Firmin Bouvy
Firmin Bouvy, né à Deinze, le et mort à San Francisco le , est un peintre et un photographe belge.
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Biographie
modifierFamille
modifierFirmin (Firmin Baudouin) Bouvy, né à Deinze le , est le fils de Victor Eugène Bouvy (1796), docteur en médecine, et d'Antoinette Thérèse Smeulders (1798-1877)[1]. Firmin Bouvy épouse à Ixelles le Céline Constance Léonard (1853-1901). Devenue veuve, cette dernière épouse le peintre Henri Cleenewerck[2].
Formation
modifierFirmin Bouvy est étudiant à l'atelier d'Henri Joseph Dillens et à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers[3],[4],[5].
Carrière
modifierFirmin Bouvy se fait connaître en exposant Une kermesse flamande au XVe siècle au Salon d'Anvers de 1843. Il participe ensuite à plusieurs salons triennaux belges. Au Salon de Paris de 1848, il expose Gil Blas partant pour l'université de Salamanque, et, en 1851, à l'exposition des beaux-arts de Strasbourg, il envoie Le Retour de la dîme, une scène satirique du Moyen Âge. Cette exposition est ensuite présentée à Mayence, Darmstadt, Mannheim, Carlsruhe, Stuttgart et Fribourg-en-Brisgau, assurant à l'artiste une visibilité européenne.
À partir de 1855, pour des raisons matérielles, Firmin Bouvy se consacre désormais essentiellement à la peinture à l'huile, dont il recouvre des photographies, principalement des portraits. Il est cité comme photographe à Gand (1865), puis à Anvers (1867)[3],[6].
Il entreprend plusieurs voyages : à Paris et en Espagne. En 1877, il s'établit à San Francisco, où il meurt aisé, mais presqu'oublié le dans sa résidence Stockton Street no 1423[3],[5].
Œuvre
modifierCaractéristiques
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Son champ pictural couvre essentiellement la peinture d'histoire et les scènes de genre. Ses voyages lui inspirent, à partir de 1845, de nombreuses scènes ayant lieu en Espagne. Ses scènes de genre réunissent deux qualités indispensables : l'intelligence qui saisit le côté spirituel des choses et le pinceau qui leur donne leur aspect réel. En 1848, il est considéré par la critique comme un homme d'esprit possédant d'heureuses dispositions. Son Gil Blas partant pour l'université de Salamanque possède de la finesse. Une salle commune en prison est un tableau bien composé, aux attitudes variées et aux physionomies pleines d'expression[7].
En 1851, la Revue d'Alsace publie une critique élogieuse de son tableau Le Retour de la dîme présenté à Strasbourg : « Deux moines reviennent au cloître avec le produit de leur collecte. C'est une scène du Moyen Âge. À voir la face joufflue et rubiconde du frère qui conduit l'âne chargé de provisions, on comprend que le bon moine ne se nourrit pas toujours d'ascétisme. L'intention sarcastique est peut-être outrée, mais à coup sûr la peinture témoigne d'un beau talent[8]. »
Expositions en Belgique
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- Salon d'Anvers de 1843 : Une kermesse flamande au XVe siècle[9].
- Salon de Gand (XIXe) de 1844 : Le Croquis ou voir fait souvenir[10].
- Salon d'Anvers de 1846 : Scène tirée du roman de Don Quichotte[11].
- Salon de Gand (XXe) de 1847 : Le Départ de Gil Blas de Santilane pour l'université de Salamanque[12].
- Salon de Bruxelles de 1848 : Gil Blas partant pour l'université de Salamanque et Une salle commune de prison[13].
- Salon d'Anvers de 1849 : La Visite de la bibliothèque de Don Quichotte[14].
- Salon de Gand (XXIe) de 1850 : Deux neveux d'un riche bourgeois de Madrid, dans l'impatience d'hériter, font venir en secret une sorcière, pour savoir d'elle quand leur oncle mourra[15].
- Salon de Bruxelles de 1851 : L'Hospitalité forcée pendant la domination des Espagnols dans les Pays-Bas, Deux neveux d'un riche bourgeois de Madrid, dans l'impatience d'hériter, font venir en secret une sorcière, pour savoir d'elle quand leur oncle mourra, Le Récit dans le corps de garde (peintures), Enterrement d'un moine (Vue intérieure de l'abbaye de Saint-Macaire à Gand et Intérieur d'un corps de garde (aquarelles)[16].
Galerie
modifierCollections muséales
modifierSes œuvres sont notamment conservées dans les lieux suivants[3].
- Musée des Beaux-Arts de Leipzig : Gil Blas, détruit en 1943 ;
- Musée de Deinze et du Pays de la Lys ;
- Royal Collection Trust : Les Prisonniers, acquis en 1846 par Albert Prince consort de Grande-Bretagne pour le château d'Osborne.
Références
modifier- ↑ « État-civil de Deinze », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Jany Zeebroek-Ollemans, « Firmin Bouvy », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).
- ↑ Ulrich Thieme 1907, p. 479.
- 1 2 Rédaction, « Firmin Bouvy », La Meuse, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Firmin Bouvy », sur fomu.atomis.be, (consulté le ).
- ↑ Louis Van Rooy et T. Decamps, Revue Salon de Bruxelles de 1848, Bruxelles, D. Raes, , 215 p. (lire en ligne), p. 110.
- ↑ Charles Goutzwiller, « Coup d'œil sur l'exposition de Strasbourg », Revue d'Alsace, vol. 2, , p. 226 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 81 p. (lire en ligne), p. 25.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1844 (XIX), Gand, D.J. Vanderheghen-Hulin, , 47 p. (lire en ligne), p. 16.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 84 p. (lire en ligne), p. 31.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1847 (XX), Gand, P.F. De Goesin-Verhaeghe, , 42 p. (lire en ligne), p. 7.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 16.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 103 p. (lire en ligne), p. 38.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1850 (XXIe), Gand, Vanderhaeghen-Hulin, , 41 p. (lire en ligne), p. 36.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 31-32.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- (de) Ulrich Thieme, Allgemeines Lexikon der bildenden Kunstler von der Antike bis zur Gegenwart : Bouvy, Firmin, vol. 4, Leipzig, Seemann, , 616 p. (lire en ligne), p. 479.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Jany Zeebroek-Ollemans, « Firmin Bouvy », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).