Famille de Thier
La famille de Thier (également de Thier Nagelmackers et de Thier de Neercanne) est une famille originaire de la principauté de Liège, qui a appartenu à la noblesse néerlandaise (où elle s'est éteinte en 1909) et subsiste aujourd'hui au sein de la noblesse belge[1].
| Famille de Thier | ||
Armes de la famille. | ||
| Branches | de Thier Nagelmackers de Thier de Neercanne |
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|---|---|---|
| Demeures | Château de Neercanne | |
| Charges | Échevins de Liège | |
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Histoire
modifierLa filiation suivie remonte à Georges de Verver, dit de Thier, mentionné en 1470. Ses descendants exercent plusieurs fonctions administratives au sein de la cité de Liège. En 1701, Louis de Thier et deux de ses frères sont élevés au rang de chevaliers du Saint-Empire romain germanique par l'empereur Léopold Ier.

Parmi les membres les plus notables de la famille figurent :
- Arnold de Thier, seigneur de Montgauthier († 1668), échevin de Liège.
- Louis de Thier, chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, Montgauthier, etc. († 1725), bourgmestre de Liège.
- François Arnould Charles de Thier (1685-1744), chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, Montgauthier, etc., échevin de Liège.
- Guillaume Joseph de Thier (1724-1791), chevalier du Saint-Empire, seigneur de Montgauthier, échevin de Liège.
- Melchior Henri de Thier (1755-1820), chevalier du Saint-Empire, lieutenant.
- Henri-Melchior de Thier (1790-1861)
- Léon de Thier (1825-1903) ∞ Pauline Borgnet (1833-1874), puis en secondes noces Marie Nagelmackers (1836-1912).
- Maurice de Thier Nagelmackers (1867-1938) ∞ Marie-Augustine Neujean (1868-1899), puis Marie Boucher (1875-1961) - Branche de Thier Nagelmackers
- Léon de Thier (1825-1903) ∞ Pauline Borgnet (1833-1874), puis en secondes noces Marie Nagelmackers (1836-1912).
- Melchior-Dominique de Thier (1791-1868). Meurt sans postérité.
- Henri-Melchior de Thier (1790-1861)
- Melchior Henri de Thier (1755-1820), chevalier du Saint-Empire, lieutenant.
- Nicolas-Toussaint de Thier (1730-1804), chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, bourgmestre de Liège.
- Ignace Frédéric Nicolas Florentin de Thier de Neercanne, baron de Thier de Neercanne (1767-1848), seigneur de Neercanne, membre des États provinciaux et de la députation permanente du Limbourg ∞ baronne Albertine de Rosen (1770-1824) - Branche de Thier de Neercanne
- Marie Sophie Charlotte de Thier de Neercanne (1796-1867), dame de Neercanne ∞ Marie Joseph Hubert Guillaume de Clercx de Waroux (1787-1860), bourgmestre d'Alleur.
- Félix de Thier (1801-1878), d'abord chevalier puis baron à partir de 1857
- Alfred de Thier (1830-1902) n'eut qu'une fille, entraînant l'extinction de cette branche patronymique
- Ignace Frédéric Nicolas Florentin de Thier de Neercanne, baron de Thier de Neercanne (1767-1848), seigneur de Neercanne, membre des États provinciaux et de la députation permanente du Limbourg ∞ baronne Albertine de Rosen (1770-1824) - Branche de Thier de Neercanne
- Guillaume Joseph de Thier (1724-1791), chevalier du Saint-Empire, seigneur de Montgauthier, échevin de Liège.
- François Arnould Charles de Thier (1685-1744), chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, Montgauthier, etc., échevin de Liège.
- Louis de Thier, chevalier du Saint-Empire, seigneur de Skeuvre, Montgauthier, etc. († 1725), bourgmestre de Liège.
Reconnaissances de noblesse
modifierSous le Royaume uni des Pays-Bas, plusieurs membres de la famille obtinrent la reconnaissance de leur noblesse héréditaire.
- Par arrêté royal du 16 février 1816, Ignace Frédéric Nicolas Florentin de Thier de Nedercamme (1767-1848) est admis au sein du corps équestre du Limbourg avec le titre personnel de baron et celui de chevalier transmissible à tous ses descendants masculins. Il est membre puis député des États provinciaux et du conseil provincial du Limbourg. Il épouse la baronne Albertine de Rosen (1770-1824). Le couple a cinq enfants, qui optent pour la nationalité belge, tandis qu'Ignace conserve la nationalité néerlandaise après 1839.
- Marie Sophie Charlotte de Thier de Neercanne (1796-1867), dame de Neercanne, épouse en 1820 Marie Joseph Hubert Guillaume de Clercx de Waroux (1787-1860), bourgmestre d'Alleur.
- Félix de Thier (1801-1878), d'abord chevalier puis baron à partir de 1857, est le seul des cinq enfants à laisser une descendance. Son titre de baron est transmissible par primogéniture. Son fils Alfred de Thier (1830-1902) n'eut qu'une fille, entraînant l'extinction de cette branche patronymique.
- En 1822, Henri-Melchior de Thier (1790-1861) est reconnu dans la noblesse héréditaire avec le titre de chevalier transmissible à tous ses descendants. Licencié en droit, il est procureur du roi à Huy puis juge au tribunal de première instance de Liège.
- Léon de Thier (1825-1903) fonde le quotidien La Meuse. Il épouse Pauline Borgnet (1833-1874), puis en secondes noces Marie Nagelmackers (1836-1912). Celle-ci adopta en 1890 les trois enfants survivants du premier mariage, qui portèrent désormais le nom de de Thier Nagelmackers.
- Maurice de Thier Nagelmackers (1867-1938) succède à son père à la direction de La Meuse. Il épouse Marie-Augustine Neujean (1868-1899), fille du ministre d'État Xavier Neujean, puis Marie Boucher (1875-1961). Cette branche possède encore des descendants.
- Léon de Thier (1825-1903) fonde le quotidien La Meuse. Il épouse Pauline Borgnet (1833-1874), puis en secondes noces Marie Nagelmackers (1836-1912). Celle-ci adopta en 1890 les trois enfants survivants du premier mariage, qui portèrent désormais le nom de de Thier Nagelmackers.
- En 1822, Melchior Dominique Arnold de Thier (1791-1868), frère du précédent, est également reconnu dans la noblesse héréditaire avec le titre de chevalier transmissible à tous ses descendants. Il est substitut du procureur du Roi à Liège, conseiller communal, échevin de Liège et major de la Garde civique. Il meurt sans postérité.
Notes et références
modifier- ↑ Le Nederland's Adelsboek (2010) indique que la famille est éteinte et ne mentionne pas que Léon (1867-1935) a laissé une descendance en Belgique. Il ne renvoie d'ailleurs pas non plus au volume de l'État présent de la noblesse belge (1999).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Généalogie de Thier », Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles,
- (nl) Th. Wingens, « I. F. F. de Thier van Nedercamme », Nationaal Biografisch Woordenboek, vol. II,
- Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Bruxelles, Collection de l’Annuaire de la noblesse belge,
- (nl) Nederland's Adelsboek, vol. 95, , 195-202 p.
