les donnéesmodifier les données
Pernes-les-Fontaines 84088 CA Les Sorgues du Comtat 51,12 10 504 (2023) 205 modifier les donnéesmodifier les données
Apt 84003 CC Pays d'Apt-Luberon 44,57 10 143 (2023) 228 modifier les donnéesmodifier les données
Valréas 84138 CC Enclave des Papes - Pays de Grignan 57,97 9 224 (2023) 159 modifier les donnéesmodifier les données
Morières-lès-Avignon 84081 CA Grand Avignon 10,35 9 019 (2023) 871 modifier les donnéesmodifier les données

Répartition par tranches d'âge

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Population par tranches d’âge en 1999
Tranche d'âge Population
0 à 19 ans 125 960
20 à 59 ans 262 219
60 ans et plus 111 486

Répartition par secteur géographique

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Répartition par secteur géographique en 1999[55]
Secteur géographique Population 1999
Agglomération d'Avignon 269 828
Avignon ville 94 000
Orange 29 527
Carpentras 29 015
Cavaillon 25 417
Vaucluse 538 902
Région PACA 4 951 388

Croissance

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En 2009, l'Insee estime à 540 065 le nombre d'habitants dans le département de Vaucluse.

Depuis plusieurs décennies, la population augmente fortement : entre 1975 et 1999, elle est passée de 381 912 à 499 685 habitants, soit une hausse de 31 %. Cette augmentation se fait principalement par les flux migratoires ; 97 821 Vauclusiens viennent d'un autre département ou d'un autre pays en 1999. Cette croissance se ralentit. Néanmoins, le Vaucluse a un taux de fécondité au-dessus de la moyenne française avec 2,31 enfants par femme[56].

Près de 43 % de la population vauclusienne est active[55].

Éducation

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Cour intérieure de l'université.

« Trente mille jeunes Vauclusiens ont rejoint cette année l’un des 54 collèges (41 publics et 13 privés) du département[57] ».

Le Vaucluse est l'un des quatre départements qui composent l'académie d'Aix-Marseille. Il se compose de 54 collèges, une trentaine de lycées et des groupes scolaires proportionnels au nombre de communes du département.

De plus, le Vaucluse compte aussi quatre lycées agricoles publics dont les campus d'Orange et de Carpentras. Il compte également un vaste réseau d'établissements de formation professionnelle dont des lycées professionnels et des Centres de formation pour apprentis comme celui d'Avignon qui draine un très large public.

L'université d'Avignon et des pays de Vaucluse est la seule université du Vaucluse. Son histoire est très ancienne puisqu'elle fut fondée le par le pape Boniface VIII pour concurrencer la création de la Sorbonne, jugée trop proche du pouvoir royal français[58].

Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP, et accueille environ 8 000 étudiants à tous les niveaux de formation, jusqu'au doctorat. Elle héberge une quinzaine de laboratoires de recherche reconnus.

Économie

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Le Vaucluse aujourd'hui, c'est plus de 15 000 commerces, entreprises industrielles et de service, plus de 13 704 artisans et plus de 8 000 exploitations agricoles[55].

Le Vaucluse a longtemps été un département profondément rural, dont l'économie était marquée par l'agriculture pastorale et l'industrie centrée sur la transformation des produits agricoles. L'existence de la zone fertile est historiquement un catalyseur du développement local, avec la persistance d'un secteur maraîcher encore dynamique, puisqu'il fournit l'essentiel de la production française en fruits (melons, cerises, fraises, raisin de table...) et légumes (tomates...). Toutefois, le secteur est soumis à des problèmes de compétitivité liés à la concurrence de l'Espagne notamment.

Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département: sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le Marché d'Intérêt National (MIN) est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.

Le commerce de détail sur le modèle de la grande distribution s'est développé et imposé dans toutes les villes moyennes (Orange, Cavaillon, Carpentras...), avec une concentration importante sur l'agglomération avignonnaise.

Agriculture

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Vignoble, vergers et céréales dans la plaine du Calavon.

L'activité agricole s'articule autour de trois productions majeures : vins, fruits et légumes qui assurent 90 % du chiffre d'affaires[59].

Le Vaucluse est le premier producteur de cerises (qu'elles soient destinées à la consommation directe ou à la transformation), de pommes golden et de raisin de table et le deuxième de tomates et de melons[59]. Parmi les autres productions de fruits et légumes, l'on peut noter l'olive, la fraise avec diverses variétés et spécialités locales ou encore la poire.

Le secteur viticole jouit d'une bonne réputation grâce aux côtes du Rhône produits principalement sur les coteaux de Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras...). Les vins du Luberon et du Ventoux tendent à se développer sur une gamme de produits élargie (rosés), davantage associée aux vins provençaux.

L'élevage, qui a longtemps été le socle d'une économie montagnarde de subsistance sur les versants des reliefs, est une activité marginale.

Les cultures spécialisées (lavande sur les plateaux des Monts de Vaucluse, herbes aromatiques...) se développent grâce à un marché en expansion.

En 2021, la Cerise des coteaux de Vaucluse devient la première cerise française à obtenir l'IGP.

Industrie

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Le secteur industriel, historiquement fondé sur la transformation de la production agricole, a connu une extension vers des secteurs plus spécialisés au cours du XIXe siècle (manufactures de garance). Malgré l'installation au XXe siècle de pôles de production majeurs, notamment au nord de l'agglomération avignonnaise (Electro-Réfractaire - devenu tour à tour SEPR, puis Saint-Gobain -, poudrerie SNPE, Isover Orange, etc.), le tissu industriel reste peu dense, subissant également des vagues des réductions importantes d'effectifs à partir des années 1980.

Le maillage industriel local reste ainsi assuré par les PME, souvent familiales et d'implantation historique, dans les secteurs de la transformation agricole. La construction reste un pourvoyeur important d'emploi salarié et d'artisanat, compte tenu du dynamisme du secteur résidentiel (sous le double effet de l'arrivée de migrants et de la pression touristique).

La Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse représente les intérêts des entreprises commerciales, industrielles et de service du département. Certaines de ces entreprises comme Delta Plus Group ou Eurosilicone, basées sur Apt, se sont développées à l'international.

Énergie

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Le Vaucluse est aussi un important producteur d'énergie électrique nationale avec le site nucléaire du Tricastin, le barrage de Donzère-Mondragon et le parc éolien de Bollène.

Ressources minières

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La carrière à ciel ouvert de Mazan.

Extraction de gypse, de pierre blanche (calcaire), d'ocres.

À Mazan, se trouve l'un des plus importants gisements à ciel ouvert de gypse au monde et la plus grande carrière à ciel ouvert d'Europe avec un gypse d'une pureté exceptionnelle (90 %)[60].

Sur les flancs du Petit et du Grand Luberon, on exploite la richesse des roches calcaires avec de nombreuses carrières où l'on extrait des pierres blanches (Roche d'Espeil, Pierre de Ménerbes, Estaillades)[61].

L'homme a aussi exploité la richesse en fer des terres ocrières au nord du Petit Luberon, au centre et à l'est de la vallée du Calavon[61], mais les guerres mondiales, les coûts de production et l'émergence de nouveaux pays fournisseurs de minerai de fer ont eu raison de cette activité.

Tourisme

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Le village des bories à Gordes.

Le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat culinaire, etc.) une part importante de l'économie du département de Vaucluse.

Le département accueille quelque 4 800 000 touristes chaque année[55]. Les principales destinations sont le Luberon (repos, randonnées, festivals...) avec 27,5 % des nuitées, Avignon (Palais des papes, festival...) avec 26 % des nuitées et le secteur du Mont Ventoux (cyclisme...) avec 15,4 % des nuitées. Le reste se répartit plus ou moins sur tout le Vaucluse. Les Français sont majoritaires (57 % des nuitées en 2024) mais le département se caractérise par un fort taux de tourisme international (43% en 2024)[62].

Selon le site officiel de l'agence d'attractivité du Vaucluse (Vaucluse Provence Attractivité), le tourisme génère environ 1,5 mrd d'euros de consommation chaque année[62].

Société

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Tissu associatif

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En l'an 2000, le Vaucluse comptait 9 061 associations alors que la PACA en avait 70 910 (soit 13 % des associations de PACA en Vaucluse alors que sa population représentait 11 % seulement).

Des commerces d’antiquités, de décoration et des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Les marchés à la Brocante dont ceux de L'Isle-sur-la-Sorgue (un des centres européens de la brocante et des antiquaires) attirent des revendeurs d'outre-Atlantique. Ils remplissent alors des conteneurs et expédient tout cela par bateau. Cependant, cette activité s'est vue ralentir avec les écarts importants de taux d'échange dollars-euros.

Cuisine

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Le Vaucluse étant issu de l'association de plusieurs États dont le Comtat Venaissin et le Comté de Provence, la cuisine connait des spécialités très locales. En réalité les traditions culinaires dépendent davantage du milieu social qu'entre les différents pays.

Parmi les spécialités de Vaucluse on peut citer les fruits confits et le nougat de Sault qui font partie des Treize Desserts qui suivent le Gros souper de Noël au même titre que la pompe à huile. Viennent ensuite le melon de Cavaillon et la fraise de Carpentras, ainsi que la daube comtadine, la truffe ou encore les différents vins des domaines vauclusiens.

Le Vaucluse étant un département encore aujourd'hui très rural, de nombreuses spécialités culinaires et traditions proviennent du milieu paysan. La cuisine aristocratique présente surtout dans les grandes villes (cité pontificale d'Avignon, Carpentras, Orange ou Cavaillon) ne fait que reprendre les mêmes spécialités où l'on consommait beaucoup de moutons mais en la relevant de mets plus raffinés.

Infrastructures

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Équipement routier

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Le Vaucluse compte[63] (chiffres de 2005) :

  • 78 km d'autoroute dont 69 km pour l'autoroute A7 à l'ouest du département, avec un débit de 51 284 véhicules par jour pour 32 925 véhicules par jour sur le plan national, 7 km d'autoroute A9 où la bifurcation commence sur l'A7 depuis Orange et km sur l'autoroute A51 à l'extrême sud-est du département ;
  • 124 km de routes nationales (RN 7, RN 100, RN5 42...), avec un débit de 15 077 véhicules par jour pour 12 009 véhicules par jour sur le plan national ;
  • 1 737 km de routes départementales (RD 943, RD 956, RD 974...) avec un débit de 3 219 véhicules par jour pour 1 621 véhicules par jour sur le plan national.
TGV en gare d'Avignon TGV.

Gares et voies ferrées

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Le réseau de voie ferrée du département de Vaucluse est surtout concentré à l'ouest du département où se situent les anciennes voies (TGV, trains de marchandises, etc.) ainsi que les nouvelles LGV Méditerranée affectées uniquement aux TGV.

Les gares principales du département sont celles d'Avignon TGV, d'Avignon Centre et d'Orange. Depuis , elles sont reliées entre elles par une virgule, en liaison ferroviaire.

Aéroports et aérodromes

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L'aéroport international d'Avignon-Provence, les aérodromes de Carpentras, Valréas - Visan, Saint-Christol et Pont-Saint-Esprit[64]. Saint-Christol est réservé aux hélicoptères militaires et Pont-Saint-Esprit est définitivement fermé.

Habitat et urbanisme

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Nombre de maisons et de terres ont été rachetées par des gens en quête d'une résidence secondaire ou pour leur retraite. Un réel engouement s'est répandu depuis les années 1970, d'abord pour le Luberon[65], puis pour le reste du département, attirant des investisseurs lassés du surpeuplement estival et du bétonnage de la Côte d'Azur. Notamment des Européens comme les Suisses, les Allemands, les Belges, les Hollandais et les Britanniques. Même si un temps la région attira aussi des Nord-Américains, le taux de change dollar-euro a fortement amenuisé le phénomène.

Une gigantesque antenne relais est installée au sommet du Grand Luberon.

Médias et communication

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En 2006, 98 % de la population vauclusienne peut avoir accès à une connexion haut débit parmi l'ADSL, le câble, le satellite, la boucle locale radio (BLR) ou encore le Wi-Fi[66].

Plusieurs antennes relais dominent le paysage vauclusien, au sommet du Mourre Nègre (massif du Luberon) et au sommet du mont Ventoux.

La vie locale, politique et économique du Vaucluse est essentiellement couverte par les quotidiens Vaucluse Matin (groupe Le Dauphiné libéré) et La Provence ainsi que la radio France Bleu Vaucluse.

Le Conseil départemental de Vaucluse édite un trimestriel gratuit tiré à 250 000 exemplaires, 84 Le Mag, qui informe les Vauclusiens des actions de la collectivité tout en mettant en valeur les atouts de ce territoire.

Vie politique

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Hôtel du département à Avignon.
Étiquettes politiques des conseillers départementaux de Vaucluse à la suite des élections de 2021.

Tendances politiques

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Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du ), sur 309 337 inscrits, 226 725 ont voté, ce qui représente une participation de 73,29 % du total, soit une abstention de 26,71 %. Il y a eu une victoire du non avec 124 907 voix (56,83 %) contre 94 871 voix (43,17 %) prononcées oui et 6 947 (3,06 %) de votes blancs ou nuls[67].

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du ), sur 350 503 inscrits, 251 325 ont voté, ce qui représente une participation de 71,70 % du total, soit une abstention de 28,30 %. Il y a eu une victoire du non avec 154 004 voix (62,69 %), 91 639 voix (37,31 %) ayant votées oui et 5 682 (2,26 %) étant des votes blancs ou nuls[68].

À l'élection présidentielle de 2002, le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen arrive en tête au premier tour en recueillant 25,8 % des voix, tandis que Jacques Chirac en récolte 16,66 % et Lionel Jospin 12,58 %. Au second tour, Le Pen obtient un score plus élevé de 12 points par rapport à la moyenne nationale, à 29,64 % des voix.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,63 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,71 % et François Bayrou (UDF) avec 21,45 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,55 %. Aucun autre candidat ne dépassait alors les 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 60,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 39,28 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[69].

Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la première circonscription de Vaucluse ont élu Marie-Josée Roig (UMP)[70].

Les électeurs de la deuxième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Claude Bouchet (UMP)[71]. Les électeurs de la troisième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Michel Ferrand (UMP)[72]. Enfin, les électeurs de la quatrième circonscription de Vaucluse ont élu Thierry Mariani (UMP)[73], soit quatre sur quatre pour l'UMP.

Enfin, l'élection présidentielle de 2012 voit l'arrivée en tête des deux principaux candidats de droite, Nicolas Sarkozy (UMP) et Marine Le Pen (FN) qui obtiennent respectivement 27,45 % et 27,03 % des voix au premier tour. Le score de Marine Le Pen est le plus élevé de France[74]. Au second tour, alors que Sarkozy obtient 48,4 % des voix au niveau national, il atteint en Vaucluse 56,43 %.

Aux élections législatives consécutives, le Vaucluse envoie à l'Assemblée la seule députée du Front national, Marion Maréchal.

De fait, si l'on prend l'histoire récente, on peut en conclure que les électeurs de Vaucluse ont une tendance de vote qui se situe vers la droite, voire l'extrême droite de l'échiquier politique, mais l'histoire politique du département est plus contrastée. L'origine historique différente des arrondissements du département, regroupant l'ancien Comtat Venaissin, avec le pays d'Orange et le pays d'Apt, a justifié pendant longtemps des différences de comportement politique. De manière générale, Apt, et Avignon dans une moindre mesure, penchaient plutôt vers la gauche, tandis que Carpentras était plutôt favorable à la droite.

En 2024, Raphaël Arnault cofondateur de la Jeune Garde Antifasciste est élu député de la première circonscription du Vaucluse sous l'étiquette Nouveau Front Populaire, face à la député sortante Catherine Jaouen. Il est ainsi l'un des deux seuls députés de gauche à reprendre une circonscription au Rassemblement National lors de ces élections[75].

Administration

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Préfecture de Vaucluse.

Personnages historiques

Militaires

Politiques

Scientifiques

Artistes de l'image

Peintres

Acteurs

Photographes

Sportifs

Pilotes

Footballeurs

Escrimeurs

Handballeurs

Autres

Divers

Religieux

Éditions

Autre

Les châteaux en Vaucluse

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On retrouve tout d'abord le château de Val-Seille construit en 1868 et réhabilité par la municipalité de Courthézon comme mairie. Il s'agit aujourd'hui d'une des plus belles mairies de France[76].

Le marquis de Sade a occupé le château de Lacoste peu avant la Révolution.

Le château de Vaison-la-Romaine a pour sa part été construit par le comte de Toulouse au XIIe siècle. Au départ fondé sur une tour en bois, puis en pierre, ce château avait pour but d'affirmer l'autorité du comte Raymond VI sur la ville face à l'évêché[77].

Le château de Thouzon, aujourd'hui en ruine, a été construit au par des bénédictins au XIe siècle. Il servit de monastère[78].

La cheminée du château de Gordes classée monument historique.

Le château de Murs fut construit vers 1004 par la famille d’Agoult. Entre le XVe siècle et le XVIe siècle, la partie centrale fut édifiée[76].

Le château de Mirabeau semble exister depuis le XIIe siècle puis a été détruit. Le château actuel est érigé entre le XVIe siècle et le XVIIe siècle par les Riqueti. Au XVIIIe siècle il est agrandi et remanié puis encore entre 1857 et 1896[79].

Le tenant du fief du Barroux figurait parmi les seigneurs vassaux et feudataires de Notre Saint Père le Pape.

Le château de Lourmarin est de son côté construit à partir du XVe siècle par Foulques d'Agoult. Le château a été classé monument historique en 1973. Aujourd'hui on nomme parfois le château la Petite Villa Médicis de Provence.[80]

Le château de Lacoste fut construit au XIe siècle, au sommet d'une colline. Il fut occupé à un certain moment par le marquis de Sade, Louis Alphonse Donatien. Il fut pillé et détruit à la Révolution française[81].

Le château de Javon. Les Baroncelli firent construire à Florence une maison forte au XIIIe siècle. La famille acquit plus tard en 1475, la seigneurie de Javon, inféodée à perpétuité par le pape Léon X aux Baroncelli. L'érection du château relèverait de cette époque[76].

Le château de Gordes est répertorié depuis 1031. Sa cheminée particulière est classée monument historique en 1902 et l'ensemble du château en 1931[82].

Le château d'Entrechaux est dressé sur une masse rocheuse et date du Xe siècle ou XIe siècle[76].

Le château d'Ansouis dont l'origine remonte avant le XIIe siècle est tout d’abord une forteresse. Il devient une résidence au XIIe siècle, celle des ducs de Sabran de Pontevès. Le château d’Ansouis est un endroit qui a beaucoup de charme[83].

Enfin le château du Barroux, c'est une forteresse au XIIe siècle et est transformé en résidence au XVIe siècle. En 1274, il passe aux mains du pape de Rome. Il est restauré dans les années 1960[84].

Patrimoine culturel

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Fin 2025, 538 immeubles du département sont protégés au titre des monuments historiques (191 classés et 310 inscrit), dont près du tiers à Avignon, avec 165 bâtiments[85]. Ils ne sont pas tous anciens, car quinze lieux sont également protégés au titre du Patrimoine du XXe siècle. Certains sites sont également classés, pour leurs caractères typiques ou spécifiques. Ils sont au nombre de vingt-et-un en Vaucluse tels que la rue des Teinturiers à Avignon, la colline Saint-Eutrope à Orange, ou le menhir de Vacqueyras à Gigondas.

Patrimoine naturel

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Espaces naturels protégés

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Afin de protéger ce patrimoine naturel exceptionnel, de nombreux espaces naturels ont été classés ou protégés dans le département du Vaucluse.

Une règlementation spécifique s'applique dans ces espaces. Le feu y est interdit, de même que dans et à proximité de tous les massifs forestiers du département, la circulation des VTT et véhicules à moteur peut y être limitée ou interdite. Il est recommandé de se renseigner au préalable sur la règlementation spécifique de chacun de ces espaces avant de s'y rendre.

On peut citer :

Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Nom de l'ENS Commune(s) Type de milieu Particularités
La forêt départementale de Sivergues Sivergues Forestier Forêt méditerranéenne de moyenne montagne
La forêt départementale de Venasque Venasque, Saint-Didier Forestier Milieu boisé de colline, fréquenté pour la randonnée
L'arboretum départemental de Beauregard Jonquières Milieu ouvert, cours d'eau Verger conservatoire et jardin méditerranéen
L'étang Salé Courthézon Zone humide Site à végétation halophile, observatoire ornithologique

- label tourisme & handicap

La forêt départementale du Groseau Malaucène Forestier Hêtraie relictuelle, source du Groseau
Les collines et lac du Paty Caromb Forestier, plan d'eau Retenue d’eau entourée de garrigue boisée
La colline de la Bruyère Villars Forestier Massif boisé dominant la vallée d’Apt
Les Confines Monteux Zone humide Zone humide périurbaine, flore aquatique
La forêt de la Pérégrine et du ravin du Défend Venasque Forestier Milieu boisé de pente, diversité floristique
Le Vallon de l'Aiguebrun Buoux Forestier, cours d'eau Vallon encaissé à ripisylve développée
La forêt de la Plate Lagarde-d'Apt Forestier Forêt d’altitude à influence montagnarde
Les marnes aptiennes de la Tuilière Saint-Saturnin-les-Apt Milieu ouvert, milieu géologique Affleurements fossilifères d’intérêt géologique
Belle-Ile Aubignan Zone humide Mares temporaires, amphibiens protégés
La forêt des cèdres du Petit Luberon Lacoste, Ménerbes, Bonnieux, Puget-sur-Durance Forestier Peuplement historique de cèdres, sentiers aménagés
La colline de Piécaud Caumont-sur-Durance Forestier, milieu ouvert Milieu boisé ouvert dominant la vallée de la Durance
Le site des Plâtrières Pernes-les-Fontaines, La-Roque-sur-Perne, l'Isle sur la Sorgue Forestier, milieu ouvert Ancien site d’extraction recolonisé naturellement
La Garrigue Mérindol Forestier, cours d'eau Ripisylve de la Durance, milieux secs et humides avec observatoire ornithologique

- label tourisme & handicap

Les mares de la Pavouyère Mormoiron Zone humide Zones humides abritant amphibiens et libellules
Les Salettes et le vallat de Marquetton Mormoiron Zone humide, plan d'eau et mileux forestiers Mosaïque d’habitats : bois, mares et eau libre
Marais de l'Ile Vieille Mondragon Zone humide Zone humide proche du Rhône, avifaune variée
Les prés des Poulivets Oppède Zone humide Prairies humides en fond de vallée
Les zones humides du Calavon Goult, Oppède, Ménerbes, Bonnieux Zone humide, cours d'eau Ripisylve continue, intérêt pour la qualité de l’eau
Les Demoiselles Coiffées Bédoin Forestier, enjeux paysagers Formations géologiques d’érosion (cheminées de fées)

Représentation au cinéma et à la télévision

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Cinéma

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De nombreux films ont été tournés dans le département de Vaucluse, parmi eux l'on peut noter :

Télévision

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Émission de télé-réalité :

Feuilletons :

Téléfilms :

Épisode(s) de séries :

Honneur

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Notes et références

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  1. Prononciation en français standard retranscrite phonétiquement selon la norme API.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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  10. Girard 1924, p. 39.
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Voir aussi

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Bibliographie

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  • Aimé Autrand, Le département de Vaucluse de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), Aubanel, Avignon, 1965, .
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  • Pierre Le Roy de Boiseaumarié, Histoire de l'appellation Côtes du Rhône, Éd. Reflets Méditerranées, Avignon, 1978.
  • René Pillorget, Les monnaies comtadines (XIVe – XVIIe siècle), Rencontres, no 118, 1980.
  • Henri Dubled, Histoire du Comtat Venaissin, Carpentras, 1981.
  • Pierre Charnay, Vignobles et vins des Côtes-du-Rhône, Éd. Aubanel, Avignon, 1985.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • René Moulinas, Histoire de la Révolution d'Avignon, Éd. Aubanel, Coll. Les gens du Sud, Avignon, 1986.
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  • Guy Jacquemont et Patrick Galant, Le Grand Livre des Côtes-du-Rhône, Éd. du Chêne, Paris, 1988.
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  • Marc Maynègre, De la Porte Limbert au Portail Peint, histoire et anecdotes d’un vieux quartier d’Avignon, Sorgues, 1991, p. 178 à 197, (ISBN 2 9505549 0 3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Arnoux, Maquis Ventoux, Résistance et répression en Provence pendant la IIe Guerre mondiale, Éd. Aubanel, Avignon, 1994.
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  • Joseph Girard (1881-1962), Évocation du vieil Avignon, Paris, Éd. de Minuit, (1re éd. 1958) (ISBN 2-7073-1353-X). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexes

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Liens externes

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