Fincantieri

société de construction navale italienne

Fincantieri S.p.A. est un groupe industriel italien spécialisé dans la construction navale dont le siège est situé à Trieste. La société est présente dans les secteurs de la construction navale de haute technologie, des navires de croisière aux navires militaires, ainsi que dans les unités offshore et les solutions sous-marines[2].

Fincantieri S.p.A.
logo de Fincantieri
Siège de Fincantieri à Trieste
illustration de Fincantieri

Création 1959 à Rome
Fondateurs IRI
Forme juridique S.p.A. Société par actions de droit italien, équivalent à une société anonyme
Action Borsa Italiana IT0005599938 - FCT
FTSE Italia Mid Cap
Slogan « Future on board »
Siège social Trieste
Drapeau de l'Italie Italie
Direction Biagio Mazzotta : Président
Pierroberto Folgiero : CEO
Actionnaires CDP Equity (64,21 %)
Activité Construction navale - civile et militaire
Produits Tout type de navires
Effectif 2025 : > 24 370[1]
Site web www.fincantieri.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 2025 : 9,194 milliards €[1]
Résultat net 2025 : 117 millions €[1]
Société précédente Cantieri Aeronautici e Navali Triestini (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Officiellement créée en 1959 comme société financière contrôlant les principaux chantiers navals italiens, durant ses 230 années d'histoire, plus de 7 000 navires de tous types, civils et militaires, sont sortis de ses chantiers navals. Elle est un groupe a dimension mondiale avec un réseau de production comprenant 18 chantiers navals dans le monde et plus de 24 000 employés[1],[3]. Fincantieri se classait en 2025 au 55e rang mondial pour la production d'armement[4].

En 2026 le groupe Fincantieri est détenu à 64,21 % par CDP Equity S.p.A., la holding financière de Cassa Depositi e Prestiti (équivalent de la Caisse des dépôts et consignations française), contrôlée par le Ministère italien de l'Économie et des Finances, hérité du groupe industriel public tentaculaire IRI, privatisé en 1984[5]. Elle est coté à la Bourse de Milan dans l'indice FTSE Italia Mid Cap (it)[6].

Elle est membre de SEA Europe, l'association des constructeurs navals européens. En Italie elle figure parmi les membres fondateurs d'« Assonave », l'association des chantiers navals publics, aux côtés d'« Ancanap », l'association des chantiers navals privés[7].

Historique

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Des origines à la restructuration des années 1980

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Dans les années 1930, quatre entreprises de construction navale, Cantieri Riuniti dell'Adriatico (CRDA), Odero-Terni-Orlando (OTO), Navalmeccanica et Ansaldo San-Giorgio Muggiano, ont été acquises par l'État italien et gérées directement par l'IRI. En , ils sont transférés de l'IRI à sa filiale, la holding financière publique créée pour gérer le secteur mécanique, Finmeccanica. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, l'IRI vend la société Odero-Terni-Orlando (OTO) et ses usines de Livourne et de Muggiano à Ansaldo. La société a été renommée OTO-Melara SpA en 1953[8].

Le , la Società Finanziaria Cantieri Navali – Fincantieri S.p.A. est officiellement fondée, en holding financière pour le contrôle des principaux chantiers navals italiens, regroupant toutes les participations de l'IRI dans les grands groupes publics de construction navale de l'époque, précédemment gérés par Finmeccanica. La société Italcantieri S.p.A. est créée en 1966 pour assurer la gestion directe opérationnelle de ces chantiers navals. En 1973, l'IRI rachète les Cantieri Navali del Tirreno Riuniti au groupe Piaggio, comprenant les chantiers navals de Riva Trigoso, Muggiano, Ancône et Palerme. La société possède également Grandi Motori Trieste, qui construit des moteurs Diesel marins, mais celle-ci est vendue à Wärtsilä en 1999[9].

Le groupe Fincantieri s'est imposé, dans les années 1980, sur le marché des navires de croisière dont il détient 41 % du marché mondial (en nombre de lits). Une étape importante intervient en 1984, lorsque Fincantieri cesse d'être une simple holding financière et devient une société opérationnelle, en intégrant ses filiales, dont Italcantieri. À ce stade, la société prend le nom de « Fincantieri-Cantieri navali italiani S.p.A. », avec son siège à Trieste, et ses activités sont organisées en quatre divisions : construction de navires marchands, navires militaires, réparations et conversions, et moteurs[8],[10].

En 1992, le Destriero, un navire rapide en aluminium construit au chantier naval du Muggiano, effectue une traversée de l'Atlantique de 3 106 milles nautiques sans ravitaillement, à une vitesse moyenne de 53,09 nœuds (98,32 km/h), établissant un record absolu de vitesse qui reste invaincu[11].

Expansion internationale et introduction en Bourse

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Au milieu des années 1990, le marché connaît une reprise de la construction navale, en particulier dans le segment des navires de croisière, où Fincantieri devient un leader mondial, avec une part de marché supérieure à 25 % depuis 1995[12]. En 2002, à la suite de la liquidation de l'IRI, la propriété passe à Fintecna, puis à Cassa Depositi e Prestiti[13].

En 2005, la division Mega Yachts est créée, avec pour activité la conception et la construction de grands navires de luxe[14]. En 2012, elle livre son premier MY Serene, un yacht de 134 mètres lauréat du Superyacht Design Award[15].

L'expansion mondiale s'accélère avec l'acquisition, le 1er janvier 2009, de la société américaine Manitowoc Marine Group, devenue Fincantieri Marine Group, auprès de sa société mère The Manitowoc Company. Celle-ci comprend deux chantiers navals dans le Wisconsin, dont Marinette Marine, qui a construit le premier navire de combat littoral de la classe Freedom[16],[17]. Fincantieri achète également à Manitowoc Marine Group un chantier de réparation de topsides dans l'Ohio et un site de production dans le Wisconsin, ce qui en fait l'un des principaux constructeurs navals de taille moyenne aux États-Unis pour les clients commerciaux et gouvernementaux, notamment l'U.S. Navy et l'U.S. Coast Guard[18].

En décembre 2012, Fincantieri acquiert STX OSV Holdings Ltd, le plus grand constructeur de navires destinés au soutien des activités d'extraction et de production de pétrole et de gaz naturel, pour 900 millions d'euros. L'acquisition, lancée par Fincantieri Oil&Gas pour un montant total de 455 millions d'euros correspondant à l'achat de 50,75 % du capital, est portée à 900 millions d'euros lors du lancement de l'offre publique d'achat. L'opération est conclue en avril 2013[19]. Cette opération marque l'entrée de Fincantieri dans le secteur de la construction navale offshore. STX OSV est renommée Vard, du mot varde, qui désigne une tour de pierre typique utilisée en Norvège comme repère de navigation le long de la côte[20]. Par l'intermédiaire de sa filiale Vard Holdings Limited, Fincantieri acquiert la société canadienne STX Canada Marine, spécialisée dans la conception et l'ingénierie navales, pour 8 millions d'euros[21]. Déjà plus grand constructeur naval d'Europe, le groupe double de taille après ces acquisitions pour devenir le quatrième constructeur mondial[22].

Fincantieri est admise à la Bourse d'Italie le 12 juin 2014[23] : le processus de cotation commence le 16 juin 2014 et s'achève le 27 juin 2014[24]. Pour célébrer l'événement, une proue de navire est installée au Palais Mezzanotte à Milan, donnant l'impression d'émerger du bâtiment lui-même[25]. Les débuts en Bourse ont lieu le 3 juillet 2014[26],[27].

Le 9 octobre 2014, en marge du lancement du sous-marin Pietro Venuti (S 528) au chantier naval du Muggiano, Finmeccanica, devenue Leonardo[28], et Fincantieri signent un important accord de coopération pour la construction de navires militaires. L'accord prévoit une coopération dans les activités de recherche et d'innovation, ainsi que la possibilité de créer un réseau de fournisseurs communs pour les produits et composants de base[29].

Le 21 novembre 2014, Fincantieri annonce avoir signé des accords majeurs avec Carnival Corporation dans le secteur des navires de croisière et avec China State Shipbuilding Corporation dans le secteur de la construction navale, pour la construction de navires de croisière impliquant un transfert de technologies[30]. En mars 2015, Fincantieri obtient la plus importante commande indépendante de son histoire de la part de Carnival Corporation & plc, dans le cadre d'un accord de 4 milliards d'euros confiant à l'entreprise la construction de cinq nouveaux navires de croisière[31].

Acquisitions stratégiques (2017-2021)

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En , Fincantieri annonce souhaiter reprendre les 66 % détenus par STX France dans les Chantiers de l'Atlantique[32]. En , après des négociations, il est prévu que Fincantieri dispose d’environ 48 % du capital des Chantiers de l'Atlantique, l’État français conserve ses 33,3 %, Naval Group entre à hauteur de 12 % et une fondation bancaire italienne détiendra le solde[33]. Mais en , le nouveau gouvernement français annonce une nationalisation temporaire de STX France afin de « défendre les intérêts stratégiques de la France », après l'échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri[34]. Le , Fincantieri annonce un accord pour 50 % de STX France, estimé à 59,7 millions d'euros. Mais en , Fincantieri annonce finalement abandonner définitivement le rachat des Chantiers de l’Atlantique[35].

Malgré l'échec de l'acquisition, la coopération binationale se concrétise dans le secteur de la défense avec la création de Naviris en 2019[36],[37], une coentreprise à parts égales entre Fincantieri et Naval Group. Basée à Gênes, avec un centre de recherche à Ollioules, Naviris gère des projets communs tels que la modernisation des navires de la classe Horizon et le développement de la European Patrol Corvette (EPC)[38],[39].

En 2017, Fincantieri Infrastructure S.p.A. est également créée, avec son siège à Vérone, pour la conception, la construction et l'assemblage de structures en acier destinées à de grands projets, tels que des ponts, des stades et d'autres infrastructures[40]. Le chantier le plus significatif de cette division est la reconstruction du Viaduc Gênes-Saint-Georges, achevée entre 2019 et 2020[41]. En 2021, la division se développe encore avec l'acquisition d'Inland, société basée à Gorizia et spécialisée dans la charpenterie métallique, et avec la création de Fincantieri Infrastructure Opere Marittime, consacrée à la construction de ports, de quais et de barrières de protection[42].

En mars 2018, Fincantieri crée Fincantieri Services USA, une filiale basée à Miami, en Floride, aux États-Unis[43]. En août de la même année, avec MerMec, Fincantieri est proche d'acquérir 98,54 % de Vitrociset[44],[45]. L'accord est toutefois abandonné le mois suivant lorsque Leonardo, actionnaire minoritaire de Vitrociset à hauteur de 1,46 %, décide d'exercer le droit de préemption prévu par les statuts de la société, acquérant ainsi l'entreprise[46].

En 2020, Fincantieri suspend temporairement ses activités dans les chantiers navals italiens en raison de la pandémie de Covid-19 en Italie[47]. Malgré le ralentissement provoqué par l'urgence sanitaire, l'entreprise achève les livraisons prévues pour l'année, notamment celle du navire de croisière Enchanted Princess, le 100e construit par la société[48].

Nouvelle orientation après 2020

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En réponse à l'évolution des conditions géopolitiques, Fincantieri développe à partir de 2020 ses activités dans les secteurs de la défense et de l'underwater, ainsi que dans l'étude et le développement de solutions de propulsion utilisant des sources d'énergie alternative[3],[49].

En 2023, l'entreprise pilote la création du Pôle national de la dimension sous-marine (en italien : Polo Nazionale della Subacquea) à La Spezia, consacré à la promotion de la recherche et du développement de solutions pour le secteur sous-marin[50],[51]. Toujours dans le but de se renforcer dans ce domaine, Fincantieri lance plusieurs partenariats stratégiques[52],[53],[54] et réalise des acquisitions ciblées. En février 2024, elle acquiert Remazel, entreprise active dans les secteurs offshore et sous-marin[55], tandis qu'en janvier 2025, dans le cadre du renforcement de la Défense européenne, y compris dans le domaine naval, elle reprend à Leonardo l'activité d'armements navals de Whitehead Alenia Sistemi Subacquei, rebaptisée WASS Submarine Systems, une société historique active dans la construction de systèmes avancés de défense sous-marine, tels que des torpilles et des sonars[56].

En avril 2024, le nouveau Sun Princess est lancé au chantier naval de Monfalcone, premier navire de Fincantieri propulsé au gaz naturel liquéfié[57]. L'année suivante, Fincantieri, en partenariat avec la société norvégienne Viking, présente le premier navire de croisière au monde entièrement propulsé par de l'hydrogène stocké à bord. La construction du navire, baptisé Viking Libra, doit s'achever d'ici fin 2026 au chantier naval d'Ancône[58]. En juin suivant, la commande pour la construction du quatrième sous-marin de nouvelle génération de la Marine militaire italienne est confirmée, pour une valeur totale de 500 millions d'euros[59].

Le 18 juillet 2024, Fincantieri annonce un partenariat avec Hera pour la gestion optimisée des déchets industriels produits sur les chantiers. Celui-ci doit permettre à Fincantieri d'atteindre des objectifs ESG dans ses chantiers navals[60]. Le 5 août, la Marina Militare commande un nouveau patrouilleur d'une valeur d'environ 236 millions d'euros à Orizzonte Sistemi Navali, coentreprise active dans le secteur de la défense entre Fincantieri (51 %) et Leonardo (49 %)[61].

Le 5 février 2025, Fincantieri reçoit de Norwegian Cruise Line un mégacontrat de 9 milliards d'euros pour quatre navires de croisière d'une jauge brute de près de 226 000 tonneaux chacun, qui doivent être livrés respectivement en 2030, 2032, 2034 et 2036[62]. Toujours en 2025, le projet Minerva débute officiellement pour la production de mini-réacteurs nucléaires destinés aux navires et aux sous-marins militaires et pour la construction de nouvelles unités de combat à propulsion nucléaire, en réponse à un appel du ministère italien de la Défense et en collaboration avec la Marina Militare[63]. Toujours en 2025, le projet Navis Sapiens est présenté ; il associe intelligence artificielle, big data et connectivité avancée afin de créer une nouvelle génération de navires capables à la fois de traiter de manière autonome l'ensemble des données à bord et de communiquer en temps réel avec la terre et les autres unités de la flotte[64],[65].

Activités

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Les chantiers navals du groupe possèdent une longue tradition dans la construction de grands navires à passagers, notamment le paquebot Rex, lancé au chantier naval de Sestri Ponente, qui remporte en 1933 le prestigieux Ruban bleu[66].

En 1985, vingt ans après la construction de ses derniers paquebots, l'entreprise entre officiellement dans le secteur des navires de croisière avec une commande de SITMAR Cruises pour deux sister-ships, dont les lignes sont dessinées par Renzo Piano[67]. En 1990, le premier des deux navires, le Crown Princess, est livré[68]. La croissance soutenue du marché permet également l'ouverture de nouveaux sites consacrés à la construction de navires de croisière : le chantier naval de Marghera entre dans ce secteur avec la livraison du Costa Classica en 1991, suivi par le chantier de Sestri Ponente en 2003 avec le Costa Fortuna et par celui d'Ancône en 2009 avec le Silver Spirit.

Le czrnival Dream en construction
Le Carnival Dream en construction.

Parmi les navires les plus importants construits figurent le Carnival Destiny (1996), premier navire de croisière au monde à dépasser 100 000 tonneaux de jauge brute, et le Grand Princess (1998), qui est au moment de son lancement le plus grand et le plus coûteux navire à passagers du monde[69].

En 2024, le Sun Princess est livré. Il s'agit du plus grand navire jamais construit en Italie, avec environ 175 500 tonneaux de jauge brute, et du premier navire de Fincantieri propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL)[70].

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En plus d'être le fournisseur exclusif de la Marina Militare, Fincantieri construit également des navires de surface pour les marines de plusieurs autres pays.

Dans le domaine de la défense, l'entreprise est également active dans le développement de systèmes autonomes. En particulier, la filiale Fincantieri NexTech a développé des plateformes qui intègrent des technologies d'automation, de contrôle à distance et d'interopérabilité entre différents types de véhicules sans pilote[71].

Parmi les projets les plus importants figure le développement de la nouvelle génération de frégates FREMM dans le cadre d'un projet commun entre l'Italie et la France[72]. La première frégate de la classe Bergamini, dénomination utilisée par la Marina Militare, est lancée en juillet 2011 au chantier naval de Riva Trigoso[73].

En outre, en 2020, le département de la Défense des États-Unis attribue à la filiale Fincantieri Marinette Marine le contrat de construction du navire tête de série des nouvelles frégates multirôles FFG(X) de la classe Constellation destinées à l'US Navy, sur la base d'une version adaptée du projet FREMM. C'est la première fois que l'entreprise agit comme maître d'œuvre principal aux États-Unis[74].

Unités sous-marines

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Dans le domaine civil, Fincantieri développe des solutions pour l'exploration minérale et scientifique des grands fonds marins et pour la construction et la maintenance de réseaux sous-marins de transmission et de communication, notamment grâce à l'acquisition de Xtera et au partenariat avec Wsense[75],[76].

Dans le domaine militaire, l'entreprise est le fournisseur officiel d'unités sous-marines de la Marina Militare, avec le programme U212NFS (Near Future Submarine)[77],[78], et produit des systèmes de défense tels que des drones sous-marins, des torpilles, des contre-mesures électroniques et des sonars par l'intermédiaire de sa filiale WASS Submarine Systems[79].

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À la suite de l'acquisition de la société norvégienne Vard en 2013, Fincantieri devient l'un des leaders mondiaux dans la conception et la construction de navires spécialisés pour les opérations offshore[80],[81].

Elle est un acteur de premier plan dans la construction de Commissioning Service Operation Vessels (CSOV) et de Service Operation Vessels (SOV), spécialisés dans la construction et la maintenance de parcs éoliens en mer. Ces navires disposent de solutions de propulsion hybride à batteries et sont conçus pour pouvoir utiliser des carburants tels que l'hydrogène, l'ammoniac et le méthanol[82]. Parmi les principaux exemples figurent les navires produits pour Edda Wind et Norwind Offshore[83],[84], équipés de systèmes de compensation des mouvements permettant le transfert en sécurité du personnel technique vers des plates-formes, même dans des conditions maritimes et météorologiques défavorables[85].

Le groupe opère également dans le segment des navires câbliers et des navires de recherche sous-marine, en construisant des unités capables d'intervenir à des profondeurs extrêmes et dans des conditions défavorables pour des opérateurs tels que Prysmian et NKT[86],[87].

Parmi ses constructions historiques et les plus significatives figure également le Saipem 7000, construit au chantier naval de Monfalcone, qui reste l'un des plus grands navires-grues semi-submersibles au monde grâce à une capacité de levage totale de 14 000 tonnes[88].

Ferries

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Fincantieri construit des navires rouliers pour passagers et marchandises depuis les années 1960, lorsque ce type de navire s'est imposé en Italie. Les chantiers navals principalement concernés par leur construction sont ceux de Palerme, d'Ancône et de Castellammare di Stabia.

À partir des années 2010, Fincantieri se concentre sur la construction d'unités dual-fuel, dotées de moteurs alimentés au diesel et au méthane, ainsi que d'unités hybrides, à propulsion électrothermique. En particulier, le ferry F.A. Gauthier est lancé en 2014 ; il s'agit du premier navire propulsé au gaz en service en Amérique du Nord[89], tandis que le Costanza I di Sicilia, destiné aux liaisons avec les petites îles siciliennes, doit être achevé en 2026[90].

Équipements, systèmes et infrastructures

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La division soutient l'ensemble des autres domaines, des navires de croisière à la défense, en gérant tout le cycle de vie des systèmes critiques embarqués et en assurant la conception et la construction d'équipements intégrés pour la propulsion, la manœuvrabilité et la stabilisation, ainsi que pour la production d'énergie électrique et thermique, tant pour les usages maritimes que pour les grands sites industriels. Les activités de Fincantieri sont organisées autour de trois pôles : Electronics and Digital Products, Mechanical Systems and Components et Infrastructure, qui intègrent la production navale avec des solutions technologiques propriétaires.

Le pôle Infrastructure est quant à lui consacré à la réalisation de grands ouvrages civils et maritimes, des ponts et bâtiments industriels aux infrastructures hydrauliques et portuaires, telles que les brise-lames et les quais[91].

Parmi les principaux projets d'infrastructure réalisés figure la construction du viaduc Gênes-Saint-Georges, attribuée en 2018 à un consortium comprenant Fincantieri Infrastructure, Webuild et Italferr[92]. Les tabliers métalliques du nouveau pont sont construits dans les sites de Castellammare di Stabia et de Sestri Ponente, avant que les sections soient transportées à Gênes pour l'assemblage[93],[94]. En 2020, la filiale Fincantieri Infrastructure Opere Marittime remporte également le contrat de reconstruction du port de plaisance de Rapallo, détruit après la tempête d'octobre 2018[95], ainsi que celui de la construction du nouveau brise-lames du port de Vado Ligure[96],[97].

À l'international, parmi les principaux contrats attribués à l'entreprise figurent :

Fincantieri a également contribué à la construction des structures aéronautiques en aluminium des vasques olympiques des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026[101].

Liste des chantiers navals

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En 2025, Fincantieri exploite les chantiers navals et bassins de radoub suivants[1] :

Structure du groupe

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Le groupe Fincantieri se compose principalement des sociétés suivantes, organisées par domaine d'activité[1] :

Croisières et ferries

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  • Fincantieri S.p.A.
  • Fincantieri Services USA LLC (100 %)
  • ACE Marine LLC (87,44 %)
  • Fincantieri India Pte Ltd. (100 %)
  • Fincantieri USA Inc. (100 %)
  • Fincantieri Arabia for Naval Services LLC (100 %)
  • Fincantieri (Shanghai) Trading Co. Ltd. (100 %)
  • Etihad Ship Building LLC (35 %)
  • Fincantieri Naval Services – Sole Proprietorship LLC (100 %)
  • MTM S.c.a.r.l. (41 %)
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  • Fincantieri S.p.A.
  • Orizzonte Sistemi Navali S.p.A. (51 %)
  • Fincantieri Marine Group Holdings Inc. (87,44 %)
  • Fincantieri Marine Group LLC (87,44 %)
  • Marinette Marine Corporation LLC (87,44 %)
  • Naviris S.p.A. (50 %)
  • Fincantieri Services Doha LLC (100 %)
  • Maestral (50 %)

Aménagements intérieurs navals

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  • Marine Interiors Cabins S.p.A. (100 %)
  • Marine Interiors S.p.A. (100 %)
  • Seanergy a Marine Interiors company S.r.l. (80 %)
  • MI S.p.A. (100 %)
  • OPERAE a Marine Interiors Company S.r.l. (85 %)
  • Vard Interiors AS (98,38 %)
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  • Fincantieri S.p.A.
  • Fincantieri Oil&Gas S.p.A. (100 %)
  • Vard Group AS (98,38 %)
  • Vard Promar SA (98,38 %)
  • Vard Vung Tau Ltd. (98,38 %)
  • Vard Shipyards Romania SA (98,38 %)
  • Vard Design AS (98,38 %)
  • Vard Marine Inc. (98,38 %)

Sous-marin

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  • Fincantieri S.p.A.
  • Remazel Engineering S.p.A. (100 %)
  • WASS Submaryne Systems (100 %)

Équipements, systèmes et infrastructures

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  • Fincantieri S.p.A.
  • Fincantieri NexTech S.p.A. (100 %)
  • Issel Nord S.r.l. (100 %)
  • Cetena S.p.A. (86,10 %)
  • E-PHORS S.p.A. (100 %)
  • IDS Ingegneria Dei Sistemi S.p.A. (100 %)
  • HMS IT S.p.A. (100 %)
  • S.L.S. - Support Logistic Services S.r.l. (100 %)
  • Vard Electro AS (98,38 %)
  • Isotta Fraschini Motori S.p.A. (100 %)
  • Fincantieri SI S.p.A. (100 %)
  • Power4Future S.p.A. (52 %)
  • FINMESA S.c.a.r.l. (50 %)
  • Seaonics AS (98,38 %)
  • Team Turbo Machines S.A.S. (100 %)
  • BOP6 S.c.a.r.l. (100 %)
  • Fincantieri Infrastructure S.p.A. (100 %)
  • Fincantieri Infrastructure Opere Marittime S.p.A. (100 %)
  • Fincantieri Infrastructure Florida Inc. (100 %)
  • Fincantieri Infrastrutture Sociali S.p.A. (90 %)
  • SOF S.p.A. (90 %)

Données financières

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Année Chiffre d'affaires
(millions d'euros)
EBITDA
(millions d'euros)
Résultat net
(millions d'euros)
Position financière nette
(millions d'euros)
Capitaux propres
(millions d'euros)
Investissements
(millions d'euros)
Carnet de commandes
(millions d'euros)
Navires livrés Employés
2025[1] 9 194 681 117 1 872 987 389 54 849 24 24 370
2024[102] 8 128 509 33 1 281 845 263 43 522 26 22 588
2023[103] 7 651 397 −53 2 271 434 258 34 629 26 21 215
2022[104] 7 482 221 −309 2 531 587 295 34 591 19 20 792
2021[105] 6 911 495 22 −859 834 358 36 339 19 20 774
2020[106] 5 879 314 −240 −1 062 777 309 36 770 19 20 150
2019[107] 5 849 320 −141 −736 1 050 279 37 127 26 19 823
2018[108] 5 474 414 72 −494 1 253 161 32 743 35 19 274
2017[109] 5 020 341 57 −314 1 309 163 28 482 25 19 545
2016[110] 4 429 267 25 −615 1 241 224 24 003 26 19 181
2015[111] 4 183 −26 −175 −438 1 266 161 22 061 21 20 019

Actionnariat

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Les principaux actionnaires en 2025 sont[112] :

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La société Fincantieri a construit plus de 7 000 navires.[réf. nécessaire]

L'Amerigo Vespucci

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Fincantieri a construit le voilier-école Amerigo Vespucci dans les années 1930 à Castellamare di Stabia[113].

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  • Deux navires pour Four Seasons Yachts, le Four Seasons II en 2026 et un sister-ship en 2031.
  • Sept navires pour Viking Ocean Cruises d'une nouvelle classe, le Viking Libra en 2026, le Viking Astrea en 2027, le Viking Lyra en 2028, puis quatre sister-ships entre 2029 et 2030.
  • Un navire pour TUI Cruises, le Mein Schiff Flow en 2026 et deux sister-ships en 2031 et 2032.
  • Deux navires pour Norwegian Cruise Line du projet Leonardo, le Norwegian Aura en 2027 et un sister-ship en 2028.
  • Trois navires pour Explora Journeys de la classe Explora, l’Explora IV en 2027 et deux sister-ships entre 2027 et 2028.
  • Quatre navires pour Regent Seven Seas Cruises d'une nouvelle classe, le Seven Seas Prestige en 2026 et trois sister-ships en 2029, 2033 et 2036.
  • Cinq navires pour Oceania Cruises d'une nouvelle classe, le Sonata en 2027 et quatre sister-ships en 2028, 2032, 2035 et 2037.
  • Trois navires pour Crystal Cruises d'une nouvelle classe, le Crystal Grace en 2028 et deux sister-ships en 2030 et 2033.
  • Trois navires pour Carnival Cruise Line d'une nouvelle classe, le Carnival Destiny en 2029 et deux sister-ships en 2030 et 2031.
  • Deux navires pour Aida Cruises d'une nouvelle classe, en 2030 et 2031.
  • Neuf navires d'expédition pour Viking Ocean Cruises d'une nouvelle classe, en 2030 et 2031.
  • Cinq navires pour Norwegian Cruise Line d'une nouvelle classe, en 2030, 2032, 2034, 2036 et 2037.
  • Trois navires pour Princess Cruises d'une nouvelle classe nommée Voyager, en 2035, 2038 et 2039.
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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Fincantieri » (voir la liste des auteurs).

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