Ferme du Bonheur
La Ferme du Bonheur est un lieu culturel, associatif et expérimental situé à Nanterre (Hauts-de-Seine). Installée depuis le début des années 1990 sur une friche urbaine jouxtant l’Université Paris-Nanterre, elle combine activités agricoles, culturelles et actions d’éducation populaire,.
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Historique
modifierLe projet a été fondé en 1992-1993 par Roger des Prés, qui, avec des bénévoles et des artistes, a structuré un lieu mêlant pratiques agricoles (élevage, potagers) et programmation culturelle (spectacles, bals, ateliers)[1]. La Ferme du Bonheur s’est développée progressivement sur plusieurs hectares de friches situées en marge du campus universitaire et des échangeurs autoroutiers, acquérant une visibilité locale et nationale.
Roger des Prés est le fondateur et l’animateur historique du lieu. Issu de la scène culturelle alternative, il a mené des projets mêlant théâtre, musique et action sociale. Le site a été lié à des compagnies et collectifs de la scène locale, et a servi de point de convergence pour des artistes, étudiants et habitants[1].
Biennale de Venise (2018)
modifierEn 2018, la Ferme du Bonheur a été sélectionnée pour figurer dans le Pavillon français de la 16e Exposition internationale d’architecture de Venise, dans le cadre de la proposition intitulée « Lieux infinis », portée par le collectif d’architectes Encore Heureux[2],[3]. La sélection mettait en lumière des lieux inventant des pratiques alternatives dans des bâtiments réaffectés, mêlant architecture, action sociale et expérimentations territoriales. La participation de la Ferme du Bonheur a constitué une reconnaissance institutionnelle de son modèle.
Enjeux contemporains
modifierLe site a fait l’objet de débats publics et de tensions liées à la pérennité foncière, aux mises aux normes et aux projets d’aménagement urbain (notamment la création d’une « coulée verte » dans la zone). Ces tensions ont entraîné une couverture médiatique nationale et des campagnes de soutien[1].
Architecture et organisation
modifierLe site comprend des espaces auto-construits (notamment un « favela-théâtre » en matériaux de récupération), des zones de cultures et des pâtures pour animaux. Ces aménagements constituent une expérimentation associant usages artistiques, pédagogiques et agricoles sur un terrain initialement délaissé[4].
Activités
modifierLa Ferme du Bonheur organise des spectacles, résidences artistiques, ateliers pédagogiques, fermage et production maraîchère à petite échelle, tables d’hôtes et soirées publiques (fêtes, bals, concerts). L’association accueille également des chantiers participatifs et des volontaires, notamment via le réseau WWOOFing[4],[5],[6].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Luc Le Chatelier, « Qui veut la peau de la Ferme du Bonheur ? », Télérama, (lire en ligne)
- ↑ « Dix « Lieux infinis » représenteront la France à la Biennale d’architecture de Venise », sur Batinfo, (consulté le )
- ↑ « L’Île-de-France en vedette à la Biennale d’architecture de Venise », sur Les Échos, (consulté le )
- 1 2 « Le projet », sur Ferme du Bonheur (consulté le )
- ↑ « Entre amis, à la Ferme du Bonheur », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ « C’est bientôt demain – La Ferme du Bonheur », sur France Inter, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Roger des Prés, Leçons bucoliques, Éditions de la Ferme du Bonheur, 2010.
- Collectif Encore Heureux, Lieux infinis : Pavillon français de la Biennale d’architecture de Venise 2018, catalogue officiel, Ministère de la Culture, 2018.
- Roger des Prés, La Ferme du Bonheur, Arles, Actes Sud, 2021.