Fortuné Parenteau du Payré, dit Fortuné Parenteau (né à Luçon le et mort à Pouzauges le ) est un collectionneur, numismate et conservateur français. Considéré comme l'un des pionniers de l'archéologie nantaise, il constitue une importante collection de monnaies gauloises, léguée en 1882 au musée départemental Thomas-Dobrée.

Fortuné Parenteau
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Fortuné Parenteau
Naissance
Luçon (France)
Décès (à 68 ans)
Pouzauges (France)
Nationalité Française
Profession
Conservateur du musée de la Société archéologique de Nantes
Autres activités
Collectionneur, Numismate, Archéologue

Biographie

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Fortuné Parenteau naît le à Luçon dans une famille aisée du Poitou, anoblie au XVIIe siècle. Il est le fils de Pierre Parenteau Dupayré et de Marie Thérèse Saboureau Desaubière. Outre son activité de collectionneur, il tire des revenus de ses activités, étant tour à tour qualifié de rentier, d'avocat, ou encore de propriétaire[1].

Âgé d'environ seize ans, il quitte Luçon pour Paris afin de poursuivre ses études. À son retour en 1840, il fréquente assidument les cercles locaux d'érudits, dont Faustin Poëy d'Avant et son neveu Benjamin Fillon. C'est à cette période que semble germer l'idée de commencer sa propre collection.

À partir de 1830, il étudie au Collège de France, où il assiste notamment aux leçons de Jules Michelet sur l'Histoire et les migrations des peuples. Cette formation, selon Pitre de Lisle du Dreneuc, fit de Parenteau un homme « admirablement préparé pour les recherches qu’il allait entreprendre »[2].

En 1851, il épouse Louise Augustine Sidonie Brunet, fille du maire de la commune de Pouzauges, de seize ans sa cadette. Ce mariage, que Parenteau décrit comme heureux[3], semble avoir été favorisé par son amitié avec Faustin Poëy d'Avant. La même année, le couple s'installe à Nantes.

Fortuné Parenteau décède le à Pouzauges. L'année suivante, Pitre de Lisle du Dreneux rédige sa biographie où il déplore la perte d'« un homme d'un savoir incontesté[4] ».

Fonction de conservateur

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Le , Parenteau est admis à la Société archéologique de Nantes et de Loire-Inférieure. Dans ce cadre, il pratique l'archéologie et suit des chantiers de fouilles. En 1856 puis en 1857, il publie des articles dans la Revue des Provinces de l'Ouest et rédige, avec l'aide de l'imprimeur Armand Guéraud, le premier catalogue du musée de la Société archéologique de Nantes.

À partir de 1859, il succède à M. Vandier à la tête du musée de la Société archéologique. Lorsque le musée est cédé au département de Loire-Inférieure, Fortuné Parenteau en devient le premier conservateur. Il exerce cette fonction à titre gratuit jusqu'à son décès[5].

Il organise en 1872 une exposition archéologique qui réunit plusieurs collections d'archéologues ou d'érudits de la région à l'instar de celles de Benjamin Fillon, du baron Auguste Théodore de Giradot, de Jean-Prosper Hyrvoix, d'Alexandre Perthuis, du comte Octave de Rochebrune et du baron Héracle Olivier de Wismes[6].

À son décès, en 1882, Pitre de Lisle du Dreneuc lui succède à la tête du musée[6].

La collection Parenteau

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La collection de Fortuné Parenteau est constituée en grande majorité de monnaies celtiques. Il consacre trois ouvrages à sa collection numismatique : L'essai sur les monnaies de Namnètes (1863), Exposition des Beaux-Arts (1872) et Inventaire archéologique (1878). Ce dernier ouvrage est complété par des dessins provenant de la collection du duc de Luynes[7]. Afin de constituer sa collection, il s'adresse à des marchands parisiens, comme J. H. Hoffmann ou Louis-Alphonse Hyrvoix mais également à des collectionneurs, des amateurs locaux ou bien des orfèvres.

Etat de la collection de F. Parenteau à différentes périodes[6].
Monnaies gauloises avril 1863 1er mai 1874 1er janvier 1881
Or Statères 27 49 92
Quarts 11 21
Argent et Bilion 21 30 ?
Bilion et Bronze 11 ?
Derniers argent 24 30 ?
Total 83 141 [163 ?]

En 1882 il lègue sa collection au musée de la société archéologique de Nantes et de Loire inférieure. En 1899, à l'ouverture du musée départemental Thomas Dobrée, les collections des deux musées sont réunies. En 1903, sur les 179 monnaies celtiques cataloguées dans le musée, 150 à 155 proviennent de la collection Parenteau[6].

Notes et Références

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  1. Marie-Hélène Santrot, « Fortuné Parenteau (1814-1882) et Pitre de Lisle du Dreneuc (1846-1924) collectionneurs et conservateurs passionnés », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, no tome 118, numéro 3, , p. 151–242 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.2065, lire en ligne, consulté le )
  2. Pitre de Lisle du Dreneuc, Revue de Bretagne et de Vendée, vol. LII, , p. 471
  3. Gérard Aubin, « Fortuné Parenteau (1814-1882) et la constitution d’un médaillier gaulois à Nantes (Loire-Atlantique) », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, no tome 118, numéro 3, , p. 243–289 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.2066, lire en ligne, consulté le )
  4. Pitre de Lisle du Dreneuc, Revue de Bretagne et de Vendée, vol. 53,
  5. Marie-Hélène Santrot, « Fortuné Parenteau (1814-1882) et Pitre de Lisle du Dreneuc (1846-1924) collectionneurs et conservateurs passionnés », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, vol. 118, no 3, (lire en ligne)
  6. 1 2 3 4 Gérard Aubin, « Fortuné Parenteau (1814-1882) et la constitution d’un médaillier gaulois à Nantes (Loire-Atlantique) », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, vol. 118, no 3, (lire en ligne)
  7. Gérard Aubin, « Fortuné Parenteau (1814-1882) et la constitution d’un médailler gaulois à Nantes (Loire Atlantique) », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, vol. 118, no 3, (lire en ligne)

Voir aussi

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