Ferdinand van Olmen
Ferdinand Van Olemen (portugais: Fernão d'Ulmo) était un explorateur flamand, qui fut chargé en 1486 par le roi portugais Jean II d’établir une route maritime vers l'ouest depuis les Açores, où il résidait. Une route similaire fut empruntée par Christophe Colomb cinq ans plus tard, elle joindra les îles Canaries au Nouveau Monde.
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Biographie
modifierVan Olemen vivait sur l'île de Terceira, dans l'archipel des Açores, dont il fut un des premiers colons. Il est dit que lors de longs vents provenant de l'ouest, des morceaux de bois s'échouaient souvent sur les rivages de ces îles. On soupçonnait par conséquent l'existence de terres plus à l'ouest. En 1486, Van Olmen et son associé João Afonso do Estreito, proposèrent au roi Jean II d'organiser une expédition vers l'ouest, à leurs propres frais. Van Olmen déclara être à la recherche d'« une ou plusieurs grande îles, ou d'une terre continentale ». Cela fait sans doute référence à la terre légendaire d'Antillia, aussi connue sous le nom d'île des Sept Cités[1], au Portugal. Le roi répondit favorablement à leur requête, en leur accordant une lettre patente[2] et en leur attribuant un chevalier Allemand, peut être Martin Behaim, qui résidait dans les Açores. Ferdinand Van Olemen apporta son expertise maritime et les Portugais financèrent l’expédition. En contrepartie, les Portugais demandèrent la souveraineté sur les territoires découverts. Auparavant, Jean II avait refusé une proposition similaire de Christophe Colomb, mais Van Olmen a pu recevoir l'aval du roi probablement parce qu'il ne réclamait aucune contribution financière de la cour. Le contrat mentionne un voyage de quarante jours, durant lequel Van Olmen serait à la tête de l'expédition. On peut donc supposer qu'ils savaient ce qu'ils faisaient et avaient des preuves de l'existence de terre dans la région.
Le plan prévoyait un départ depuis l'île de Terceira avec deux caravelles, au plus tard début mars 1487, emportant des provisions pour six mois. Cependant, le déroulement de l'expédition reste inconnu et Van Olmen disparut des archives. Plusieurs hypothèses existent concernant l'expédition. L'historien Charles Verlinden pense qu'ils périrent tous ensemble. Il est venu à cette conclusion grâce à une note de Bartolomé de las Casas, qui craignait qu'un départ hivernal depuis les Açores septentrionales n'oblige l'expédition à lutter contre les vents d'ouest, et ne les conduisent peut-être jusqu'aux eaux de Terre-Neuve et Labrador, comme cela fut le cas de Diogo de Teive auparavant. L'autre hypothèse est que l'expédition n'ait jamais débuté, et que, au tout dernier moment, Van Olmen aurait été rappelé à Lisbonne en raison d'un différend concernant le commandement des navires avec João Vaz Corte-Real et Antão Martins, différend qui menaçait de perturber la colonisation de Terceira. En juin 1487, il aurait été de retour à Terceira[3].
L'expédition de Van Olmen fut la dernière tentative portugaise visant à trouver des terres en mer. L'année suivante, en 1488, Bartolomeu Dias déclara avoir découvert le cap de Bonne-Espérance. Le Portugal se concentra alors sur la route orientale vers l'Inde. C'est ainsi que Christophe Colomb découvrit l'Amérique 4 ans plus tard, il emprunta une route plus méridionale que Van Olmen, profitant des alizés du nord-est.
Le nom Van Olm, ou Van Olmen n'est attesté nulle part sous cette forme. Il s'agit d'une dérivation, basée sur ses orgines flamandes. Il est appelé Fernan Duolmon Hernan Dolinos et Fernan Dolmos dans d'autres sources.
Notes et références
modifier- ↑ (nl) Charles Verlinden, Een Vlaamse Voorloper van Columbus: Ferdinand Van Olmen (1487), Tijdschrift voor Geschiedenis, (lire en ligne), p. 506-516
- ↑ « Columbus en Portugal; het Verdrag van Tordesillas. Deel 7 Index. Geschreven door Arnold van Wickeren »
- ↑ (en) Diffie, Bailey W.; Shafer, Boyd C.; Winius, George Davison, Foundations of the Portuguese empire, 1415-1580, Minneapolis, Minnesota, University of Minnesota Press, (ISBN 0-1866-0782-2, lire en ligne)