Jean-Joseph-Xavier Bidauld

peintre français

Jean-Joseph-Xavier Bidauld, né le à Carpentras et mort le à Montmorency, est un peintre paysagiste français.

Jean-Joseph-Xavier Bidauld
Louis-Léopold Boilly, Jean-Joseph Ravier Bidauld (1758-1846), peintre de paysage (vers 1800),
palais des Beaux-Arts de Lille.
Fonction
Académicien
Académie des beaux-arts
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
MontmorencyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Parentèle
Autres informations
Membre de
Maître
Élève
Distinction
Médaille d'or du Salon de Paris en 1812
Œuvres principales
Vue prise de Subiaco (1789)
Vue de la ville d'Avezzano, au bord du lac de Celano, royaume de Naples (1789)
Vue du pont et d'une partie de la ville de Cava, royaume de Naples (de 1785 à 1790)
Paysage d'Italie (1793)
Vue de l'île de Sora, royaume de Naples (1793)
Vue de l'Isola di Sora (1817, musée de Fontainebleau),
Le Chevalier Bayard, paysage historique (1817, musée de Valence)
Grotta Ferrata (1844, musée de Carpentras).

Biographie

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Formation

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Jean-Joseph-Xavier Bidauld est né dans un milieu d'artistes et artisans: son père Jean-Baptiste Bidauld est horloger bijoutier, son frère ainé Jean-Pierre-Xavier Bidauld (1745-1813) est peintre de paysage et de natures mortes, et son père cadet, Joseph-Pierre-Henri Bidauld (1760-1812) est également un artisan.

Jean-Pierre-Xavier Bidauld qui fait carrière à Lyon donne son éducation artistique au jeune Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Il fréquente aussi l'école des Beaux-Arts de Lyon [1]. A Lyon, il rencontre probablement des amis de son frère, notamment Jean-Jacques de Boissieu[2], qui ont eu des influences sur lui.

Au cours de sa formation, il accompagne son frère dans un voyage à Genève[3]. Ce voyage est fondateur dans sa pratique: il y découvre le paysage, et visite des collections particulières, comme certainement celles de Francois Tronchin[3] et autres collectionneurs

  1. ↑ Biographie de Jean-Joseph-Xavier Bidauld
  2. ↑ Suzanne gutwirth, « Jean-Joseph Bidauld. Une sensibilité néoclassique », dans Jean-Joseph-Xavier Bidauld (1758-1846). Peintures et dessins [cat. exp. Carpentras, musée Duplessis ; Angers, musée des Beaux-Arts ; Cherbourg, musée Thomas-Henry, 1978], Nantes, imp. Chiffoleau,
  3. 1 2 Désiré Raoul Rochette, « Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Bidauld », dans Institut National de France. Académie des Beaux-arts. Séance Publique annuelle du 6 octobre 1849., Paris,

.


Il est influencé par la peinture hollandaise, et un voyage à Genève lui fait découvrir les paysages de haute montagne[1].

De Paris à l'Italie

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Guillaume Guillon Lethière, Portrait de Bidauld par son ami et futur beau-frère, fin du XVIIIe siècle.

Puis, après un retour en Provence, il s'installe à Paris en 1783 et travaille pour Dulac, un marchand d'art, pour lequel il copie les paysagistes des Pays-Bas (Berchem, Potter, Wouwerman (en), ainsi que son contemporain Huë)[1]. Influencé par son compatriote Joseph Vernet[1], il se fait financer par son marchand d'art un voyage en Italie (1785-1790) où il peint exclusivement des paysages[2]. Avec Pierre-Henri de Valenciennes, Jean-Victor Bertin et Boguet père, il est l'un des représentants du paysage néo-classique en France[1].

En 1800, François-Adrien Boieldieu lui a dédié l'opéra Le Calife de Bagdad.

Commandes officielles

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Après son retour, il reçoit nombre de commandes officielles[1] : en 1791, Charles IV d'Espagne lui passe commande de quatre toiles pour la Casita del Labrador au palais royal d'Aranjuez. En 1807, il peint quatre toiles pour le salon Murat du palais de l'Élysée à Paris. En 1818, il reçoit commande de deux toiles pour le château de Maisons (aujourd'hui conservées à Paris, au musée du Louvre). Enfin en 1817 puis en 1822, il réalise deux compositions pour la galerie de Diane du château de Fontainebleau.

Membre de l'Institut de France

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Il est le premier paysagiste à entrer à l'Institut en 1823[1], et siège au fauteuil 2 de l'Académie des beaux-arts.

Il expose au Salon de Paris entre 1791 et 1844, où il remporte une médaille d'or en 1812[2]. Défenseur du paysage historique, incapable de changer de style et de renoncer au néo-classicisme quand la mode évolua avec la nouvelle école naturaliste[1], il ne trouva plus de commande et mourut dans la pauvreté[2].

Collections publiques

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Beaumes-de-Venise, Carpentras, musée Comtadin-Duplessis.
Vue de Tivoli, 1782, musée des Beaux-Arts de Lyon.
Chasseur au pied du château de Meudon, 1846, musée d'Art et d'Histoire de Meudon.
États-Unis
France
  • Avignon, musée Calvet : François Ier à la Fontaine de Vaucluse, huile sur toile, 165 × 162 cm[5].
  • Carpentras, musée Comtadin-Duplessis :
    • Vue de l'aqueduc et du mont Ventoux, huile sur toile, 58 × 78 cm[6] ;
    • Carpentras vu du côté Nord, huile sur toile, 58 × 78 cm[7] ;
    • Beaumes-de-Venise, huile sur toile ;
    • Autoportrait, huile sur toile ;
    • Les Gorges de Narni, huile sur toile ;
    • Étude d'eau tombant en cascade, huile sur papier marouflé sur toile.
  • Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas-Henry :
    • Paysage montagneux au printemps, 1808, huile sur toile, 24 × 33 cm[8] ;
    • Paysage classique avec figures, 1822, huile sur toile, 32 × 40 cm[9].
  • Dijon, musée Magnin :
    • Paysage montagneux avec ermitage et torrent, huile sur bois, 31 × 27 cm[10] ;
    • Le Viaduc, huile sur carton, 21 × 27 cm[11].
  • Grenoble, musée de Grenoble : Vue de Grenoble, vers 1808, huile sur toile, 40 × 52 cm[12].
  • Lyon, musée des Beaux-Arts : Vue de Tivoli, après 1785, huile sur toile, 27 × 33 cm[13].
  • Meudon, musée d'Art et d'Histoire : Chasseur au pied du château de Meudon, huile sur panneau, 1846. Paysage peint la dernière année de sa vie.
  • Paris :
    • musée du Louvre :
      • Vue prise de Subiaco, 1789, huile sur papier collé sur toile, 26 × 45 cm[14] ;
      • Vue de la ville d'Avezzano, au bord du lac de Cellano, Royaume de Naples, 1789, huile sur toile, 37 × 49 cm[15] ;
      • Paysage d’Italie : vue d’Isola del Liri, près de Sora, 1792-1793, 113 × 144 cm[16] ;
      • Paysage d'Italie, 1793, huile sur toile, 113 × 144 cm[17] ;
      • Paysage historique : Psyche et le Dieu Pan, vers 1819, huile sur toile, 97 × 130 cm[18].
    • musée Marmottan Monet :
      • Le Château de Scönbrunn, 1810, huile sur toile, 32 × 40 cm, Paris[19],
      • avec Carle Vernet, Promenade de Napoléon Ier et de Marie-Louise au château de Saint-Cloud, 1811, huile sur toile, 210 × 195 cm, Paris, musée Marmottan[20].
  • Toulouse, musée des Augustins : Paysage italien, 1785-1791, huile sur toile toile, 36 × 47 cm[21].
  • Valence, musée d'Art et d'Archéologie : Le Départ de Bayard de Brescia, 1822, huile sur toile, 190 × 282 cm[22].

Expositions

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  • Du au  : Un siècle de paysages, les choix d'un amateur, musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • Du 13 au  : Regards sur la nature, une collection privée, galerie Marty de Cambiaire, Fine Art, Paris, place Vendôme.

Réception critique

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Gustave Planche, surnommé par Alphonse Karr « Gustave le cruel », eut la dent dure contre Bidauld :

« M. Bidauld ne peut approuver les paysages de M. Huet ou de M. Rousseau, et pourtant MM. Huet et Rousseau ont une valeur incontestable, tandis que M. Bidauld ne signifie rien dans l'histoire de son art, quoiqu'il siège dans la quatrième classe de l'Institut »

— « Salon de 1840 », Revue des Deux Mondes, t. 22, 1840[23].

Par contre, Jean-Baptiste Camille Corot a témoigné son admiration pour Bidauld[24].

Désiré Raoul-Rochette écrit :

« M. Bidauld avait poussé la passion du paysage jusqu'à ce point d'aller s'établir des mois entiers devant un site, avec une toile de trois ou quatre pieds, de peindre sur place tout le jour […] en dépit des accidents même de la température, et de ne quitter son poste qu'après avoir fini son tableau »

— Désiré Raoul-Rochette, « Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Bidault » du , dans Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts, 1845-1849, Paris, École des Chartes, 2008, t. VIII, p. 456-457.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Jean-Joseph-Xavier Bidauld sur Larousse.fr.
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  3. ↑ Cava, Getty.
  4. ↑ metmuseum.org.
  5. ↑ Musée Calvet.
  6. ↑ Chabaud 2001, p. 189.
  7. ↑ André Alauzen di Genova, La Merveilleuse Provence des peintres, Genève/G. Naef/Bordeaux, NAEF/Aubéron, , 287 p. (ISBN 2-908650-85-1), p. 140.
  8. ↑ Notice Joconde Musée Henry, Printemps.
  9. ↑ Notice Joconde Musée Henry, Figures.
  10. ↑ Notice Joconde, Magnin, Montagne.
  11. ↑ Notice Joconde, Magnin, Viaduc.
  12. ↑ Joconde, Grenoble.
  13. ↑ Lyon, Tivoli.
  14. ↑ Joconde, Louvre, Subiaco.
  15. ↑ Joconde, Louvre, Avezzano.
  16. ↑ Atlas, Louvre, Isola del Liri.
  17. ↑ Joconde, Louvre, Italie.
  18. ↑ Joconde, Louvre, Psyché.
  19. ↑ Marianne Delafond, De Le Brun à Vuillard : Catalogue d’exposition, Institut de France, , 205 p., p. 86.
  20. ↑ Promenade de Napoléon Ier et de Marie-Louise au château de Saint-Cloud.
  21. ↑ Joconde, Augustins, Italie.
  22. ↑ Valence, Bayard.
  23. ↑ Ce texte de Gustave Planche est disponible sur Wikisource
  24. ↑ Raymond Lécuyer, « Regards sur les musées de Province », L'Illustration, , p. 371-376.

Annexes

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Bibliographie

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Ouvrages généraux

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  • Emmanuel Benezit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, I, Paris, Librairie Gründ, 1939.
  • Jean-Baptiste Deperthes, Théorie du paysage : ou, Considérations générales sur les beautés de la nature qui l'art peut imiter et sur les moyens qu'il doit employer, Paris, Lenormant, , 306 p., 20 cm (OCLC 21740586).
  • Paul Marmottan, L'école Française de Peinture (1789-1830), Paris, Renouard, 1886.
  • Désiré-Raoul Rochette, « Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Bidauld », dans Institut National de France. Académie des Beaux-arts. Séance Publique annuelle du 6 octobre 1849, Paris, 1849.
  • Léon Rosenthal, Du Romantisme au Réalisme : essai sur l'évolution de la peinture en France de 1830 à 1848, Paris, H. Laurens, 1914.
  • Pierre Rosenberg, Dictionnaire amoureux du Louvre, Paris, Plon, 2007.
Peinture provençale
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  • André (dir.) Alauzen di Genova, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Laffite, 1986.
  • C.F.H. Barjavel, Dictionnaire Historique, Biographique et Bibliographique du département de Vaucluse, I, Carpentras, Davillario, 1841.
  • Jean-Paul Chabaud, Peintres autour du Ventoux, XIXe et XXe siècles, Avignon-Le Pontet, Alain Barthélemy, (ISBN 978-2-87923-130-3).
  • Guy Barruol, Nerte Dautier et Bernard Mondon (coord.), Le Mont Ventoux : Encyclopédie d'une montagne provençale, Forcalquier, Alpes de Lumières, , 348 p., 21 cm (ISBN 978-2-906162-92-1, OCLC 470612182).
  • Hélène Renée Deronne, Le paysage dans la peinture provençale : une thématique constante, Nîmes, Association des Amis du Musée d'Art Contemporain et du Musée des Beaux-Arts de Nîmes, 2007.

Périodiques

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  • Henri Delaborde, « L'Académie des Beaux-Arts depuis la fondation de l'Institut », Revue des Deux Mondes, 3e période, tome 94, 1889, p. 135-159.

Catalogues d'expositions

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  • Suzanne Gutwirth, Jean-Joseph-Xavier Bidauld, [catalogue de l'exposition], Carpentras, Angers, Cherbourg, 1978.
  • Anna Ottani Cavina (dir.), Paysages d'Italie : les peintres du plein air, 1780-1830, cat. exp., Paris, Galeries Nationales du Grand Palais ; Mantoue, Centro internazionale d'arte e di cultura di Palazzo Te, Milan/Paris, Electa/Réunion des Musées Nationaux, 2001.
  • Stéphane Paccoud (dir.), Un siècle de paysage : les choix d'un amateur, cat. exp., Lyon, Musée des beaux-arts ; Paris, Galerie Schmit, 1977.
  • Damien Petermann, « Représentations et vues de Lyon », dans MUSÉE DE GADAGNE (dir.), Lyon au XVIIIe. Un siècle surprenant !, cat. exp., Paris/Lyon, Somogy/Musée de Gadagne, 2012.
  • Gennaro Toscano (dir.), Sur la route d'Italie : peindre la nature d'Hubert Robert à Corot : le goût d'un collectionneur, cat. exp., Évreux, Musée d'art, d'histoire et archéologie ; Amiens, Musée de Picardie, Paris, Gourcuff-Gradenigo, 2014.
  • Mary Morton Ger Luijten, Jane Munro, Sur le motif - peindre en plein air, 1780-1870, cat. exp., Paris, Fondation Custodia, Paul Holberton/Fondation Custodia, 2020.
  • Frederick Cummings, Pierre Rosenberg et Robert Rosenblum. De David à Delacroix. La peinture française de 1774 à 1830. [Catalogue d'exposition]. Paris : Grand Palais, 1974
Sources en ligne
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  • Base Salons, Musée d'Orsay.
  • Musée du Louvre, Collections en ligne
  • Musée Marmottan Monet, notice de l'œuvre Le Débuché devant le Grand Trianon en 1810.
  • Notice « Charles X distribuant des récompenses aux artistes à la fin du Salon de 1824 », Histoire par l'image, par Nathalie de la Perrière-Alfsen.

Liens externes

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