La Ferrari Luce (Type F222) est une berline cinq portes électrique produite par le constructeur automobile italien Ferrari. Il s'agit du premier véhicule électrique de série de Ferrari et du premier modèle cinq places de la marque[1],[2].

Ferrari Luce
Ferrari Luce

Marque Ferrari
Années de production depuis 2026
Classe Grande routière
Usine(s) d’assemblage Usine Ferrari de Maranello
Moteur et transmission
Énergie électrique
Moteur(s) 4x moteurs électriques à aimants permanents
Puissance maximale 1035 ch DIN (772 kW)
Masse et performances
Vitesse maximale 310 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 2,5 s
Dimensions
Longueur 5 026 mm
Largeur 1 999 mm
Hauteur 1 544 mm
Empattement 2 961 mm

Aperçu

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La Luce est dévoilée en avant-première sous le nom de code Elettrica lors de la journée des investisseurs de Ferrari du [3],[2]. Son nom de série Luce, qui signifie « lumière » en italien, est dévoilé le [4].

La Luce est estimée au prix de 550 000 € en Europe, avec de premières livraisons prévues au quatrième trimestre 2026[1]. Le modèle est assemblé à Maranello et utilise une architecture dédiée aux véhicules électriques[2].

La Luce a été développée sur une plateforme dédiée aux véhicules électriques, permettant une conception de carrosserie différente de celle des précédents modèles à moteur thermique de Ferrari[2]. L'extérieur et l'intérieur ont été conçus en collaboration avec LoveFrom (en), le collectif créatif fondé par Jony Ive et Marc Newson, ainsi qu'avec les équipes de design et d'ingénierie de Ferrari[1],[2].

La Luce apparait comme étant plus longue mais plus basse que la Ferrari Purosangue, avec des portes à ouverture centrale, un hayon arrière, un habitacle avancé et des éléments d'éclairage intégrés dans des panneaux de carrosserie foncés[2].

Caractéristiques

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La Luce est équipée d'une suspension active, de quatre roues directrices et couple vectoriel (en)[2]. Son habitacle combine des écrans numériques OLED avec des commandes physiques. Le volant utilise des interrupteurs conventionnels au lieu des pavés tactiles présents sur certains modèles Ferrari précédents, et comprend deux commandes manettino : l'un pour la dynamique du véhicule et l'autre pour la motorisation électrique[2].

L'écran tactile central est associé à des commandes physiques, tandis que les palettes sur le volant contrôlent le freinage régénératif et la distribution du couple[2].

La Luce utilise quatre moteurs électriques à aimants permanents, un par roue, avec une puissance combinée de 1 035 ch (772 kW, 1 049 PS)[2]. Le système est à prédominance arrière, les moteurs avant produisant une puissance combinée 282 chevaux (207 kW) tandis que ceux arrière produisant 831 chevaux (611 kW)[2].

Ferrari revendique un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et une vitesse de pointe supérieure à 310 km/h[1],[2]. La batterie a une capacité brute de 122 kWh et constitue un élément structurel du châssis. La voiture utilise une architecture électrique de 800 V et prend en charge la recharge rapide en courant continu jusqu'à 350 kW[2]. L'autonomie est estimée à plus de 500 kilomètres[1].

Ferrari a développé pour la Luce un système audio qui capte le bruit mécanique du groupe motopropulseur électrique et l'amplifie en fonction du mode de conduite sélectionné, plutôt que d'utiliser une bande sonore simulée de moteur à combustion[2].

Accueil du public

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La Luce a reçu un accueil mitigé lors de sa présentation, les discussions portant principalement sur son style et de son rôle de premier modèle de série 100 % électrique de Ferrari. Le quotidien britannique The Guardian a qualifié son design de controversé et a rapporté que certains analystes se demandaient si sa silhouette de berline correspondait à l'image traditionnelle de voiture de sport de Ferrari[5]. Benedetto Vigna, PDG de Ferrari, affirme que la Luce représente la « vision sans précédent de l'électrification » de l'entreprise[5].

Les fans de Ferrari et les passionnés d'automobile ont vivement critiqué le design de la voiture, la jugeant affreuse et indigne de la marque[6],[7],[8]. Le lendemain de la présentation, l'action Ferrari a chuté de 8,4 % en bourse[5], reflétant un manque de confiance dans la marque parmi les passionnés et les analystes financiers, sans oublier les vives inquiétudes de l'ancien PDG Luca di Montezemolo[9],[10],[11],[12],[6].

Il reste que d'après le Financial Times du , soit deux mois après sa présentation, la première Ferrari électrique avait déjà atteint son objectif annuel de ventes[13],[14].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 (en) Giulio Piovaccari, « Ferrari bets on generational tech shift with Luce five-seat EV », sur Reuters, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (en) Joe Lorio, « Ferrari Goes Electric: The Luce Is Here! », sur Car and Driver, (consulté le )
  3. « The Luce Has Landed », Ferrari (consulté le )
  4. (en) Frank Markus, « Ferrari’s First EV Finally Has a Name and It’s a Surprise », sur MotorTrend, (consulté le )
  5. 1 2 3 (en) Jasper Jolly, « Ferrari shares fall after launch of first EV as Jony Ive design proves divisive », The Guardian, (consulté le ).
  6. 1 2 (it) Claudio Todeschini, « Ferrari Luce, un fenomeno di massa: dai meme sulla Multipla alle critiche di Montezemolo - VIDEO », sur Quattroruote.it, (consulté le ).
  7. (it) Giorgio Colari, « Ferrari Luce fa crollare il titolo in Borsa, grandi dubbi sull'elettrica di Maranello », sur Autoblog, (consulté le ).
  8. « Ferrari: Salvini, Luce? Qualcuno si rivolta nella tomba, mercato ha gia' risposto - Borsa Italiana », sur www.borsaitaliana.it (consulté le ).
  9. (it) Sara Bichicchi, « Ferrari sbanda in borsa: -8,4% dopo il lancio di Luce, la prima auto elettrica del Cavallino », MilanoFinanza News, (consulté le ).
  10. (it) Marigia Mangano, « Ferrari crolla in Borsa. Montezemolo: si rischia la distruzione di un mito », sur Il Sole 24 ORE, (consulté le ).
  11. (it) Tecnologia, « Ferrari Luce, chi è Jony Ive e perché Ferrari lo ha scelto per il design », sur Quattroruote.it, (consulté le ).
  12. (it) Mario Cianflone, « Ferrari Luce, debutta la “rossa” più sconvolgente della storia: elettrica, berlina a cinque posti e stile shock », sur Il Sole 24 ORE, (consulté le ).
  13. Julien Bonnet, « "La plus moche Ferrari de l’histoire" séduit les Chinois et les entrepreneurs de la Silicon Valley: deux mois après sa présentation, la première Ferrari électrique a déjà atteint son objectif annuel de ventes », BFM Business, (consulté le ).
  14. (en) Silvia Sciorilli Borrelli et Kana Inagaki, « Ferrari hits 2026 sales target for polarising Luce EV within two months », Financial Times, (consulté le ).

Liens externes

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