Fort d'Illange
Le fort d’Illange (en allemand Feste Illingen) situé sur la commune du même nom dans le département français de la Moselle, est un groupe fortifié moderne aménagé suivant les plans élaborés par les autorités militaires impériales allemandes au cours de la période d’annexion des territoires mosellans et alsaciens à l'Empire allemand (1871-1918). Sa construction s'étale de 1905 à 1911[1].
| Fort d'Illange Feste Illingen | |
Batterie cuirassée du fort d'Illange. | |
| Description | |
|---|---|
| Ceinture fortifiée | ceinture fortifiée de Thionville |
| Type d’ouvrage | Feste (Groupe fortifié) |
| Dates de construction | 1905-1911 |
| Dates de modernisation | |
| Garnison | 1 180 hommes |
| Armement | 4 pièces d'artillerie (4 × 100 mm) |
| Usage actuel | Entrainement ponctuel des sapeurs-pompiers de la Moselle |
| Protection | néant |
| Coordonnées | 49° 20′ 02″ nord, 6° 10′ 36″ est |
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Contexte historique
modifierLe groupe fortifié d'Illange faisait partie de la dernière phase[2] d’un programme de fortifications plus vaste, appelé Moselstellung et englobant des forteresses positionnées de Thionville à Metz, suivant la vallée de la Moselle.
L’objectif stratégique des autorités allemandes consistait à rendre impossible une offensive française visant à reprendre le Reichsland à l’Empire allemand et à rendre inviolable le territoire des Etats allemands constitutifs de l'empire.
À partir de 1899, l’état-major allemand intégra les fortifications de la Moselstellung, dans le plan Schlieffen. Elles devaient constituer le point d'appui inamovible du plan offensif, bloquant toute tentative de contre-attaque française pendant le déroulement de la manœuvre[2].
Ce concept de ligne fortifiée sur la Moselle constituait, par sa modernité, une innovation militaire et technique significative par rapport au système Séré de Rivières développé par les Français après 1870. Il inspira plus tard les ingénieurs de la ligne Maginot[3].
Le groupe fortifié d'Illange et son équivalent, le fort de Kœnigsmacker, avaient pour mission tactique d'interdire le franchissement de la vallée de la Moselle, en aval et en amont de Thionville, et de couvrir, depuis la rive droite de la Moselle, le fort de Guentrange , au nord-ouest de la ville, implanté sur la rive gauche[2].
Le groupe fortifié d'Illange assurait également le barrage d'artillerie vers le sud-ouest et la vallée de l'Orne en tir croisé avec la "Feste Lothringen", implantée au nord de Metz, à côté de Saulny[4].
Construction et aménagements
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Les travaux de construction et d'aménagement débutent entre 1903 et 1905 suivant les sources[1],[5] et se prolongent jusqu'à la guerre.
L'emplacement choisi est une hauteur dégagée, la colline du Grosser Berg culminant à 219 m. Ce site offre un point de vue sur presque 360, en surplomb de la vallée de la rivière Moselle à l'ouest et au nord et le village d'Illange au sud. Le groupe fortifié occupe une surface de 44 hectares. Les terrains ont été acquis majoritairement par la voie de l'expropriation forcée[5].
L'ouvrage est configuré comme un fort de type "montagne" dépourvu de fossé de contrescarpe. Il est centré autour d'une batterie d'artillerie, encadrée par 4 points d'appui défensifs. Pour limiter les effets d'une concentration d'artillerie adverse aux effets dévastateurs, les constructions vitales sont dispersées. Elles sont reliées par des galeries souterraines d'une longueur totale de 800 m[5].
D'un point de vue technique, on emploie pour la première fois le béton de manière massive pour les superstructures et tous les éléments extérieurs exposés. La pierre de taille est reléguée aux infrastructures[2].
La batterie d'artillerie (Panzer Turm Batterie) est munie de 4 affûts cuirassés tournants non-éclipsables pour canons longs à tir tendu de calibre de 10 cm. Elle est orientée nord-ouest sud-est. Construite sur un seul niveau, elle possède des stockages de munitions, des locaux techniques et des logements. Le groupe fortifié est également muni de deux observatoires d'artillerie sous cuirasse. Ce dispositif assure les missions principales du groupe fortifié de couverture et de barrage.
Autour de la batterie, les quatre autres éléments principaux sont des casernements sous béton, à deux niveaux et partiellement souterrains.
- Casernement Nord (Kaserne 1)
- Casernement Est (Kaserne 4)
- Casernement Sud (Kaserne 3)
- Casernement Sud-ouest (Kaserne 2)
Ils donnent à l'ouvrage la capacité d'affecter au fort trois compagnies d’infanterie, soit environ 1200 hommes dont 177 officiers[5].

Les casernements faisant face au sud-ouest sont reliés à une ou deux sorties appelés "abris de piquet". Ces aménagements permettent un accès protégé et dissimulé installations de défense périmétrique par l'utilisation de parapets gazonnés. Sur ce secteur "avant", le groupe fortifié est muni de structures défensives combinant des positions de tir avec des parapets bétonnés, des postes d'observation (guerite escargot), des abris souterrains et des abris sommaires pour les défenseurs. Le casernement ouest est doté d'une casemate de flanquement détachée et orientée vers le nord pour battre l'escarpement qui plonge vers la vallée. Elle est reliée au casernement par une galerie souterraine. A l'opposé, les casernements sont protégés par des casemates d'infanterie qui couvrent l'approche par le nord-est de l'ouvrage[6].
Sur leur face interne, la batterie et les casernements sont dotés d'un flanquement de gorge (caponnière) muni d'embrasures pour mitrailleuses destinés à en interdire l'approche. L'accès aux ouvrages par le front de gorge est barré par des grilles hautes bardées de pointes acérées, retournées vers le bas[2]. Ils sont munis d'accès temps de paix et d'accès temps de guerre.
Le périmètre du groupe fortifié est entièrement cerné par un réseau de fils de fer barbelés d'environ 20m de largeur, planté de poteaux ébarbés, dédoublé sur les secteurs les moins exposés. La batterie d'artillerie ainsi que la zone de replat située dans la partie nord-est de l'emprise sont également protégés par un réseau de barbelés qui coupe le plateau en deux parties. Le seul accès traversant le réseau est la route militaire interne, orientée d'Ouest en Est. Elle est flanquée de merlons sur son tracé intérieur, barrée par une série de grilles et couverte par une casemate d'infanterie à son débouché[6]. Elle est reliée à la route principale vers Thionville.
L'ouvrage est équipé d'une centrale électrique[1]. Le courant est produit par des moteurs diesel couplés à des alternateurs. Elle permet le fonctionnement de l'éclairage et de la ventilation. Un réseau téléphonique interne est installé et l'ouvrage est connecté au réseau extérieur. Ces technologies sont ultra-modernes au début du 20e siècle[5]. Il y a un four à pain et les cuisines collectives sont munies de cuiseurs sous pression et de hottes aspirantes. Le système de sanitaires est équipé de l'eau courante, y compris de l'eau chaude et les toilettes connectées à un système d'eaux usées. Le chauffage est au charbon, soit par poêle, soit, dans les grandes structures par centrale où un tour de service est prévu pour entretenir le foyer[1].
En général, un soldat se voit attribuer un emplacement dans un dortoir dans lequel, pour les moments de repos, il utilise les crochets prévus pour suspendre son hamac. Les officiers dorment sur des couchettes dans des chambrées moins nombreuses[1]. Pour les repas, les soldats font la queue pour recevoir leur ration, tandis que les officiers sont servis à table dans un mess dédié. Les emplacements éloignés des cuisines sont desservis par norvégiennes.

Première Guerre mondiale et entre deux guerres
modifierÀ partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du XVIe Corps d'Armée stationnées à Metz et à Thionville.
Faisant suite à la déclaration de guerre, à partir d', le général Von Lochow prend le commandement de la garnison de guerre de la place de Thionville. Le poste de commandement est installé dans la Feste Illingen[2].
Éloigné de la ligne de front, le fort ne participe pas directement aux opérations de guerre et ne subit aucun dégât mais contribue à la logistique militaire et permet l'hébergement d'un nombre important de soldats dans les casernements disponibles[2].

En 1919, le fort est de nouveau occupé par l’armée française. Comme les autres installations militaires allemandes de premier plan, il fera l'objet d'une étude approfondie par les autorités et les ingénieurs de l'armée française qui puiseront des idées importantes dans l'élaboration des structures de la future ligne Maginot. Durant cette période, le fort est maintenu en activité et est progressivement inclus dans le projet de défense fortifié qui s'élabore. L'armement d'artillerie des "Festen" est initialement réutilisé et amélioré pour compléter le dispositif de la Ligne Maginot et les ouvrages font l'objet d'une réorganisation. Ainsi dans le fort d'Illange, les pièces de 10 cm de la batterie cuirassée sont maintenues en service, dans la perspective d'un remplacement envisagé mais qui n'interviendra pas, faute de temps et de moyens[7].
Seconde Guerre mondiale
modifier1940
modifierAu moment de l'activation des fortifications de la ligne Maginot au 1er septembre 1939, le fort d’Illange reçoit le poste de commandement du secteur fortifié de Thionville. On y trouve le commandement de l'artillerie divisionnaire et le commandement du génie.
On compte 51 officiers, 34 sous-officiers et 12 militaires du rang[7].
Au moment du retrait des troupes d'intervalle, le 13 juin 1940, les canons de la batterie sont sabotés et rendus inutilisables[8].
1944
modifierEntre le et le , les Alliés lancent une opération de franchissement de la Moselle dans le secteur de Thionville. Les grandes unités chargées de cette mission sont les 90e et 95e division d'infanterie (DI) américaine appartenant au XXe corps de la 3e armée US du général Patton. Un premier franchissement a lieu à Uckange le au matin par le 1er bataillon du 377e régiment d'infanterie de la 95e DI. Il s'agit en fait d'une manœuvre de diversion[9] visant à masquer l'assaut principal menée par la 90e DI dans le secteur de Cattenom et Kœnigsmacker. Toutefois, en raison d'une crue soudaine et importante de la Moselle modifiant singulièrement les conditions de la bataille, il est décidé de créer une tête de pont à Thionville pour accélérer l'engagement décisif de la 10e division blindée sur la rive droite de la Moselle. Dans la foulée du franchissement, il s'agit de s'emparer des forts du couronné de Yutz et du fort d'Illange. Cette mission est assignée au 2e bataillon du 378e régiment d'infanterie de la 95e DI, commandé par le lieutenant-colonel Autrey J. Maroun. L'opération débute le .
Après la traversée de la Moselle, le couronné de Yutz est pris dès le . L'attaque sur le fort d'Illange est prévue le lendemain. Durant la nuit, la compagnie Golf (G) s'empare d'Haute-Yutz, faiblement défendu.
Au matin, vers 08H30, et après avoir dépassé Haute-Yutz et la compagnie G, les compagnies Easy (E), commandée par le lieutenant James R. PENDERGRAST et Fox (F) commandée par le Capitaine Robert E. ADAIR se dirigent vers le sud-est en direction de Stuckange puis obliquent soudainement vers le sud-ouest à travers la forêt, dans une zone piégée et sous le feu des mortiers tirant depuis le fort d'Illange. A 10H15, sur la droite du dispositif, sous l'appui feu d'unités de mitrailleuses et de mortiers de 60 mm, deux sections de la compagnie F s'empare de l'objectif intermédiaire, la colline boisée du lieu-dit Selvert (Schwerberg).
Il s'ensuit un épisode où les sources divergent. Selon la première, en contrebas du fort, les hommes du 2e bataillon capturent un soldat allemand[9]. Selon une deuxième version des faits[10], le soldat s'est spontanément présenté en arborant un drapeau blanc pour informer A. J. Maroun, de la présence dans le fort de la 3e compagnie du 74e VolkGrenadier-Regiment de la 19e VolksGrenadier-Division. Dans cette version, Maroun dépêche le lieutenant James Billings, en tant que S2 du bataillon (officier de renseignement qui parle l'allemand). Une troisième source indique par ailleurs que c'est Billings, de lui-même, qui s'est approché du fort avec le drapeau blanc et qu'il est un officier de la compagnie E [11].Quoi qu'il en soit, Billings entreprend de négocier une reddition des défenseurs. Malgré une certaine cordialité entre le plénipotentiaire et le commandant de la garnison, les pourparlers n'aboutissent pas. Tout en admettant qu'il est encerclé, le capitaine allemand refuse d’être fait prisonnier sans combattre. Il sollicite toutefois la possibilité d'évacuer sa compagnie pour rejoindre son régiment. L'officier américain refuse cette option[9]. Il va falloir se battre pour le fort.
En début d'après- midi, une préparation d'artillerie est déclenchée contre l'ouvrage pendant 45 minutes par trois unités d'obusiers de 105 mm[11]. Le 2e bataillon se met en ordre de combat. Dans un premier temps, la compagnie E[12] mène l'assaut à la gauche du dispositif. Dégageant le bois d'Haute-Yutz pour constituer sa base de départ, la compagnie F envoie ses deux premières sections en deux vagues d'assaut au travers de la zone découverte. Parvenus à la base de la colline du fort, les maroun's marauders[5] s'abritent dans le rideau d'arbres qui ceinture le périmètre défensif. A ce stade, l'attaque est réorganisée. La compagnie E, bloquée dans sa progression à gauche par un important réseau de défenses allemandes, passe en flanquement de la compagnie F qui mène l'assaut à droite avec la compagnie G en soutien. Les mortiers de 81 mm sont positionnés à la lisière du bois, tandis que la section de mortiers d'appui de 60 mm et les mitrailleuses sont disposées plus en avant, sur des positions défilées au tir adverse[11].
A 15 h 00, un puissant tir d'artillerie de rupture combinant l'emploi d'obusiers de 155 et 240 mm et des chars M10 Tank Destroyer est déclenché sur les superstructures. Il dure près de 30 minutes. C'est enfin la phase finale de l'assaut d'infanterie. Il est mené d'un côté par la première section de la compagnie F, au travers des multiples réseaux de barbelés et des pièges et du côté opposé, par la deuxième section qui emprunte un fossé de drainage à l'ouest du fort. La garnison a repris ses positions malgré l'artillerie et se bat avec acharnement. La troisième section de la compagnie F, en appui, progresse en formation de tirailleurs et atteint le fort vers 16H14. Des mortiers mis en œuvre par les défenseurs et déployés dans la partie Est de l'ouvrage sont délogés par la première section poursuivant l'encerclement de la structure[11]. La compagnie G vient s'appuyer sur la base de la colline pour bloquer une éventuelle sortie des défenseurs. Il est 16 h 30. À la tombée de la nuit, un tiers de l'ouvrage est capturé[13].


À partir de 02h00 du matin commence la destruction systématique des points de résistance. Les casernements de l'ouvrage sont neutralisés par l'emploi de charges Satchel (charges de 5 kg de TNT en sac à bandoulière avec détonateur) et de l'essence qui sont déversées dans les gaines d'aérations des casernements, provoquant d'énormes dégâts internes et la suffocation des défenseurs. Pour les casemates, la porte blindée est forcée par l'emploi d'une charge creuse. Les embrasures des postes de tir pour mitrailleuses sont attaquées à la grenade à main. Une seconde charge de type cordeau détonant est ensuite lancée à l'intérieur pour assommer les défenseurs . Cette technique d'assaut a été mis en œuvre trois jours plus tôt pour neutraliser la « Feste » de Koenigsmacker[1] et résulte de l'expérience acquise lors de la bataille meurtrière du fort Driant au sud de Metz en octobre.
Au petit matin, la moitié de l'ouvrage est prise et les derniers défenseurs sont presque tous repliés à l'intérieur des casernes, à l'exception de tireurs isolés sur les dessus. Ils seront bientôt réduit au silence par une concentration d'obus de mortiers de 81 mm tirés depuis la lisière du bois d'Haute-Yutz.
À 10 h 40, le , les derniers survivants font leur reddition et le fort d'Illange est définitivement mis hors combat. Les pertes allemandes s'élèvent à 74 hommes, blessés ou tués et 67 prisonniers[11]. C'est maintenant au tour du village d'être repris.
Au cours de ces combats, le lieutenant-colonel Maroun fut blessé deux fois[13] et le sergent Robert G Brussard, de la compagnie F, neutralisa quatre défenseurs et fit douze prisonniers. Ils recevront tous les deux la Distinguished Service Cross[5],[9], le bataillon recevant quant à lui la Distinguished Unit Citation[14]. 200 hommes du bataillon auront été mis hors combat durant ces journées[5].
La 95e DI aura quelques jours plus tard l'honneur d'être la première à entrer dans Metz et ses hommes auront mérité leur nouveau surnom « The Ironmen of Metz ».
A l'issue de la guerre, compte tenu de son état de délabrement, le fort a été désarmé et dépouillé dans une large mesure, entraînant la disparition d'une grande partie de son équipement.
Depuis les années 2000
modifierDans les années 2000, à la cession du terrain militaire, la forêt a été réaménagée et sécurisée. Les réseaux de barbelés extérieurs ont été retirés, les ouvertures des ouvrages condamnées pour laisser place à un circuit de promenade.
Le fort a été partiellement rénové à l'intérieur par les sapeurs-pompiers d'Illange-Bertrange, notamment dans le casernement Sud. Ce dernier dispose d'éclairages sur une bonne partie de sa surface et cette même surface a été sécurisée via des barrières soudées ou encore diverses plaques de protection au sol. Avec l'aide d'un simple groupe électrogène branché à l'entrée du fort en extérieur, la partie ré-aménagée du site peut donc être correctement éclairée à l'intérieur.
Le site sert désormais aux soldats du feu du secteur pour leur entrainement sous appareil respiratoire (le fort est alors rempli de fumée à l'aide d'un appareil), ou encore lors de manœuvres de sauvetage en excavation ou en milieu particulier.
Galerie de photos
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 (en) Donnell Clayton, The German Fortress of Metz : 1870-1944, Oxford, Osprey, , p. 38.
- 1 2 3 4 5 6 7 Philippe Burtscher et François Hoff, Les fortifications allemandes d'Alsace Lorraine, Paris, histoire et collection, , 66 p. (ISBN 978-2-35250-142-8), page 43
- ↑ (en) Donnell Clayton, The German Fortress of Metz : 1870-1944, Oxford, Osprey, , p. 10-13.
- ↑ Les canons de 10cm qui équipent l'ouvrage ont une portée de 11km
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Patrick Grasser, Illange au passé simple, Fensch Vallée, 2004 (ISBN 2-908196-80-8)
- 1 2 War department - US Army - Corps of engineers * Fortified Group "illange" Map - 1944
- 1 2 MARY, HOHNADEL, SICARD, Hommes et ouvrages de la Ligne Maginot, tome 2, Paris, Histoire et collections, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1), p. 181
- ↑ Roger BRUGE, - On a livré la ligne Maginot
- 1 2 3 4 René Caboz, la Bataille de Thionville, 1991 (ISBN 2708500910), pp. 241-242
- ↑ (en) Clayton Donnel, The German Fortress of Metz 1870-1944, 2008, (ISBN 978-1-84603-302-5), p. 53
- 1 2 3 4 5 (en) XX CORPS, The reduction of fortress Metz : 1 September - 6 December 1944, United States Army, (lire en ligne)
- ↑ (en) Bravest of the Brave, Stars and Stripes, 1945
- 1 2 (en) Hugh M. Cole The Lorraine Campaign, Center of Military History, Washington, 1950
- ↑ Distinguished Unit Citation ; devenue « Presidential Unit Citation » à partir du 10 janvier 1957.