Puwere pureora
Puwere pureora, unique représentant du genre Puwere, est une espèce d'opilions eupnois de la famille des Neopilionidae.
- Forsteropsalis pureora Taylor, 2013
Distribution
modifierCette espèce est endémique de l'île du Nord en Nouvelle-Zélande[1].
Habitat
modifierOn les trouve dans la forêt primaire, souvent posés sur la végétation ou les berges des cours d'eau[2].
Description
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Le mâle holotype mesure 3,73 mm[3].
Cette espèce présente un très fort dimorphisme sexuel, les mâles ont des chélicères élargis utilisés pour combattre d'autres mâles[4]. La pince griffue du chélicère est utilisée pour saisir et immobiliser l'adversaire[4]. Les mâles présentent trois morphes, alpha, bêta et gamma, qui diffèrent par la taille et la forme des chélicères et la taille du corps[4].
Les mâles et les femelles diffèrent également par leur couleur (dichromatisme sexuel)[5]. Les mâles sont bruns à noirs avec une bande orange tout le long du dos[3],[5]. Ils ont aussi une marque orange en forme de fer à cheval autour des yeux[3],[5]. Dans la description originale de l'espèce, ces marques sont décrites à tort comme blanches, les spécimens ayant été décolorés par leur conservation dans l'alcool[3],[5]. Les marques orange peuvent aller du jaune-orange terne au rouge-orange foncé. Les femelles sont de couleur moins caractéristique, avec un motif tacheté de brun et de noir et des marques jaune-orange clair. Les juvéniles ont la même coloration que les femelles matures[5].
Alimentation et prédateurs
modifierCette espèce est un omnivore généraliste opportuniste. Dans la nature, elle a été observée en train de manger des insectes variés (par ex. wetas, mouches, coléoptères, libellules, chenilles, papillons de nuit adultes, punaises et cafards), des araignées et d'autres invertébrés (p. ex. des amphipodes), capturés vivants ou récupérés morts[2]. Ils sont hautement opportunistes : on en a trouvés posés sous des toiles d'araignées, pour ramasser des morceaux de proies abandonnés qui tombent de la toile[2].
Les opilions néo-zélandais sont mangés par diverses espèces de vertébrés, notamment des mammifères introduits (opossums, hérissons, rats, hermines), des chauves-souris, des oiseaux, des grenouilles, des tuataras et des poissons (koaros (en))[2]. Ils ont aussi des prédateurs invertébrés tels que les araignées et le cannibalisme est fréquent chez les Neopilionidae[2]. Puwere pureora est une proie attestée d'araignées des genres Uliodon et Cambridgea[2].
Systématique et taxinomie
modifierCette espèce a été décrite sous le protonyme Forsteropsalis pureora par Taylor en 2013. Elle est placée dans le genre Puwere par Taylor en 2025[1].
Le site ou l'holotype est déposé ayant été omis dans la première publication[3], une correction a dû être publiée[6].
Ce genre a été décrit par Taylor en 2025 dans les Neopilionidae.
Étymologie
modifierSon nom d'espèce lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, Pureora.
Publications originales
modifier- Taylor, 2013 : « Further notes on New Zealand Enantiobuninae (Opiliones, Neopilionidae), with the description of a new genus and two new species. » ZooKeys, no 263, p. 59–73 (texte intégral) (en).
- Taylor, 2013 : « Corrigenda: Taylor CK (2013) Further notes on New Zealand Enantiobuninae (Opiliones, Neopilionidae), with the description of a new genus and two new species. ZooKeys 263: 59–73. » ZooKeys, no 273, p. 107 (texte intégral) (en).
- Taylor, 2025 : « Further discussion of relationships within Australasian Neopilionidae (Opiliones: Phalangioidea), with description of two new species and eight new genera. » Zootaxa, no 5631(1), p. 52–82.
Liens externes
modifier- (en) BioLib : Forsteropsalis pureora Taylor, 2013 (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Forsteropsalis pureora Taylor, 2013 (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Forsteropsalis pureora Taylor, 2013 (consulté le )
- (en) NCBI : Forsteropsalis pureora (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Forsteropsalis pureora Taylor, 2013 (consulté le )
Notes et références
modifier- 1 2 Taylor, 2025 : « Further discussion of relationships within Australasian Neopilionidae (Opiliones: Phalangioidea), with description of two new species and eight new genera. » Zootaxa, no 5631(1), p. 52–82.
- 1 2 3 4 5 6 Powell, Painting, Hickey, Machado & Holwell, 2021 : « Diet, predators, and defensive behaviors of New Zealand harvestmen (Opiliones: Neopilionidae). » The Journal of Arachnology, vol. 49, no 1, p. 122-140 (texte intégral) (en).
- 1 2 3 4 5 Taylor, 2013 : « Further notes on New Zealand Enantiobuninae (Opiliones, Neopilionidae), with the description of a new genus and two new species. » ZooKeys, no 263, p. 59–73 (texte intégral) (en).
- 1 2 3 Powell, Painting, Hickey & Holwell, 2020 : « Defining an intrasexual male weapon polymorphism in a New Zealand harvestman (Opiliones: Neopilionidae) using traditional and geometric morphometrics. » Biological Journal of the Linnean Society, vol. 130, no 2, p. 395–409 (texte intégral) (en).
- 1 2 3 4 5 Powell, 2020 : The evolution and ecology of weapon polymorphic New Zealand harvestmen (Arachnida, Opiliones, Neopilionidae)., The University of Auckland, thesis for doctor of Philosophy in Biological Sciences, p. 1-209 (texte intégral) (en).
- ↑ Taylor, 2013 : « Corrigenda: Taylor CK (2013) Further notes on New Zealand Enantiobuninae (Opiliones, Neopilionidae), with the description of a new genus and two new species. ZooKeys 263: 59–73. » ZooKeys, no 273, p. 107 (texte intégral) (en).