Famille de Tournemire

La famille de Tournemire est une famille noble française subsistante d'extraction chevaleresque, sur preuves de 1259, originaire d'Auvergne.

Famille de Tournemire
Image illustrative de l’article Famille de Tournemire
Armes de la famille.
Blasonnement D'or à trois bandes de sable, au franc-quartier d'hermine, à la bordure de gueules chargée de onze besants d'or.[1],[2]
Devise Aultres n'auray
Période XIIIe siècle[3] - XXIe siècle
Origine Drapeau de l'Auvergne Auvergne
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France

Évêques de Clermont d'Auvergne

Fiefs tenus Tournemire, Girgols, Laroquevieille
Demeures Tournemire, Anterroches, Leybros, Marzes, Neyrebrousse, Voissieux, Pierrefitte
Charges Officiers
Récompenses militaires Ordre de la Légion d'honneur, croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs

Elle compte parmi ses membres des officiers, un chambellan du roi[4] [5]et des croisés[6][7].

Historique

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Origine

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Tournemire est un toponyme qui désigne plusieurs communes dans l'Aveyron, le Cantal et en Aquitaine. Il est devenu le nom d'une famille de seigneurs de Tournemire dans le Cantal mentionnée en Auvergne sur l'ancien oppidum de Bézaudun où se trouvaient plusieurs tours et logis nobles en indivision, ainsi qu'en contrebas, une chapelle castrale qui est devenue l'église paroissiale de Tournemire[8].

Selon Charles Nodier, dans ses Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France[9], information romanesque reprise par Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, le château fort de la famille de Tournemire, situé dans le village du même nom et aujourd'hui disparu, aurait été assiégé par Pépin le Bref en 767[10].

Avant le XIe siècle, on trouve mention de plusieurs personnages portant ce patronyme mais sans preuves de rattachement à l'actuelle famille de ce nom. Odon de Cluny, troisième abbé d'Aurillac en 920, signe une donation faite à l'abbaye d'Aurillac par le bienheureux Pons de Tournemire. Rigaud, seigneur de Tournemire, fit donation à l'abbaye de Conques du mas du Chier, en Auvergne, par charte datée du règne de Henri Ier (Cartulaire de l'abbaye de Conques)[11],[12]. Le même Rigaud de Tournemire fut présent avec, entre autres, Armand de Mauriac, à une donation faite par Ebles I, vicomte de Comborn, de Turenne et de Ventadour, à l'abbaye d'Uzerche, en Limousin, toujours sous le règne de Henri I, roi de France, en l'an 1030 (Cartulaire d'Uzerche)[13].

Pierre de Tournemire, seigneur de Tournemire en Auvergne, vivait en 1077 et fait un don au monastère de Tulle pour partir pour Jérusalem[14]. En 1102, Jacques de Tournemire accompagne en Terre-Sainte Guillaume VII, comte d'Auvergne[15], avec les principaux seigneurs du pays comme Arnaud de Bréon, Arnaud d'Apchon, Jean de Murat, Léon de Dienne, Louis de Montmorin, etc.[12] Une épine de la couronne du Christ, supposément rapportée par Rigaud de Tournemire, croisé lui aussi après l'appel du pape Urbain II à Clermont en 1095, repose aujourd'hui encore dans le reliquaire de l'église romane du village de Tournemire[16],[17],[18]. Enfin Bertrand de Tournemire fut du nombre des chevaliers d'Auvergne qui accompagnèrent Saint Louis lors de la Septième croisade, en 1249[19] - comme l'atteste une charte datée Saint-Jean-d'Acre et de l'an 1250 par laquelle le chevalier emprunte 230 livres à un marchand de Sienne[20].

Dans un acte de collation en 1197 d'une prébende au chapitre noble Saint-Julien-de Brioude, Pierre de Tournemire, est qualifié noble et issu de noble race (ex nobili genere ex legitimo matrimonio procreatus[21]).

Au XIIe siècle, plusieurs membres de la famille de Tournemire apparaissent dans les actes de donations à l'abbaye de Sylvanès entre autres en 1140, 1151, 1155, 1164 et 1169[12]. A la même période, Guillaume de Tournemire fonde le prieuré de La Valette, dépendant de Tulle[22].

L'actuelle famille de Tournemire est d'extraction chevaleresque sur preuves depuis 1259[3], écrit Régis Valette dans son Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle.

Au commencement du XIVe siècle, les tours de Tournemire étaient, comme les tours de Merle ou de Carbonnières, possédées en indivisions par plusieurs lignages nobles portant soit le nom de Tournemire, soit celui d'autres familles comme les Via et les Montal[23]. À cette époque, les lignages nobles portant le nom de Tournemire formaient déjà plusieurs familles qui avaient fait souche dans plusieurs châteaux comme la tour de Marzes à Saint-Cernin (avant le XIIIe siècle), la tour de Leybros (en 1330)[24], la tour de Muret à Polminhac, etc.

Raoul de Warren écrit dans le Grand Armorial de France :

« On trouve en Auvergne, vers 1270, au moins six familles de Tournemire ayant peut-être une origine commune dont les unes possédaient des droits de co-seigneurie sur le "château supérieur" de ce nom et les autres sur le "château inférieur". Trois d’entre elles s’éteignirent avant la fin du XIVe siècle. Celle des Golfier de Tournemire, seigneurs de Marze, s’éteignit au XVIe siècle. Les deux autres sont rapportées ci-après :

  • la première ligne, toujours subsistante, remonte sa filiation prouvée à Rigaud, chevalier, co-seigneur du château supérieur de Tournemire, mort avant 1259 ;
  • la deuxième ligne est issue d’Aymeric de Tournemire qui aurait été père d’Antoine, capitoul de Toulouse en 1472 ; toutefois Chérin, tout en acceptant cette filiation, précise qu’elle ne s’accorde pas avec l’ordre chronologique et que l’on a attribué vraisemblablement les qualités de deux personnages à un seul. Il semble que la filiation de cette ligne ait été la suivante : Aymeriguet, co-seigneur du château inférieur de Tournemire, trouvé comme mineur en 1284, allié à Marguerite de Druyeur. »

 [1]

Selon Daniel Cornet, un Tournemire aurait participé au siège et à la libération de Montargis des Anglais en 1427 aux côtés de Jean de Dunois, dit le batârd d'Orléans , et d'Étienne de Vignoles, dit La Hire[25].

Affirmant que la Bête du Gévaudan avait sévi en Auvergne, l'abbé François Fabre écrit qu'un membre de la famille de Tournemire, alors subdélégué à Mauriac, participa à l'enquête ainsi qu'à la traque de l'animal le [26].

Rattachement incertain

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Pierre Joseph de Tournemire, seigneur de Malartic, est créé comte par lettres patentes de 1765, sous Louis XV[27].

En 1778, son fils, Gabriel-Joseph-Hector de Tournemire (1744-1820) est admis aux honneurs de la Cour par Louis XVI[27].

Anecdotes

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Affaire Aymerigot Marchès (1390-1391)

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Au cours de la guerre de Cent Ans, le château de Tournemire est le théâtre de la capture d'Aymerigot Marchès, l'un des plus redoutés capitaines de routiers du parti anglais en Auvergne et en Limousin[28].

Originaire du Limousin, fils aîné d'Ayméric Marchès, seigneur de Chalus-Marchès, Aymerigot tient depuis la forteresse de La Roche-Vendeix, près de La Bourboule, une compagnie qui rançonne la région malgré les trêves conclues entre la France et l'Angleterre[28],[29]. En 1390, Charles VI fait assiéger la place ; Marchès parvient à s'en échapper avant sa reddition pour aller chercher des secours[29].

Cherchant un refuge, il se rend chez son cousin Jean de Tournemire, dont il a été autrefois le commensal, comptant sur les liens de parenté unissant les deux maisons. Jean de Tournemire, qui avait lui-même des excès à se faire pardonner, y voit l'occasion de rentrer en grâce auprès du roi : il fait enfermer son hôte dans la grosse tour du château et le garde étroitement, restant sourd à ses protestations, à ses appels à la parenté et à sa promesse de restituer le fruit de ses pillages[28]. Le duc de Berry, lieutenant du roi en Auvergne, est aussitôt averti ; le prisonnier est remis au représentant royal Jean de Blaisy et une somme de 4 500 livres est allouée « pour la tradition et délivrance de Mérigot Marchès », d'après une quittance citée par Deribier[28].

Le sénéchal d'Auvergne, Pons de Langeac, conduit ensuite Marchès à Paris ; un acte du 5 juin 1391 atteste l'accomplissement de cette mission[28]. Jugé par le Parlement de Paris, le routier est décapité aux Halles en juillet 1391, son corps écartelé et ses quartiers exposés aux quatre principales portes de la capitale[28],[29]. Les pièces de son procès sont conservées aux Archives nationales (Y 10 531).

Deribier du Châtelet souligne à cette occasion que, contrairement à une idée reçue, Marchès n'était pas auvergnat et qu'aucun noble d'Auvergne ne fut capitaine de routiers ; l'épisode vaut aux Tournemire d'apparaître comme les artisans de la fin d'un des chefs de bandes les plus notoires de la guerre de Cent Ans[28].

La rivalité entre les Tournemire et les d'Anjony

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La branche aînée de la famille de Tournemire qui portait le titre de seigneur de Bezaudun et de Tournemire, fut durant deux siècles en rivalité avec la famille d'Anjony. En 1351, Bernard Johanni (plus tard d'Anjony), riche marchand pelletier d'Aurillac, avait acquis d'Arnaud de Lavie de Villemur, un quart de la tour de Tournemire et des droits féodaux au lieu de l'Armandie, sorte d'éperon en contrebas du village. Il en fit reconnaissance à Rigal de Tournemire, et épousa une de ses nièces. Ses descendants deviennent riches, puissants et contracteront de grandes alliances. Ils y font construire en 1439 l'actuel château d'Anjony, à côté de l'ancien château de Tournemire - qui cessera d'être habité en 1543[30] - et de sa chapelle castrale, devenue église paroissiale[8].

Après deux siècles de rivalité et d'un duel perdu par les membres de la famille de Tournemire, celle-ci doit quitter son fief et n'est plus représentée sur la paroisse à la suite du mariage en 1643 de Michel II d'Anjony avec Gabrielle de Pesteils, héritière des Tournemire[8].

Liens de filiation entre les personnalités

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Branche de Tournemire

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  • Rigaud de Tournemire, seigneur de Tournemire, Bezaudun, Girgols, Saint-Cirgues-de-Jordanne, La Peyre-en-Jordanne, épouse le Jeanne de Dienne, fille de Louis, comtour de Dienne, et de Baranne d'Estaing[31]. Il meurt le en laissant au moins deux fils.
    • Guy de Tournemire, seigneur de Tournemire et de La Peyre, épouse en 1469 Agnès de La Roque, fille de Pierre, seigneur de Roquenatou, et de Marianne Moysset[32].
      • Antoinette de Tournemire ( -1500). En 1495, elle épouse Brandélis de Gontaut, fils de Gaston de Gontaut, seigneur de Biron, et de Catherine de Salignac[33].
      • Jeanne de Tournemire épouse en 1502 Jean de Chauveron, fils de Robert, seigneur de Drussac, et de Marguerite de Gontaut[34].
    • Louis de Tournemire, seigneur de Bézaudun. Le , il épouse Catherine de La Tour de Juzes[35]. Ce couple est à l'origine de la descendance subsistante.
      • Guy II de Tournemire, sieur de Bézaudun. Le , il épouse Claude du Puy de Dienne[36],[37].
        • Jean de Tournemire, écuyer seigneur de Prieu et du Sartre. Il épouse Françoise de la Broha en 1580[38]. C'est la souche de la branche d'Estillols.

Branche subsistante d'Estillols

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La branche d'Estillols est la branche cadette des seigneurs d'Estillols à Jaleyrac, fixée à Moussages au début du XVIIe siècle.

  • Jean de Tournemire, écuyer seigneur de Prieu et du Sartre. Il épouse Françoise de la Broha en 1580[39].
    • Robert de Tournemire, seigneur d'Estillols. Il épouse par contrat de mariage le Antoinette dite de la Farge. En réalité, cette Antoinette était une roturière, fille de défunt Durand La Farge du hameau de la Roche à Saint Vincent de Salers x Jeanne Lieuchy[40]. Cette branche semble avoir eu des revers de fortune et dû s'allier à des roturières. Ils eurent au moins 4 garçons,[41].
      • François de Tournemire, seigneur d'Estillols. Le , il épouse Isabeau du Fayet, fille de Jean et Anne de Feydide de Chalendras[42].
      • Hugues épouse Agnès de Nourry en 1645[43].
      • Martial de Tournemire ( -1700) épouse le Marguerite Deydier, fille de François et d'Antoinette Dubois. Le couple, à l'origine du rameau des seigneurs de La Salide, a quatre fils et quatre filles[44].
        • Ignace de Tournemire épouse en 1692 Catherine Croizet[45].
          • Gabriel de Tournemire (1700- ). Le à Anglards-de-Salers, il épouse Catherine Deydier[46].
            • Pierre de Tournemire (1738-1802) épouse Françoise Rivière en 1762[47].
              • Pierre de Tournemire (1770-1846) épouse en 1791 Jeanne Delphine du Bois de Saint-Julien. le couple a onze enfants dont deux branches subsistantes contemporaines[48].
                • Antoine Guillaume de Tournemine[a] (1799-1885), garde royale du roi Louis XVIII et du roi Charles X. Le à Saint-Étienne-aux-Clos (Corrèze), il épouse Michelle Dumas.
                  • Antoine Alexandre de Tournemire (1838-1914), négociant. Le à Paris 17e, il épouse Eugénie Antoinette Amélie Vidal[49] ⇒ descendance.
                  • Jean Alfred de Tournemine (1848- ), transmet le nom de famille « de Tournemine »[50]. Il épouse Marie Bégué.
                • Henri de Tournemire (1804-1888) ⇒ descendance.

Branche de Marzes

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Seigneurs de la tour de Marzes à Saint-Cernin (avant le XIIIe siècle).

Branche de Muret à Thiézac

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Antoine de Tournemire, seigneur de Muret à Thiézac, a été décapité en 1574.

Branche de Leybros

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On sait peu de choses sur la descendance de cette branche qui commence avec Aymeric de Tournemire, seigneur de Ruzols, marié avec Marguerite de Mazerolles, dame de Leybros. En 1595, le château-tour de Leybros passe par héritage à Anet de Tournemire, fils de Pétronille de Nozières et d'une branche cadette, et ensuite à sa fille unique Louise de Tournemire, dont hérite son fils Claude de la famille de Ferrières de Sauvebœuf. Ils portent comme armes « une tour d'argent sur champ d'azur ».

Branche de Pouze, Malartic et Toulouse (rattachement incertain)

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Cette branche, éteinte au XVIIIe siècle, était considérée par les généalogistes royaux comme la même famille, cette filiation est mise en doute par les études récentes. Elle a donné plusieurs capitouls de Toulouse.

  • Antoine de Tournemire, seigneur de Laroquevieille, capitaine des franc-archers en Limousin et en Périgord, panetier du roi. Il épouse Louise de Veyrane. Il était donné sans preuves comme aïeul de :
    • Antoine de Tournemire, chambellan des rois Charles VII, Louis XI et Charles VIII, capitoul, épouse le 18 février 1472 Catherine, fille d'Hugues de Pagèze, seigneur de Malvezy et d'Azos. Il fut un des complices le 5 mars 1473 de l'assassinat de Jean d'Armagnac après qu'il ait donné à Louis XI la capitulation de Lectoure.
      • Pierre de Tournemire, seigneur de Pouze en Lauragais, avocat au sénéchal, capitoul de Toulouse en 1509. Il épouse Françoise de Bérail.
        • Arnaud de Tournemire, seigneur de Pouze, capitoul en 1578. Il épouse Florette de Galdon.
          • Raymond de Tournemire épouse Gabrielle de Gencé.
            • François de Tournemire épouse Claire du Busquet.
              • Antoine de Tournemire (1647-1692) épouse Antoinette de Quinsac.
                • Henri de Tournemire, maréchal de camp en 1704, puis lieutenant général[réf. nécessaire]. Il épouse Marie-Josèphe de Montaut, dame de Malartic.
                  • Pierre-Joseph-Hector de Tournemire (1711-1782), seigneur de Malartic, capitaine de dragons, gouverneur de Saint-Béat, créé comte par lettres patentes de 1765 qui érigent Malartic en comté de Tournemire.
                  • Gabriel-Joseph-Hector de Tournemire (1744-1820), capitaine de cavalerie, lieutenant-colonel au Royal-Cravate. Admis aux Honneurs de la Cour avec le titre de comte, le 11 mars 1778.

Descendance contemporaine

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Tournemine et Tournemire

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Acte de naissance de Jean Alfred de Tournemine le .

Le nom de famille a été Tournemine et Tournemire. Au XIXe siècle, Jean Alfred, né « de Tournemine », transmet le nom de famille de Tounemine[50].


Châteaux

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La famille a possédé plusieurs châteaux au cours des siècles, dont :

Alliances

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Les principales alliances de cette famille sont : 1050 Malemort[64] - 1258 Dienne - 1269 Scorailles - 1273 Crestes - Brezons - 1299 Hébrard de Saint-Sulpice - 1311 Gourdon-Saint-Cirq - 1330 Mazerolles - 1341 de Saint-Chamans - 1347 Beauclair - 1351 Adhémar de Grignan - 1369 Roland de Cromières - 1394 Sartiges[65]- 1405 Ribier - 1488 Puybusque[66] - 1490 d'Ussel - 1495 Méallet - 1495 Gontaut-Biron - 1525 Bérail - 1587 Montal[67] - 1630 du Busquet - 1631 du Fayet - 1645 Nourry - 1676 Quinsac - 1707 Montaut - 1717 Murat - 1739 Sarrazin[68] - 1781 Loppin de Montmort - 1793 Bort - 1894 Descubes du Châtenet[69] - 1909 Viénot de Vaublanc - 1932 Secondat de Montesquieu - 1968 Gourcuff - 2024 Barbara de Labelotterie de Boisséson[70].

Armes, blason, devises

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Les armes de la famille sont D’or à trois bandes de sable au franc-quartier d'hermine à la bordure de gueules chargée de onze besants d'or[50].

Pour Rigaud de Tournemire, l'armorial de Guillaume Revel indique Bandé d'or et de sable à la bordures de gueules et au franc canton d'hermine, à la bordure de gueules chargée de onze besants d'or. Cimier : Un cygne issant d'un vol de sable. Devise : Aultre n'auray[71].

Pour Tournemire de Leybros à Saint-Bonnet-de-Salers, le Nobiliaire d'Auvergne indique D'azur à la tour d'argent[72].

Pour Jean de Tournemire (Tournemire de Marzes, à Saint-Cernin[72]), l'armorial de Guillaume Revel indique D'or à la tour de gueules accostée de deux étoiles d'azur, au bâton de sable en bande, brochant sur le tout. Cimier : Une tour de gueules, issant d'un vol banneret d'or. Cri : Tournemire[73].

Notes et références

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  1. Lorsqu'Antoine Guillaume de Tournemire (1799-1885) déclare la naissance de son fils, il se fait appeler Antoine Guillaume de « Tournemine » et signe de « Tournemine ».
  2. En 2005, Clémence de Tournemire s'intègre au monde musical new-yorkais et participe à des jam sessions[54]. Finaliste de « Paris Jeunes Talents » en 2008, elle sort son premier EP : Impulsive, sous le sous le nom de scène « MiMüNiZ » qui vient de l'expression « je m'immunise », prononcé avec amusement par la chanteuse au hasard d'une conversation alors qu'elle cherche un pseudonyme[55]. En 2016, elle part au Liban pour promouvoir la langue française au travers de concerts. Elle y retourne ensuite pendant plusieurs années pour de longues séries de concerts[56],[57]. Le jour, elle écrit des chansons, le soir elle est sur scène avec « son timbre grave et sa gaieté naturelle », elle rend hommage aux légendes du jazz : Sarah Vaughan, Nina Simone au Sunset-Sunside, l'un des principaux clubs de jazz de Paris, dont elle est habituée[58]. « Son parcours atypique, son naturel et la large tessiture de sa voix lui permettent de s'affranchir des clichés du genre tout en se promenant délicieusement entre gravité et espièglerie »[58]. À l'annonce de ses concerts, le magazine Télérama écrit que « mise en valeur par l’accompagnement (piano, contrebasse, batterie), son timbre grave et sa gaieté naturelle devraient prêter un peu de légèreté à ce concert dédié à une chanteuse au destin douloureux, Nina Simone »[59].

Références

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  1. 1 2 Grand armorial de France, t. VI, , p. 337.
  2. P. de Bizemont et Fr. de Soto, Armorial du Jockey Club, .
  3. 1 2 Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 182.
  4. Jean d' Antras de Samazan (seigneur de Cornac), Mémoires: suivis de documents inédits sur les capitaines gascons pendant les guerres de religion et de la généologie de la maison d'Antras, J. Chollet, (lire en ligne)
  5. Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers, Soirées archéologiques aux archives départementales, (lire en ligne)
  6. « Un récit perdu de la première croisade. », Bibliothèque de l'École des chartes, Ecole nationale des chartes, vol. 44, no 1, , p. 259–262 (lire en ligne, consulté le )
  7. Revue de l'art chrétien, St. Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie, (lire en ligne)
  8. 1 2 3 Roger Grand, Une race, un château, Anjony, 1952.
  9. Ch. Nodier, J. Taylor et Alph. de Cailleux, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France (lire en ligne), p. 122.
  10. Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France : contenant la statistique et la description complète des quatre-vingt-six départements, orné de 740 vignettes et portraits gravés sur acier, de quatre-vingt-six cartes de départements et d'une grande carte routière de la France. Tome 4, (lire en ligne), p. 10.
  11. Gustave Desjardins, Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue. t. Ier (lire en ligne), fol. 131.
  12. 1 2 3 Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, t. VII, (présentation en ligne), « De Tournemire, 1523-1666 », p. 86-87.
  13. Cartulaire d'Uzerches, folio 492. — Manuserits de Gaignières, v. 185, f° 58.
  14. Conseil Héraldique de France, Annuaire du Conseil Héraldique de France, (lire en ligne)
  15. Ambroise Tardieu, Le Livre d'or des Croisés à Clermont-ferrand (19 mai 1895): avec une liste générale des familles existantes en France qui ont été aux Croisades, Impr. Protat frères, (lire en ligne)
  16. Revue d'Auvergne (lire en ligne), p. 224.
  17. L'Auvergne littéraire et artistique (lire en ligne), p. 47.
  18. Répertoire des travaux historiques contenant l'analyse des publications faites en France et à l'étranger sur l'histoire, les monuments et la langue française, , 1508 p. (lire en ligne), p. 249.
  19. Dr de Ribier, « l'Art de vérifier les dates. — L’Armorial des Salles des Croisades, première partie, p. 18, seconde partie, p. 40, — L'Ancienne Auvergne, t. II, p. 179). — Chabrol, I. IV, p, 228. ».
  20. Borel d'Hauterive (M.) et Albert Révérend, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la Revue historique de la noblesse, (lire en ligne)
  21. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Dubois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes et l'état des grandes terres du royaume, Schlesinger frères, (présentation en ligne), « Tournemire », p. 119-120.
  22. Bulletin trimestriel / Centre international d'études romanes, , 171 p. (lire en ligne), p. 27.
  23. Arnaud de La Vie (1304-1382), seigneur de Villemur, fils de Pierre Via, chevalier, neveu du pape Jean XXII, et de Bernarde del Mas, et Vésian de Montal, fils de Géraud de Montal, seigneur de Saint-Martin-Valmeroux, et de Yolande de Carbonières.
  24. « Château fort de Leybros », sur Plateforme ouverte du patrimoine, .
  25. Daniel Cornet, Le siège de Montargis par les Anglais (1427), , 86 p. (lire en ligne), p. 65.
  26. François Fabre, La bête du Gévaudan en Auvergne / L'abbé François Fabre, , 254 p. (lire en ligne), p. 41.
  27. 1 2 Dominique de La Barre de Raillicourt, Les titres authentiques de la noblesse en France, Perrin, Paris, 2004, 458 pages, [réf. incomplète].
  28. 1 2 3 4 5 6 7 Deribier du Châtelet, Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal, vol. V, Aurillac, Picut, (lire en ligne), p. 455 et suiv.
  29. 1 2 3 Jean Froissart, Chroniques, livre IV.
  30. Louis Paris, Cabinet historique: revue mensuelle contenant, avec un texte et des pièces inédites, intéressantes ou peu connues, le catalogue général des manuscrits que renferment les bibliothèques publiques de Paris et des départements, touchant l'histoire de l'ancienne France et de ses diverses localités, Au bureau du Cabinet historique., (lire en ligne)
  31. Rigaud de Tournemire dans la base Roglo.
  32. Guy de Tournemire dans la base Roglo.
  33. Antoinette de Tournemire dans la base Roglo.
  34. Jeannede Tournemire dans la base Roglo.
  35. Louis de Tournemire dans la base Roglo.
  36. DOSSIERS BLEUS ; mémoires, notes et documents généalogiques, classés par ordre alphabétique de noms de personnes, au Cabinet des titres, dans le cours du XVIIIe siècle. Tourmente-Tournois. (lire en ligne), page 314.
  37. Guy de Tournemire dans la base Roglo.
  38. Jean de Tournemire dans la base Roglo.
  39. Jeande Tournemire dans la base Roglo.
  40. AD 15, Cote F1115-2, f°73, acte du le 20 mars 1610 reçu Sauret notaire royal à Moussages.
  41. Robert de Tournemire dans la base Roglo.
  42. François de Tournemire dans la base Roglo.
  43. Hugues de Tournemire dans la base Roglo.
  44. Martial de Tournemire ( -1700) dans la base Roglo.
  45. Ignace de Tournemire dans la base Roglo.
  46. Gabriel de Tournemire (1700- ) dans la base Roglo.
  47. Pierre de Tournemire (1738-1802) dans la base Roglo.
  48. Pierre de Tournemire (1770-1846) dans la base Roglo.
  49. Mention du mariage dans l'acte de décès, Archives départementales de la Corrèze, registre 2E/275/21, p. 740 sur 895, [lire en ligne].
  50. 1 2 3 Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 1021, [lire en ligne].
  51. Dossier d'Henri de Tournemine (1889-1961) dans la Base Léonore.
  52. Bottin mondain, édition 1969, p. 1590.
  53. Amaury da Cunha, « « Des enfants uniques », de Gabrielle de Tournemire : pas handicapés de l’amour », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
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  57. Maylis Darras, « Les militaires récompensés pour leur connaissance du français », L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  58. 1 2 « Clémence de Tournemire », sur le site du quotidien Le Parisien Étudiant, (consulté le ).
  59. « Clémence de Tournemire », sur le site du magazine Télérama, (consulté le ).
  60. Registre du commerce et des sociétés.
  61. Site de France Télévisions.
  62. Véronique Constance, « Il crée le festival Hunaudays », sur le site du quotidien Ouest-France, (consulté le ).
  63. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "Château de Tournemire, Montaut-les-Créneaux, autre - infos et adresse - Le Parisien Etudiant"
  64. Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze., Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, , 324 p. (lire en ligne), p. 151.
  65. Généalogie de la maison de Sartiges, , 28 p. (lire en ligne), p. 4.
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  67. Annuaire / Société amicale des enfants de Laroquebrou ; préface d'Étienne Marcenac,..., 388 p. (lire en ligne), p. 174.
  68. Comte Allyre de Sarrazin et Jean-Louis de Sarrazin, Notice historique sur la maison de Sarrazin originaire d'Auvergne, , 126 p. (lire en ligne), p. 10.
  69. Beauchet-Filleau, Henri (1818-1895), Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, 822 p. (lire en ligne), p. 85.
  70. « comtesse de TOURNEMIRE », sur carnetdujour.lefigaro.fr (consulté le ).
  71. Armorial de Guillaume Revel, folio 55, cité par Louis Lainé.
  72. 1 2 Jean-Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome VI, pl. 13.
  73. folio 54, Armorial de Guillaume Revel, cité par Louis Lainé.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Louis de Ribier, Preuves de la Noblesse d'Auvergne, Champion, Paris, 1907.
  • Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. 1-7, Paris, 1934-1952
  • Roger Grand, Une race, un château, Anjony, Paris, Picard, 1952.
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, Robert Laffont, Paris, 2007, page 184.
  • Rozen de Kérangal-Tournemire,
    • Un mouvement de Jeunesse entre Révolution nationale et Résistance : Les Compagnons de France 1940-1944, Thèse de doctorat soutenue en 1999 à l'Université de Reims, sous la direction du professeur Maurice Vaïsse.
    • Des réseaux et des hommes : contribution à l'histoire du Renseignement, L'Harmattan, 2000.
  • Jean-Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, Perol, (présentation en ligne), « De Tournemire », p. 366-389
  • Jean Baptiste Déribier-du-Châtelet et Paul de Chazelles, Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal ... Ouvrage revu et augmenté par les soins de l'Association cantalienne., (présentation en ligne), « Maison de Tournemire », p. 453-466

Articles connexes

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Liens externes

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